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 Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat]

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Sean Mourning
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Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat] _
MessageSujet: Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat]   Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat] EmptyMer 23 Mar - 13:05

Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat] 5233_100_100 Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat] 821344seanicon4

L’avantage d’être à la tête d’une brigade spéciale était de pouvoir bénéficier d’avantages et de moyens spéciaux. Lors de sa prise de fonction, Sean avait notamment hérité de la possibilité de disposer des effectifs qu’il jugeait nécessaires pour n’importe quelle opération liée aux gangs. Et c’est précisément de ce pouvoir que l’inspecteur usait aujourd’hui. Depuis une fusillade mortelle entre niners et mexicains qui avaient tués deux gosses de balles perdues, la communauté locale était en émoi, et les rues sous tension. Gaby, Eddie et Matt’ étaient déjà sur le terrain en planque du côté des hautes sphères de Los O alors que Sean avait prévu d’aller sur Queen Street pour s’occuper de calmer les idées de représailles de Trevor. N’en restait que ses soldats eux étaient encore dans les rues et que, d’ici que le message soit passé, il fallait des flics en patrouille dans les rues pour dissuader et prévenir toute flambée de violence vengeresse. Ce matin, il avait donc réquisitionné une quinzaine d’agents du bercail pour les poster dans différents endroits chauds d’Inglewood, le temps d’aller s’assurer qu’aucun des deux gangs ne voulait alimenter cette guerre latente et l’enterrer avec les mômes avant même qu’elle ne commence.

Au volant de sa Navigator noire en direction du studio d’enregistrement de rap du boss des Niners, le téléphone mobile de Sean sonna. Pas d’Eddie ni aucun membre de sa brigade au bout du fil pour lui faire état de leur surveillance, mais l’un des agents qu’il avait envoyé en patrouille dans les rues. Un jeune, à peine sortit de l’école de police. Complètement paniqué et apparemment en sanglot, il lui sortit alors une histoire abracadabrante dont Sean ne compris pas tous les détails mais comprit l’essentiel : Ce gamin venait de faire une énorme connerie. Il avait tiré sur un membre des Niners en croyant qu’il allait sortir une arme alors que le type n’en avait en réalité pas. A deux pas de la ruelle où il se trouvait, Sean changea donc ses plans et fonça le rejoindre avant que le type ne claque. A son arrivée, le niner était bien en vie, étalé par terre à hurler sa douleur avec une bastos dans le flanc gauche apparemment. Le bleu lui, complètement paumé, ne parvenait pas à se calmer alors que Sean avança calmement vers le type blessé sur le bitume et s’accroupit à côté de lui pour lui faire les poches et chercher dans son portefeuille son identité.

« Putain Sean je suis foutu… Je suis complètement baisé… J’ai vraiment cru qu’il avait un flingue ! Il… Il a mis une main sous son pull, et j’ai réagis… j’ai… »
« - Ouai, t’as merdé grave à jouer les cowboys, on l’a compris… »
« Bordel… Les affaires internes vont me poser des tas de questions… Ma carrière est déjà finie avant d’avoir commencé... Je suis fini… »
« Non non non… Pas d’affaires internes aujourd’hui. T’as lancé une appel radio ? »
« - Non.»
« - T’as appelé quelqu’un d’autre que moi ? »
« - Non ! »
« - Bien… »
« - Arghhhhhhhhhhh ! Putain de flic! Pourri ! » les interrompit le membre de gang allongé près de Sean
« - Ta gueule, j’arrive pas à réfléchir... Tu veux vivre ou mourir ? »
«- Il perd du sang. Il va crever bordel et je vais finir en taule ! »
« Hey… hey… Hey ! Ressaisis-toi John Wayne. Arrête de chialer et rentre chez toi. » le reprit Sean plus vivement en se redressant sur ses jambes pour s’avancer face à face avec le bleu.
« - Qu… Quoi ? »
« Rentre… chez… toi. Retourne au bercail pour faire de la paperasse, va boire une bière au Woody's, va tringler ta femme ou ta petite amie, j’en ai rien à foutre... Mais casse-toi ailleurs qu’ici. Je m’occupe de ça... »

Le regard de Sean appuyé un long moment dans le sien suffit à lui faire comprendre qu’il ne blaguait pas et, après quelques secondes de flottement, le bleu finit par tourner les talons pour se diriger vers sa patrouille et quitter la ruelle où ils étaient. Bien… Sean allait nettoyer sa merde maintenant... Son calme et son sang froid témoignait de l'habitude qu'il avait à couvrir ce genre de bavure et c'est sans doute en le soupçonnant de cela que le gamin avait choisit de l'appeler lui... A charge de revanche. Maintenant, il tenait le gamin par les couilles et si un jour il avait besoin de lui, il ne pourrait rien lui refuser. Une façon de le corrompre ? Non… Du moins, pas tout à fait. Les gens se corrompaient tout seul et dérapaient toujours à un moment ou un autre… Ce jeune agent en était un bel exemple et Sean n’était qu’un opportuniste. Pas d’affaires internes pour cette bavure et donc pas d’hôpital pour le niner. Sean allait l’emmener dans la clinique d’un chirurgien plastique auquel il avait déjà fait appel pour arranger ce type de problème. Le chef du C.R.A.S.H rangea les papiers du type dans sa veste et se pencha pour l’attraper par le pull et l’aider relever comme un vulgaire sac trop lourd. L’emmenant vers la Navigator pour le mettre sur le siège arrière, Sean monta au volant et démarra sans perdre de temps pour se diriger sur Florence et la clinique du médecin en question… Le Docteur Gregan si ses souvenirs étaient bons.

Ce petit con était sans doute en train de saloper sa banquette arrière de sang et pendant que Sean pestait tout seul à l’avant et jurait de faire payer au bleu les frais de nettoyage, il téléphona à ses hommes pour les prévenir du petit changement de programme imprévu qui lui était tombé sur les bras. Quelques minutes plus tard, la Navigator arriva enfin devant la clinique où Sean se gara avant de sortir et de tirer le niner de son siège arrière avec la même indélicatesse qu’il ne l’avait ne l’avait fait monté. L’inspecteur le traîna jusqu’à l’entrée et poussa les portes et arriva dans la salle d’attente, heureusement plutôt vide. Une seule femme d’une trentaine d’années environ patientait pour son rendez-vous et sembla quelque peu surpris et choquée par son arrivée fracassante avec un type plié en deux et tâché de sang au bras.

« Dehors » lui lança-t-il sèchement en ajoutant un bref geste de la tête désignant la sortie.
« - Pardon ? »
« Inspecteur de police madame. Soit vous sortez, soit je vous coffre pour incitation à la prostitution avec les nouvelles miches que vous semblez tout juste de vous avoir offerts. » reprit Sean en attrapant la plaque qui était portée en pendentif de sa longue chaine en platine autour du cou.

La femme, outrée et choquée, s’empressa de ranger un magazine dans son sac et de quitter la salle d’attente alors que Sean jeta le Niner sur un siège

« Toi tu bouges pas. » lui dit-il en le pointant du doigt.
«- Et où tu veux que j’aille? » gémit le niner en réponse.

Pas con… Il ne risquait pas de courir le cent mètres avec la balle qu’il avait dans le flanc. Quoi qu’il en soit, Sean partit vers le bureau et la salle d’examen pour chercher Gregan en espérant qu’il ne débarquerait pas en pleine palpation mammaire.

« Doc’ ?! … Doc ?! »

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MessageSujet: Re: Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat]   Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat] EmptyMer 23 Mar - 16:03


Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat] Mat


    * Putain, mais c'est quoi ce remue ménage ?*

    Voilà en quelques mots l'impression du docteur Gregan à cet instant précis. Il entend dans les pièces voisines des gens qui semblent horrifiés et une voix, masculine, qui surclasse celle des autres. Une voix qui donne des ordres lui semble-t-il. Une voix dont le proprio semble bien sûr de lui et de son fait. Mat a tout juste le temps de ranger un dossier sur lequel il était en train de travailler que voilà l'inspecteur Mourning qui débarque dans son cabinet. C'est pas la première fois d'ailleurs, et Mat a bien compris que ça ne risque pas d'être la dernière. Ce dernier l'appelle et semble avoir besoin de ses compétences ... une fois de plus.
    Dans l'esprit de Gregan, les synapses s'affolent et lui remémorent la dernière fois. Déjà l'inspecteur de police lui avait amené un type dont il ne savait rien du tout et qu'il avait tenté de rabiboché un peu comme il le pouvait. Enfin comme il pouvait ... pas tout à fait. Disons plutôt avec les moyens du bords, parce que le doc à beau ne plus officier au bloc des urgences, il demeure néanmoins un médecin de renom et sa petite clinique possède tout le nécessaire pour porter secours à quiconque en aurait réellement besoin ... mais à une échelle infiniment plus petite.


    - Putain Mourning !!! Il y a des façons d'arriver ici merde !

    En soit le docteur est toujours prêt à aider et à sauver son prochain. S'il a changé de voie et a quitté les urgences, c'est surtout parce qu'il a eu un besoin urgent de liquidités. La crise américaine a été assez importante, et les placements qu'il a fait dans l'immobilier se sont avérés particulièrement inefficaces. Il a donc soldé ses comptes en banque pour ouvrir sa clinique esthétique et petit à petit il commence à se renflouer. Mais si Mourning lui bousille. sa clientèle, il risque de devoir mettre la clef sous la porte rapidement.
    Mat jette un coup d’œil par la porte de son bureau et voit la jeune femme qu'il a envoyé bouler en salle d'attente. Sans être une femme tout à fait exceptionnelle dans sa clientèle, elle peut fort bien lui faire une mauvaise publicité. Il n'a pas besoin de ça !


    - Ne vous inquiétez pas miss Pendleton ... je contrôle la situation.

    Sauf que la jeune femme ne semble pas en croire un traitre mot et disparait de sa vue. Sans doute rentre-t-elle chez elle outrée par ce qui vient de se passer. Mat en sera quitte pour un dédommagement financier conséquent, à moins qu'il ne lui fasse cadeau de sa prochaine intervention chirurgicale.
    Exaspéré, il se tourne vers Mourning :


    - Bon ! C'est pour quoi cette fois ?
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MessageSujet: Re: Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat]   Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat] EmptyMer 23 Mar - 19:07

Chaque flic commet des erreurs. A un moment ou à un autre… C’est inévitable. Se pose alors un choix qui va déterminer ce à quoi ressemblera le reste de leur vie et de leur carrière : Subir les lois du système. Ou imposer ses propres lois au système. Pour Sean le choix s’était fait lors de son premier poste au C.R.A.SH des années 90. Dès lors, il avait réalisé qu’il avait la possibilité et le pouvoir de ne pas être soumis aux mêmes règles que la plupart des personnes autour de lui et avait choisit d’en tirer profit. Pour ce jeune flic, le baptême du feu venait d’avoir lieu dans cette ruelle avec cette bavure. Sean allait le couvrir s’arranger pour que cet incident ne soit officiellement jamais arrivé. Et si le bleu n’était pas subitement rattrapé par une forme de conscience, une morale ou une quelconque notion e bien et de mal pour aller se dénoncer de lui-même et parler aux affaires internes, il serait guidé par cet évènement pour le reste de sa carrière. Personne ne sort de l’école de police en étant pourri. On le devient... Par la force des choses. C’est un engrenage progressif qui n s’arrêta jamais et repousse toujours les limites.

Cela commence avec une arme de service dégainée trop tôt et une balle tirée à l’aveugle, ça se poursuit avec du maquillage de preuves ou de l’extorsion, puis finit en meurtres ou en vols de fonds cachés... Sean connaissait déjà ce parcours, tout comme les membres de son unité, il était passé par là. Et c’est ce qui attendait le bleu également… Pour l’heure, il fallait déjà éviter à cet enfoiré de niner de crever. Une blessure était toujours moins ennuyeuse à dissimuler qu’un cadavre et l’inspecteur n’avait aucune envie de sortir la pelle de son coffre pour creuser dans un désert. Heureusement, la clinique du Docteur Gregan lui offrait une porte de sortie bien utile dans ce genre de merdes. Sean n’avait fait appel à ses services médicaux qu’une seule fois mais, à l’image de ce bleu, c’était déjà suffisant et il savait que maintenant que ce chirurgien avait soigné son gars et accepté son fric la première fois, il ne pouvait plus faire marche arrière et accepterait toutes les autres… Si ce n’est par envie, par obligation.

Pas besoin de témoin gênant pour autant. Aussi à peine arrivé, Sean fit dégager la cliente qui patientait dans la salle d’attente avec ce qui était son arme favorite : l’intimidation. Bien sûr qu’il était capable de l’arrêter et de l’inculper de n’importe quoi, comme une incitation à la prostitution. Au final, la parole d’un officier décoré serait toujours gagnante sur celle d’une vulgaire bimbo clichée aux seins refaits. Heureusement, elle ne semblait pas si conne que sa tignasse blonde platine le suggérait et prit son sac pour déguerpir malgré l’arrivée du Doc cherchant à la rassurer. Gregan était stressé et furax, c’était compréhensible. Après tout, sa vocation première n’était pas de couvrir les bavures policières des flics du coin et de soigner des salopards de gangsters mais de se remplir les poches en redessinant de jolies silhouettes. Pourtant, il avait bien des intérêts financiers non négligeables à ces petits extras officieux dans ses activités car Sean pouvait l’arroser en conséquence. La première fois, 1000 dollars avait fait l’affaire. Mais le chef du C.R.A.S.H aurait pu l’acheter plus cher si il l’avait réclamé.

Nul doute que cela viendrait quand le Doc’ serait plus à l’aise avec ce genre de situations et d’arrivées en catastrophe dans sa clinique. Sa question traduisait bien l’état de stress dans lequel il devait être pour être passé à côté du grand noir qui gisait ensanglanté et à moitié avachit sur l’un des fauteuils de la salle d’attente.

« Il s’est pris une bastos dans le flanc » lui répondit Sean avec un calme très contrastant tout en sortant son paquet de cigarettes d’une poche de son cuir noir. « C’est pas non-fumeur ici ? » demanda-t-il ensuite en s’en glissant une entre les lèvres avant de l’allumer sans même attendre la réponse du Doc’.

Comme si il en avait quoi que ce soit à foutre… S’il ne respectait aucune loi et camouflait des blessures par balles, il n’allait évidemment pas respecter des zones non-fumeurs… Bref, il en proposerait bien une à Gregan mais devina de lui-même qu’il ne devait pas fumer. Il était médecin après tout et de toute façon certainement pas en clin à accepter ce genre de politesse bienséantes, bien que cela lui ferait du bien de se détendre... Sean tira une première fois sur sa clope et recracha sa fumée dans une tentative de dédramatisation. « Détendez-vous Doc’. Ca roule... Vous lui retirez cette balle, vous encaissez et on repart... Personne ne meurt aujourd'hui et tout le monde est content… » reprit-il dans un nuage de fumée s’échappant de ses lèvres. Bon… Pas sûr que ça réussisse et c’était compréhensible. Il devait plus avoir l’habitude de faire ses petites plasties tranquilles et préparées que de faire face à une urgence de blessure par balle, mais il était le seul ici à pouvoir résoudre cette situation. Encore que l’inspecteur ne connaissait pas tout le CV de son employé non-officiel. Il n’avait pas fait de recherches sur Gregan. Peut-être cachait-il quelques inculpations sans incidences sur son droit d’exercice qui sait ? Si c’était le cas, Sean ne comptait de toute façon pas s’en servir contre lui et pour le faire chanter, préférant avoir un bon accord consentant. Marquant quelques secondes de silence en observant Gregan, il finit par s’approcher du médecin pour tenter d’apaiser les choses et de se faire plus convaincant.

« Ecoutez… Je ne veux pas vous causer d’ennuis. Je le soignerais bien si je pouvais le faire, mais je ne suis pas médecin. Je sais que vous êtes un type réglo… Et je le suis aussi. Je vous paierais pour ça. Mais il y a un gars là-bas qui est en train de se vider de son sang et qui va pas tenir longtemps avant de claquer. Moi j’en ai rien à foutre, je peux expliquer ça… Mais vous… Qu’est-ce que vous allez dire à vos clients lorsqu’ils apprendront qu’un homme est mort dans votre salle d’attente ? » dit-il avant de détourner son regard vers le niner allongé et semblant toujours aussi souffrant, sans la moindre once d’émotion ni de sentiment d’urgence dans les yeux, ce même calme froid. « Alors Doc’… Vous pensez pouvoir arranger ça ? »

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MessageSujet: Re: Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat]   Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat] EmptyJeu 24 Mar - 21:55


Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat] Mat


    * Une clope !?! *

    Le doc attrape la sèche de Mourning avant même qu'il ait eu le temps d'y porter son Zipo pour l'enflammer. Devant le regard incrédule de l'agent Mat montre les plafonniers de la clinique. Le genre de plafond bourré de détecteurs de fumées contre les incendies. Il faut dire que les assurances l'ont obligé à placé un système des plus perfectionné pour lui permettre d'assurer sa clinique. c'est pas pour voir rappliquer les pompiers en un temps records et pour voir se déclencher les alarmes et le système anti-incendie non plus sur tout son attirail et tout son matériel informatique. Il prend un ton sarcastique même s'il ne le veut pas réellement.

    - Et pourquoi ne pas appeler directement le 911 dans ce cas ?

    Sa question restera sans réponses. D'ailleurs elle n'en demande aucune. Mourning continue son laïus lui demandant une nouvelle faveur.
    Une bastos !
    Dans le flanc ? Ouais c'est ça. Connaissant Mourning et ses acolytes, Mat se doute que le type a du recevoir sa balle plutôt près du cœur, il sent déjà le pneumo-thorax, pratiquement impossible à opérer si ce n'est en posant un drain et tout le genre de matériel dont il ne dispose pas le moins du monde ici. Les cow-boys du C.R.A.S.H. il les connait. Le genre qui tire d'abord et pose les questions ensuite. Comme ça ils sont pas déçus par les réponses ... Enfin si on peut l'être dans un tel cas.
    Tout en écoutant L'agent lui faire part de son rapport il le suit jusque dans la salle d'attente. Espère que le type n'est pas encore mort qt qu'il pourra y faire quelque chose. Au passage, il interpelle une secrétaire de façon somme toute urgente.


    - Nickie ma très chère ... Vous me refusez toute intervention pour ce matin, puis vous tentez de décommander les trois prochains rendez-vous s'il vous plait ...

    Le ton est doucereux et mielleux, mais il sent qu'il a besoin de ça pour la convaincre. La jeune femme semble comprendre sur le champ et s'exécute en prenant son téléphone. Nickie consulte rapidement l'annuaire téléphonique de la clinique pendant que Mat lui lance un sourire reconnaissant. Bien entendu, ce sourire est empreint d'une idée tout à fait sous-jacente aux deux adultes consentants qu'ils sont. Ça se passera un jour, dans le vestiaire ou dans le cabinet du docteur ... peut-être même sur son bureau d'ébène et de verre ... mais ça c'est une autre histoire qui ne les concernent que tous les deux.
    Mat se remet de ses idées parce que le temps semble urger. Il pénètre sans la salle d'attente et s'aperçoit que le type a une sale gueule en plus d'avoir l'air pitoyablement amoché. Le doc sait qu'il prend des risques. Sa clinique n'est pas très réputée pour l'instant et si le moindre des risques est qu'elle ne le devienne jamais, un autre réside dans le fait que les truands peuvent très bien venir lui rendre visite pour qu'il daigne leur donner quelques explications sur les manières de Mourning.
    Mais ça aussi c'est une autre histoire, bien que Mat sait qu'il devra demander des comptes et la protection de celui qui vient lui rendre visite.


    - Ok ... emmenez-le derrière, au bloc. On va voir ce qu'on peut faire.

    L'agent ne fait pas franchement de manière et s'exécute. Lui d'un côté, Mat de l'autre, le doc prenant soin de ne pas se mettre du côté où le flanc du type saigne de façon un peu trop abondante. Au moins il niquera pas son costume à 300 $ qu'il porte sous sa blouse blanche. Le couloir est heureusement assez court pour qu'ils posent rapidement le type sur le billard. Cela fait mal au cœur de voir une telle racaille posée sur cette table qu'il a payé de ses propres deniers en cherchant à donner à ses clients un confort qu'ils ne trouveraient peut-être pas ailleurs. Le type s'effondre sur la table quasiment inconscient Mat n'aura peut-être pas besoin de passer par la case anesthésie !
    La curiosité fait place alors à l'anxiété ... les gestes de l’urgentiste reprennent du service avec rapidité et efficacité. Déjà il ne tremble plus, il a un type à sauver. Même s'il ne sait pas du tout de qui il s'agit :


    - Bon ! C'est qui ce type ?
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MessageSujet: Re: Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat]   Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat] EmptyJeu 24 Mar - 23:52

Appelez le 911 ? La question du Doc’ eu le don de déclencher un petit rire crapuleux, presque diabolique de Sean. Oui, c’est vrai. Il aurait aussi bien pu appeler les affaires internes et cette pétasse de Vasquez pour lui expliquer que le bleu venait de flinguer un type sans arme et qu’il était en train de le couvrir. La naïveté des bons citoyens du coin était parfois exagérée mais somme toute amusante… L’inspecteur secoua négativement la tête et finit par arrêter de rire pour mener Gregan au niner touché à moitié agonisant sur un siège de la salle d’attente. Le médecin interpella sa secrétaire en chemin pour lui demander de libérer ses rendez-vous de la matinée et Sean, en grand coureur de jupon, ne manqua pas d’adresser un regard des plus indécents à l’employée pour la déshabiller du regard un peu plus que le décolleté qu’elle arborait ne le faisait déjà. « Hm Hm Hm… » murmura-t-il dans sa barbe en se pinçant les lèvres le temps de ce bref croisement avant de reporter finalement son regard devant lui sur le couloir où les deux hommes avançaient.

« Vous vous la tapez ? » demanda-t-il à Gregan sur un ton étrangement discret avec un large sourire amusé et en clin à la complicité avec le chirurgien platistique. « Raaaaaaaaah ouai… Je suis sûr que vous vous la tapez… Vous avez bien raison… J’engagerais bien une secrétaire un peu salope dans ce genre dans ma division moi aussi, mais ces fiottes du département de police me sortiraient qu’ils n’ont pas le budget pour ça. » reprit-il en se marrant de sa propre connerie avant même que le Doc’ ne lui réponde. Plutôt direct et pour le moins familier pour ne pas dire vulgaire. Sean était comme ça avec tout le monde. Et il était avec les femmes comme son métier le définissait: Un oiseau – ou plutôt un rapace – de nuit sans la moindre correction ni considération affective. Les sentiments tuaient dans son job. Il ne pouvait pas se le permettre et ne le permettait d'ailleurs à personne dans sa brigade, à l’exception d’Eddie. Il avait trois gosses de trois femmes différentes et continuait à 35 ans de voler de conquêtes en conquêtes pour le simple goût du pêché de chaire. Rien d’autre.

Toute misogynie pour la brute caricaturale qu’il devait – et légitimement – représenter aux yeux de Gregan mise à part, ils arrivèrent devant le membre de gang et le doc’ accepta finalement de s’en occuper sans grande garantie dans son discours. Le type était en effet dans un sale état… Son pull se gorgeait de toujours plus de sang au fil des minutes et il devenait pâle à sortir d’un mauvais film d’horreur. Quoi qu’il en soit, on dirait que son discours avait pris. Comme Gregan le lui indiqua, Sean attrapa le niner par le col pour le tirer de son fauteuil et le relever comme un sac de patates non sans une certaine ironie à son attention.

« T’entends ça homeboy ? On dirait que c’est ton jour de chance... Tu vas avoir une occasion de dépasser l’espérance de vie moyenne pour les connards de gangsters dans ton genre… »
« - Va te faire foutre… Putain de poulet… Pourriture de merde… Dès que je sors d’ici, je vais au poste pour te faire perdre ta plaque et je te retrouve pour te faire la peau… »

Il eut à peine le temps de terminer sa phrase qu’un uppercut venait lui exploser en pleine mâchoire pour le refaire chuter à la renverse en arrière et le rallonger sur le fauteuil d’où il venait tout juste de décoller.

« Mauvaise réponse… » glissa-t-il Sean en jetant un bref coup d’œil aux phalanges de son poing pour vérifier qu’il ne s’était pas ouvert la peau avant de se le frotter de l’autre. L’inspecteur se pencha ensuite à nouveau sur lui et l'empoigna d'une main ferme par les dreadlocks qu'il portait pour plonger un regard noir dans celui du type et ainsi s’assurer qu’il captait bien son attention...

« Ecoute moi bien… La seule raison pour laquelle je ne te ramène pas dans le caniveau où je t’ai ramassé pour te laisser crever comme un chien sur le trottoir, c’est pour m’éviter de la paperasse qui me ferait perdre mon temps… T’as plutôt intérêt à pas te montrer ingrat si tu veux reprendre ta petite vie de merdeux dehors… Parce que pendant que tu seras en train de passer le billard, je vais passer deux trois coups de fils… Enquêter… Faire le flic quoi… Je vais tout trouver sur toi… Ta famille, tes parents, ta pute, tes frères des Niners… Et quand tu te réveilleras - si toutefois tu te réveilles - je te donnerais une bonne douzaine de façons avec lesquelles je peux te détruire ou te faire crever, ou les deux en même temps, toi et tous tes proches. On se comprend ? » reprit-il très calmement, en prenant le temps de bien dissocier chacun de ses mots pour qu’ils résonnent dans sa tête de gangster dégénéré avant qu’il ne parte pour le pays des rêves.

Le mutisme dans lequel il se terra et l'expression de ses yeux semblaient traduire que le message était bien passé et compris. Dans tout cela, il en avait presque oublié Gregan qui avait assisté à cette scène ultra-violente, d’abord physiquement puis verbalement, quelques mètres derrière Sean. Bon… S’il avait encore des doutes sur le pédigré du flic qu’il était, maintenant il savait à quel genre d’homme il avait à faire… L’inspecteur n’en avait pas pour autant perdu sa détente et son sens de l’humour et de l’ironie, aussi tout en s’arrangeant quelque peu et en remettant ses vêtements à 5000 dollars l’ensemble, il reprit à l’attention du médecin. « C’est rien Doc’, je commence juste l’anesthésie… » glissa-t-il en retrouvant un sourire amusé. Deuxième tentative cette fois-ci concluante. Sean releva le membre de gang du fauteuil et le porta jusqu’au bloc pour finir par l’allonger sur la table d’opération. Il s’écarta ensuite et partit s’asseoir plus loin sur un tabouret dans un coin de la pièce pour laisser toute la place au chirurgien d’opérer. S’il avait besoin d’aide, Sean pouvait l’aider et lui amener ce qu’il demandait de toute façon. Pas besoin d’avoir fait huit ans de médecine pour ça. Et si le niner lui avait donné une mauvaise réponse tout à l’heure, Gregan lui posa une mauvaise question au moment où il commençait à s’affairer sur le blessé…

« Croyez moi… Il vaut mieux que vous en sachiez le moins possible. Pour moi comme pour vous. » répondit Sean avant d’ajouter « Vous n’avez qu’à vous dire que ce n’est qu’un enfoiré de hors la loi qui mérite comme tout le monde une seconde chance dans la vie. C’est pas ce que dit votre serment d’Hippocrate ou un truc dans le genre ? Soignez tous les malades sans jugement ou ce genre de conneries… Serment d’hypocrite ouai… »

Sean n’avait rien contre les médecins, bien au contraire. Il les admirait. S’ils avaient été incapables de sauver son genoux à l’université pour lui permettre de faire carrière dans le football, ils lui avaient sauver la vie au moins deux fois sur une table d’opération semblable à celle-ci. D’ailleurs pour dissiper toute ambiguïté dans ses paroles, l’inspecteur ne tarda pas à reprendre dans ce même but de créer un lien cordial voir amical avec Gregan.

« Vous n’êtes pas vraiment habitué à soigner des blessures par balle pas vrai hein ? Vous avez toujours fait dans la prothèse pour bimbos ou vous avez touché autre chose ? » lui demanda-t-il en croisant les bras sur son tabouret, scrutant de loin les gestes habiles du chirurgien sur la table.

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MessageSujet: Re: Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat]   Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat] EmptyVen 25 Mar - 23:09


Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat] Mat


    Finalement Mat n'a pas besoin d'explications supplémentaires sur qui est ce type. Le ton sur lequel le flic lui parle est suffisamment convaincant pour comprendre ce qu'il est. Ça peut suffire à Mat d'un certain point de vue. Pas qu'il ait une mauvaise conscience à porter secours à ds gens issus des quartiers plus ou moins durs de la ville. Il n'est pas du style à faire la différence entre les quartiers lorsqu'il s'agit de santé et de médecine, c'est son côté social, celui qui lui a fait choisir la médecine étant jeune, celui qu'il continuera de prôner tant qu'il lui restera une once de moralité dans cette ville. Mais le renseignement peut surtout lui servir dans le cas ou les bœufs carottes pourraient venir lui rendre visite un jour ou l'autre car nécessairement ce jour viendrait. Les membres du C.R.A.S.H. sont trop souvent border-line pour ne pas se retrouver sous les multiples mises en enquêtes de la police des police. Et forcément, un jour il remonteront jusqu'à Mat.
    Enfin, Mat ne peut poursuivre les choses sans un peu de concentration. Il oublie alors les joutes verbales, les réflexions à deux balles sur les rapports qu'il peut entretenir avec sa secrétaire, même si Mourning a vu juste. Mais forcément, ce n'est pas quelque chose qui l’intéresse pour poursuivre la discussion. Même si l'inspecteur se montre moins buté.

    - Je fais des prothèses pour mecs aussi ...

    Mais visiblement, ça ne déride pas le chef des flics qui ne s'était pas attendu à cette réponse. Ben ouais bien qu'étant avant tout orienté vers une large clientèle féminine, Mat a tout de même fait faire une étude de marché pour voir quelle clientèle pouvait être susceptible intéressée par les soins disponible sur le marché. Et bien étonnamment, il s'était rendu compte que les hommes avaient de grandes requêtes de ce côté là. Le plus souvent pour eux, il fait des petites injections de botox ou des actes de chirurgies précis comme des lipo-aspirations, mais il lui est arrivé récemment de poser même des implants à ces messieurs.
    Mais comme Mourning ne s'attend pas réellement à cette réponse là, Mat poursuit sans faire attention à son patient.


    - J'ai dirigé le services des urgences du L.A. County pendant près de deux ans ... puis d'autres aussi dans d'autres états ...

    La seringue que Mat vient de saisir se remplit d'un liquide incolore lorsqu'il tire sur la partie mobile. Après avoir éjecté le surplus d'air dans la seringue, Mat pique le blessé d'une façon tout à fait experte. L'aiguille s'enfonce directement dans la veine du bras. Quelques secondes plus tard, le sédatif fait son effet, et le niners tombe dans un sommeil profond dont Mat espère bien qu'il se réveillera.
    Parce que faire une anesthésie à un type qui n'est pas dans un état physique optimal n'est jamais dénuée de tout risque. Mais le risque fait partie de la vie de Mat. Tout comme celui qu'il a pris en changeant de voie, tout comme il a prit celui de porter secours à ce type ... la première fois que Mourning avait débarqué chez lui, lui promettant de ne jamais revenir.


    - Ça devrait le faire comme CV d'embauche ...

    Le sédatif ayant agi, Mat se pare alors des objets nécessaires à l'opération qu'il compte mener à bien. Scalpels, pinces et ciseaux sont prêts dans sa boite Les compresses et le fil à suturer sont à portée de mains. Il se met au travail.
    Rapidement, Mat observe que le projectile a fait pas mal de dégâts dans les tissus musculaires. Réparer cela de façon efficace lui demanderait des heures de travail. Mais il n'est pas non plus là pour faire dans la dentelle. La dentelle c'est pour les riches qui utilisent sa clinique habituellement. Ce gars là n'est pas un client, et il ne se manifestera pas si sa cicatrice s'avère être inesthétique. Là est l'avantage de bosser aux urgences.
    Alors Mat pense aux priorités. dans un premier temps, il extrait la balle. Celle ci s'est enfoncée dans le flac jusqu'à perforer les intestins et s'est arrêtée dans une vertèbre. Heureusement, les nerfs ne sont pas touchés. Juste des organes secondaires. Mat prend alors son temps. Il Pose des points de ci de là, cherchant à être efficace. Le temps passe, Mourning ne semble pas capable de dire quoi que ce soit, il cherche même à se faire discret pour ne pas perturber la concentration de Mat. Dans la salle d'opération, le silence règne, seuls quelques bruits métalliques viennent rappeler que les outils de Gregan ne sont pas des simples jouets. Le tic-tac de l'horloge égrène les secondes et les minutes qui passent. Mat se concentre sur les dernières tâches qu'il lui reste à accomplir. Refermer les tissus, penser à les nettoyer et à les désinfecter, suturer les dernières plaies pour éviter les saignement abondants. Suturer aussi les grosses veines qui peuvent l'être de façon sommaire. Les petites se reformeront et cicatriseront toutes seules. Puis vient l'instant final ou Mat recoud le tout. Sur le côté de l'afro américain, il pose une quinzaines de points parfaitement alignés et qui lui barrent les côtes. Le travail semble bien fait. Lorsque Mat regarde l'horloge, il s’aperçoit qu'il a passé une bonne partie de sa matinée à réparer ce type. Mais au bout du compte, il pense lui avoir sauver la vie. Enfin, on n'en est pas encore là. Pour bien faire, il faudrait le garder en observation et lui changer son bandage toutes les trois heures pour vérifier s'il n'y a pas un saignement inquiétant. Qui s'occupera de ce suivi ? Il est certain que ce ne sera pas lui. Mourning a trop de choses à faire encore avec lui pour le laisser dans cette clinique. Puis Mat semble comprendre que la présence de ces deux hommes ici doit rester un peu secrète. Et ça veut forcément dire que ces deux là ne feront pas de vieux os par ici.


    - Ok Mourning ... j'en ai fini ...

    Mat se laisse alors tomber sur une chaise qui trône au fond de la pièce. Au delà de la difficulté d'opérer, il évacue le stress de cette rencontre. Décidément, il ne s'y fera jamais. heureusement peut-être. Sa curiosité le pousse à demander à l'inspecteur ce qu'il compte faire de ce type. Le sortir et le laisser en pleine ville serait de la folie pure. S'il osait, il lui demanderait de le garder à la clinique. Mais voilà : Mat l'ose pas.

    - Il va devenir quoi maintenant ? ... Je veux dire ... il va avoir besoin de soins complémentaires ... d'anti-inflammatoires et d'antibiotiques ...
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MessageSujet: Re: Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat]   Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat] EmptySam 26 Mar - 13:38

Gregan devait se faire un paquet de fric avec cette clinique. Beaucoup plus que Sean en tout cas, même avec toutes les sources de revenus, tout le fric sale et les pots-de-vin qu’il se mettait dans les poches en parallèle de son simple salaire d’inspecteur. Preuve qu’il y avait bien quelque chose qui payait plus que le crime... Ici plus qu’ailleurs, l’apparence et le physique étaient plus important que tout le reste et il n’y avait pas meilleure cible que la Californie pour installer ce genre de service. Ce qu’il ne saisissait toujours pas, c’est pourquoi il s’était installé à Inglewood et pas dans un autre compté plus huppé de Los Angeles. Quoi qu’il en soit, Sean s’intéressait à lui. Non pas qu’il doutait de ses compétences de médecin mais il aimait bien savoir avec qui il bossait. Car oui, ce genre de petits incidents n’étant pas rare autour de lui et dans l’activité qu’il exerçait au quotidien, il savait déjà qu’il aurait probablement à nouveau à faire avec le doc’. Quoi qu’il en soit, sa réponse au sujet des prothèses pour mecs eu le don de déclencher un éclat de rires chez Sean qui eu sans doute autant de mal à le croire qu’à s’en remettre.

« Naaaan vous déconnez ? Ca existe ça ? Des prothèses pour la queue ? Bordel, c’est pas croyable… D’un coup je vous envie beaucoup moins Doc’… » glissa-t-il mort de rire sur son tabouret dans un coin du bloc. « Vous avez des clients célèbres ? Des poufs d’hollywood ? Ou pas encore ? Je suis aussi couvert par le secret professionnel, allez-y, vous pouvez tout me raconter… » poursuit-il dans son amusement avant que la discussion ne reprenne un peu plus de sérieux. Ainsi Gregan avait dirigé un service d’urgence… Plusieurs même. Sean s’était donc planté. Il avait dû en voir quelques unes des blessures par balle, ce qui, aux yeux de l’inspecteur, remontait d’un coup les chances de survie du niner sur lequel le chirurgien s’affairait. Pas qu’il impressionné, mais presque… Il le voyait plus en gourou de l’artifice et du glamour que dans l’urgence vitale. Mais peu importe. Cela le faisait comme CV d’embauche oui comme le doc’ le suggéra ironiquement.

« Sans blague… Chef de service ? On est de la même race vous et moi Gregan… Celle des loups alphas... Des meneurs. J’ai aussi eu le commandement d’une brigade avant ma trentaine. Chez les stups. » glissa-t-il sans grande conviction que le médecin puisse s’identifier à lui. Il avait sauvé des gens et faisait le bien-être d’autres, Sean lui en avait tué et en malmenait à longueur de journée comme il en avait eu un petit aperçu dans la salle d’attente avec le gangster blessé. « Et pourquoi la chirurgie esthétique alors ? Le fric c’est ça ? Ouaiiii… Quoi d’autre ? On est tous guidés par ça… C’est tout ce qui compte. » reprit-il sur un ton presque philosophique. Le médecin n’allait pas lui faire à l’envers... Il savait que l’argent représentait à coup sûr une majeure partie de ses motivations. Comme pour tout le monde. Quoi qu’il en soit, le silence s’installa ensuite le temps que Gregan ne termine de réparer le type sur sa table. Autant le laisser concentré à sa tâche et ne pas le distraire au risque qu’il touche une mauvaise artère dans sa plomberie.

Après un long moment, le doc’ s’éloigna finalement de la table et partit s’asseoir sur une autre chaise du bloc. Il avait finit. Et le niner était sauvé. La médecine n’arrête jamais ces miracles… Comme Gregan ne semblait jamais perdre son sens de l’humour involontaire, sa question et son intérêt de suivi du patient non-déclaré eu le don de déclencher de nouveaux rires crapuleux de Sean… Il s’en inquiétait réellement ? Professionnel ou hypocrite jusqu’au bout des ongles… Et comme l’inspecteur n’était pas du genre à parier sur l’option la plus noble chez l’humain, même chez un médecin, il opta pour la seconde… Ce que ce type allait devenir ? Sean n’en savait rien et n’en avait d’ailleurs rien à foutre. Tant qu’il gardait la cicatrice de cette blessure bien cachée sous ces fringues et n’allait pas lui causer d’emmerdes à lui ou bien au bleu qui lui avait tiré dessus.

« Ca vous intéresse vraiment ? J’en sais rien… Et je m’en cogne. Il va retourner dans le trou d’où il vient… Et dans une semaine... un mois... peut-être un an s’il a de la chance, il se prendra une nouvelle balle qui ne le ratera pas cette fois… » glissa-t-il avant de se remettre à rire doucement. « Pourquoi ? Vous voulez l’adoptez ? Moi je veux bien mais venez pas vous plaindre s’il tente de violer toutes les pétasses à gros seins qui passent chez vous… Vous en faite pas, avec toute la came que ce petit con doit s’enfiler, il saura gérer la douleur et certainement une pute pour veiller sur lui. Pour le reste, vous n’avez pas une pharmacie et deux trois tubes de médocs à lui mettre dans les poches ? » reprit Sean avec une certaine ironie dans le ton mais un réel sérieux dans le fond. C’était exposé de manière caricaturale car il avait l’habitude de ce milieu et de la manière dont les choses se passaient, mais il est vrai que pour Gregan, cela devait être complètement aberrant.

Bon… Il était temps d’en finir avec les conneries et de passer aux vraies choses sérieuses. Sean se releva du tabouret sur lequel il était assis et s’approcha du niner sur la table pour jeter un bref coup d’œil à son état. Il ne bougeait pas mais n’était pas mort. « Bien… Je vais chercher vos honoraires Doc’... Je reviens. » finit-il par conclure avant de quitter la salle d’opération pour refaire chemin inverse vers la sortie. L’inspecteur marcha jusqu’à sa Navigator dont il ouvrit le coffre pour fouiller parmi les nombreux outils et armes qu’il contenait. Sous le tapis, un double fond où était rassemblait un peu de cash en cas de besoin, comme ce genre d’aventures imprévues. Sean prit 3000 dollars qu’il glissa sous sa veste en jetant de brefs regards à gauche et à droite pour s’assurer que personne ne l’observait et referma le coffre en le claquant pour revenir dans la clinique. Même trajet jusqu’au bloc où l’attendait Gregan et son nouveau patient préféré. Il avança jusqu’à une table non loin de la chaise où le doc’ était assis et sortit les trois plaques de billets sous cellophanes qu’il balança dessus.

« 3000. Ca devrait aussi couvrir votre rendez-vous manqué et les médocs. » lança-t-il.

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MessageSujet: Re: Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat]   Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat] EmptySam 26 Mar - 14:47


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    Il n'est pas franchement rassuré avec la réponse que lui apporte l'agent de police. Pas plus qu'avec toutes celles qu'il lui a donné jusqu'à présent. Ce type semble agir comme s'il était le seul dépositaire de la ville d'une loi qui fait parfois défaut. Ce n'est pas totalement faux, mais ce n'est pas la stricte réalité non plus. Souvent Mat pense qu'on pourrait aider les gamins désœuvrés des quartiers en leur apportant soutien et instruction. Malheureusement, les politiques préfèrent user de leur argent pour grossir les rangs de la police et jouer de la matraque. Pas sûr que ça rapporte réellement ... mais bon. La société veut peut-être cela aussi. Qui sait ?
    Toutefois, Mat n'a pas franchement ri aux allusion de Mourning et son ton sarcastique lui fait parfois froid dans le dos. Certes, il a touché un point sensible en parlant de fric. Mat n'aurait jamais cru toucher à ce genre de clinique un peu plus jeune. Il s'est toujours senti l’âme d'un véritable médecin et souvent il critiquait ce qui faisaient de la médecine détournée comme il disait : des actes de médecine qui n'avaient pour but que le confort des gens, pas leur bien-être physique. Même si d'un certain côté, il se dédouane en pensant que l'inconfort moral de certaines personnes vis à vis de leur corps peut très bien les mener à une dépression forte et à des problèmes physique grave. Finalement, il reste dans la médecine ... A ce qu'il croit !

    - 3000 ! Ouais ça ira ...

    C'était loin du compte parfois même si cette fois ci ça compense largement ses rendez-vous reportés. Les clientes n'hésitent souvent pas à dépenser jusqu'à 9 ou 10 000 $ pour pouvoir bénéficier de ses services. La qualité des prothèses qu'il propose est certifiée et c'est un gage de qualité et de discrétion. Mais bon côté discrétion, le chef du C.R.A.S.H. n'a pas l'air d'être des plus habiles dans ce domaine. Certes, il doit bien y avoir quelques petits secrets qu'il doit éviter de révéler à qui veut l'entendre, mais s'il doit balancer quelqu'un pour avoir meilleur Mat pense qu'il n'est pas du genre à faire dans le sentimentalisme. Et pas plus lui qu'un autre ne doit avoir ses réelles faveurs. Aussi les 3000 $ lui conviennent-ils parfaitement si au moins il était certain de ne pas voir revenir ce fou furieux avec une bande d'éclopés.

    * Un jour il me ramènera même un mort à ressusciter ! *

    - Puis si vous pouviez éviter de prendre ma clinique pour un drive, ce serait bien. La prochaine fois prenez rendez-vous ...

    Il hésite à faire une blague salace sur sa secrétaire. L'agent se ferait sûrement un plaisir d’embrayer la-dessus pour lui demander s'il a sa chance avec elle. À ce qu'il en sait, Mat croit savoir qu'elle est plutôt du genre républicaine portée vers les extrêmes ... pas raciste affichée, mais pas loin sans doute.
    De sarcasme en sarcasme, il n'hésite pas à pousser le bouchon un peu plus loin :


    - Je vous caserai entre miss Pendleton, que vous avez si prestement renvoyée tout à l'heure, et Daisy Lowe.

    Bon, côté stars des podiums, il n'a pas encore une clientèle très réputée, mais les jet setteurs sont foison dans son cabinet. Il pourrait très bien s'occuper de Paris Hilton ou Kim Kardashian, mais ces deux là sont déjà prises par une autre clinique un peu plus en vue que la sienne, mais il ne renonce pas à les voir débarquer peut-être un jour. Qui sait ?
    Par contre il n'ira pas jusqu'à lui proposer une ristourne pour venir en personne dans son cabinet. Vu comme il a pris la remarque précédente, il pourrait croire que Mat pense qu'il a une petite bite ! C'est fou comme les mecs pensent à ça en premier lorsqu'on leur parle d'implants. Mais la chirurgie esthétique ne se résume pourtant pas à cet endroit quand bien même il prend une importance considérable chez les hommes.


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MessageSujet: Re: Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat]   Des affaires en sang bleu (Ensemble) [Mat] EmptyDim 27 Mar - 13:40

Bien… Tout était maintenant arrangé, ou presque. Le Niner allait vivre, le doc’s’enrichir un peu plus, et le bleu poursuivre sa carrière sans que cette petite connerie ne soit jamais mentionnée dans ses états de service. Tout ça pour la modique somme de 3000 dollars. Plutôt pas mal lorsque deux vies étaient en jeu. Gregan ne semblait pas avoir un sens de l’humour très développé ni très envie de sympathiser avec lui, mais pour Sean c’est toujours l’essentiel qui compte avant tout et il avait bien fait le boulot. Tant pis pour les bons rapports, cela viendrait sans doute avec le temps… Ou pas. Quoi qu’il en soit, la petite remarque du médecin eu le don de le faire à nouveau rire. Il n’était pas si fermé que cela finalement ! Bien, la prochaine fois, il s’arrangerait pour deviner dans une boule de Crystal quand les balles allaient fuser et toucher leurs cibles et il prendrait son rendez-vous au préalable. Sacré Doc’… Enfin, il pouvait toujours appeler pour avoir cette pouf de secrétaire au téléphone et lui faire du gringue.

« Daisy – qui ? » lui demanda-t-il en arquant les sourcils avant de se remettre à éclater de rire. Sean devina qu’il devait s’agir d’une personne plus ou moins connue dans le show business mais n’avait jamais entendue de ce nom de sa vie. Restait à espérer que Gregan comprenne tout de même ce trait d’humour et ne s’offusque pas que Sean ne connaisse la seule petite starlette qui passait sous son bistouri. L’inspecteur revint vers la table où se trouvait le niner et lui mis une petite gifle pour l’aider à retrouver ses esprits avant de l’aider à se redresser et à descendre bras par-dessus son épaule. « Bonne journée Doc’. Merci de votre coopération. » glissa-t-il avant de quitter la salle d’opération pour se diriger avec le blessé réparé vers le sortie de la clinique. Sean le supporta jusqu’à sa Navigator et ouvrit la portière passager pour l’installer à l’avant avant de la refermer et faire le tour du SUV pour grimper à son tour au volant. Direction Queen Street où il serait ramassé par ses petits copains niners et s’y terrerait avec cette affaire comme il allait s’en assurer…

« Tu m’entends homeboy ? » lui demanda-t-il tout en cherchant son paquet de cigarettes dans la poche de son blouson avant de s’en sortir une et de l’allumer. Sean mit le contact et démarra la Navigator avant de quitter le parking de la clinique pour se diriger vers le ghetto noir de Queen Street, jetant au passage plusieurs regards successifs vers son passager sur le siège d’à côté à moitié dans les vapes. Il valait pourtant mieux pour lui qu’il comprenne ce que Sean allait lui dire maintenant.

« J’espère que t’as reconsidéré tes projets de miraculé… Je peux te chier dessus… Je peux te faire dessus d’une telle hauteur que tu croiras que c’est dieu en personne qui t’a fait dessus… Je sais où tu crèches et je sais comment te bousiller en trois coups de fil, tu me suis ? »
« - C’est bon… J’ai pigé… »
« - Putain ça t’as sacrément intérêt à avoir pigé ! Ou je viendrais te botter le cul avant même que tu ais finis ton sac pour disparaitre dans la nature. Personne n’a nulle part où se planquer avec moi. »

Et ça… C’était foutrement vrai. Visiblement, le type avait saisit le sérieux de l’inspecteur et n’allait pas déconner. Tant mieux. Sean avait suffisamment de merdes à gérer avec les affaires internes et il ne voulait pas condamné un nouveau né avant même que sa carrière n’ait véritablement débutée. Il en parlerait de toute façon à Trevor pour qu’il veille à ce que son soldat garde sa langue dans sa bouche. Après quelques minutes de route où le chef du C.R.A.S.H eu le temps de finir sa cigarette, ils arrivèrent enfin sur Queen Street où la Navigator s’arrêta devant une épicerie ouverte. Sean se pencha sur sa droite pour ouvrir la portière passager devant le niner avant de le pousser en dehors du véhicule pour le laisser tomber de la hauteur du SUV et s’écrouler sur le trottoir. Quelqu’un de l’épicerie ou un passant viendrait le ramasser là. Lui il en avait terminé. Maintenant, il devait aller se changer et retirer les fringues que ce connard avait tâché de son sang.

Refermant sa portière pour repartir aussi sec ni vu ni connu après son dépôt de taxi, Sean pris la direction de son appartement sur Florence Avenue où il ferait un saut avant de revenir au bercail. Le bleu devait s’y trouver et encore transpirer de peur de ce qu’il avait fait. L’inspecteur le rassurerait et commencerait ensuite à réfléchir à une dette qu’il lui devrait. Tout ça en admettant bien sûr qu’il ne craque pas et n’ait pas un sursaut de conscience qui le pousserait à se dénoncer et donc Sean par la même occasion. Auquel cas il n’aurait plus un type mais deux à menacer aujourd’hui…


FIN DU SUJET

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