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 Forever trusting who we are [LIBRE]

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« Dalia Lucientes »

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MessageSujet: Forever trusting who we are [LIBRE]   Ven 25 Mar - 9:03

❝ Forever trusting who we are

Dalia se leva relativement tôt ce matin. Vielle habitude qu’elle avait gardé de son enfance : se lever avant que sa mère n’essaye de faire quoi que ce soit dans la maison histoire d’éviter les catastrophes. Quand on se retrouvait seule avec une femme malade mentalement, ça exigeait une organisation assez rigoureuse. Organisation qu’elle avait toujours gardée dans sa vie et qui lui avait un peu valu la place de « cerveau » dans le trio, du moins, elle se chargeait de calmer les ardeurs de ses deux acolytes. Après s’être fait un café bien serré et l’avoir bu en quelques gorgées, elle se décida à sortir. Elle n’avait pas grand-chose à faire aujourd’hui mais ça pourrait changer. Ils devaient être joignables à tout moment au cas ou quelque chose arrive ou qu’un convoi soit organisé. Dalia n’avait pas une place incroyablement élevée dans la hiérarchie. On pouvait aisément dire qu’elle faisait partie des petits troufions de base qui exécutait les ordres sans broncher. Malgré tout, elle avait un sens du commerce et s’y connaissait pas mal en matière d’armes et ça n’était pas passé inaperçue. Elle avait bon espoir de monter en grade pour se rapprocher un peu plus du noyau décisionnaire. Il ne fallait pas perdre de vue les objectifs principaux.

Elle repensait encore à cette entrevue avec l'inspecteur du CRASH. Elle voulait totalement le détester parce qu'il lui avait clairement fait comprendre qu'il était corrompu, mais en même temps elle ne pensait pas qu'il soit totalement finit. Il faudrait qu'elle tienne le rôle et voit comment ça allait évoluer. Jouer un rôle toute la journée c’était dur à négocier et il serait nettement plus facile de céder à la tentation d’y croire. Mais y croire, c’était risqué de se laisser happer totalement par le personnage et par la facilité que ce genre de vie lui offrirait. Non pas qu’elle trafiquait et dealait avec une grande aisance, mais elle avait du mettre à mal certains de ses principes et faire la sourde oreilles à sa morale pour en arriver là. Et elle était bien consciente qu’elle n’était absolument pas au bout de ses peines. Elle s’appliquait chaque jour à se plonger un peu plus dans le milieu. Elle savait que viendrait le moment où elle devrait commettre l’irréparable histoire d’encore un peu plus s’immerger. Heureusement que ses collègues n’étaient pas loin.

Seul, on avait tendance à se reposer sur les gens les plus proches de soi. Et si elle avait été en solo sur ce genre d’opération, elle aurait possiblement cédée à la pression : elle se serait barrée ou aurait véritablement succombé à la vie de violence. C’était effrayant des fois de constater qu’on arrivait à se faire passer pour eux, pire, que des fois c’était plaisant et presque enrichissant. Mais à chaque fois qu’elle croisait Toni ou Leticia du regard, ça lui rappelait toujours plus qu’elle n’était là que pour faire son travail : les mettre tous en taule et s’arranger pour qu’ils y restent un bon paquet de temps. Mais le découragement était souvent au rendez-vous. Elle avait des fois l’impression que pour chaque pas en avant qu’elle faisait, les circonstances s’arrangeaient pour qu’elle en fasse trois en arrière. Et dans ce genre de moments, il fallait qu’elle décompresse.

Et puis, il fallait aussi qu’elle se montre un peu. Pas pour draguer ou un truc du genre, loin de là, mais pour des raisons business. Déjà, il fallait qu’elle commence à se faire remarquer dans le gang et elle comptait bien se faire des contacts de confiance dans les environs. C’était toujours appréciable d’avoir de bonnes connaissances pour se faire appuyer et aussi pour être au courant des dernières nouvelles. Elle avait beau être hispanique, ce n’était pas pour ça qu’on lui racontait tous les ragots du coin. Ensuite, elle savait que les agents des environs avaient eu son signalement des bureaux du Texas et donc, ils la chercheraient certainement à un moment ou à un autre, elle, ou ses collègues. Et si elle restait cloîtrée dans la maison comme un ours qui hiberne, ça n’allait pas aider. De plus, elle avait envie de voir un peu de monde aujourd’hui.

Elle sortit en refermant la porte. Elle portait, comme toujours, son Beretta dans sa ceinture et avait revêtit une chemise assez longue pour cacher la crosse qui dépassait de son pantalon. Elle avait prit un sac et avait mit ses lunettes de soleil. Accessoire de mode pour beaucoup de femmes, c’était aussi un bon moyen d’observer sans être vu, avantage non négligeable. Elle allait boire un coup à un bar pas loin histoire de tâter le terrain et de voir si elle ne reconnaissait pas quelques têtes… Elle descendit l’avenue d’un pas calme et détendu. Etre tendu comme un slip, c’était le meilleur moyen de se faire agresser car on gravait soi même sur son front les mots : vulnérable et bonne poire. Dalia avait beau être petite et avoir un visage un peu candide, elle était loin d’être une femme qui se laissait marcher sur les pieds. Elle savait refreiner ses envies d’émancipations lorsque c’était nécessaire pour sa vie, mais elle n’arriverait à rien en jouant le couplet de la femme soumise.

Elle arriva dans une rue assez fréquentée avec quelques épiceries qui sentaient bon les fruits et les légumes du sud. Un bar, ouvert sur le trottoir attira l’attention de la femme. De la musique latine s’en dégageait et sur les terrasses de devant, des vieux parlant espagnoles jouaient aux cartes. Ce quartier avait beau être très hostile pour quiconque n’était pas de « la famille », il avait un charme assez certain. Elle entra dans le lieu et s’installa au bar. Un petit bonhomme lui demanda ce qu’elle voulait boire. Elle demanda un jus de fruit frais. Elle n’allait pas se mettre à picoler si tôt le matin quand même, elle n’allait pas si mal que ça. Le serveur lui apporta sa boisson lorsqu’elle eut envie de se clope matinale. Elle prit son verre et s’installa près des fenêtres ouvertes. Elle sortit une cigarette qu’elle se mit au bec avant de chercher son briquet. Elle lança un grinçant : « Que mierda… » avec un ton exaspéré. Cette petite andouille avait oubliée son précieux briquet à la maison et elle n’avait aucune envie de refaire le chemin de retour pour aller le chercher et donc se presser de boire son jus de fruit… C’était toujours dans les moments d’une infinie perfection qu’on se retrouvait dans le caca jusqu’au cou. Et pour une fumeuse comme elle, c’était dramatique. Elle chercha du regard un autre fumeur ou quelqu’un pouvant posséder un briquet autour d’elle. Après tout, elle était normalement dans un terrain ami et elle ne devrait pas trop se faire rembarrer au près de la population locale. Mais ne savait-on jamais, elle n’était pas non plus Miss Monde et il ne serait pas étonnant qu’on l’envoit balader, même en cette matinée agréable.


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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [LIBRE]   Dim 3 Avr - 20:18

Hector Vargas

Après six mois passé au Mexique, le retour chez l’oncle Sam était toujours plus ou moins pénible pour Hector. Si le soleil de Californie n’était pas désagréable, il ne valait en rien celui de son pays natal. Terminée la semi retraite à siroter de la téquila autour de belles chicas, même si il avait régulièrement quelques mexicains à faire passer de l’autre côté de la frontière, place désormais au vrai boulot dans le gang qu’il a lui-même fondé vingt ans auparavant à Inglewood. Hector avait confiance en son neveu. Suffisamment pour lui avoir donné les clefs de la baraque criminelle, néanmoins le « chiquillo »avait encore besoin d’un bras droit fort de conseils avertis pour prendre place sur le trône plus confortablement. Tonio était également un intermédiaire décent pour le trafic d’armes avec les russes, mais ce n’était pas une foudre de guerre non plus. Sans compter que la dernière fois qu’Hector l’avait invité dans un bar à putes de Tijuana, il avait étrangement refusé… Et sur Hillcrest Boulevard, la règle était bien connue de tous : On ne refuse jamais une invitation d’Hector Vargas.

Ce matin justement, deuxième jour depuis son retour express de Mexico, Hector devait faire un petit inventaire des armes de guerres en stock du gang et voir un peu comment le petite Ramirez s’en était sortit. Avant cela, et comme il était toujours dans un état d’esprit de vacances, l’homme partit boire quelques verres de tequila dans un bar qu’il possédait sur Hillcrest Boulevard pour se motiver. Sa tenue traduisait également cette humeur tranquille et vacancière puisqu’il portait un jean large décontracté avec une chemise légèrement entrouverte sur son torse laissant paraitre le large tatouage qui ornait sa poitrine et représentait sa première femme, aujourd’hui défunte. Au moment où Hector fit résonner les pas de ses bottes façon randonnée à l’intérieur du bar, tous les clients, pour la plupart membres du gang s’arrêtèrent net. Respecté et craint à la fois. Sa réputation de barbare sanglant à la machette et ses faits d’armes passés en tant que chef de Los O étaient connus et reconnus de tous.

L’homme commanda une bouteille de tequila et un verre au barman avant de partir s’isoler avec sur une table au fond de la salle, en bon boss observant de loin ses sujets. Un verre… deux verres… Un autre... Et encore un autre… Cette merde passait comme de la flotte depuis le temps et coulait presque dans ses veines maintenant. Rien ne valait la téquila, et les mujeres latinas. D’ailleurs il n’y en avait aucune en ce matin. Etrange… Dans ses souvenirs, il y a six mois il y avait toujours une ou deux putes du gang avec un gadjo ici. Une toutefois finit par faire son apparition et entra dans l’établissement. Elle n’avait rien d’une pute et ça, le regard patibulaire d’Hector le remarqua tout de suite en la suivant des yeux jusqu’au comptoir où elle s’arrêta. Une cliente ? Apparemment… Une membre de Los O ? Depuis quand recrutaient-ils chez les femmes maintenant ? Encore une idée novatrice d’Eduardo sans doute… Sa mine fermée se décrispa avec sa moustache lorsqu’il entendit qu’elle commandait un jus de fruit, lui faisait esquisser un petit sourire amusé en coin. Bientôt des chicos viendraient prendre des verres de lait ici… Alalala… Le temps n’est plus ce qu’il était.

Hector ne la lâcha pas du regard et termina un énième verre de tequila d’un trait au moment où la jeune mexicaine sembla embêtée par quelque chose. Elle avait une clope au bec, mais pas de feu… Evidemment, l’un des clients s’avança bientôt vers elle pour lui en tendre un mais Hector l’arrêta immédiatement en esquissant un « Tsssssssssssssssssssssss ! » suffisamment fort pour lui faire comprendre qu’il ferait mieux de ranger ce briquet. A nouveau, toute la pièce plongea dans un lourd silence après cette intervention du chef avant de finalement retrouver une ambiance plus sereine et calme. Il en imposait oui. La hiérarchie du gang était ainsi, et le respect de son parcours décuplait tout cela. Sans quitter la jeune morena des yeux, Hector lui fit un simple signe de tête pour l’inviter à venir se joindre à lui à sa table avant de sortir un cigare mexicain de la poche de sa chemise puis un zipo d’une autre de son jean.

L’homme alluma son cigare, plongeant son visage dans un grand nuage de fumée compact le temps qu’elle n’arrive à son niveau mais ne referma le zipo et lui tendit ensuite la flamme salvatrice pour allumer sa cigarette. « El fuego de la leña verde proporciona mas humo que calor… » lui glissa-t-il ensuite en lui désignant de la main la chaise en face de la sienne. Une invitation, oui. Pour ce qui est de ce proverbe mexicain que l’on pouvait traduire par « Le feu tiré du bois vert donne plus de fumée que de chaleur », il était surtout destiné à sous-entendre qu’une cigarette américaine ne valait pas un bon cigare mexicain comme le sien. Mais elle ne semblait pas du genre à fumer des cigares… Qui était-elle ? Ca, Hector avait bien l’intention de le découvrir autour de quelques verres… De tequila ou de jus de fruit. « Je m’appelle Hector… Vargas » se présenta-t-il avec un accent mexicain on ne peut plus grossier avant que sa langue d’origine ne le rattrape. « ¿ Y tù? Cómo Te Llama?» lui demanda-t-il ensuite tout en se remplissant un nouveau verre de tequila.
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [LIBRE]   Dim 3 Avr - 22:23

Un type accoudé au bar, constatant de la difficulté de la jeune femme, se pencha en sortant un briquet lorsqu’une sorte de sifflement se fit entendre du fond de la sale, provenant d’un vieux mexicain que Dalia n’avait même pas remarqué en entrant. Les gens du bar se crispèrent une demi seconde avant que le type au bar ne se rétracte étrangement, comme si il avait reçu un ordre invisible émanant de cet inconnu au fond de la salle. Ca, c’était du gros poisson. Il était tout seul et semblait comme avoir une sorte de distance de sécurité autour de lui où personne n’allait. Elle n’avait pas encore vu d’anciens du gang mais lui, il semblait avoir bien refroidit l’ambiance de tout le bar. Sur sa table il y avait posé une bouteille de tequila et son verre. He ben lui, c’était un vrai. A côté, avec son jus d’orange histoire de pas avoir la tête en dedans dès le matin, Dalia semblait être une minette. Il lui fit un signe de tête pour lui indiquer de venir. Saisissant son verre de jus d’orange du Mexique, elle s’approcha, la cigarette dans l’autre main.

Elle sentait que lui, fallait pas le chercher et elle n’allait pas le faire. Elle espérait juste qu’il ne lui fasse pas de propositions trop extrêmes auxquelles elle serait forcément obligée de dire oui. En tout cas, vu l’aura qu’il semblait dégager et son air totalement assuré et tranquille, comme si il savait qu’il était dans sont territoire, ça devait être un sacré mec dans le gang, probablement près du cercle de décisions. Il sortit alors qu’elle approchait, un cigare qui devait certainement venir de plus au sud, ainsi qu’un zippo. Il alluma son tube avant d’allumer celui de la jeune femme en lui sortant un dicton assez connu en espagnole. Il ne devait pas trouver ça très Los Ojos de fumer de l’américaine alors qu’on était si proche de la frontière et de la possibilité d’avoir du bon cigare. Mais Dalia n’aimait pas franchement ça. Déjà, on crapotait généralement sans fumer toute la fumée et la jeune femme ne voyait pas vraiment l’intérêt de payer si cher si ce n’était pas pour se polluer les poumons jusqu’au bout.

Elle sourit tout de même, accordant cette remarque à son interlocuteur avant qu’il ne lui indique de s’asseoir en face de lui, ce qu’elle fit sans demander son reste. Elle posa son verre de côté. Elle sentait étrangement qu’il n’allait pas rester remplit que de jus d’orange même si c’était le matin. Elle voulait avoir les idées claires en cas de commerce dans l’après-midi, elle aurait certainement les idées claires à la mexicaine. Finalement il se présenta comme Hector Vargas. Ce nom eu un effet de décharge électrique dans sa nuque même si elle n’en montra rien. Le fixant du regard, calmement. Si elle commençait à sauter au plafond à chaque chef de gang qu’elle croisait, ça ne ferait pas crédible et aussi, elle n’en rencontrerait pas super souvent certainement. Il avait un fort accent mexicain. Il lui demanda en espagnole finalement, comment elle s’appelait. Elle prit son verre de jus d’orange frais et en bus une gorgée avant de lui répondre simplement « Dalia Lucientes. ».

Etant donné qu’elle n’était pas très haute dans la hiérarchie, on ne lui avait pas encore dit comment se conduire si le chef se pointait dans le coin. Généralement c’était le genre : tu fermes ta gueule et tu écoutes. Mais là le contexte était assez différent et ils étaient tous deux entrain de boire – pas les mêmes boissons – et fumer – pas les mêmes cigarettes – à un bar, il n’était pas question de boulot pour le moment. La jeune femme ne savait pas vraiment comme s’adresser à lui, américain ? Espagnol ? En tout cas, elle le vouvoierait parce que bon, c’était le simple minimum. Ensuite, elle verrait comme il réagirait à ses propos et s’adapterait ensuite à ses réactions et à ce qu’il lui répondrait – ou si il lui couperait la gorge à coup de machette. Elle tira un coup sur sa sèche avant de dire : « enchantée de faire votre connaissance… Je ne pensais pas rencontrer quelqu’un comme vous ici de si bon matin. ». Ca oui que si on lui avait dit qu’elle rencontrerait Vargas en se pointant comme ça comme une fleur à un bar boire du jus d’orange, elle ne savait pas vraiment ce qu’elle aurait fait. Entre la peur de se faire dégager si il ne la trouvait pas assez compétente et l’envie de voir à quoi il ressemblait et ce qu’il pourrait lui sortir… Elle préférait largement tomber dessus comme ça, par hasard. Mais bon, elle ne prenait pas beaucoup de risque en restant dans le coin des Los Ojos en même temps, mais tant qu’à faire… Elle bue une autre gorgée de son bon vieux jus d’orange qui diminuait et diminuait… Ainsi que sa cigarette qui se consumait doucement et enveloppait les deux protagonistes d’une sorte de brume blanche et épaisse. Ils devaient être la cheminée du bar à cet instant avec leurs deux sèches allumées. Maintenant restait à voir si elle allait se faire remettre à sa place en se faisant rappeler que c’était lui qui parlait et elle qui répondait, ou alors si ils allaient entamer une conversation avec un réel échange. La femme était curieuse étant donné qu’on lui avait décrit Vargas comme quelqu’un d’assez inaccessible, presque au rang de divinité

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [LIBRE]   Mar 5 Avr - 2:07

Hector Vargas

S’il n’y avait que peu de kilomètres entre ici et le Mexique, la différence était toutefois bien sensible pour Hector. Même après vingt ans passés sur le sol américain et un bon visa en bonne et due forme, ici il se sentait toujours étranger. Lorsqu’on sortait d’Hillcrest Boulevard pour se mêler aux gringos, leurs regards étaient toujours saisissants. Les lois de ce pays étaient également bien différentes, moins dures mais paradoxalement avec beaucoup plus de failles à exploiter. Pour avoir par exemple connu les prisons mexicaines et américaines, Hector jurerait que s’il devait finir sa vie dans l’une de ces cellules, il préférerait mourir loin de ses terres au frais de la bannière étoilée. Autre différence notable, on ne voyait presque aucune femme dans les bars du côté de Mexico. Du moins pas en tant que clientes, mais accompagnatrices des hombres. Cette comète sortie de nulle part et qui avait commandée un jus de fruit avait donc logiquement attirée son attention. Elle cherchait du feu pour allumer sa cigarette et l’ancien chef préretraité de Los O lui avait proposé le sien avant de l’inviter à sa table.

La compagnie d’une dame n’était jamais désagréable pour Hector tant qu’elle se montrait intéressante, ce qui était pour le moment le cas. Hector se présenta à elle, devinant qu’elle n’avait pas encore eu l’occasion de le voir puisqu’il revenait tout juste de six mois d’exil au Mexique et qu’avant cela, il ne l’avait jamais aperçue non plus dans le coin. Elle était donc en théorie nouvelle. La jeune femme se présenta en retour à sa question, se prénommant Dalia Lucientes et Hector acquiesça de la tête à ce nom qui sonnait bien de chez lui avant de laisser paraitre un petit sourire sous sa moustache qui précéda son cigare venant se glisser entre ses lèvres. L’homme tira longuement dessus, faisant crépiter le fin papier marron sous sa consumation avant de recracher une nouvelle large fumée compacte et interminable au moment où Dalia lui dit être enchantée de le rencontrer et qu’elle ne pensait pas rencontre quelqu’un comme lui de si bon matin. Oui, s’ils n’avaient pas encore eu l’occasion de se croiser parce qu’il était de l’autre côté de la frontière, son nom lui était forcément connu puisque dans la plupart des bouches ici avec sa réputation.

« Et moi je ne pensais pas voir une chica entrer ici et commander un jus de fruit… » lui répondit-il avant de se mettre à éclater doucement rire de sa propre remarque d’une voix cassée et rauque de vieux vétéran qu’il était. Son regard se perdit un moment sur la table mais pas le sourire resté accroché ses lèvres alors qu’il se pencha en avant pour se poser sur ses avant-bras. « La première femme que j’ai vu boire dans un bar, c’était il y a une vingtaine d’année, dans un coin pas très loin d’ici… A l’époque je venais juste d’immigrer de mexico. Tout ce que j’avais c’était un sac à dos comme seul bagage, une machette et 40 dollars au fond d'une poche… Et… cette fille… C’était une puta tu vois... Dans ce temps, il n’y avait que ce genre de blanches pour accepter les métèques comme moi dans leurs lits… » commença-t-il en étouffant un nouveau petit rire au timbre cassé. Hector était comme ça. Il avait toujours des tonnes d’anecdotes et d’histoires de son vécu de gangster à conter à quiconque pouvait bien l’entendre. Nostalgique et fier de son héritage.

« Et la chica buvait comme un homme… Elle enchainait les verres, je n’avais jamais vu ça, je n’en croyais pas mis ojos… Je finis par m’approcher d’elle pour lui en offrir quelques uns, et elle commence à me raconter sa vie… La puta ivre se met bientôt à déballer tout ces petits secrets et me raconte où que son mac cache du fric et qu’un jour elle le volera pour se refaire una vida… Je continue de la faire boire et je lui donne finalement mes derniers billets pour une passe dans une chambre à l’étage… On monte, on fait l’amour et la puta finit par me donner la planque où son mac cache le fric… » poursuit Hector avec ce même air regretté comme s’il si voyait toujours et pouvait revivre la scène comme si c’était hier. Le temps de tirer une nouvelle fois sur son cigare avant de conclure sans sourire et d’un air plus calme, presque glacial... « Je lui ai tranchée la gorge à elle et au gringo… Le lendemain je montais la première affaire qui fonderait le gang avec cet argent qui a acheté notre première cargaison de cocaïne…» . Pas mal pour un immigré arrivé avec un sac à dos et 40 dollars américains en poche non ?

Son petit récit avait en tout cas visiblement plu aux autres clients présents le bar et qui laissèrent entendre quelques rires en fond, même s'ils l'avaient probablement déjà entendu au moins mille fois. Simplement parce que Hector savait les raconter ou qu'il était Hector, et qu'il était de notoriété qu'il valait mieux rire à ses blagues pour ne pas le contrarier. Pourquoi est-ce qu’il venait de lui raconter toute cette histoire ? Tout simplement parce qu’il adorait ça, mais pas que… Il ne voulait pas l’ennuyer avec ses récits de vieux boss de la pègre, mais voulait bien en venir quelque part. Hector finit par attraper la bouteille de tequila déjà bien entamée et se remplit un nouveau verre avant de positionner le goulot au dessus du verre vidé de jus de fruit de Dalia « Tout ça pour dire… Qu’une femme qui boit a toujours des choses intéressantes à raconter… Hum ? » glissa-t-il, lui laissant entendre avec son dernier vrombissement vocal qu’il l’invitait à boire avec lui et lui suggérant la réponse qu’elle devait être d’accord avec ça. Il se sentirait offensé d’un refus mais ne s’arrêterait peut-être pas là-dessus. Son intérêt se trouvait surtout dans la question qui suivit.

« Bueno bueno bueno… Alors… Qu’est-ce que tu fais dans le coin Dalia ? Tu es avec Los O ? » lui demanda-t-il avant de poser la bouteille pour prendre son verre et le porter à ses lèvres, le descendant sec d’un trait dans un vif mouvement de tête vers l’arrière.
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [LIBRE]   Mar 5 Avr - 15:11

L’homme acquiesça de la tête alors qu’elle lui avait dit son nom avec un léger sourire. C’était sur que de son côté la vie devait semblait bien tranquille avec un rang comme le sien, les doigts de pieds en éventail et tout le tralala. Il tira une nouvelle fois sur son cigare, longuement, avant d’en faire dégager une fumée épaisse quand Dalia se dit enchantée. Il répondit finalement qu’il ne pensait pas voir une femme entrer ici et commander un jus de fruit. Elle sourit, amusée. Oui, avec la réputation du coin, on s’attendait à ce que la tequila coule à flot immédiatement et tout le temps. Mais l’alcool et les affaires n’étaient pas très bons et généralement, rien de bien en ressortait. Si vous vouliez piéger quelqu’un il fallait l’inviter à boire mais se contenter soi même de cocktails sans alcool ou alors on pouvait en profiter si on tenait suffisamment bien. Une personne saoule se laissait plus facilement embobiner avec des théoriques aux apparences logiques mais souvent foireuses. Technique pas très réglos qu’elle appliquait des fois lors de certains commerces. La bière par exemple était traître et donnait trop confiance en soi après quelques canettes. La jeune femme restait toujours totalement sobre quand elle savait qu’elle avait un deal dans la journée. Les esprits clairs pour embrouiller l’autre et l’emplumer sans trop se faire voir, la technique en somme. Vargas rigola légèrement de sa voix rauque et cassée où filtrait les années, les cigares et la fatigue. A son age, après tant d’aventures à son actif, c’était assez normal.

Il finit par atténuer son rire sans pour autant se départir de son sourire. Son regard se perdit quelque part très loin alors qu’il se pencha légèrement en posant ses avant-bras sur la table. Il lui raconta alors l’histoire de la première femme qu’il avait vu boire dans un bar il y a une petite vingtaine d’année, alors qu’il venait juste d’immigrer et qui était une prostituée. Elle avait la langue bien pendue et ne savait pas se taire encore moins avec un coup dans le nez. Elle révéla une information sur une grosse quantité d’argent et la jeune femme commença à voir doucement où il arrivait. Là, elle était bloquée en mode Dalia 100% et son sourire très discret s’élargissait au fur et à mesure du récit, comme si elle était amusée d’entendre ça. Après l’avoir tiré ( la prostituée), elle lui dit où se trouvait le très cher argent. Il marqua une autre petite pause avec un air légèrement regretté comme si il regardait encore toute la scène à cet instant, comme au cinéma. Il reprit un air calme et sérieux ce que fit aussi Dalia qui sentait que le dénouement ne serait pas plein de bisounours et d’autres trucs mignons mais serait plutôt dans le registre sanglant. Il reprit la parole d’un ton glacial en disant qu’il lui avait tranché la gorge ainsi qu’à son mac et que le lendemain il lançait sa petite affaire des Los O avec sa première cargaison de coke. Dalia affichait un sourire amusé et ses yeux semblaient intéressés.

Cette histoire était bien intéressante même si il devait la raconter à longueur de temps à tous les petits nouveaux qu’il croisait, et la jeune femme ne s’y intéressa pas vraiment que pour son boulot de flic. Elle allait faire quoi ? L’arrêter pour le meurtre de cette prostituée et de ce mac ? N’importe quoi, ça ne servirait à que dalle et il y a avait prescription de toute façon. Derrière elle, des rires entendus se firent entendre comme pour aller dans le sens du chef. Dalia n’avait pas l’habitude de rire à grands éclats et à se taper la cuisse, elle était relativement calme et discrète et un sourire, c’était déjà beaucoup. Hector retourna finalement dans le monde présent et saisit sa bouteille avant de se remplir un verre. Mais il ne s’arrêta pas là et suspendit le goulot au dessus du vers de la jeune femme. Il reprit la parole expliquant que cette petite histoire n’était pas totalement dépourvue de toute logique dans la conversation et lui dit qu’une femme qui buvait avait toujours des choses intéressantes à raconter. Il lui demanda alors d’un son interrogatif si il la servait. Elle hocha lentement positivement la tête avec un sourire « Gracias ». Il reposa la bouteille après l’avoir servit et finit par lui demander ce qu’elle faisait dans le coin et si elle était avec les Los O. Il but cul sec son verre et reposa finalement le pauvre objet qui venait à peine d’être remplit.

Dalia était totalement dans son rôle, jusqu’à ne plus savoir où se trouvait la limite. Il fallait qu’elle y croie franchement si elle voulait être crédible. Tout l’art de se faire passer dans un fauve était dans le fait de se croire fauve entièrement. Si on ne marchait pas soi même dans son rôle, les autres ne le croyaient pas. Et ça, ce serait mortel pour elle. Comme pour se donner du courage, elle imita son compagnon de beuverie et s’avala le liquide d’une traite. La jeune femme n’était pas une pochtronne mais elle était pas mal buveuse et fumeuse, elle collectionnait les vices comme si elle s’était déjà préparée à sa vie de débauche dans un gang. De si bon matin c’était étrange de se torcher mais bon, si elle voulait ne pas s’en faire un ennemi…

Elle reposa le verre et balaya son regard un peu autour. Ce qu’elle faisait dans le coin, dans ce bar… Elle n’allait pas lui dire qu’elle cherchait à attirer l’attention. De toute façon, là, elle était servie niveau personne rencontrée aujourd’hui, c’était le jackpot. « Je visite l’endroit, je me renseigne sur les bons coins en bref… Je suis rentrée chez les Los O y a pas longtemps. ». Elle n’allait pas parler de ses collègues à moins qu’il ne lui demande plus précisément comment elle avait été recrutée. Elle ne voulait pas avoir l’air de faire bande à part et c’était pas du tout le but. Elle rajouta, au cas ou l’homme n’ai pas bien comprit qu’elle n’était pas d ce bord : « J’ai beau boire dans un bar comme la chica de votre histoire, je ne suis pas dans le même genre de commerce… Même si je m’occupe aussi de gros fusils et de tirer…». Jeu de mot à la con sur le double sens des mots tirer et gros fusils qui pouvaient sous entendre bien des choses. Mais pour le coup, elle en parlait dans le sens propre du terme et indiquait à son interlocuteur que son domaine de prédilection n’était pas de tirer du mec mais bien de tirer avec des fusils ou de les vendre. Elle ne tirait pas elle-même mais s’arranger pour que d’autres soient capables de le faire, c’était plus ou moins la même chose.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [LIBRE]   Jeu 7 Avr - 7:12

Hector Vargas

Des histoires comme ça, Hector en avait des dizaines et des dizaines à raconter. Toutes plus drôles ou bien sordides les unes que les autres. Il avait à peu près tout vu de ce qui se fait de pire et de meilleur dans une vie de gangster mais avec le recul, ça le faisait plutôt sourire d’avoir su créer le gang de cette façon, avec une pute un peu trop ivre, quand on voyait l’ampleur qu’avait pris Los Ojos vingt ans plus tard. Enfin, son temps était maintenant terminé ou presque et l’homme pouvait tranquillement vivre avec ses bons souvenirs à raconter autour d’une bonne tequila et d’une jolie fille comme aujourd’hui. En l’occurrence, son petit récit était surtout destiné à l’inviter à l’accompagner dans sa beuverie alcoolisée, ce qui réussit puisque la fameuse Dalia accepta qu’il remplisse son verre de la bouteille made in Mexico et le remercia. Bien… Ne restait plus qu’à vérifier sa théorie sur les femmes qui boivent et si elle allait lui raconter des choses intéressantes, sur elle ou sur le quartier par exemple.

Hector la lança sur le premier sujet et chercha d’abord à savoir qui partageait sa table. Dalia savait qui il était, comme tout le monde ici, mais lui ne savait rien d’elle en dehors de son nom. L’homme tira une nouvelle fois sur son cigare après sa question et étouffa sa fumée dans une nouvelle esquisse de rire cassée à la réponse de la jeune femme. Elle visitait l’endroit et se renseignait sur les bons coins ? Tiens… Il était peut-être temps qu’Hector ait une petite discussion avec son neveu au sujet des recrues du gang… Une femme d’accord… Une femme qui se promène et ne fait que la plante verte, beaucoup moins… « No turista en Los Ojos… » lui glissa-t-il en arquant les sourcils. Pas de touriste à Los O, non…. Soit on bossait pour le gang et servait la cause, soit on restait chez soi et loin des affaires… Quoi, il y avait eu l’un de ses tremblements de terre californien qui avait décimé les troupes au point de recruter des femmes et des femmes inutiles qui plus est ?

Il était perplexe et cela se lisait sur son visage et la position que pris sa moustache avant que Dalia ne rajoute qu’elle n’était pas comme la chica dont il lui avait parlé dans sa petite histoire, mais qu’elle s’occupait d’autres de fusils qui tirent… L’image eu le don de lui tirer un nouveau rire amusé, également lié à la première partie de sa remarque qui lui semblait évidente. « Yo sé… Dans ma vie j’ai connu… muchas… muchas muchas putas… Je sais en reconnaitre une quand j’en vois… » glissa-t-il en hochant positivement la tête sur ce même ton propice à l’humour avant de redevenir sérieux, le temps de reprendre la bouteille de tequila et de leur remplir de nouveaux verres. Ce qui l’intéressait, c’était surtout ce sous-entendu sur les armes. S’il n’avait en rien l’air d’une pute, elle n’avait pas l’allure d’une spécialiste en armes non plus, ce qu’Hector était. Paradoxalement avec ses idées, il avait toujours trouvé un certain charme à l’association entre un flingue et une femme, de même qu’une silhouette féminine portant des tatouages, ce qui, l’un comme l’autre, était plutôt rare…

« Fusiles… Hum? » l’interrogea-t-il avec ce même air intrigué et quelque peu dubitatif sans vraiment attendre de réponse de sa part. Parler parler, c’était bien beau… Dalia pouvait bien lui raconter qu’elle était la nièce du premier ministre mexicain, Hector voulait bien l’écouter tant que cela restait une discussion de bar. Mais qu’en était-il réellement sur le terrain ? L’homme reprit son verre et s’enquilla la boisson d’une nouvelle traite sèche avant de le reposer en en faisant claquer le fond sur la table. « Tu es mariée ? » lui demanda-t-il subitement. Non, non, il ne cherchait pas à la draguer ni à savoir tout de sa vie, bien qu’il aurait pu lui poser la question par simple curiosité… Là aussi, c’était une image qu’il ne tarda pas à préciser. « Moi je suis marié… Et souvent… Les gens avec qui je travaille, en qui j’ai confiance dans mon business… Ils sont capables de décrire dans les moindres détails les caractéristiques de ma femme lorsque je leur présente… » reprit Hector.

L’homme se pencha légèrement an arrière sur sa chaise et souleva a chemise pour attraper une longue arme coincée à sa ceinture et tirer... Un magnifique 357 magnum en argent qu’il déposa à côté de la bouteille et de son verre sur la table. « Je te présente Susana… » lui glissa-t-il avant de se mettre à rire aux éclats de sa petite mise en scène imaginée. De la plaisanterie oui… Mais du sérieux aussi. Un gangster est toujours marié avec son flingue. Pour la vie et jusqu'à la mort. Hector ne lui avait pas demandé si elle était mariée au hasard et espérait bien qu’elle lui réponde qu’elle aussi possédait un flingue sur elle d’une part, et qu’elle soit capable de lui faire un petit topo sur le 357 magnum qu’il venait de poser sur la table d’autre part. Un test de passage en quelques sortes… Si Dalia ne savait même pas combien de balles contenait le barillet, alors cela en resterait à une simple discussion de bar. Si elle se montrait compétente dans la théorie… Alors peut-être qu’il lui offrirait une chance de tenter la pratique à ses côtés.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [LIBRE]   Jeu 7 Avr - 23:51

L’homme l’observait intensément et Dalia savait pertinemment qu’il la testait allègrement. En même temps en tant que – ancien – chef de gang, c’était normal de tester les recrues histoire de ne pas se faire flouer dès le début. Si Dalia en avait été une, elle n’aurait pas voulu avoir de rigolos parmi ses rangs qui pourraient tout faire foirer en un rien de temps. Et pas de chance pour elle, elle n’avait pas assez fait attention à ses mots. Elle pensait que la signification exacte de sa phrase n’échapperait pas à l’homme mais aux vues de sa phrase sur les touristes et de son air perplexe, c’était loupé. En fait, elle voulait surtout dire qu’elle cherchait des clients et qu’elle repérait les bons coins en se montrant un peu. Mais bon, loupé pour cette fois, elle se rattraperait plus tard au pire, à moins que l’homme ne s’en aille ne voyant en elle qu’un intérêt limité – encore plus bas que si elle avait été une prostituée – il faudrait qu’elle bosse sur ses mots et sur la manière dont elle avait de parler au second degrés parce que même si elle le pensait très fort, les autres n’étaient pas dans sa tête et ne pouvaient pas deviner ce qu’il y avait dedans. Vargas avait arqué ses sourcils, il était bien perplexe le pauvre bonhomme c’était sur. Après son image un peu tendancieuse sur les fusils il lui dit que dans sa vie il en avait vu beaucoup des putes et qu’il savait les reconnaître. Ca, il ne fallait pas être sortit d’Harvard pour constater que Dalia n’en était pas une, ou alors, une très très mauvaise. Il hocha positivement la tête en reprenant un air assez sérieux. Il les resservit encore et releva la mention des fusils, intrigué avant de boire cul sec son verre.

Dalia hocha silencieusement la tête, guettant ses réactions. Ce genre d’homme pouvait être très imprévisible d’une manière générale et il ne suffisait que d’une chose qui les contrariait pour qu’ils partent en vrille et ce ne serait pas du tout à l’avantage de la jeune femme. Soudainement, il brisa le silence ambiant en lui demandant si elle était mariée. Elle sourcilla une seconde et fronça les sourcils. Il reprit assez rapidement en disant qu’il était marié et qu’il exigeait des gens avec qui il travaillait dans le business qu’ils sachent détailler les caractéristiques de sa femme quand il la présentait. C’était étrange comme ça et Dalia voyait mal dans quel genre de contexte est-ce qu’on parlait d’une nana comme ça, même une pute. Les caractéristiques c’était pour les objets. Hector précisa encore plus sa pensée en se penchant en arrière pour soulever sa chemise et sortir un pistolet qu’il posa sur la table en le nommant Suzana. Ha en effet, maintenant elle comprenait largement mieux ce dont il parlait. Il se mit alors à rire, apparemment fier de sa petite mise en scène. La jeune femme sourit, amusée, alors qu’elle se but le verre en un seul coup pour le vider et le reposer sur la table. Après quoi elle se pencha légèrement pour mieux voir l’arme.

Ce n’était pas excessivement difficile. Les 347 magnums étaient assez prisés par le grand banditisme. Déjà parce que les balles faisaient mal et que même si ils ne touchaient pas une zone vitale, le blessé s’en retrouvait terriblement handicapé, utile pour les règlements de comptes et les mises au poing musclées. Un plus petit pistolet ou un revolver ça n’aurait pas correspondu à la tête de l’homme. Cette Suzana semblait parfaite pour un type dans le genre qui avait de l’age dans le métier. Dalia sembla légèrement pensive. « Ça semble être une femme plutôt forte et séduisante… Taurus 627 Tracker avec 7 coups, calibre 347 magnum, 27 centimètres et quelques avec un compensateur qui la rend stable. Elle doit être très fidèle j’imagine. ». Fidèle dans le genre solide, dans le genre maniable – même si il fallait s’habituer au poids assez conséquent quand on tirait et au recul qui allait de paire avec sa masse – c’était le genre de revolver que la jeune femme aimait même si elle préferait les pistolets qui avaient plus de balles dans le chargeur.

Elle rajouta en se penchant légèrement « Je suis ravie de la rencontrer. » et elle passa sa main dans son dos pour tirer son Beretta et le poser sur la table avant de rajouter « Je suis aussi mariée… Voici Ezekiel. » Référence biblique assez évidente qui prenait beaucoup d’importance dans la culture hispanique assez encrée dans la religion. Son Beretta n’était pas énormément différent du revolver en terme de masse ou de grosseur. Seulement elle pouvait tirer plus mais moins fort. Ses balles étaient surtout pour tuer directement et non pour handicaper. En même temps, la jeune femme ne cherchait pas non plus à impressionner avec un modèle aussi imposant que celui du vieux du gang, elle voulait qu’elle reste discrète et rapide d’usage dans l’urgence. Elle rajouta enfin « Je pense que nous pourrons être utile aux Los O. ». Intérieurement, elle n’espérait pas s’en servir de si tôt car elle savait dans quel cas on se servait de ce genre de choses. Mais en même temps, pour gagner en galon il faudrait bien qu’elle se mouille à un moment ou à un autre. Mais bon, pour qu’une arme soit effective il fallait bien que le tireur le soit tout autant. La jeune femme avait eu les cours dans la police mais vu qu’elle était une experte et qu’elle était une passionnée, elle avait passé régulièrement ses journées dans les clubs de tirs et les salles d’entraînement de la police histoire de se perfectionner toujours plus. Ca lui permettait de défouler sa violence qui montait souvent dans ses veines, mais aussi histoire de sentir qu’on contrôlait entièrement la situation et l’arme. Elle n’avait pas vraiment eu beaucoup d’occasions de tirer sur des gens, majoritairement pour les empêcher de s’enfuir. Elle avait déjà tué, mais seulement dans le cadre de l’auto défense. Mais maintenant, dans ce gang, elle savait que ses tirs ne seraient en aucun cas justifiés au regard de la loi. Evitons de laisser venir cette situation trop vite à soi…

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [LIBRE]   Ven 8 Avr - 17:23

Hector Vargas

Un test oui. Si ce n’est d’entrée, de sortie en tout cas. N’importe qui, la première conne venue pouvait se prétendre spécialiste dans le milieu des armes mais l’être relevait de toute autre chose. Hector ne lui soumis toutefois pas quelque chose de trop difficile pour quelqu’un qui en savait un temps soit peu. Après tout, c’était l boulot de son neveu et de ses lieutenants de s’occuper des recrues, plus le sien… S’il avait fait entrer des incapables dans Los Ojos, il en assumerait les conséquences un jour ou l’autre et cela lui servirait de leçon. L’ancien chef faisait un premier tri du côté du Mexique et envoyait les plus « aptes » à servir le gang, ensuite c’était l’affaire d’Eduardo. A vrai dire, il s’attendait plutôt à ce que Dalia se plante lamentablement ou ne lui sorte des choses bateau que n’importe quel fan de films d’action hollywoodiens pourrait lui sortir.

La jeune femme observa le 357 qu’il venait de poser sur la table pendant quelques instants avant de finalement prendre la parole et lui sortir quelques caractéristiques bien spécifiques à cette arme que seul un fin connaisseur pourrait savoir, surprenant du même coup quelque peu Hector. L’homme prit un air patibulaire et en réalité bluffé, tirant ses lèvres et sa moustache en arc puis se mit au fond au de sa chaise. De son silence laissant en suspens on verdict finit par naitre un nouveau petit rire cassé précédant un large sourire et un lent hochement de tête positif exprimant définitivement sa satisfaction et la réussite de Dalia à son petit test. Ok… La petite savait de quoi elle parlait et maitrisait son sujet. Le beretta baptisé « Ezkiel » qu’elle lui sortit en retour ne changeait pas grand-chose. Un petit calibre banal pour les nouvelles recrues qui avaient besoin de vider un chargeur entier pour parvenir à toucher une seule fois leur cible. Qu’importe, Dalia était déjà parvenir à conquérir l’intérêt d’Hector.

« Bueno Bueno Bueno… » finit-il par murmurer dans sa moustache avant de tirer une nouvelle fois longuement sur son cigare. « On va faire une petite balade… » ajouta Hector en recrachant sa fumée, reprenant son Magnum pour le ranger sous sa chemise et le coincer à sa ceinture avant de se relever de sa chaise en soupirant profondément de fatigue surtout liée à la grande quantité d’alcool qu’il venait de s’enfiler… Et qu’il allait continuer de boire puisqu’il attrapa d’une main la bouteille de tequila une fois debout pour l’emporter avec lui. « Ven… » glissa-t-il doucement dans un bref hochement de tête en direction de l’entrée du bar pour préciser à Dalia qu’il l’invitait à venir avec lui si elle n’avait pas comprit sa précédente remarque. Hector marcha jusqu’à la porte ouverte en faisant un bref signe de la main pour saluer le barman avant de sortir à l’extérieur. Sa voiture, une chevrolet Monte Carlo blanche de 1979 qui avait traversée les années mais restait magnifiquement entretenue, était garée juste devant.

Où est-ce qu’il l’emmenait ? Pas tuer quelqu’un, non… Hector l’emmenait dans leur planque de stocks d’armes. Une véritable mine d’or de flingues tenue ultra-secrète au sein du gang. Il n’y avait que lui, Eduardo et Antonio qui la connaissait… Dalia serait la quatrième. Une chance, une sacrée promotion mais surtout une grande responsabilité. Le moindre problème et tous les soupçons se porteraient immédiatement sur elle. Mais l’homme avait un bon feeling quant à cette rookie bien plus intéressante et compétente qu’elle ne le laissait penser au premier abord derrière sa frêle silhouette et son look féminin assez soigné. Peu importe si elle avait quoi que ce soit d’autre à faire aujourd’hui, pour le gang ou pour elle-même. Il lui offrait une opportunité à ne pas rater et qu’elle comprendrait très vite. En attendant, Hector préférait laisser le mystère entier. Une façon de voir également si elle était prête à suivre l’un des chefs haut placé dans le gang n’importe où, n’importe quand et de tester le degré de sa dévotion pour la cause Los Jos.

L’homme attendit qu’elle ne le rejoigne sur le trottoir, le temps de porter le goulot de la bouteille de tequila à ses lèvres et d’en descendre une bonne gorgée avant de plonger l’une de ses mains dans une poche de son jean et d’en ressortir ses clefs. « Tu conduis… » lui dit-il en mettant les clefs en suspens devant elle. Lui était déjà trop éméché pour prendre le volant et Dalia avait moins bu que lui. A choisir, il préférait ne pas encastrer sa belle voiture de collection dans un lampadaire. Hector qu’elle prenne les clefs qu’il lui tendait et fit ensuite le tour de la Monte Carlo pour ouvrir sa portière et s’installer côté passager. Assis sur son siège, il joua de la manette pour le reculer un maximum et s’allongea à moitié dessus à son aise en levant une jambe pour la tendre sur le tableau de bord. « Ohhhh Madre de Dios… » souffla-t-il avant de reporter le goulot de la bouteille à ses lèvres pour en faire un peu plus descendre la boisson dans son œsophage.

« Vamos… Je t’indiquerais le chemin au fur et à mesure… » lui glissa-t-il avec un geste de la main vers l'avant pour lui signifier de démarrer et d'aller tout droit dans la rue.
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [LIBRE]   Ven 8 Avr - 20:15

L’homme afficha un air surprit lorsqu’elle lui énonça les caractéristiques de sa chère Susana. Apparemment, il avait prévu qu’elle se plante ou qu’elle ne lui dise que des choses communes que n’importe quel novice aurait pu lui sortir. Pas de chance, en tout cas avantage à Dalia, elle s’y connaissait dans ce genre de petits bijoux. Elle avait aussi une petite préférence pour les fusils à pompe et les carabines. Il lui aurait sortit une mitraillette qu’elle aurait eu un peu de mal si ça n’avait pas été un modèle commun sur les marchés illégaux. Mais bon, en même temps elle ne prenait pas énormément de risques en étant trafiquante d’armes dans un gang. Et puis bon, si elle n’avait pas été recrutée pour ses connaissances de ce côté, son sens de l’observation et son sens des affaires, elle ne serait pas là comme ça. Elle aurait vite fait de se retrouver prostituée dans une autre vie. Mais bon, voilà, à présent Vargas affiché une mine perplexe. Il se mit au fond de sa chaise et finit par lâcher un rire qui lui semblait caractéristique. Nul doute que si elle l’avait entendu au milieu d’une foule, maintenant elle le reconnaîtrait entre milles.

Le vieux gangster hocha la tête en disant une série de ‘bueno’. He ben le test semblait réussit haut la main avec une mention spéciale du jury pour la surprise. Bon, il fallait se calmer parce qu’elle n’allait pas avoir tous els secrets de tout le gang révélé parce qu’elle connaissait le revolver qu’avec Vargas. Elle avait monté un échelon dans son estime personnelle et ce n’était pas franchement grand-chose finalement. Elle devrait encore faire ses preuves pendant un paquet de temps avant de finalement pouvoir tenter quelque chose. Il finit par tirer un coup sur son cigare. Dalia, elle, avait finit sa cigarette et l’avait écrasé dans le cendrier qu’il y avait sur la table. L’homme finit par lui dire qu’ils allaient faire une petite balade en recrachant doucement sa fumée. Il reprit son magnum et le remit à sa place de départ en se levant et en soupirant profondément apparemment un peu las. Il attrapa la bouteille et lui dire de venir en lui désignant de la tête, la porte du bar. Ils décollaient et Dalia n’allait pas laisser passer cette opportunité.

Elle se leva et remit son pistolet dans son dos sous sa chemise avant d’emboîter le pas derrière Vargas. Elle ne voulait pas se poser trop de questions sinon elle allait stresser. La jeune femme n’aimait pas être dans le flou et ne pas maîtriser une situation mais voilà, elle n’avait pas le choix, son objectif commençait à devenir presque palpable. Il ne fallait pas flancher dès le début. Une fois à l’extérieur, elle tira ses lunettes de soleil et repéra un véhicule qui semblait bien être le genre du chef. Une chevrolet blanche d’un modèle assez ancien mais très bien conservée sur le bord de la route. L’homme se reprit une gorgée de tequila avant de lui suspendre les clés devant son nez et de lui déclarer qu’elle conduisait. Elle ne se fit pas prier et saisit les clés. Heureusement que les tests d’alcoolémie n’étaient pas monnaies courantes dans le coin car même si elle était la moins éméchée des deux, elle devait avoir dépassé la limite autorisée.

Vargas fit le tour du véhicule et s’installa à la place du passager. Dalia se mit à la place conducteur et un rapide coup d’œil d’ensemble lui indiqua qu’elle était la marche à suivre avec ce véhicule qui datait un peu. A côté d’elle, l’homme tira son siège le plus en arrière possible et s’y avachit en étendant sa jambe sur le tableau de bord. La croisière de Vargas en avant première mesdames et messiers. Il émit une prière plaintive, certainement sur son état actuel, à moitié éméché dès le matin. Il rebut une autre gorgée et lui dit d’y aller, il lui indiquerait le chemin sur le moment. Il lui fit un geste de la main pour aller tout droit pour l’instant. Elle mit le contact, ses lunettes de soleil et démarra. La jeune femme avait toujours eu une conduite un peu sèche, résultat de ses années dans la police à se dépêcher sur la route en n’importe quelle circonstance, mais là, elle essayait de ne pas trop secouer le chef histoire qu’il ne vomisse pas sur ses sièges auxquels il devait tenir. Elle faisait surtout gaffe à pas abîmer la carrosserie parce que dieu savait à quel point ses connards roulaient mal dans les environs.

Pour le moment, elle n’avait aucune idée de où elle allait. Vargas se manifestait quelques fois, entre deux gorgées de tequila, pour lui indiquait de tourner à droite ou à gauche, de prendre telle sortie dans un carrefour et ainsi de suite. Dalia n’était pas en ville depuis assez longtemps pour connaître par cœur n’importe quelle rue. Elle avait apprit à se repérer dans le quartier des Los O et c’était déjà pas mal. Ca faisait à présent cinq bonnes minutes qu’ils conduisaient et que Dalia n’avait pas soufflé mots, gardant son visage sérieux et paisible depuis le début.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [LIBRE]   Dim 10 Avr - 9:18

Une femme qui entre dans un bar d’Hillcrest Boulevard pour y boire un jus de fruit est déjà rare… Mais alors une femme qui s’y connait en armes… Hector devait bien avouer que Dalia avait attirée son attention et sa curiosité, ce qui n’arrivait pas tous les jours à n’importe qui. Il en avait tellement vu en vingt ans de métier ici que plus rien ne l’étonnait vraiment dans le fond... La nouvelle génération n’était pas si différente de la sienne, et les flics pas plus honnêtes que compétents qu’avant. En revanche, il n’avait pas vu une femme qui portait un flingue sur elle et s’y connaissait depuis… Esmeralda. Sa première femme. Elle, elle en savait un paquet sur la façon de manier un flingue… Aussi féminine et belle qu’une actrice et tout aussi fatale et dangereuse qu’un gangster endurci. Le soir de sa mort, lorsqu’Hector était au volant, c’est elle qui tirait par la fenêtre sur les voitures de police qui les poursuivaient. Une mort brutale et prématurée mais légendaire et remplie d’honneur…

Quoi qu’il en soit, il était encore trop tôt pour juger si Dalia était une femme de la même trempe - sur le plan de la dureté en tout cas, sa beauté ne faisant aucun doute - mais pas pour lui donner une chance de mériter plus de confiance et de responsabilités au sein du gang. Pour Hector, l’expérience lui avait appris que ce n’était pas une question de temps mais de preuves et capacités. Et c’était déjà l’occasion d’évaluer celles de la jeune femme. L’ancien chef de Los O décida donc de quitter leur table de beuverie pour sortir à l’extérieur et l’emmener avec lui faire « une petite balade ». Bien plus que ça en réalité bien sûr. Pour autant, l’homme ne lui dit rien si ce n’est de prendre le volant à sa place avant de s’installer côté passager de la Monte Carlo de collection avec sa bouteille de tequila. Hector lui dit signe de démarrer et de partir tout droit. A moitié allongé sur son siège, une jambe étendue sur le tableau de bord, il lui indiqua le chemin et les rues à prendre au fur et à mesure entre deux gorgées de nectar mexicain… Pas de grandes discussions en chemin mais un bon air de cumbià mexicaine de l’autoradio mis par Hector.

Dix minutes plus tard, ils arrivaient enfin à destination. Une petite impasse de garages accolés les uns aux autres où Hector l’arrêta. « Parada… » lui glissa-t-il en levant une main. La Monte Carlo stoppée, il ouvrit la portière et descendit à l’extérieur puis fit directement le tour véhicule pour se diriger au coffre en attendant que Dalia ne le rejoigne. « Tiens moi ça… » lui glissa-t-il simplement en lui tendant la bouteille de tequila, non pas pour la faire encore boire mais pour lui libérer les deux mains. Il déboutonna ensuite sa chemise et la retira pour se mettre torse nu, dévoilant ainsi tous les tatouages massifs ornant son corps, et la lui tendit e la même façon pour qu’elle la garde avec la bouteille dans les bras. Enfin, Hector ouvrit ensuite le coffre qui contenait une grande caisse métallique au poids conséquent à l’intérieure et qu’il attrapa par les deux poignées sur les côtés pour s’efforcer de la tirer et la soulever à lui dans un espèce de rugissement contenu traduisant l’éprouvement son effort.

A vue d’œil, elle devait peser pas loin de 50 kilos aussi se dépêcha-t-il de marcher avec la caisse à bout de bras jusqu’au volet d’un garage, grimace tirée sur le visage, avant de la relâcher et de la déposer au sol. Fiouuu… Et ben c’était sportif. En bon gentleman, Hector n’avait pas demandée à la chica de l’aider comme il l’aurait fait avec Antonio mais ce c’est pas pour autant qu’il allait la laisser faire la planta verde. Non… Surtout pas ici. L’homme attendit qu’elle ne le rejoigne devant le garage et reprit sa chemise qu’il balança sur l’une de ses larges épaules avant d’en chercher les clefs dans une poche de son jean. Avant d’ouvrir toutefois, une petite mise au point s’imposait aussi son visage reprit-il des airs bien plus graves et sérieux pour ancrer son regard au sien afin de s’assurer de bien capter son attention. « Escuchame… Ce qu’il y a derrière cette porte est muy… muy importante. ¿ Si ? Ne donne jamais l’adresse ni le numéro de ce garage, ne le note nul part… Ce que tu vas voir dedans pourra faire ta richesse… ou ta muerte. ¿ Entiendes ?» lui glissa-t-il.

Une fois assuré de sa bonne compréhension et qu’elle comprenait bien les responsabilités qui allait désormais peser sur elle, Hector jeta un bref coup d’oeil aux alentours, à droite, à gauche histoire de vérifier que personne ne les observait puis se pencha en avant et ouvrit la serrure du volet avec ses clefs pour lever le volet et dévoiler la caverne d’ali baba. Un véritable paradis d’armes de guerre en tonnes, arsenal de l’armée mexicaine qu’Hector importait du pays tout comme sa lourde caisse qu’il venait tout juste de ramener de son dernier séjour. L’homme la poussa à l’intérieur et alluma les néons puis entra avec Dalia pour les enfermer et refermer le volet. La voilà au milieu de quoi faire une nouvelle révolution et armer des centaines d’hommes face aux meilleures des puissances de feu. Hector ne dit pas un mot et se contenta d’avancer pour la laisser découvrir d’elle-même toute la quantité et la qualité de ce stock les entourant jusqu’aux sommets des murs et réagir.
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [LIBRE]   Dim 10 Avr - 13:30

Elle roulait depuis environs dix minutes, suivant les indications de Vargas lorsqu’elle s’engagea dans une sorte de petite impasse avec pleins de garages côtes à côtes. Dalia sentait venir la surprise inattendue. A cet instant, elle ne s’attendait pas à grand-chose en fait. Elle ne pensait que faire le taxi pour le numéro deux de son gang et c’était tout. Elle était sous la main à ce moment et peut être qu’elle l’avait légèrement impressionné tout à l’heure mais elle ne se doutait absolument pas de ce qu’elle allait voir dans quelques minutes. L’homme leva sa main et lui dit de s’arrêter. Elle freina. Il sortit de la voiture et la jeune femme fit de même. Hector s’arrêta devant le coffre et lui tendit la bouteille en lui disant de la tenir. La jeune femme saisit le goulot et garda la bouteille dans sa main. L’homme commença alors à enlever sa chemise. Dalia observa les environs d’une manière un peu plus attentive histoire de repérer l’endroit. Ca semblait assez désert et inintéressant en fait. Lorsqu’on cherchait un endroit aussi paumé c’était certainement qu’on avait des choses à cacher.

L’homme lui tendit sa chemise et elle fit comme avec la bouteille en la tenant dans ses bras. A présent, la jeune femme pu voir avec quelle ampleur le numéro deux s’était littéralement recouvert le corps de tatouages. Elle s’en était fait déjà deux et elle avait déjà trouvé ça assez massif, surtout celui de son dos qui prenait bien tout l’espace. Mais là, elle était assez soufflée, à imaginer les heures de travails – certainement pas toujours dans des salons totalement cleans – et aussi intriguée par les nombreux visages qu’elle pouvait discerner dans les dessins. Il ouvrit le coffre et en sortit une énorme caisse métallique. Vargas la saisit à bout de bras dans un grognement masculin assez caractéristique de l’effort physique. Il peina à peine à l’emmener jusqu’au garage. Dalia referma le coffre et suivit le type jusque devant une porte de garage. Il posa finalement sa caisse sur le sol non sans afficher une mine assez soulagée. A vue d’œil, la jeune femme n’aurait pas pu vraiment l’aider. Elle arrivait à manier du gros calibre et c’était développé les bras un peu à cause et pour ça, mais il ne fallait pas exagérer, ce qu’il y avait dans cette caisse ça devait être autrement plus lourd et massif. Il récupéra sa chère chemise qu’il posa sur une de ses épaules et farfouilla ensuite dans une de ses poches de jeans et en sortit des clés, puis, il s’arrêta. Il avait reprit une mine dure et sérieuse comparé à dans la voiture où il se laissait tranquillement bercer par l’alcool et la conductrice. Là, on ne déconnait plus.

Il lui dit de l’écouter et lui expliqua que ce qu’il y avait dedans était d’une très grande importance et qu’elle ne devait jamais donner l’adresse d’aucune manière ni l’écrire quelque part. En effet, si quelqu’un venait à tomber dessus par mégarde ce serait la grosse putain de boulette de merde qui lui vaudrait une jolie machette dans sa petite carotide délicate. Ce n’était pas un très bon programme en fait. Il rajouta que ce qu’elle verrait dedans ferait son bonheur ou son malheur. Il finit par lui demandait si elle avait bien entendue. Sobrement, elle hocha la tête avec un air sérieux et attentif « Comprendí. ». Dalia, l’économe en mot, comme si elle avait un forfait toutes les semaines. Mais en même temps, elle n’allait pas épiloguer vingt ans sur sa volonté de vivre et de progresser dans le gang… Vargas observa les environs d’un rapide coup d’œil et finit par ouvrir la porte. Dalia ne pu retenir un haussement de sourcil face à ce qu’elle vit, éclairé par le soleil. D’abord ce fut un peu sombre mais elle reconnut quelques unes de ses petites copines. Elle retira ses lunettes de soleil et les teint dans sa main. Ils rentrèrent à l’intérieur alors que l’homme allumait les néons et refermait la porte derrière eux.

Dalia fit quelques pas en avant en observant les armes disposées partout, dans le moindre espace disponible. Les armes avaient presque totalement remplacées le papier peint. Des tables avaient été disposées pour entreposer quelques fusils et autres mitraillettes toutes plus neuves les unes que les autres, à se demander si Los Ojos n’avait pas des usines dans le coin pour réapprovisionner ce garage. A vue d’œil, ils auraient pu parfaitement arme tous les membres du gang, même deux fois presque, et prendre d’assaut la ville… La jeune femme passa sur sa première impression légèrement désagréable qui lui décrocha un frisson dans le dos. On aurait aussi pu mettre ce frisson sur le compte de son admiration pour une telle collection qui en aurait fait baver plus d’un. Aucun doute que si elle avait réussi à intercepter un convoi pareil au Texas, elle aurait eu des félicitations de ses supérieurs des plus spectaculaires.

Elle s’avança en baladant ses yeux sur la pièce, ne sachant pas où poser son regard. Elle posa la bouteille presque vide sur la table, dans un espace encore vide. Et s’approcha de quelques fusils posés près de là. Des M16. Un des fusils d’assaut qu’elle préférait pour la maniabilité et le confort. On pouvait en trouver un peu partout et aussi au Mexique. La qualité était assez impressionnante pour une trafiquante qui était habituée à voir passer des flingues de secondes mains souvent déjà utilisés et nécessitant des fois des petits travaux. Il n’avait pas de munitions chargées et heureusement car un accident est si vite arrivé. Elle le prit et l’inspecta sommairement pour constater qu’en effet, ils étaient d’une qualité impeccable. Elle finir par ‘reprendre ses esprits’ et retourner à la réalité. Elle reposa le fusil et jeta un dernier coup d’œil avant de reposer ses yeux sur l’homme. « Sacré stock. » C’était indéniable. Elle accrocha ses lunettes de soleil à sa chemise au niveau de son décolleté. Elle finit par se risquer à parler encore une fois « Pourquoi m’avoir montré ce garage ? Vous attendez quelque chose de spécial de moi ? » Historie d’aller directement au vif du sujet et ne pas tourner autour pendant des heures. Tout a avait piqué au vif la curiosité de la jeune femme. Elle se sentait comme dans un poisson dans l’eau et sentait son objectif se rapprocher à grands pas. Mais attention à ne pas vouloir avancer trop loin trop vite, ce serait fatal.

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« Hector Vargas »

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [LIBRE]   Dim 10 Avr - 21:45

Hector avait un bon pressentiment à propos de cette Dalia, une bonne impression qui ne naissait pourtant pas tous les jours chez lui et qui s’avérait en général par la suite juste vu son expérience et son vécu. Voilà pourquoi il avait décidé de creuser plus loin et de l’évaluer concrètement en l’emmenant avec lui dans ce repère d’armes du gang. Los O en comptait plusieurs de la même importante sur Hillcrest Boulevard, divisant ainsi les stocks et les planques pour prévenir une éventuelle descente policière qui ne leur ferait pas tout perdre. Quant ils devaient piocher dedans pour une transaction, ils alternaient les sources pour continuer à répartir de manière égale chaque quantité de flingues dans chaque planque. Le crime demandait beaucoup d’organisation et de précautions à prendre, et ça aussi, l’expérience d’Hector le lui avait appris à la dure… Quoi qu’il en soit, maintenant que Dalia allait connaitre l’existence de ce garage, elle allait avoir de lourdes responsabilités sur les épaules comme Hector s’assura bien de lui rappeler avant d’ouvrir le volet du garage.

L’homme entra à l’intérieur avec elle et les enferma pour éviter tout regard indiscret qui pourrait découvrir ce stock aussi impressionnant que terrifiant de ce qu’il pouvait laisser imaginer comme massacre potentiel. Des fusils d’assaut, du gros calibre, des explosifs et des munitions en pagailles, c’est au milieu de cet arsenal qu’Hector avança en laissant soin à Dalia de découvrir par elle-même l’étendue de la réserve. Sacré stock oui… Sa remarque tira un petit sourire en coin au mexicain et finit par se retourner vers elle une fois arrivé au fond de la pièce. « De quoi protégez les niños dans nos rues et les nourrir en faisant de bonnes affaires… » glissa-t-il en écartant les bras comme pour présenter théâtralement toutes ces armes autour d’eux avant de se mettre à rire d’une nouvelle voix rauque et cassée. Oui, ce n’était pas pour faire la Revolución à Inglewood et partir en vendetta contre les Niners, du moins pas tout de suite, mais plutôt pour assurer leurs arrières et leurs affaires.

Dalia lui demanda ensuite dans la foulée pourquoi il lui avait montré ce garage et s’il attendait quelque chose en particulier d’elle… Bien, elle voulait aller droit au but. A moins qu’elle ne soit devenue subitement nerveuse autour de tous ces gros flingues… Quoi qu’il en soit, sa question eu le don de tirer un nouveau petit sourire en coin à Hector qui se dirigea alors vers une petite table dans un coin du garage et se mit à fouiller dans un tas de feuilles dos à la jeune femme, murmurant un « Quizás… » laissant un suspend sa réponse... L’homme finit par se retourner à nouveau après quelques secondes et se posa alors contre le rebord de la table face à Dalia pour reprendre « J’ai un assistant qui sait parler business et s’organiser… Mais il ne sait pas très bien compter… Stupido… » glissa-t-il en secouant négativement la tête. Hector finit par se redresser quelque peu et s’avança alors vers elle avec les feuilles et le stylo qu’il venait de prendre sur la table en main.

« ¿ Sabes contar Dalia ? » lui demanda-t-il en arquant les sourcils. Oui, il lui demandait bien qu’elle fasse l’inventaire du stock puisqu’Hector en voulait un chaque fois qu’il revenait du Mexique pour avoir une idée de la situation global des affaires. Une tâche longue mais pas si pénible que ça et qui pourrait être une première étape vers une part à de plus grandes opérations si Dalia se révélait compétente et sûre. L’homme pencha la tête vers le bras et prit le stylo pour inscrire dans le coin d’une feuille son adresse avant de la lui tendre avec les clefs « Qualité et quantité du stock en armes et en munitions pour chaque flingue… Viens ce soir a mi casa pour me donner les chiffres… » glissa-t-il en attendant qu’elle ne lui prenne les feuilles des mains, ne baissant pas sa main tendue pour ensuite passer doucement le bout de ses doigts dans quelques mèches de ses cheveux détachés et esquisser un fin sourire « Tu seras récompensée pour ton trabajo… » .

Hector finit par se détacher de la jeune femme et repartit alors vers la sortie du garage pour la laisser à sa tâche en chantonnant un petit air de cumbià. Le volet ouvert, il marcha tranquillement jusqu’à sa Monte Carlo et monta à l’intérieur pour démarrer et quitter les garages, confiant en les capacités de la jeune recrue qui pourrait bien être en passe de devenir sa nouvelle assistante particulière dans le business des armes. Tout cela serait plus précis d’ici ce soir et sa venue chez lui avec les chiffres du stock. En attendant, Hector devait refaire le plein en essence, en tequila et en poudre pour que le temps passe plus agréablement.
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Forever trusting who we are [LIBRE]

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