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 « When the life becomes a nightmare. » # Sean

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« Sarah B. Lake »

SWANNever lose hope.


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MessageSujet: « When the life becomes a nightmare. » # Sean   Ven 25 Mar - 15:14


Depuis qu'elle ne prend plus de drogue, Sarah recommence à vivre. Du moins, en grande partie. Par moment, elle réalise que sa vie est au point mort. Bien qu'elle fasse tout pour s'en sortir encore, elle doute de ses capacités. Maintes fois des gens proches lui ont dit qu'elle pouvait le faire. Que son passé ne doit pas revenir à la charge, et que malgré les souvenirs douloureux, elle peut se construire quelque chose de stable. Évidemment, elle n'en croyait pas un mot. Pour elle, c'était tout bonnement impossible. Depuis toujours, sa vie est une succession de drames. Elle ne connait pas la stabilité. Dès qu'elle se sentait bien, il fallait qu'un drame survienne. Lorsqu'elle y pense, elle se demande bien pourquoi elle est venue au monde. Si c'est pour vivre cette vie, cela n'en valait pas la peine. Pourtant, elle sait aussi que tout aurait pu être différent. Si son père était encore en vie, jamais elle n'aurait connue la brutalité de son beau-père. Jamais il ne lui aurait fait toutes ces choses. Et peut-être ne l'aurait-elle jamais connu. Mais, à force de trop réfléchir, elle en revient toujours au même point. Elle n'est pas aussi forte que ce qu'elle fait croire à tout le monde. Lorsqu'elle se trouve avec d'autres personnes, elle est souriante, toujours prête à rire. Elle respire la joie de vivre, comme si sa vie fut un véritable conte de fée. Les mensonges de toute une vie. Mais, quand elle se retrouve seule, sa véritable personnalité prend le dessus. Bien trop fragile et trop sensible. Ce monde lui paraît être trop dur. Elle n'a pas la même force que les autres. Certains se relèvent après des drames, elle, elle plonge davantage encore.

Mais elle a réussit à trouver sa voie, notamment dans ses études. Cela était comme une évidence. Mais plutôt que se rendre à l'université, elle a choisit les études par correspondance, ce qui lui convient mieux. Être entourée par des milliers d'étudiants aurait été une source d'angoisse pour elle. Ses études ? Psychologie criminologique. Son but est bien évidemment de devenir psychocriminologue. Elle n'a pas choisit cela au hasard, elle connait les deux parties. La victime et le criminel. Le drame de sa vie lui aura au moins servi à quelque chose. Et si par la suite elle peut venir en aide, c'est encore mieux. Ce sont des études longues, dans le cadre de ses études, elle est souvent confrontée à des cas difficiles. Certains cas sont similaires au sien, cela est encore plus difficile. Mais c'est sa façon à elle de tirer un trait sur cette histoire. Et en même temps, les cas exposés ont quelque chose de fascinant. Levant les yeux de son ordinateur sur lequel elle bosse depuis le matin sur une étude qu'elle doit rendre dans la semaine, elle vit qu'il serait temps de faire une pause. Ne serait-ce que pour manger quelque chose avant de s'y remettre.

Sarah attrape son sac, et quitte son appartement. Elle ne va pas bien loin, simplement dans une petite épicerie pour prendre quelque chose qui lui permettra d'avoir assez d'énergie pour finir son étude. Non pas qu'elle fasse cela tous les jours, mais elle n'a pas tellement envie de perdre du temps en cuisinant. Après avoir prit quelques plats déjà préparés, elle retourne chez elle en prenant le courrier dans la boite aux lettres. En montant les escaliers, elle fait une petite grimace en voyant une écriture qu'elle connait trop bien. Elle rentre chez elle et ferme la porte avec son pied avant de poser son sac sur le canapé. Elle prend cette fameuse lettre avec le tampon d'une prison. Son cœur s'accélère alors qu'elle ouvre l'enveloppe. Sa génitrice. C'est bien la première fois qu'elle lui écrit. Et Sarah s'en serait bien passer. Elle ne veut plus rien à voir avec elle, c'est fini. Mais celle-ci ne semble pas le comprendre, apparemment. Les mains tremblantes, la jeune femme déplie la lettre et commence sa lecture.

Il fallait s'y attendre. Cela n'allait pas être des mots gentils, et encore moins des excuses pour toutes les années où elle n'a pas levé le petit doigt pour sauver sa fille des griffes de ce malade. Non, ce sont des reproches. Elle n'en croit pas ses yeux. Comment sa mère peut-elle lui dire toutes ces choses ? Elle ne comprend pas. La jeune femme se lève, les larmes inondent ses joues alors que les souvenirs reviennent brutalement. Et les mots de sa mère qui ne partent pas. « Pourquoi as-tu fais ça, Sarah ? Thorn ne t'a jamais rien fais. Rien contre ta propre volonté. Tu le voulais autant que lui. Je devrais t'en vouloir pour cela, mais tu es ma fille. Je t'en veux de nous avoir trahis. Tu n'assumes jamais ce que tu fais, tu as toujours été ainsi. » Elle le voulait ? Si ce n'était pas autant dramatique, elle pourrait en rire ! Elle avait tout juste treize ans, alors non, elle ne voulait pas ça. Elle ne voulait pas vivre ce qu'il lui a fait subir. Sa mère est-elle vraiment naïve à ce point ? Ou bien simplement stupide ? N'entendait-elle pas les cris de sa fille ? Mais que veux-elle exactement ? Sarah le sait à présent. « Je crois Thorn, jamais il ne m'a menti, contrairement à toi. Tu devrais avoir honte de nous avoir mis en prison. » Honte pour ça ? Jamais. La seule honte qu'elle ressent c'est de n'avoir rien dit plus tôt. « Si j'avais su, jamais je ne t'aurais gardé. Par ta faute, nos vies sont détruites, plus jamais nous serons libres. Mais, tu peux encore faire quelque chose de bien. Il te suffit simplement de dire que ce n'était qu'un mensonge. Tu étais une adolescente perturbée. Ils comprendront... » Bien sûr ! Que des mensonges ? Les examens prouvent le contraire. Tout comme les coups qu'elle a prit. Tout comme cette cicatrice qui lui fait sans cesse penser à cette dernière journée où elle a vu Thorn et sa mère libres. Ce n'était pas des mensonges. Tout le monde le sait.

Sarah marche jusque dans sa chambre, perturbée par cette lettre. Tout lui revient en mémoire. Toutes ces nuits où elle devait subir les envies de son beau-père. Cette honte qui revient, tout comme la haine. Mais aussi la détresse psychologique. Son premier réflexe est de chercher de quoi oublier, l'espace de quelques heures. Elle en oublie même qu'elle ne possède plus aucune drogue chez elle. Elle retourne les tiroirs, recherchant un sachet de poudre, mais rien. Il n'y a plus rien. Elle court jusque dans la salle de bain et ouvre le placard, les boites tombent sur le sol, il n'y a rien du tout. Et puis, elle se regarde dans le miroir. Ce visage, elle le connait que trop bien. Ce regard qui n'exprime rien d'autre qu'un désir de se faire une ligne, alors que les larmes ne cessent de couler sur ses joues. Dans un soudain mouvement d'humeur, elle contracte le poing et frappe le miroir. L'air se rempli de bris scintillants, il vole en éclats. Les bouts de verres tombent sur le sol, et elle regarde son poing. Quelques coupures, le sang coule, mais elle s'en fiche. Ce n'est pas le plus important. Tant qu'elle le peut encore, elle saisit son cellulaire qui se trouve dans sa poche, et compose un numéro qu'elle connait par cœur. Après quelques sonneries, cette personne décroche.

« Sean... Je... J'ai besoin de toi.. Il y a eu... quelque chose et... je me sens pas bien... Je t'en supplie... viens... » Elle n'eut pas le temps d'en dire plus. Ses jambes se dérobent sous elle. Elle chute, d'abord à genoux, puis complètement sur le sol, au milieu des morceaux de verre.
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MessageSujet: Re: « When the life becomes a nightmare. » # Sean   Ven 25 Mar - 17:37


C’est dans une vieille usine désaffectée dans le sud d’Inglewood que Sean choisissait parfois de mener ses interrogatoires… Ceux non-officiels en tout cas. Lorsque certains suspects ne comprenaient que la violence et les coups pour se montrer coopératifs, un endroit retiré et à l’abri des regards indiscrets se révélait bien utile sans compter les nombreux accessoires propices à délier une langue qu’une usine pouvait offrir… Plus tôt dans l’après-midi, le C.R.A.S.H avait cravaté un membre de Los O sur Hillcrest Boulevard et conduit ici dans le but de lui tirer des informations sur la date et le lieu d’un futur deal entre mexicains et russes. Installé sur une chaise au milieu d’une pièce et solidement ligoté de chaines autour de celle-ci, celui-ci se révélait pourtant plus coriace que prévu. Après une bonne heure de relais entre lui Eddie et Matthew dans les mandales qu’il se bouffait, ce type ressemblait de plus en plus au sosie d’Elephant Man avec le sang de Saw sur la gueule en prime, mais n’avait toujours pas craché la moindre info sur ce deal.

Le temps pressait… Sean sentait que c’était pour cette nuit. Ses contacts et surveillances dans la rue avaient déjà fait état de beaucoup trop d’agitation dans le quartier latino, et ça sentait la transaction imminente à plein nez… Posé le rebord d’une fenêtre où il fumait tranquillement une cigarette cinq minutes le temps de prendre le relais d’Eddie à la tâche, celui-ci l’interpella en lui disant qu’il commençait à s’endormir - ou plutôt à perdre conscience - et qu’il n’y avait peut-être définitivement rien à tirer de cet enfoiré. Peut-être… Mais Sean n’avait pas encore dit son dernier mot. Le donnait-il seulement jamais ? L’inspecteur avait pas mal des ressources en ce qui concernait les moyens de faire parler un suspect et n’hésitait pas à repousser toutes les limites pour arriver à ses fins. « Ok… On va le réveiller un peu… » répondit-il en jetant sa cigarette au sol, se redressant lentement pour l’écraser avec son talon tout en recrachant la fumée de sa dernière taffe.

Sean partit vers un robinet situé dans un coin de la pièce où se trouvait également un seau qu’il remplit d’eau froide avant de revenir vers la chaise où était ligoté le mexicain. D’un geste aussi sec que brutal il jeta le contenu du seau d’eau froide en plein visage du type penché en avant par son inconscience, ce qui eu le don de lui faire relever la tête en sursaut. « Debout la belle aux bois dormants… » glissa-t-il en jetant sur le côté le seau quelques mètres plus loin par terre. « Tu veux toujours pas parler hein … » reprit-il en se penchant lentement en avant pour mettre son visage à son niveau face au sien, mains posées sur ses genoux. Evidemment aucune réponse du type toujours dans le coltard malgré la douche froide qu’il venait de se prendre en pleine face. « Bien… Eddie, va me chercher la pince à métaux là-bas… ». Son ordre laissa place à quelques secondes de flottements de l’inspecteur, même habitué et endurci à ce genre de pratiques barbares, avant qu’il ne s’exécute et ne parte chercher la fameuse grosse pince capable de faire céder 10 centimètre d’acier sous sa pression…

Eddie revint derrière Sean qui lui tendit simplement son bras sur le côté pour prendre la pince qu’il lui avait apporté sans perdre le suspect des yeux face à lui. « Je vais te laisser une chance… Je vais commencer par un doigt… Ensuite je passerais aux couilles… Et si t’as toujours pas retrouvé ta langue après ça, je finirais par aller la chercher moi-même… » glissa-t-il doucement en pointant son visage du bout de la pince. De l’intimidation pure et dure évidemment… A 90% en tout cas. Sean n’irait pas jusqu’à le torturer, bien qu’il en était bien capable pour une urgence plus grande qu’un deal d’armes. Une fois il avait attaché un type sur le capot de sa bagnole et l’avait emmené faire un tour sur le freeway à près de 140 km/h. Ca l’avait plutôt décoiffé… Et surtout fait parler. La fin justifie les moyens… Et avec ce genre de salopards à traquer chaque jour, il fallait parfois aller très loin. Sinon on était pas fait pour ce job. Heureusement pour sa crédibilité, son petit cinéma d’intimidation fut coupé par la sonnerie de son téléphone mobile et lui donna un prétexte de ne pas attaquer le suspect à la pince tout de suite et de cogiter sur les mots qu’il venait de lui dire.

Il sortit le portable de la poche de son cuir noir de l’autre main et aperçu le nom de Sarah dessus… Tiens... Etrange à cette heure-ci mais plutôt plaisant, même les circonstances étaient plutôt difficiles pour tenir une discussion normale avec la jeune femme. « Ouai ? » glissa-t-il en décrochant et collant le mobile à son oreille. La voix de Sarah était faible et Sean sentit tout de suite le problème comme ses mots pour le moins inquiétants le lui confirmèrent. « Sarah ? ». Plus aucune réponse... Les sourcils froncés d'interrogation, l’inspecteur raccrocha immédiatement le clapet de son téléphone en pestant un « Merde… » et se servit finalement de la pince pour couper la chaine qui attachait le mexicain sur sa chaise et ainsi le libérer. Le type s’écroula comme un poids mort en avant et s’étala aux pieds de Sean, à bout de forces après les coups qu’il avait reçus. Mais l’esprit du flic était déjà ailleurs et préoccupé par l’état de Sarah, certainement pas par celui de cet enfoiré. Au moment où Eddie lui demanda ce qu’il se passait, il se recula de la carcasse inerte et inconsciente qui gisait à ses pieds puis se retourna vers son officier pour lui lancer la pince.

« J’ai une affaire à régler. »
« - Sean… Attends ! Et qu’est-ce qu’on fait de lui bordel ? »
« - Continuez. Et ne me rappelez que lorsqu’il aura craché le morceau. On se retrouve au bercail. »

Concis et évasif. Sean n’avait pas de temps à perdre à leur expliquer le pourquoi du comment. Sarah était en danger ou avait en tout cas besoin de lui et il s’empressa de quitter l’usine d’un pas vif et hâté pour grimper dans sa Navigator noire et foncer vers Florence Avenue où elle résidait. Pas de sirène mais une vitesse et une conduite des plus sportives pour arriver le plus rapidement possible au domicile de celle sur qui il veillait de près et appréciait particulièrement. Si elle était loin de se douter à quoi pouvait bien ressembler son quotidien et était sans doute à mille lieux de soupçonner le genre de choses que Sean était en train de faire au moment où elle l’avait appelée, avec elle il était différent et sincèrement bon. S’il ne l’avouerait jamais, il était inquiet pour elle. C’était une fille bien et qui avait sortit la tête de l’eau après avoir traversé tout un tas d’épreuves plus dures les unes que les autres. Il ne devait plus rien lui arriver aujourd’hui après avoir déjà vécu tout ça. Et Sean s’en assurait personnellement.

Après dix minutes qui auraient dû lui en prendre vingt avec une conduite normale et en règle, il arriva enfin à l’adresse de Sarah et se gara n’importe comment aux pieds du bâtiment. Juste le temps de sortir et de claquer violemment la portière du SUV, Sean fit ensuite le tour express du véhicule pour aller à l’arrière ouvrir son coffre et chercher un sledgehammer à l’intérieur au cas où il aurait à enfoncer la porte. L’inspecteur le referma avec la même violence empressée et retira l’une des chaînes qui ornaient son cou et celle qui portait sa plaque de flic en pendentif pour la glisser dans une de ses poches avant d’entrer dans l’immeuble. Il ne venait pas en tant que flic mais en tant que Sean. Il monta les escaliers en quatrième vitesse et arriva bientôt à la porte de son appartement qu’il essaya d’abord d’ouvrir normalement… Et qui s’ouvrit bien. Pas besoin de la massue mais surtout pas normal… Pas normal pour la plupart des gens de ne pas s’enfermer chez eux, et encore moins pour Sarah... Il y avait bien un truc qui clochait.

Soit elle avait été perturbée par quelque chose en rentrant chez elle, soit on l’avait forcée à ouvrir soit elle n’était pas chez elle… Quoi qu’il en soit, Sean n’allait pas tarder à en avoir le cœur net une fois ouverte puisqu’il plongea sa main libre dans l’intérieur de sa veste en cuire noire pour prendre l’un des deux beretas rangés dessous dans son holster et avança lentement à l’intérieur… « Sarah ? » demanda-t-il en continuant d’avancer prudemment avant d’apercevoir la silhouette de la jeune femme par terre dans ce qui semblait être la salle de bain. Et merde… Un rapide contrôle des autres pièces pour s’assurer que personne, aucun agresseur ne se trouvait encore dans l’appartement et Sean jeta son long marteau puis posa son flingue sur la table du salon avant de foncer sur elle dans la salle de bain. L’inspecteur s’accroupit à ses côtés et la prit dans ses bras pour l’aider à se redresser doucement contre lui.

« Sarah ? ... Sarah, tu m’entends ? » lui demanda-t-il en espérant une réponse consciente de la jeune femme. Sean observa brièvement ce qui l’entourait et remarqua le miroir brisé ainsi que le poing ensanglanté de Sarah qui lui firent penser qu’elle avait du frapper dedans avant de s’évanouir. Rassurant… Au moins, elle n’avait pas été agressée chez elle. Finalement, il détacha ses bras la recouvrant pour les placer sous ses épaules et le pli de ses genoux et se releva en la portant contre lui. Sean l’emmena jusqu’au salon où il la déposa délicatement allongée sur le canapé et s’assit sur le bord à côté d’elle en replaçant d’une main quelques mèches de ses cheveux sur son visage qui semblait enfin commencer à réagir. « Hey… » glissa-t-il doucement.


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MessageSujet: Re: « When the life becomes a nightmare. » # Sean   Dim 27 Mar - 15:50

Combien de fois la jeune femme a pensé à mettre un terme à tout cela ? Des centaines de fois. Mais, dans son malheur, elle voulait encore voir une once d'espoir. Un bout de lumière qu'elle verrait un jour ou l'autre. Elle n'était pas dans l'optique de mettre fin à ses jours. Pourtant, elle a eu des raisons de le faire. Elle aurait pu le faire des centaines de fois, mais jamais elle n'a trouvée ce courage de le faire. Dans le fond, elle se disait que mettre fin à sa vie, n'était pas une preuve de courage. Mais ce serait lâche. Et de ce fait, son beau-père aurait gagné la bataille, et ça, elle ne le voulait pas. C'était inconcevable. Il lui a prit trop d'années de sa vie pour qu'elle y mettre fin alors qu'elle ne craint plus rien. Mais, le fait de prendre de la drogue était une forme de suicide. Bien plus lent que les autres manières, mais c'était un appel au secours que les gens n'avaient pas vu. Beaucoup ont voulus lui venir en aide. Louisa d'abord qui faisait tout pour que sa « fille » aille mieux. Mais, elle était trop faible pour cela. Elle aussi avait eu une vie difficile, et avec la maladie, elle n'avait plus assez de force. Pourtant, elle l'aimait sa petite Sarah. Ça, oui. Elle était comme sa fille, celle qu'elle n'a jamais eu. Et son plus grand bonheur fut de l'avoir à ses côtés dans les dernières années de sa vie. Mais, en quittant ce monde, elle a laissée Sarah toute seule, et pour cela, elle n'était vraiment pas prête.

Mais maintenant, elle a reprit le contrôle de sa vie. Elle ne fait plus de conneries, la drogue, elle n'y touche plus. Elle a un semblant de stabilité dans sa vie. Elle marche sur un fil en équilibre, et à tout moment, ce fil peut se rompre. Comme aujourd'hui. Tout ce qu'elle a bâti vient de s'écrouler brutalement. Une simple lettre, des mots injustes, une réalité qui s'abat sur le coin de sa figure. Certainement la goutte d'eau qui fait déborder le vase. C'était la lettre de trop. L'épreuve qui s'ajoute à toutes les autres. Tous les souvenirs qui lui reviennent en mémoire, ce qu'elle a du subir durant des années, puis, ce qu'elle a fait pour s'en sortir. Tout cela n'aura donc servi à rien puisque sa propre mère, cette femme qui l'a mise au monde estime qu'elle est coupable. Coupable d'avoir mis deux innocents en prison. Pathétique. Sarah a toujours su que sa mère ne voulait pas d'elle, mais elle ne pensait pas que c'était à ce point. Cette femme ne vivait que pour l'argent et son propre plaisir, le reste, elle s'en fichait. Après la lecture de cette lettre, Sarah n'avait qu'une idée en tête ; prendre de la drogue. Mais, hélas, elle n'a plus rien chez elle. Et c'est ainsi que tout cela la conduit à réduire en miette le miroir de sa salle de bain avant de perdre connaissance.

Lorsqu'elle commença à reprendre ses esprits, elle était dans le brouillard le plus complet. Il n'y a que des mauvais souvenirs qui défilaient dans sa mémoire, rien d'autre. Ainsi, lorsqu'elle sentit une présence à ses côtés et une main sur son visage, sa première réaction fut la peur. Cette crainte qu'elle ressentait lorsque Thorn venait la rejoindre dans sa chambre en plein milieu de la nuit. Elle en oubliai qu'elle avait fait appel à Sean afin qu'il vienne la voir. Elle ouvrit soudainement les yeux, dégageant d'un geste vif la main qui était sur son visage. « Ne me touche pas ! » cria la jeune femme en se redressant vivement sur le canapé. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, il battait tellement fort que cela en était presque douloureux. Elle se débattait, comme si sa vie était en jeu. Elle repoussait Sean le plus fort qu'elle le pouvait. Devant elle, ce n'était pas lui qu'elle voyait, c'était son beau-père. Tout était revenu si rapidement qu'elle n'avait toujours pas prit conscience qu'elle ne craignait absolument rien. Que lui, ne lui voulait pas de mal. Elle est encore dans ses souvenirs les plus douloureux, les plus tragiques. Ceux qui font qu'elle se réveille presque toutes les nuits en sursaut, ayant peur qu'il se trouve à ses côtés. « Je ne veux pas que tu m'approches ! Je te hais, je te hais, je te hais ! » continue-t-elle en se redressant vivement, essayant de s'enfuir le plus loin possible. Elle se relève du canapé, voulant partir de là, mais ne sait pas vraiment où elle pourrait se rendre non plus. Elle marche en titubant à moitié, jusqu'à ce qu'elle se prenne les pieds dans la table basse. Sans savoir comment, elle retrouve son équilibre et ses yeux se posent sur la lettre de sa mère.

Tout commence à redevenir clair dans son esprit, les événements qui ont eu lieu plusieurs minutes avant lui reviennent en mémoire et elle se souvient. Sa recherche de drogue, le miroir qu'elle brise et l'appel à Sean. Elle se redresse lentement, et croise le regard de l'homme. Immédiatement après, elle s'apaise et toute peur disparaît aussi vite qu'elle n'est arrivée. Seulement, comment expliquer sa crise et le reste ? Elle n'en sait rien. Ses yeux s'embuèrent de larmes qu'elle retient en se mordant la lèvre jusqu'au sang, murmurant un : « Désolée... » à peine audible. Encore perturbée par tout cela, elle se recule jusqu'à ce que son dos percute le mur du salon. Elle se laisse glisser contre celui-ci, se retrouvant bien vite assise sur le sol, remontant ses genoux contre sa poitrine.
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MessageSujet: Re: « When the life becomes a nightmare. » # Sean   Dim 27 Mar - 18:41

Sean n’était un pourri de nature. Personne ne l’était vraiment en réalité... Il l’était devenu lorsqu’il avait réalisé que dans son job, on devait parfois prendre certains raccourcis et user de certaines méthodes sur le terrain proportionnelles à la violence qu’il combattait pour arriver à faire régner un semblant d’ordre. Mais il croyait fermement à la justice qu’il défendait. Seulement celle-ci était un peu différente de celle dans laquelle chaque américain se retrouvait à travers la Constitution… Faire en sorte qu’un meurtrier se fasse flinguer dans la rue plutôt qu’il n’échappe à la peine capitale pour un vice de procédure ou une autre astuce que son avocat aurait trouvé ne lui posait aucun souci. C’était une autre forme de justice, et bien souvent beaucoup plus sûre que celle des tribunaux… Le reste… Les pots-de-vin, les arrangements et autres vols n’étaient que des opportunités qu’il avait choisit de ne pas laisser passer et après tout… Pourquoi ne devrait-il pas en profiter quand des salopards de dealers et de criminels le pouvaient ? Pour la morale ? L’éthique ? Ce n’est pas ça qui lui offrirait tout ce qu’il voulait ni ne paierait sa retraite.

Tout ça concernait la plupart des personnes qui l’entouraient au quotidien, flics ou suspects, puisque Sean passait la plupart de son temps au travail et n’avait que très peu de vie personnelle. Quasi-inexistante en fait. Mais dans celle-ci quelques rares exceptions subsistaient parmi lesquelles Sarah. Avec elle il n’était pas ce requin des rues sans foi ni limites dans sa chasse sanguinaire au crime, mais se montrait sous son jour le plus humain et sincère. S’il l’avait rencontrée par le biais de son boulot en la serrant pour possession de stups, elle n’était plus une suspecte ; si toutefois elle l’avait seulement jamais été puisque Sean n’avait pas poussé dans ce sens en descellant très vite chez elle une immense détresse… Il avait fait en sorte de l’en sortir et veillait encore aujourd’hui à ce qu’elle n’y replonge pas, pas plus que dans la drogue. Aujourd’hui justement, quelque chose n’allait pas… Et si Sean était encore incapable de savoir quoi depuis qu’il avait mis les pieds dans son appartement, il était bien là et comptait le savoir pour arranger ça.

Ce qu’il savait, c’est que quelque chose ou quelqu’un avait sacrément dû la secouer pour qu’elle cogne dans son miroir et ne s’évanouisse ensuite… Restait à savoir quoi et à le faire disparaitre ensuite. Hors de question qu’elle ne replonge dans une quelconque galère ou tristesse. Peu importe ce que ça prendrait, Sean ne laisserait jamais ça arriver. Il le lui avait promis. Pour l’instant, il essayait surtout de lui faire reprendre connaissance après l’avoir porté dans ses bras jusqu’au canapé, ce qui ne tarda heureusement pas à arriver… Il n’aurait pas à appeler les secours... Du moins c’est ce qu’il pensa avant que Sarah n’entre dans une crise et ne repousse sa main en jurant semble-t-il avec tout son cœur qu’elle le haïssait… « Quoi ? » Bien… S’il avait bien compris jusque là qu’elle avait des problèmes, Sean commença à penser à cet instant qu’elle venait de prendre de nouveau de la drogue pour entrer dans un tel état et une telle agressivité au point de ne plus le reconnaître…

Sourcils froncés d’incrédulité, l’inspecteur n’insista pas… Il la laissa le fuir et s’échapper du canapé tout en se relevant lui aussi pour surveiller sa marche plus que douteuse jusqu’à ce qu’elle ne la mène à un mur où Sarah s’effondra en sanglots. Le « désolé » qu’il perçu à peine dans son murmure eu toutefois le don de le rassurer... Elle n’était pas complètement hors d’elle et avait sans doute un peu retrouvé ses esprits. Sean resta un moment stoïque à la regarder avant de finalement rompre les quelques mètres de distance que Sarah avait mis entre eux et s’avancer lentement vers elle. Arrivé devant elle, il releva légèrement le tissu de son pantalon pour s’accroupir et se mettre à son niveau. Là encore il figea son regard un long moment pour essayer d’y lire ce qui n’allait pas avant que celui-ci ne se déporte sur sa main blessée. « Qu’est-ce qui t’as pris de faire ça ? T’as pris de la drogue ? » lui demanda-t-il presque comme un reproche ou une leçon dans le ton et sans vraiment attendre de réponse de la part de Sarah avant qu’il ne soupire profondément…

Oui, il était presque énervé de la voir dans un état pareil, mais évidemment pas contre elle... Cela le touchait juste profondément, et Sean aurait préféré ne plus jamais recroiser ce regard embué de larmes pour ne garder que celui de la jeune femme rayonnante qu’elle avait mis tant de temps et eu tant de mal à redevenir… Ce sentiment passa pourtant bien vite pour laisser place à celui du soutien qu’il voulait lui apporter. « Viens par là… » glissa-t-il en passant l’une de ses mains derrière la nuque de la jeune femme pour attirer son visage contre lui et l’envelopper autour de ses bras, là où elle pourrait finir de craquer… Lorsque la tempête de larmes seraient passée, elle dénouerait certainement sa gorge pour lui laisser exprimer ce qui n’allait pas et d’ailleurs Sean l’y guida après quelques instants d’une étreinte qui se voulait protectrice, réconfortante et surtout rassurante... « Raconte moi… Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » lui demanda-t-il doucement, presque dans un murmure contre ses cheveux.

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MessageSujet: Re: « When the life becomes a nightmare. » # Sean   Dim 27 Mar - 19:58

A une certaine époque, il était impossible de savoir qui était vraiment Sarah. Elle ne faisait que mettre de côté ce qu'elle ressentait afin que les gens voient seulement une jeune femme souriante qui sait ce qu'elle fait. Si il y a bien une chose qu'elle déteste, c'est la pitié. Elle ne voulait pas qu'on la voit comme étant cette pauvre fille qui a été battue et violée par son beau-père. Elle voulait simplement être une fille comme les autres. Mais, jamais elle ne put le faire correctement. Il y avait toujours quelque chose qui lui faisait penser aux drames de sa vie. Seulement, elle s'est rendue compte à ce moment-là que les gens ne pensaient pas toujours aux autres. C'est vrai, dans le fond, ils s'en fichent. Ils ont une vie bien à eux, pourquoi iraient-ils voir dans celle d'une tiers personne ? L'indifférence, c'était certainement pire que la pitié. Rien qu'à cette époque, notamment au collège ou au lycée, même les professeurs auraient pu le voir. Mais ce ne fut pas le cas. Après tout, Sarah n'était pas une élève qui faisait du bruit, elle était plutôt calme et discrète, faisant tranquillement ses devoirs. Pour eux, il n'y a que ça qui avait de l'importance. Si elle marchait difficilement, c'était certainement dû à une chute, rien de très grave donc. Personne n'a jamais su voir ce qu'elle cachait si bien. Jamais ils n'ont entendus les appels au secours. Personne, à part Sean.

Il y a encore quelques années, jamais elle n'aurait fait confiance à un homme. C'était inconcevable, surtout après ce qu'elle avait vécue. C'est à peine si les gens avaient le droit de la toucher. Dès qu'on s'approchait d'elle, la jeune femme était sur la défensive et se reculait presque immédiatement comme si elle avait le diable en personne devant elle. Avec tout le monde elle se montre ainsi. Si elle ne connait pas la personne qui se trouve face à elle, elle sera méfiante et agressive. Juste parce qu'elle aura peur. Elle n'a pas envie de revivre ce cauchemar, et la gente masculine ne lui inspire aucune confiance. Surtout ici. C'était certainement le pire endroit pour vivre, mais malgré tout, elle aime bien. C'est ici qu'elle vit depuis quelques années, et même si ce n'est pas un coin de paradis, elle se sent enfin chez elle. Un sentiment qu'elle ne connaissait pas. Et, malgré toute la haine qu'elle peut ressentir envers les hommes, l'un d'entre eux a réussi à gagner sa confiance. Sean. Envers lui, c'est une confiance aveugle qu'elle a. Elle pourrait même remettre sa vie entre ses mains, cela ne lui ferait pas peur. Elle ressent ce sentiment de sécurité, comme si un mur solide se formait entre elle et les autres lorsqu'il se trouve à ses côtés. Et c'est pour cette raison qu'il est celui sur qui elle se repose parfois. Quand ça ne va pas, quand elle a besoin de parler et qu'elle ne sait pas à qui le faire. Il est le seul qui connait toute son histoire. Et rien que le fait de lui avoir dit prouve qu'elle lui a offert tout ce qu'elle avait en confiance.

Il a du la voir dans tous les états possibles. La junkie, la fille déprimée, celle qui fait des crises, celle qui devient agressive et sur la défensive. Mais il a aussi vu les bons côtés de sa personnalité. Comme quand elle devient cette jeune femme souriante, marrante, toujours prête à rire ou faire une bêtise, même involontairement. Depuis quelques temps, elle a apprit à vivre avec un peu de bonheur et de joie, ce qu'elle n'avait jamais connue avant. Sauf dans les premières années de sa vie, mais elle était bien trop petite pour s'en souvenir vraiment aujourd'hui. Mais en cet instant, c'est une toute autre personne. Craintive, agressive, elle fait une belle crise. Simplement à cause de la peur, des souvenirs qui sont là et qui ne disparaissent pas. Bien sûr, elle peut les mettre de côté à présent, elle a apprit à le faire. Mais il suffit d'un simple élément déclencheur pour que cela revienne, en plus fort qu'avant. Et dans un cas pareil, c'est toute une histoire pour qu'elle reprenne ses esprits. Après avoir hurlé qu'elle le haïssait, pensant dire cela à Thorn, la jeune femme reprit peu à peu ses esprits en se laissant glisser contre le mur, reconnaissant enfin Sean a qui elle a fait appel quelques minutes plus tôt.

Évidemment, elle se sent honteuse pour cette scène qu'elle vient de faire. Les yeux pleins de larmes, elle n'ose même plus croiser son regard. Elle se doute qu'il ne lui en voudra pas, et qu'il ne dira rien de méchant, mais c'est plus fort qu'elle. Elle reste craintive malgré tout. Même s'il a toute sa confiance, il reste un homme, plus fort qu'elle. A côté, elle n'est qu'une plume sur laquelle on souffle et qui s'envole bien loin. Il suffit d'un rien pour qu'elle craque, elle ne le cache pas. Les gens doivent le savoir à présent, du moins, tous ceux qui connaissent suffisamment la jeune Sarah. Lorsqu'il lui demanda sur un ton de reproche si elle avait prit de la drogue, la jeune femme releva légèrement la tête en la secouant. Non, elle n'a rient prit. Mais si elle avait eu quelque chose sous la main, il est évident qu'elle aurait franchit le pas sans plus attendre. Et rien que cette pensée fait qu'elle est déçue d'elle-même. Elle s'est battue pour s'en sortir, et il a fallu d'un presque rien pour qu'elle soit tentée d'en reprendre. Cela n'avait rien d'apaisant pour elle, au contraire. Cela aurait pu être bien pire.

Lorsque Sean l'attira contre lui, elle se laissa faire sans aucune protestation. Telle une poupée qu'on manipule comme on le souhaite. Elle est un peu comme ça, dans le fond. Comme une poupée de porcelaine, au moindre mouvement brusque, on la fissure ou on la brise, dans le pire des cas. Lorsqu'elle fut contre lui, elle se laissa aller à sa peine, pleurant comme jamais encore elle ne l'avait fait. « Je n'ai rien pris... » finit-elle par dire après quelques instants de flottement. Ce qui est vrai. Même si sa crise pourrait faire croire le contraire. Se calmant difficilement, le souffle court, elle prit une grande inspiration avant de poursuivre. « J'ai reçue une lettre de ma mère... Et elle.. Elle dit que ce n'était que des mensonges et que je voulais bien... Tout ce qu'il m'a fait... Elle dit que j'étais d'accord... » ajoute la jeune femme dans un sanglot, alors que les mots de sa mère reviennent à sa mémoire.

Relevant doucement son visage, elle tend le bras derrière Sean jusqu'à prendre la lettre qui se trouve sur la table basse. Elle la lui donne en séchant ses larmes, chose inutile puisqu'elles coulent encore. Elle a cette impression d'être dans un mauvais rêve, que tout cela n'est pas réel. Elle veut simplement se réveiller et se rendre compte que cette lettre n'est jamais arrivée chez elle. Hélas, de l'autre côté, elle sait que ce n'est pas le cas. Et que le cauchemar recommence. « Je n'ai pas mentis, Sean... Je ne voulais pas tout ça... Elle veut simplement que je la fasse sortir de prison, elle et son mari qu'elle aime tant. » ajoute-t-elle dans un soupir en se mordant la lèvre. Une chose qui n'arrivera jamais. Sarah n'a pas l'intention de mentir. Jamais sur ce sujet qui a détruit sa vie.
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MessageSujet: Re: « When the life becomes a nightmare. » # Sean   Lun 28 Mar - 19:00

Combien de junkies Sean avait déjà croisés dans sa vie et dans sa carrière de flic ? Des dizaines et des dizaines… Peut-être même des centaines. La première qu’il avait connu, c’était sa mère… Et depuis, son chemin n’avait cessé d’en être remplis. Au C.R.A.S.H comme lorsqu’il était aux stups, ils en voyaient en tonnes et les laissaient en général tranquilles jusqu’à ce qu’il ne fasse tomber leur dealer et qu’ils soient forcés d’en trouver un autre ailleurs. Dans le meilleur des cas, lorsqu’ils semblaient être de bonnes personnes en dehors de leur consommation de dope, Sean jouait au mauvais flic et leur filait la trouille de leur vie pour s’assurer qu’ils aient bien compris la leçon et ne s’aventurent plus à venir en acheter. Mais Sarah avait été la première à qui il avait portée une réelle attention et dont il s’était occupé particulièrement pour l’aider à s’en sortir. Peut-être parce qu’il était la seule chez laquelle il avait descellée un réel gâchis et une tristesse qu’elle ne méritait pas.

Au fond, elle avait été l’une de ses seules bonnes œuvres depuis des années dans son boulot et la seule personne qui lui rappelait que quelques personnes en valaient encore le coup en dehors. Autant dire que l’inspecteur n’avait pas envie de voir tout cela disparaitre aussi lorsque Sarah avait un quelconque problème il s’efforçait d‘être présent comme ce jour. Et en l’occurrence là, ça avait plutôt l’air d’être un gros problème… La réaction et le comportement de Sarah parlaient d’eux-mêmes sans qu’elle ait besoin de lui dire quoi que ce soit. Pourtant Sean devrait bien savoir ce qu’il s’était passé pour s’occuper de ce qui l’avait mis dans cet état mais pas avant de lui avoir apporté un réconfort physique qui se voulait rassurant. Sarah savait de toute façon qu’elle ne risquait rien et était en sécurité avec lui, et pas seulement grâce au holster qui portait ses armes et qu’elle devait certainement sentir serrée contre son torse. Sean pouvait pratiquement tout arranger, que ce soit avec ou sans sa plaque…

Après quelques instants, elle finit par reprendre la parole et lui dit qu’elle n’avait rien pris. Un soulagement… Tant qu’elle ne retombait pas dans la drogue, les choses étaient plus ou moins contrôlables. Sarah finit par lui expliquer qu’elle avait reçue une lettre de sa mère dont il ne comprit d’abord pas vraiment l’objet dans les paroles décousues de la jeune femme avant qu’elle ne prenne la fameuse lettre sur la table dans son dos lui et ne lui donne. Sean l’ouvrit et prit le temps de la lire la lire accroupit devant elle pour y découvrir effectivement des mots on ne peut plus dures et cruelles de la part d’une mère… L’inspecteur soupira profondément au moment où elle lui dit ne pas avoir mentit et qu’elle ne voulait pas tout ça comme si elle avait à s’en défendre. Le processus pervers de la mère avait bien fonctionné sur elle… « Je sais… » lui glissa-t-il doucement avant de replier la lettre pour la glisser dans une poche intérieur de son cuir noir.

« Je vais m’occuper de ça… » ajouta ensuite Sean sur un ton plus grave. Il allait faire une petite visite dans les blocs de chacun de ses deux parents et leur apprendrait la notion d’intimidation de témoin à charge au parloir. Et si la perspective de voir leurs peines d’emprisonnement rallongées de quelques années n’était pas suffisamment forte, il userait de ses relations pour organiser un petit passage à tabac ou un poinçonnage en règle à l’abri du regard des gardiens entre les murs de la prison. Quoi qu’il en soit, il ne repartirait pas avant d’être certain qu’ils ne puissent plus l’un comme l’autre entrer en contact d’une quelconque façon avec Sarah. Vu la façon dont ça l’avait chamboulée, il était hors de question que ce genre de choses ne se reproduise. Reportant son regard sur elle, l’homme pencha légèrement la tête sur le côté comme pour chercher à mieux entrer dans le sien. « Hey… » reprit-il dans un murmure pour attirer son attention.

« C’est la dernière fois que tu reçois ce genre de lettre OK ? T’as pas à t’en faire pour ça, ça n’arrivera plus, je te le garantis. » glissa Sean sur un ton joint à un regard qui ne laissaient planer aucun doute sur le sérieux de sa promesse. « Mais je veux pas que ce genre de conneries te perturbent… T’as pas à t’en vouloir ni même à leur en vouloir à eux, t’as fais ce qu’il y avait à faire… C’est personne. Tu leur dois rien. Tu t’en es toujours sortie sans eux et tu réussis ta vie aujourd’hui alors qu’eux, ils sont en taule… » poursuit-il sur la même ligne persuasive qu’il tenait depuis quelques secondes. Sean ne lui avait jamais mentis et était toujours resté honnête et franc avec elle, Sarah ne pouvait pas en douter. Peut-être qu’elle avait simplement de l’entendre pour s’en convaincre mais l’homme entendait bien à ce qu’elle ne soit plus jamais atteinte par quelque chose qui la rabaissait. Ce qu’elle avait vécu et traversé était un motif de fierté dont il espérait qu’elle se serve plutôt que le traîner comme un poids.

« T’es meilleure que ça… Et t’es surtout plus forte. D'accord ? » lui demanda-t-il finalement en arquant les sourcils en espérant que ses mots aient eu une portée et que la jeune femme les ait bien entendu. S’il bouillait intérieurement d’hostilité à l’égard de ces deux personnes qui venaient de troubler des mois, des années même de travail pour que Sarah ne se remette sur de bons rails et ne reparte de l’avant, Sean parvenait plutôt bien à dissimuler ces sentiments qui attendraient pour s’exprimer au parloir de la prison où ils étaient détenus. Pour le moment, l’heure était à panser les plaies réouvertes d’un passé décidément bien difficile à enterrer… Mais elle y parviendrait avec lui. Peut-être pas complètement ce soir, ni même dans une semaine mais l’inspecteur ferait ce qu’il faut pour. En attendant, Sean allait s’efforcer de lui faire oublier ce petit incident de parcours et la convaincre que ça n’avait aucune incidence sur ce qu’elle était ni sur ce qu’elle voulait faire à l’avenir avant d’entreprendre de lui changer les idées.

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MessageSujet: Re: « When the life becomes a nightmare. » # Sean   Mar 29 Mar - 12:24

Elle savait qu'elle n'aurait pas du ouvrir cette lettre, c'était une très grosse erreur. Mais, certainement que dans le fond, elle espérait des excuses. Que sa mère avoue enfin qu'elle aurait pu faire quelque chose pour lui venir en aide. Mais en réalité, ce n'était que des accusations contre elle. Elle veut simplement que Sarah mente. Qu'elle revienne sur son témoignage et qu'elle affirme avoir menti. Qu'elle voulait que Thorn et elle soient intimes. Alors que ce n'est pas la vérité. A tout juste treize ans, ce n'était encore une enfant. Pas même une pré-adolescente. Non. Elle était encore une petite fille qui voulait être dans son petit monde. Elle est entrée bien trop tôt dans le monde des adultes. Dès qu'il a levé la main sur elle en fait. Son innocence et son enfance ont volés en éclats, ne laissant place qu'à une ombre qu'elle était devenue. Et, aujourd'hui, sa mère veut lui prendre sa vie d'adulte. Faisant en sorte qu'elle replonge dans les souvenirs les plus douloureux afin de faire pression sur elle. Maintenant, elle le sait. Elle a les idées plus claires. Et grâce aux études qu'elle fait, elle sait comment ça marche. Elle connait le fonctionnement des criminels. Mais il est toujours difficile d'admettre que sa propre mère agit de la sorte.

Ainsi, depuis que Sean était là, elle se sentait mieux. Sa bulle de sécurité venait de reprendre possession de l'atmosphère, et peu à peu, elle se calmait. Elle tenta tant bien que mal de lui expliquer le pourquoi son état, mais elle n'y parvenait pas. C'était trop difficile. Alors, elle prit la lettre qu'elle lui donna, le laissant la lire, restant silencieuse. Tout ce que sa mère dit, cela ne devrait même plus l'atteindre, mais c'est plus fort qu'elle. Sarah est fragile et sensible, la moindre chose peut la faire fondre en larmes, et elle replonge immédiatement vers ses vieux démons. Ce n'était pas une chose à faire. Elle a mit tant de temps à reprendre une vie normale, a retrouvée un sourire qu'elle n'avait plus depuis bien longtemps. Et il a suffit de quelques minutes pour que son monde s'écroule à nouveau. Et il lui faudra bien plus de temps pour les cicatrices se referment à nouveau. Dans le fond, elles ne sont jamais entièrement fermées, elles peuvent à tout moment s'ouvrir, comme aujourd'hui. C'est une lutte quotidienne. Elle déplace des montagnes à elle toute seule dans un cas comme celui-ci. Et ça, il y a peu de gens pour le voir. Et de toute façon, certains ne pourraient pas comprendre.

Lorsqu'il reprit la parole, la jeune femme l'écouta attentivement, ancrant ses prunelles dans les siennes. Elle ne doute pas de la parole de Sean. D'ailleurs, elle n'a jamais eu de doute à son sujet. C'est comme une évidence. Depuis qu'elle le connait et qu'il prend soin d'elle, il ne lui a jamais menti, et c'est aussi pour ça qu'elle lui accorde toute sa confiance. Elle sait qu'avec lui, il n'y aura aucun mensonge, et qu'elle n'a aucune crainte à avoir. Ses paroles lui firent du bien, cela était apaisant. Elle sait qu'elle n'a pas à s'en vouloir. C'est elle la victime de l'histoire, pas eux. Elle a fait ce qui était juste. Cela s'arrête là. « D'accord. » répondit finalement la jeune femme en hochant la tête, ayant parfaitement comprit ce qu'il venait de dire. « C'est juste que je m'y attendais pas... Et elle me donne l'impression d'avoir fait quelque chose de mal, alors que non. Pourtant, je sais que j'ai bien fais, je ne pouvais plus le laisser faire... Et je revis sans cesse cette dernière journée... Mais ça ira. » finit-elle par dire en plissant légèrement le nez. Ça ira avec le temps. Elle va réapprendre une nouvelle fois à vivre. Mettre de côté les souvenirs qui reviennent. Elle fera quelques cauchemars durant plusieurs semaines, se réveillant en panique, morte de peur. Et, au final, les cauchemars disparaitront, les nuits seront plus calmes, et elle retrouvera cette joie de vivre qu'elle a connue depuis quelques temps. Il n'y a que le temps qui l'aide. Le temps et Sean. Ne lui reste qu'à faire de la place pour des souvenirs plus joyeux, faire en sorte que la balance ne penche pas davantage d'un côté que de l'autre.

De sa main gauche, elle tire sur le manteau de Sean en grimaçant, levant sa main droite en même temps. « Je sens plus mes doigts... » articule-t-elle en regardant sa main, se demandant encore pourquoi elle a bien fait ça. Un mouvement d'humeur, mais pas très intelligent, vraiment pas.
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MessageSujet: Re: « When the life becomes a nightmare. » # Sean   Mer 30 Mar - 12:52

La première fois que Sean a rencontré Sarah à la sortie d’une transaction de came, il l’a d’abord vu comme une junkie, puis comme une fille un peu paumée, avant de finalement percevoir la détresse qui semblait l’habiter… L’homme s’était montré assez dur voir un peu brusque avant de chercher à comprendre ce qui l’avait poussé vers la drogue. Au fond, il s’était peut-être quelque peu retrouvé dans son histoire et dans le fait qu’elle n’avait jamais vraiment eu de parents dignes de ce nom. Lui aussi avait bien failli - et aurait même dû - sombrer de ces épreuves… Sa mère qui se défonçait au crack du matin au soir et était incapable de s’occuper de lui, et ce père, qu’il n’a jamais connu… Mais le football avait sauvé sa jeunesse, puis sa vocation de flic le reste de sa vie… Quelques personnes l’avaient aidé et soutenu sur son chemin et Sean avait maintenant l’occasion d’être à son tour une aide pour la jeune femme. Voilà pourquoi il en avait fait une exception… Et voilà pourquoi il se trouvait là aujourd’hui….

Sarah semblait s’être calmée depuis quelques secondes, l’occasion pour lui de tenter de la rassurer avec quelques paroles et quelques gestes se voulant réconfortant. Lui assurer que ce genre de lettre n’arrivait plus jamais dans sa boite aux lettres d’une part, et quelle n’avait pas à prendre un seul des mots de celle-ci au sérieux d’autre part… La jeune femme sembla l’entendre et finit par dire à Sean que ça irait. Quelque chose qu’il mit bien quelques instants à croire en conservant son regard figé sur elle avant de finalement hocher lentement la tête en signe d’accord. Mais au moment où il s’apprêtait à se redresser, il sentit une main agripper la manche de son cuir et fronça les sourcils en se demandant ce qui n’allait pas avant que Sarah ne lui dise qu’elle ne sentait plus ses doigts. Elle ne s’était pas ratée, c’est sûr… Sean regarda les entailles de ses phalanges avant de soupirer profondément. « On va soigner ça... » glissa-t-il en se relevant finalement pour retirer son blouson et se diriger vers la table où il le posa sur le dossier d’une chaise.

L’homme reprit son flingue au passage et le rangea dans le holster qu’il portait et qui était désormais entièrement en évidence avant de partir vers la salle de bain en question où Sarah avait explosé le miroir. « T’as une pharmacie là-dedans ? » lui demanda-t-il en arrivant face à une étagère où il commença à fouiller à la recherche d’alcool, de compresses ou autre pansements qui pourraient panser la blessure de la jeune femme. Sean finit par trouver ce qu’il cherchait et revint avec tout son petit matériel dans les mains jusqu’au salon où il s’assit sur le canapé pour déposer tout ça sur la table basse. « Approche… » lui demanda-t-il pour qu’elle ne le rejoigne et qu’il s’occupe de sa plaie. Bon, il était loin d’être médecin mais désinfecter une blessure et poser un pansement dessus n’était pas sorcier et il devrait s’en sortir. A moins qu’elle ne préfère aller perdre quatre heures aux urgences pour quelque chose qui n’en valait pas vraiment la peine.

Retroussant les manches de sa chemise en attendant que Sarah ne vienne à lui et ne lui présente sa main, Sean commença ensuite par désinfecter ces petites entailles en s’assurant qu’aucun petit bout de verre ne se trouvait à l’intérieur « J’espère que tu ne bossais pas ce soir parce que tu risques de remplir d’avantage le bar que les verres des clients avec ta seule main gauche… » glissa-t-il en esquissant un fin sourire. Sarah était barmaid à côté de ses études à domicile. Pas vraiment un job de rêve, et d’ailleurs Sean ne comprenait pas pourquoi elle se tuait à ça alors qu’il pouvait lui donner l’équivalent de son salaire du mois chaque fois qu’ils se voyaient. Enfin si cela lui permettait de se faire des connaissances et qu’elle aimait son travail, c’était déjà pas mal surtout qu’on n’avait jamais trop d’argent dans ce monde… La sonnerie de son téléphone portable l’interrompit soudain dans sa tâche, provoquant un nouveau soupir manifestement contrarié de l’inspecteur. Un jour il faudrait qu’il pense à l’éteindre pour voir ce que cela faisait…

Sauf qu’en ce moment, ce n’était pas trop l’idéal… Entre les agents en couverture dans Los O susceptibles de l’appeler 24 heures sur 24 et ses différents associés criminels ou non, Sean ne pouvait pas se permettre de ne pas répondre à une opportunité ou un appel d’urgence.
« Fais chier… Tu peux me tenir ça ? » lui demanda-t-il en lui tendant la compresse imbibée d’alcool. « Excuse moi… » ajouta l’homme en se relevant du canapé pour aller attraper son mobile dans la poche de sa veste, décrochant et partant ensuite s’isoler dans une autre pièce de l’appartement qui s’avéra être la cuisine. Pas besoin que Sarah n’entende de choses compromettantes, pour lui ou pour quelqu’un d’autre. La jeune femme semblait avoir une bonne image de lui et Sean ne voulait pas forcément que cela change. « Ouai ? Ouai… Bien… Ok, parfait… Larguez-le sur Hillcrest Boulevard et rentrez chez vous. Ouai… A plus tard. ».

Eddie et les membres de sa brigade qui avaient finalement réussis à faire parler le gars de Los Ojos. Pas d’urgence quant au deal avec les russes qui était prévu pour jeudi prochain, Sean les avait donc libérés. L’appel fut bref et Sean revint dans le salon même pas une minute plus tard, se rasseyant à côté de Sarah sur le canapé en posant son mobile sur la table basse avant de récupérer sa compresse de la main gauche de la jeune femme pour poursuivre ce qu'il avait commencé. Pas envie qu’elle pose de questions alors l’homme prit les devants pour changer de sujet. « Ca se passe bien au boulot sinon, y a pas de soucis ? Et tes études, ça avance ? » lui demanda-t-il les yeux rivés vers le bas et sa main blessée.

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MessageSujet: Re: « When the life becomes a nightmare. » # Sean   Sam 2 Avr - 14:14

Dans son malheur, elle peut dire qu'elle a quand même eu de la chance. Celle de faire les bonnes rencontres au bon moment. Ces personnes lui ont permis de s'en sortir, et de faire quelque chose de sa vie. Sans ces personnes, elle ne sait pas ce qu'elle serait aujourd'hui. Certainement qu'elle prendrait encore de la drogue, peut-être qu'elle serait morte. Elle n'en sait rien, dans le fond. Toutes les hypothèses sont possibles. Cela fonctionne toujours de la sorte. Comme elle se dit qu'elle aurait pu agir d'une façon différente, lorsque sa mère et Thorn furent mis en prison. Plutôt que de faire n'importe quoi, elle aurait pu se reprendre directement en main, et grâce à Louisa, faire les choses correctement. C'est toujours ainsi. Avec les années, on prend conscience de toutes les erreurs commises, et la seule envie qu'on ressent c'est celle de revenir en arrière afin de faire les choses différemment. Mais, elle n'est pas naïve au point d'y croire. Certes, elle y pense et se dit que ce serait génial. Mais, en même temps, cela serait inutile. Son passé, ses erreurs, tout ce qu'elle a vécue fait d'elle la femme qu'elle est aujourd'hui. Et sous ses airs de petite fille fragile, se cache une force de caractère que les gens ne soupçonnent pas. Le fait d'avoir eu une vie difficile lui permit de se forgé un caractère en béton.

Et, même si elle craque encore, elle trouve toujours le courage de remonter la pente. Même si cela lui prend du temps, et lui demande beaucoup d'énergie, au final, elle y arrive. Les doutes qui persistent dans son esprit finissent un jour par disparaître complètement, et sa plus grande fierté, est de se dire qu'elle a réussit. Que malgré tout, elle est encore là. Alors les gens peuvent dire tout ce qu'ils veulent sur elle, les petites piques ne peuvent pas l'atteindre. Seuls les souvenirs peuvent lui faire du mal. Mais, elle sait aussi qu'elle n'est pas à l'abri. Sa sensibilité lui joue parfois des tours, son côté trop fragile, aussi. Elle représente le jour et la nuit tant elle peut être différente par moment. Parfois, on ne sait pas comment s'y prendre avec Sarah. Capable des plus belles crises, mais aussi, capable d'être la plus adorable des personnes qui vivent sur cette planète. Peu de gens peuvent dire qu'ils connaissent Sarah sur le bout des doigts. Et sont encore plus rares ceux qui peuvent prétendre savoir la calmer lorsqu'elle fait l'une de ses crises.

La crise terminée, elle se sent mieux. La présence de Sean est rassurante, et c'est ce dont elle avait besoin. Sans lui, elle aurait fait une connerie, elle en a conscience. Elle n'était qu'à un pas de prendre de nouveau de la drogue. Il s'en était fallu de peu. Si elle aurait eu une dose chez elle, en ce moment, elle serait défoncée. Et, le lendemain, elle s'en serait mordu les doigts. Mais, par chance, elle n'avait plus rien, comme depuis plusieurs années. Parfois, il suffit d'un rien pour qu'on refasse les mêmes erreurs. Elle est, malheureusement, bien placée pour le savoir. Mais, à présent qu'elle va mieux, ne lui reste qu'un dernier souci ; sa main. Son brusque mouvement d'humeur cause des dégâts. Elle n'a pas réfléchit à ce qu'elle faisait, et elle serait bien incapable de dire pourquoi elle a fait une chose pareille. Mais, lorsque la colère et la haine se rencontrent, cela provoque toujours des dégâts. La jeune femme fit part de son état à Sean qui se releva ensuite. Sarah fit la même chose quelques instants plus tard alors qu'il partait vers la salle de bain. « Sur l'étagère, à gauche. » finit-elle par répondre à la question de l'homme. Elle regardait sa blessure en soupirant, se demandant comment elle va faire dans les jours qui vont suivre avec cela. Enfin, elle trouvera une solution.

A sa demande, elle vint se mettre à ses côtés sur le canapé, lui tendant sa main blessée. Lorsque le désinfectant entra en contact avec ses plaies, elle eut une petite grimace. Non pas qu'elle soit douillette au point de crier, mais cela faisait quand même assez mal pour qu'elle ait une réaction de ce genre. Elle relativise en disant que, dans sa vie, elle a connue bien pire que cela. Elle eut un sourire à la remarque de Sean avant de se rendre compte que, le soir-même, elle est de service. Cela n'arrange absolument rien. « Merde ! Il va falloir que je passe un coup de fil au patron pour prendre ma soirée... Je suppose qu'il comprendra. » lâche la jeune femme en soupirant légèrement. Après tout, elle fait souvent des heures supplémentaires, alors, il ne va rien lui dire si elle ne vient pas le temps d'une soirée. Ce n'est pas la seule barmaid, et les autres s'en sortiront très bien sans elle. Sarah prit la compresse que Sean lui tendit alors qu'il partait ensuite dans une autre pièce pour répondre au téléphone. La jeune femme désinfecta un peu elle-même ses blessures tant bien que mal de sa main gauche. Et autant le dire, ce n'est pas une très grande réussite.

Lorsqu'il revint quelques instants plus tard, elle lui rendit la compresse en souriant légèrement. Écoutant ses questions, elle eut une petite moue. « Le boulot, ça va. Même si c'est super crevant... Mais au moins, durant ce temps, je ne pense à rien, et comme je rentre en étant crevée, je cauchemarde pas durant mon sommeil. » dit-elle en souriant légèrement. C'est aussi pour cela qu'elle fait ce travail. Dans le fond, elle n'aurait pas besoin de le faire. Grâce à l'héritage de son père, Sarah n'est pas obligé de prendre un boulot à côté de ses études. Mais, elle n' a pas envie de vivre sur l'argent d'une autre personne. Elle préfère être indépendante. « Et les études, ça se passe très bien. J'ai des examens dans pas longtemps... Avec un peu de chance, je pense que je vais réussir. » ajoute-t-elle en souriant à nouveau. De toute façon, si elle veut faire sa dernière année, il faut bien qu'elle réussisse celle-ci. Et après, encore un an, et elle sera officiellement apte à exercé le métier qu'elle veut vraiment faire.
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MessageSujet: Re: « When the life becomes a nightmare. » # Sean   Dim 3 Avr - 3:18

Bien… Le pire semblait avoir été évité. Plus de peur que de mal comme on dit. Au final Sarah s’en tirait avec une grosse montée de tension et une main un peu amochée, loin… bien loin du scénario qu’avait craint l’homme après son coup de fil mêlant la drogue ou l’agression. Sean s’occuperait de ce problème de lettres envoyées depuis la prison par sa mère et son beau-père dès le lendemain et allait veiller en attendant à ce que la jeune femme soit bien dans son assiette. Bien sûr, il ne la laisserait pas avec ces petites blessures aux phalanges, bien que pas méchantes, qui ne devaient pas s’infecter. L’occasion de parler dans le même temps de sa vie, son travail et ses études et s’assurer que tout se passe bien pour elle. Sarah devait bien travailler ce soir apparemment, mais dans son état, il valait mieux en effet qu’elle prenne sa soirée et prévienne son patron. Evidemment, une fois n’est pas coutume, la sonnerie de son téléphone mobile vint ensuite interrompre Sean mais l’inspecteur coupa court au rapport d’Eddie pour revenir quelques instants après de la cuisine dans laquelle il s’était isolé et continuer sa tâche médicale improvisée puis prendre enfin des nouvelles de son quotidien.

D’après ce qu’elle lui dit, tout marchait relativement bien. Son boulot de barmaid la sortait de ses démons nocturnes et ses études suivaient leurs cours avec des examens à la clef d’ici peu. « Bien sûr que tu vas réussir… Y a pas de raison, tu es brillante. » lui répondit-il sur un ton très sûr et confiant les yeux rivés sur sa plaie qui était maintenant bien désinfectée. Sean attrapa ensuite une compresse et la bande de sparadrap sur la table pour lui faire un petit pansement simplement qui couvrirait ses plaies. Dans le même temps, une idée lui traversa l’esprit au moment où il commençait à poser la compresse. « Y a des emplois de stagiaires au poste pendant les vacances pour remplacer les personnels en congés. Rien de très excitant, c’est surtout un travail de paperasse… Mais ça peut peut-être être pas mal pour une première expérience, histoire de te mettre dans le bain… En tout cas, ce sera forcément plus intéressant pour tes études de criminologie que de servir des piliers de bar. Tu me diras si ça t’intéresse, je pourrais recommander ta demande et l’appuyer… » lui glissa-t-il.

Si cela pouvait l’intéresser et si Sean pouvait l’aider de cette façon, alors c’était l’occasion… Lui ne lui serait pas d’une grande aide en matière de psychologie, les caïds de gangs dont il s’occupait étant tous plus ou moins les mêmes connards d’abrutis dégénérés, et n’était de toute façon presque jamais au bercail mais sur le terrain dans les rues. Mais il pourrait parler à quelques inspecteurs de la criminelle qui devait avoir un ou deux dossiers de tueurs en série en cours pour qu’ils lui donnent une idée de leur boulot. Enfin, c’était une idée comme ça et de toute façon, les prochaines vacances n’étaient pas avant trois semaines. Sarah avait encore le temps d’y réfléchir. Sean termina de strapper son pansement avant de relever les yeux vers le visage de la jeune femme. « Voiiilà… Comme neuve. Ca va, ça sert pas trop ? » lui demanda-t-il tout de même, pas sûr de sa spécialité en pansements malgré une bonne impression de ce qu’il lui avait fait.

Sean se redressa ensuite pour aller attraper sa veste en cuir noir qu’il avait déposé sur le dossier d’une chaise non loin et revint s’asseoir sur le canapé avec. De l’une de ses poches dans laquelle il plongea une main, il en sortit une liasse de billets conséquente et en tira 2000 dollars qu’il tendit ensuite à Sarah à côté de lui. « Tiens… Prends ça, c’est pour toi. » lui glissa-t-il avant d’ajouter « Prends toi des places de concerts premier rang, y a Justin Timberlake samedi prochain au Staples Center j’ai cru lire… Ou… Va faire les boutiques sur Rodeo Drive, je sais pas, ce que font les filles pour se changer les idées… Mais fais-toi plaisir. ». Peu importe ce qu’elle faisait de ce fric tant qu’elle respectait la seule règle de Sean: Ne pas acheter de came avec. Tant qu’elle ne posait pas trop de questions sur l’origine de tout cet argent liquide qu’il trimbalait sur lui… Et même lorsqu’elle refusait, il finissait toujours par insister où à lui glisser dans sa boite aux lettres pour s’assurer qu’elle le prenne. C’était sa manière à lui de prendre soin d’elle, même lorsqu’il n’était pas là…

« Ca va aller ? » lui demanda-t-il tout de même. Sean ne pouvait de toute façon pas partir si ce n’était pas le cas. Si elle avait besoin de plus d’argent ou d’un autre service, d’une aide quelle qu’elle soit ou simplement d’une présence physique, d’une oreille pour discuter, il resterait aussi longtemps qu’il le fallait et ferait ce qu’il faut. S’il l’avait aidée à se tirer de ses problèmes passés et de la drogue, ce n’était pas pour laisser quoi que ce soit au hasard aujourd’hui. Dans ses rares relations franches et sincères encore plus que dans son boulot, Sean n’était pas du genre à faire les choses à moitié.

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MessageSujet: Re: « When the life becomes a nightmare. » # Sean   Mar 5 Avr - 14:10

Sarah ne put que sourire légèrement aux propos de Sean. Avant lui, il n'y avait que Louisa qui était capable de lui dire qu'elle pouvait réussir ce qu'elle entreprenait. Venant d'autres personnes, la jeune femme n'y aurait pas cru un seul instant. Et d'ailleurs, elle doute toujours de ce qu'elle fait. Lorsqu'elle rend un devoir, elle est prise de panique à l'idée qu'il ne soit pas assez bien. Toujours cette crainte de l'échec. Avant, elle se trouvait en bas de l'échelle, et ne savais pas comment faire pour remonter. Mais, à présent, elle le fait, et espère que ce sera suffisant. D'ailleurs, ses études passent avant le reste. Et puis, ce n'est pas comme si elle sortait dans des boites de nuits quasiment tous les soirs. En fait, elle n'y va jamais. Elle n'aime pas l'ambiance qu'on y trouve. D'autant que l'alcool coule à flot, autant que la drogue. Sarah évite les endroits où elle pourrait subir une tentation. Il n'y a qu'à son travail que cela se passe bien. Certes, des clients repartent éméchés, mais elle ne ressent aucune crainte. Elle est assez bien entourée. « Merci. Mis à part Loulou et toi, personne n'avait jamais cru en moi. » finit-elle par dire en souriant. Un sourire à la fois triste et heureux. Triste car la présence de Louisa lui manque énormément. Cette femme était tout à ses yeux. Elle n'était pas que sa nourrice, c'était sa mère. Une vraie mère poule. Et elle fut la seule à croire en elle durant des années entières. Et lorsque parfois, Sarah se sent perdue, et qu'elle est introuvable, il n'y a qu'un lieu où on peut la retrouver ; le cimetière. Elle reste ainsi, assise devant la tombe de sa nourrice, parfois elle lui parle, parfois elle ne dit rien. Elle veut simplement ressentir cette présence rassurante. Et c'est aussi pour elle qu'elle veut réussir sa vie. Parce que cette femme avait mit tout ses espoirs en Sarah. Et jamais plus elle ne sera une source de déception. En la mémoire de Louisa, Sarah est capable de déplacer des montagnes à elle toute seule.

« Han, ouais, ça tombe super bien en plus. Pour validée mon année, il faudra que je fasse un stage. Et avec ça, autant s'y prendre à l'avance. Les places risquent de partir vite. Donc, je veux bien, ça m'intéresse. Merci, t'es le meilleur ! » finit-elle par dire en réponse aux propos de Sean concernant un stage. D'autant qu'au moins, elle ne serait pas loin de chez elle, ce qui l'arrange énormément. Elle lui fit donc un large sourire en remerciement. D'autres sauteraient au cou de leur interlocuteur pour les remercier. Mais Swan, elle, elle n'est pas douée pour les démonstrations affectives de ce genre. Mais de ça, l'homme a l'habitude. Et comme le disait sa nourrice, le plus beau des cadeaux reste son sourire heureux et épanoui. « D'ailleurs, je pense finir le mois en tant que serveuse, et ensuite, je raccroche. Avec les examens, je n'aurais pas assez de temps, et il va falloir que je révise à fond. Puis, même si j'aime bien ce boulot, c'est pas trop pour moi finalement. » ajoute la jeune femme en souriant légèrement. Il faut le dire, Sarah peut être parfois très maladroite. Alors les bouteilles qui tombent sur le sol sont nombreuses depuis qu'elle y travaille. Mais, comme son patron est cool, il ne disait trop rien. Parfois, cela le faisait même rire. Elle est certaine qu'il n'aura aucun mal à lui trouver une remplaçante. D'autant que sa dernière année sera encore plus difficile. Et là, il lui faudra quasiment tout son temps.

Avec tout cela, elle n'avait pas vu que Sean avait finit de faire son pansement. D'ailleurs, elle n'a rien ressentit. Elle n'est pas douillette, elle n'aurait pas criée ou quelque chose comme ça, mais seulement des grimaces comme lors de la première application du désinfectant. Elle bouge doucement sa main et ses doigts, c'est absolument parfait. « Tu aurais dû être médecin, c'est parfait. » glisse Sarah dans un mince sourire en plissant légèrement le nez. Elle le regarde ensuite reprendre son manteau et revenir prendre place à ses côtés. Lorsqu'il sortit une liasse de billets, la jeune femme eut une petite grimace. Elle aime pas quand il fait ça. D'ailleurs, elle lui dit tout le temps, mais cela en revient toujours au même. Soit il laisse l'argent chez elle, ou alors, il le glisse dans sa boite aux lettres qu'elle découvre le lendemain. « Sean... J'aime pas quand tu fais ça, et tu le sais en plus... » dit-elle en prenant les compresses utilisées, se levant ensuite pour les mettre à la poubelle. Elle part ensuite dans la cuisine, et ouvre le réfrigérateur en prenant une bouteille de jus de fruit et une bière pour l'homme. Non pas qu'elle en boit elle-même, mais elle prévoit toujours au cas où. « J'ai de l'argent déjà... Et je t'assure que j'en ai assez. Je sais pas, si tu veux faire des cadeaux... Non, je sais pas. Offre-moi un chien. C'est mignon un chien, non ? J'ai toujours voulu en avoir un. Et ça, ce sera mieux que de l'argent. » ajoute Sarah en revenant dans le salon, posant la bière et le jus de fruit sur la table basse avant de s'assoir de nouveau. C'est vrai. Elle n'aime pas qu'on lui donne de l'argent. De ça, elle s'en fiche. Elle n'en a pas besoin davantage, elle en possède assez pour vivre. Et cela la met toujours tellement mal à l'aise.

Elle ouvre sa bouteille de jus de fruit tant bien que mal de sa main gauche, et en boit une gorgée avant de la remettre sur la table. Elle incline la tête sur le côté à la question de l'homme. « Hm... Je ne sais pas. Tant que tu es là, ça va. Après, quand je serai seule, je sais pas ce que ça donnera. Tu... peux resté là un petit peu ? » demande-t-elle en faisant une petite moue.
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MessageSujet: Re: « When the life becomes a nightmare. » # Sean   Mer 6 Avr - 14:01

Si les affaires internes pouvaient savoir comment il était avec Sarah, ils arrêteraient sans doute de prendre Sean pour le diable personnifié. Bien sûr, ils n’auraient jamais vent de son existence, l’homme la protégeant de près et leurs rapports n’ayant rien à voir avec son boulot de toute façon, encore qu’ils n’avaient pas hésité à venir fouiner dans la vie privée d’Eddie. Mais Sarah représentait quelque chose qui plaidait en sa faveur et la preuve d’un réel bon fond chez lui. Peut-être pas suffisant dans la balance pour faire le contrepoids avec toutes les saloperies qu’il faisait chaque jour, mais en tout cas suffisant à Sean pour se sentir un peu plus en paix avec lui-même. Sa réussite était aussi un peu la sienne et cela faisait toujours du bien de se rappeler à une vie « normale », loin des histoires de drogues, des fusillades, des cadavres et autres magouilles… La proposition de stage qu’il lui fit était d’ailleurs bien loin de trucs aussi hards et Sean savait qu’il ne la croiserait de toute façon quasi-pas.

L’idée sembla lui plaire et l’intéresser, provoquant du même coup un fin sourire satisfait chez Sean qui se contenta d’hocher positivement la tête en réaction à sa réponse positive. Il s’arrangerait pour qu’elle obtienne une place alors, cela ne poserait pas de problèmes. La plupart de celles-ci étaient issues de pistons internes de toute manière. Sarah lui confia ensuite ne pas penser rester très longtemps serveuse dans ce bar, pour ses examens à venir mais aussi parce que le job ne lui correspondait pas vraiment. « Je crois aussi… Tu vaux mieux que ça. » répondit-il simplement avant de terminer son pansement. Bien sûr pas avec le petit stage de paperasse qu’il allait lui trouver au bercail, mais à plus long terme. Elle finirait certainement criminologue ou psychologue, et lui certainement pas médecin comme Sarah le lui glissa devant le résultat de son soin, ce qui ne manqua pas de déclencher un petit rire amusé chez l’homme. Peut-être qu’il se ferait plus qui sait, même s’il en doutait avec les petit bonus non-délaré que Sean pouvait toucher…

Trêve de plaisanterie, il était temps de passer à quelque chose de plus ou moins plus sérieux et le petit argent de poche que Sean voulait lui laisser pour qu’elle se fasse plaisir. Oui, le père noël se transformait souvent en grand black avec deux flingues dans un holster pour Sarah... Pas grand-chose, 2000 dollars, mais suffisant à faire quelque chose qu’elle ne faisait pas tous les jours. Bien sûr qu’il savait qu’elle n’aimait pas ça et il savait également qu’elle n’en avait pas autant besoin que d’autres. Mais elle savait également que Sean trouverait de toute façon un moyen de les lui laisser. Quelque part, si Sarah ne les prenait pas pour elle, elle les prenait pour lui. La jeune femme disparue finalement dans la cuisine sans les prendre et revint quelques instants plus tard avec une bière et un jus de fruit pour lui suggérer de lui offrir un chien à la place. Sean arqua les sourcils de surprise avant de se mettre à rire doucement à l’alternative, pour le moins originale mais tout à fait à l’image angélique et touchante qu’il avait d’elle.

« Ouai… Je crois aussi que je préfèrerais un chien à Justin Timberlake... » finit-il par dire en secouant négativement la tête dans ses rires qui finirent par s’estomper peu à peu pour retrouver des airs plus sérieux et ancrer son regard au sien. « Un chien alors, hein ? » lui demanda-t-il pour s’assurer définitivement du sérieux de sa suggestion avant d’hocher lentement la tête en signe d’accord. Pourquoi pas… Sean pouvait lui trouver un chien. Un petit plutôt imaginait-il… A moins qu’elle ne soit fan de ses chevaux miniatures à la grande gueule baveuse. Quoi qu’il en soit, il verrait cela cette semaine et reviendrait donc avec un ami lors de sa prochaine visite. L’homme rangea les 2000 dollars dans la poche de son cuir d’où ils sortaient avant que son regard ne trouve la bière posée sur la table basse. « Et oublie ce que j’ai dis tout à l’heure, t’es très douée comme serveuse… » glissa-t-il en se remettant à rire doucement dans ce même esprit amusé qui s’était installé depuis quelques minutes.

Sean jeta un œil sur sa breitling à cinq mille dollars pour constater qu’il était encore tôt, mais n’étant pas du genre à s’imposer et camper chez les gens de lui-même, demanda à Sarah si ça allait aller. La jeune femme lui répondit que ça irait tant qu’il serait là et lui demanda du même coup s’il pouvait rester un peu, avec l’une de ses moues d’ange qui lui étaient si particulière et, il faut bien le dire, irrésistible… « Raaah tu triches là… T’as pas le droit de me faire ce petit air, tu sais que je peux pas dire non… » lui glissa-t-il dans un large sourire avant d’attraper la bière et de l’ouvrir. Evidemment, il serait resté dans tous les cas tant qu’elle lui avait demandée, mais cette moue adorable qu’elle savait prendre était définitivement fatale. Elle était de toute façon une très jolie femme, emplie de charme. Sean posa la capsule de sa bière sur la table et tendit alors sa bouteille vers Sarah sans se départir d’un petit sourire amusé pour trinquer avec son jus de fruit avant de la porter à ses lèvres pour en boire une première gorgée.

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MessageSujet: Re: « When the life becomes a nightmare. » # Sean   Mar 12 Avr - 15:18

N'importe qui aurait prit les 2000 dollars sans faire d'histoire. Un simple merci, on range l'argent dans la poche, et ça s'arrête là. Mais, dans le cas de Sarah, ce n'est pas une chose simple que de lui offrir quelque chose. Notamment de l'argent. D'une part, elle en a déjà un sacré paquet sur son compte bancaire. Son père était un homme qui avait de l'argent,e t bien évidemment, à sa mort, c'est sa fille qui a eu l'héritage qu'elle a pu toucher à sa majorité. Mais, ce n'est pas pour autant qu'elle vit sur cet argent que son défunt père lui a laissé. A la place, elle s'est prit un job de serveuse, histoire de ne pas avoir l'impression de ne rien faire. Après tout, elle a acquis cette indépendance au fil des années. Et, le fait qu'on lui donne de l'argent lui fait l'impression d'être entretenue. Une chose dont elle a horreur. Alors, même si habituellement elle prend quand même l'argent que Sean lui donne, cette fois, elle n'a pas l'intention de baisser les bras. Et hors de question qu'il glisse l'argent dans sa boite aux lettres. Aujourd'hui, cela ne se passera pas ainsi.

De ce fait, elle s'éclipsa quelques secondes dans la cuisine pour prendre de quoi boire avant de revenir en lui faisant une suggestion. Lui offrir un chien. Oui, une petite bête à poils. Elle aurait très bien pu demander autre chose. Un truc de valeur, mais de ça, elle s'en moque vraiment. En fait, c'est un désir de petite fille. Lorsqu'elle était plus jeune, elle a toujours voulu avoir un chien. C'était presque une obsession. A chaque fois qu'elle voyait un chien dans la rue, elle allait le voir, c'était ce qu'elle voulait. Mais, ni sa mère, ni son beau-père ne semblait être d'accord avec cela. De toute façon, dès qu'il était sujet de faire plaisir à Sarah, il n'y avait plus personne. Alors, avec les années, elle a oubliée cette envie. Même avec Louisa, elle aurait pu en avoir un. Mais, elle était trop occupée à prendre de la drogue, alors, s'occuper d'un animal était sa dernière envie. Mais, à présent, tout est différent. La jeune femme reste toujours seule chez elle, elle ne sort que très peu. Et un animal serait une très bonne compagnie, d'autant qu'elle se sentirait rassurée. « Oui, un chien ! » affirme la jeune femme le plus sérieusement du monde. D'ailleurs, elle a toujours voulu un labrador couleur chocolat. Petite, lorsqu'elle imaginait pouvoir en avoir un, elle était heureuse. Mais, cela n'a pas duré longtemps. « Attends... Mais c'est la première fois que j'arrive à te convaincre de ne pas me donner de l'argent... C'est merveilleux. » ajoute Sarah dans un petit rire assez discret. Si elle, elle est têtue, elle sait que Sean peut l'être autant.

Maintenant que tout semble être dans l'ordre, la jeune femme se sent vraiment mieux. Sa petite crise fait désormais partie du passé. Ce n'était pas la première, mais elle espère que ce sera la dernière. Plus jamais elle souhaite revivre ça. Bien trop difficile pour elle de remonter la pente ensuite. Déjà qu'elle a fait des efforts pour tout arrêter, alors, il est hors de question qu'elle replonge comme ça. Elle n'a pas envie que sa mère soit la gagnante de cette bataille. Ce sera elle, et pas quelqu'un d'autre. « Je sais. C'est pour ça que le patron voulait encore de moi dans son bar. Malgré la casse, j'ai une bonne mémoire. Les habitués ont plus besoin de dire ce qu'ils veulent boire, je sers direct. Et ça... Ça compte pas mal dans le job. » répondit Sarah avec un fin sourire en coin. Vrai. A force de voir souvent les mêmes têtes, les gens n'avaient plus besoin de dire ce qu'ils voulaient boire. Sarah voyait les gens venir, et directement, ils avaient leur boisson favorite en face d'eux. Cela se rapporte un peu à une routine. A force de faire toujours les mêmes choses, on s'en souvient mieux.

Ensuite, Sarah lui fit une requête ; qu'il reste un petit peu. Mais, non sans faire une petite moue dont elle seule à le secret. D'ailleurs, cela lui vient naturellement. Elle peut en avoir des dizaines en réserve. Souvent, elle ne le fait pas exprès, mais même sans qu'elle le veuille, ça se fait. Et, elle sait aussi qu'il est difficile de lui dire non après cela. Elle eut un sourire à la remarque de Sean, et reprit une attitude normale. « Hm ? Quel petit air ? Non, sérieux, arrête de suite la bière, ça te réussit pas... » dit-elle en toute innocence, appuyant ses dires avec une moue angélique. On lui donnerait presque le bon Dieu sans confession. Elle trinque ensuite avec l'homme, buvant une gorgée de son jus de fruit, reposant ensuite la bouteille sur la table basse. « J'ai envie d'aller à L.A... Venice Beach... Ou, j'en sais rien... On va à L.A ? » demande-t-elle en ancrant son regard dans celui de Sean. Sarah, ou la fille qui a souvent des idées étranges.
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MessageSujet: Re: « When the life becomes a nightmare. » # Sean   Ven 15 Avr - 7:19

Sean n’avait pas vraiment de mal à être généreux avec son argent. Peut-être parce qu’il n’en manquait pas et n’était surtout pas du genre à se refuser quoi que ce soit. Il en donnait régulièrement à Sarah pour s’assurer de ne rien laisser au hasard et, quelque part aussi, se rassurer lui-même sur le fait qu’il ne la laissait pas sans rien, même lorsque n’était pas dans le besoin. Il insistait et parvenait toujours d’une façon ou d’une autre à lui faire accepter, même malgré elle. Alors si elle l’avait convaincu de ne pas lui en donner cette fois, c’est aussi et surtout parce qu’il le voulait bien. L’idée du chien l’avait convaincu bien qu’il n’aimait pas ce genre de bestiole, pas plus que les chats. Enfin, tant qu’il ne pissait pas sur la banquette arrière de sa Navigator le temps qu’il ne la ramène chez elle, il pourrait le supporter. Restait à trouver quelle race allait-il lui choisir… Un petit plutôt. Sarah était tellement frêle qu’un gros la promènerait plus que l’inverse lorsqu’il le faudrait.

La jeune femme partit ensuite chercher un jus de fruit et une bière pour lui, comme pour ajouter un argument de plus à sa moue lorsqu’elle lui demanda s’il ne voulait pas rester. Cela amusa en tout cas beaucoup l’homme, qui n’avait besoin ni de l’une, ni de l’autre pour rester avec elle si elle en avait besoin. Mais Sarah savait apporter une petite touche d’humour et de bonne humeur à tout, et ça non plus ce n’était pas nouveau. L’innocence incarnée… Ou presque. « Naaaan Naaaan… Ca n’a rien à voir avec la bière. Je sais reconnaître un ange quand j’en vois un, c’est trop rare dans mon monde. » glissa-t-il en rigolant. Véridique pourtant. Il passait ses journées à courir et à côtoyer tellement de salopards que ce genre de moue n’apparaissait bien que chez Sarah. Quoi qu’il en soit, il trinqua sa bière avec elle et bu ensuite une première gorgée de sa boisson avant qu’elle ne l’interpelle en lui disant quelle avait envie d’aller à Los Angeles et Venice Beach. Sean reporta un regard mi-amusé mi-stupéfait sur elle en arquant un sourcil, intrigué par cette idée sortie de nulle part.

« Ooooh... Toi… Toi tu dois arrêter le jus de fruit. » lui répondit-il avant de se remettre à rire en secouant la tête. Drôle d’idée que celle d’aller traîner à Los Angeles et qui plus est à Venice Beach. Sean n’avait pas dû y mettre les pieds depuis des mois. Il n’avait pas eu le temps de prendre de vacances depuis des années déjà. L’homme finit par reprendre une gorgée de bière avant de la reposer sur la table basse. « Venice Beach, hmm ? Ok, prends tes affaires, je t’offre une glace. » glissa-t-il avec un fin sourire accroché aux lèvres. Pourquoi pas après tout. Sean n’avait rien de spécial à faire et n’était pas contre l’idée d’une balade. L’homme attendit que Sarah aille chercher ses affaires ou ne se prépare si elle en avait besoin et se leva ensuite du canapé pour enfiler sa veste, non sans pouvoir se retenir de sourire à nouveau en repensant à cette idée sortie de nulle part. Décidément, pleine de surprise cette fille. Et c’est aussi pour ça que Sean l’appréciait autant.

« T’es prête ? » lui demanda-t-il avant de plonger l’une de ses mains dans une poche de son jean pour en sortir ses clefs de voiture. « Allez en route. » ajouta Sean avec un bref geste de la tête en remettant sa veste correctement en place pour s’arranger quelque peu. En route pour une petite virée à Los Angeles donc. Sean se dirigea vers l’entrée pour ouvrir sa porte et passer devant, la laissant refermer derrière elle avant de descendre les escaliers du bâtiment jusqu’à en sortir en bas. Sa Navigator garée n’importe comment en bas dans son arrivée empressée d’inquiétudes ne risquait pas de se faire verbaliser avec la mention d’inspecteur du C.R.A.S.H qui était affichée sur le haut de ses plaques d’immatriculation. L'homme monta à l'intérieur et laissa Sarah le rejoindre côté passager avant de mettre le contact et démarrer, direction la citée des Anges.

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MessageSujet: Re: « When the life becomes a nightmare. » # Sean   Jeu 21 Avr - 14:33

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