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 Segundo Round [Dalia]

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« Hector Vargas »

La Vida Loca


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MessageSujet: Segundo Round [Dalia]   Mar 17 Mai - 17:23



Il avait finalement fallu non pas un mais deux jours à Hector pour recontacter Dalia en vue de l’assister dans un nouvel inventaire. Non pas pour digérer et se remettre de leur fameuse première nuit d’ivresse mais bien car El Jefe avait été pas mal occupé par différentes affaires de cocaïne et de gestion interne du gang. Six mois d’absences et certaines choses partaient déjà dans tous les sens, preuve qu’Eduardo n’était pas encore fin prêt à ce qu’il lui lâche la main. Il déléguait beaucoup trop à son goût à des lieutenants trop incompétents. En son temps, lorsqu’il était numéro un, Hector faisait beaucoup de choses lui-même et ne déléguait que lorsqu’il n’avait pas le choix et ne pouvait pas être partout à la fois. Uniquement à des hommes sûrs et endurcis. Chef omniprésent et sur tous les fronts, cela impliquait également plus de risques pour sa personne mais plus d’assurance pour le business et la ligne qu’il voulait tenir. Peut-être qu’Eduardo se rendrait vite compte par lui-même que c’était la meilleure chose à faire…

Quoi qu’il en soit, retraite approchant à grand pas, le gangster était plus disposé à déléguer de son côté et à former comme il comptait le faire avec Dalia et Antonio du côté du trafic d’armes. Les inventaires d’abord puis les transactions et enfin l’importation, dans l’ordre. Aujourd’hui devait être l’occasion d’un nouvel inventaire d’une planque d’armes du gang, et après la bonne réussite du premier qu’il avait confié à la señorita, l’homme avait logiquement fait appel à elle pour l’aider ou plutôt le faire sous sa supervision. Il appela Dalia en début d’après-midi sur le portable « jetable » qu’il lui avait donné l’avant-veille pour lui demander en trente secondes où elle habitait et qu’il passerait à l’adresse indiquée sur les coups de quinze heures. Le temps de faire un bon déjeuner dans un restaurant mexicain d’Hillcrest Boulevard avec quelques vieux amis, bien manger et bien boire et Hector décolla finalement déjà en retard pour prendre le volant de sa Monte Carlo blanche de collection.

Vitres grandes ouvertes par cette chaleur californienne étouffante, il arriva après dix minutes de route dans le quartier et découvrit sa maison, somme toute modeste et petite, un peu comme la sienne. Hector ne descendit pas tout de suite et coupa le moteur, jetant un bref coup d’œil dans son rétroviseur intérieur pour s’arranger quelque peu et passer sa main autour de sa moustache avant de klaxonner pour alerter Dalia de son arrivée de l’extérieur. L’homme finit par ouvrir sa portière et sortit de la chevrolet, sortant son paquet de cigarette d’une poche de la chemise verte foncée qu’il portait et s’en glissant une entre les lèvres. Il aperçu le le padre en train de jardiner devant chez lui, voisin de quelques maison de Dalia, il était le prêtre de l’église d’Hillcrest Boulevard bien connu d’Hector et de tous les membres croyant et pratiquant du gang. Cette homme de foi avait la particularité d’avoir des stocks de cocaïne cachée dans ses cierges et des armes sous l’autel. Mais qui irait perquisitionner un lieu saint au risque de déclencher la révolte de l’opinion publique ?

Hector le salua de la main avant de se poser contre le capot de sa chevrolet, face à la maison de son assistante pour allumer sa cigarette en l’attendant. Il ne savait quoi espérer. Qu’elle se soit faite plus jolie qu’elle ne l’était déjà ou qu’elle ne risque pas de salir ses vêtements dans le travail d’inventaire et ne le fasse pas trop attendre du même coup. Quoi qu’il en soit, il se contenterait très bien des deux. Après ça, il pourrait aller décompresser et fêter un peu comme la première fois si la jeune mexicaine le voulait bien. Chez lui, chez elle ou ailleurs. Hillcrest Boulevard offrait pas mal de divertissements d’origine latine. Combats de chiens, réunions de lowriders pour les plus populaires… Mais avant cela, il y a avait du travail à accomplir. Pas trop sérieux non plus, en tout cas pour lui puisqu’il avait prévu de quoi rendre le temps et la tâche plus agréable avec quelques bouteilles de tequila dans son coffre et même un peu de marijuana. A consommer avec modération pour la jeune femme pour ne pas qu’elle compte double…

Pas nécessairement patient de nature, il n’attendit pas très longtemps avant de repasser son bras à travers la vitre ouverte de la Monte Carlo et klaxonner une seconde fois. Enfin, après quelques instants, la porte s’ouvrit et Dalia apparue. Hector tira une dernière fois sur sa clope avant de la jeter sur la route et croiser les bras devant son torse « Holà hermosità ! » lui lança-t-il sans la lâcher du regard alors qu’elle arrivait. « Tu as l’art de te faire désirer… C’est bien… » ajouta-t-il en retenant un rire. Se faire attendre ou se faire désirer… Sans doute les deux, il pouvait en témoigner depuis leur dernière nuit. En tout cas cela ne lui déplaisait pas, surtout qu’Hector n’était pas pressé par la montrer et avait un agenda assez libre pour le reste de la journée, volontairement dégagé pour cet inventaire et une potentielle fiesta après.
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MessageSujet: Re: Segundo Round [Dalia]   Mar 17 Mai - 18:27

Un jour s’était passé depuis qu’elle avait quitté la maison d’Hector au petit matin pour rejoindre sa maison. Autant dire que si Dalia n’avait jamais vraiment eu de mère, elle avait eu l’impression d’en avoir deux cette fois là en rentrant. Elle avait découchée et ne connaissait pas encore les discussions gênantes qu’on pouvait avoir avec les gens avec qui on vivait. Dalia avait toujours vécue plus ou moins seule après avoir refourgué sa mère en institut. Ainsi, elle s’était de toute manière habituée à un rythme assez décousu. Vu qu’elle sortait souvent, elle était habituée à découcher, mais chez elle… Seule. Ce matin là, elle était revenue, les cheveux mouillés, l’air un peu fatigué. Elle avait ouvert la porte comme une fleur, pensant qu’elle pourrait trouver une ambiance sympathique histoire de cogiter à tout ça. He ben non. A la place elle avait trouvé deux mères de substitutions entrain de se faire du mouron depuis la veille. Et elle pouvait en attester : rester debout à se faire du soucis, ça rendait hargneux. Elle avait parlé de l’inventaire et elle avait dit qu’elle avait passé la soirée chez Vargas sans vraiment détailler. De toute façon, ils étaient adultes et suffisamment grands pour comprendre ce que « passer la nuit chez un homme » voulait dire. Et elle leur faisait bien confiance du point de vue de l’imagination. A la limite, Leticia s’en foutait un peu, mais Toni lui, elle avait l’impression qu’il l’évitait un peu depuis.

Elle avait passé sa journée à somnoler un petit peu en se tenant au courant de ce qu’elle avait manqué en une journée. Pas grand-chose en fait, les trois policiers n’étaient normalement pas impliqués dans grand-chose et ils avaient vite fait le tour. Mais la surprise fut au rendez-vous le lendemain où, en début d’après-midi son portable sonna. D’abord, elle n’y fit pas trop gaffe, avant de se rappeler que seule une personne pouvait l’appeler sur ce portable. A ce moment là, elle était entrain de boire un café après le repas et entrain de papoter avec Leticia. Elle ne fit pas attention à cette sonnerie qu’elle ne connaissait pas avant de s’étonner que le son vienne de l’étage supérieur. Lorsqu’elle réalisa que c’était le portable que venait de lui donner Hector, elle se leva, renversant sa chaise au passage, dévala les escaliers quatre à quatre et de se jeter sur l’objet en décrochant, prenant la voix la plus fraîche et claire possible. Cette après-midi 15 heures, certainement encore un inventaire. Elle lui donna l’adresse de la maison et raccrocha. Elle eu un instant de beug et elle regarda l’heure. 13h30 !!! Ho mon dieu fallait qu’elle se douche et qu’elle se prépare.

Ainsi, comme une petite lycéenne allant à son bal de fin d’année – même si Dalia n’y avait jamais été à cause de sa mère pensant être victime d’un coup monté du gouvernement – elle s’enferma dans la salle de bain pour une toilette soigneuse. En plus, elle savait qu’elle allait certainement traîner dans une cave étouffante alors elle préferait être la plus fraîche possible même si elle ne garantissait pas son état le soir venu. Elle prit une douche froide et se lava les cheveux. A la sortie de celle-ci il était 14h30 environs. Leticia vint taper à la porte lui demandant ce qui se passait. Elle lui expliqua en quelques mots que Hector Vargas se pointerait d’ici une demi heure pour venir la chercher. La femme resta une petite seconde interdite alors que Dalia essayait de chercher des vêtements. S’en suivit une suite de questions toutes plus indiscrètes et gênantes les unes que les autres avant que Dalia ne la foute dehors. Il est 14h45 et elle n’est toujours pas prête. Elle entame donc un séchage de cheveux express et terminent 5 minutes avant l’heure dite avant qu’elle ne se rend compte d’une chose en se regardant dans la glace.

Son soutien-gorge… Merde. Il était brun et délavé. Mais c’était un vrai soutiff de grand-mère ! Elle ne pouvait pas décemment se présenter devant Hector avec ça sous ses vêtements ! Et si ils venaient à le voir ? Ha non vite quelque chose de mieux ! Elle se rua dans sa chambre et commença à fouiller ses tiroirs. Son ensemble noir assez banal était au lavage et le reste était à peu près pareil avant qu’elle ne trouve des sous-vêtements qui lui étaient totalement sortis de la tête. Un ensemble en dentelle rouge pas mal sexy. Ce n’était pas un peu trop ? Ha tant pis ! Elle enleva son haut au moment où elle entendit un klaxon. « Merde ! ». Leticia demanda si ça allait et Dalia grognait qu’elle faisait vite. Elle enfila le soutien-gorge, enleva son pantalon, enfila son slip et remit tout en place, pantalon et chemise, en mettant ses santiags. Elle se recoiffa rapidement avant d’enfiler ses lunettes de soleil, dire un bref salut à Leticia et de sortir alors qu’Hector klaxonna une seconde fois. Elle lui adressa un sourire alors qu’il la saluait. « Hola… » Il lui fit remarquer son petit retard en disant qu’il aimait bien. Il avait intérêt à aimer avec ce qu’elle avait caché en dessous de sa chemise et de son jeans.

Elle se recoiffa une mèche de cheveux alors qu’elle relevait doucement ses lunettes de soleil. Elle lui adressa un regard amusé. « sí… Mais je sais pratiquer cet art avec économie. » Car elle n’allait pas se mettre à le faire attendre pour tout et n’importe quoi. Elle n’allait pas travailler lentement ou commencer à faire sa réservée en privé. La prochaine fois, il y aurait certainement déjà ses sous-vêtements de prêt tient, quelque chose qu’il fallait qu’elle prépare à l’avance. Elle remit ses lunettes car elle commençait à avoir légèrement mal aux yeux à force d’avoir passé sa matinée à l’intérieur, il allait lui falloir quelques minutes pour s’y habituer. Elle posa sa main sur la voiture, en appuie « Je dois encore faire ton chauffeur ou c'est bon ? D’ailleurs on va où ? » que de questions auxquelles il pouvait très bien ne pas répondre après tout, comme la dernière fois, il lui avait simplement donné des indications tel un GPS.

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Dernière édition par Dalia Lucientes le Ven 27 Mai - 13:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Segundo Round [Dalia]   Dim 22 Mai - 6:47

S’il été connu et respecté de tous ici, Hector connaissait lui aussi à peu près tout le monde sur Hillcrest Boulevard, ou en tout cas chaque famille. Des plus récentes aux plus anciennes installées dans le quartier, il en avait fait venir une bonne partie du Mexique. Dans le but de trouver des futurs membres du gang oui, mais aussi par générosité envers ses compatriotes en quête de rêve américain et d’une vie meilleure ici. La population ici était très unie et beaucoup de fiestas, barbecues et autres bals avaient souvent lieu dans la rue pour rassembler tout le monde. Le tout évidemment sous la protection avisée de Los Ojos. En général, c’était les officielles, les femmes de famille qui préparaient tout ça en l’honneur du gang mais il arrivait aussi que cela vienne du prêtre ou de l’équipe de basketball locale… Il avait réussit son pari de faire se sentir chez eux chaque immigré mexicain ici et d’assurer à leurs enfants des chances et un confort qu’ils n’auraient pas eu au pays.

Bien évidemment ces projets n’étaient nés qu’au zénith de son règne, après avoir d’abord consacré toute son énergie et toutes ses ressources au crime et à l’argent sale pendant les dix premières années d’existence de Los Ojos. Et il y était brillamment arrivé en s’imposant comme la première puissance criminelle de la ville concurrente aux One Niners de Queen Street. En réalité, la seule chose qu’Hector n’était pas arrivé à faire et où il avait échoué durant ces vingt années passées ici, c’était à garder ses proches et les personnes qui avaient le plus comptés pour lui en vie. Ses amis fondateur étaient tous morts, sa femme, beaucoup de ses lieutenants également, et il avait dû envoyer tous ses enfants de l’autre côté de la frontière après avoir vu tout ce monde tomber un par un, avalés par ces rues impitoyables d’Inglewood. Après ça… Il ne ressentait plus grand-chose. Ni en tuant, ni en se chargeant, ni en baisant… Le gangster avait déjà à peu près vu ce qui se faisait de meilleur, et de plus sordide aussi…

Exception faite il y a deux jours avec l’atterrissage de Dalia dans son champs de vision, pourtant large ici. Une bonne journée pour le travail et une belle nuit pour le plaisir qu’il n’avait pas oublié avant de revenir ici, devant sa maison. Enfin après quelques instants, la jeune femme nouvellement promue assistance personnelle arriva et le rejoint dans la rue devant sa chevrolet. Hector fronça brièvement les sourcils à sa question qu’il ne su exactement comment prendre… Qu’est-ce que ça voulait dire ça ? Soit elle le prenait pour une épave d’alcool ou pire un empoté, soit ça l’ennuyait de conduire pour lui… C’est du moins ce qu’il déduisit de la façon dont elle l’avait demandé et dans un cas comme dans l’autre, il allait falloir remettre ses pendules à l’heure. Quant à leur destination, il espérait qu’elle ne s’attendait pas vraiment à ce qu’il lui donne l’adresse d’une planque d’armes à plusieurs centaines de milliers de dollars de valeur ici en plein milieu d’une rue.

« J’ai l’air d’un putain d’handicapé? » Sans commentaires. Sa question n’attendait évidemment pas de réponse et d’ailleurs l’homme reprit presque instantanément en ouvrant sa portière et hochant légèrement la tête pour lui indiquer le côté passager
« Allez monte… » . El Jefe s’installa au volant, posa son bras gauche sur le rebord de sa vitre baissée et démarra pour quitter son stationnement et partir sur le chemin de la fameuse planque d’armes. En route, il alluma son poste radio pour mettre une radio hispanique locale d’Inglewood passant la seule chose qu’il était capable d’écouter en ce moment à savoir de la musique mexicaine et se mit à chantonner l’air au fil des rues parcourues. Ils n’étaient pas très loin, toutes les planques du gang, qu’elles soient d’armes ou de cocaïne, se trouvant évidemment sur Hillcrest Boulevard pour pouvoir vider les stocks en cas descentes des flics ou les protéger en cas d’attaque des ennemis et notamment des Niners.

« C’était un gymnase ça avant… J’ai fais de la boxe il y a longtemps ici, j’étais assez bon… Mais je tenais pas la distensia, j’avais pas de souffle… Trop de fiestas… » finit-il par lui dire en se mettant à rire, pointant du doigt un vieil immeuble qui semblait aujourd’hui bien désafecté. C’était il y a plus de dix ans maintenant. Il était un boxeur honnête, un puncheur mais qui devait terminer ses combats d’une façon ou d’une autre avant le sixième round avant d’exploser ses poumons… La plupart du temps, c’était lui qui mettait son adversaire K.O, mais vers la fin surtout, il lui arrivait aussi souvent de s’écrouler… Notamment face à un mexicain originaire du quartier et qui avait même réussit à faire une petite carrière à l’époque jusqu’à un championnat nord-américain avant de péter les plombs et de ruiner sa carrière. Il avait finit celle-ci en taule après avoir pris sa femme pour un sparing partner à cogner aux dernières nouvelles mais n’avait jamais remis les pieds ici… Quoi qu’il en soit, il est vrai qu’Hector était plus intéressé par les fiestas que par son endurance physique en ce temps là, sans compter qu’Esmeralda en avait marre de le voir rentrer avec le nez pété pour des histoires mêmes pas sérieuses…

Ils arrivèrent bientôt à destination, pénétrant dans une rue résidentielle où Hector s’arrêta devant une vieille maison semblant inhabitée de l’extérieur. L’homme coupa le moteur et ouvrit sa portière pour descendre, remettant brièvement sa chemise en place pour garder sa classe et sa prestance. Il se dirigea vers l’arrière de la Monte Carlo où il ouvrit le coffre et prit une bouteille de tequila à l’intérieur avant de le refermer en le claquant, non sans un petit sourire parlant de lui-même à Dalia… Pourtant il n’allait pas faire la java, en tout cas pas tout de suite… « Vamos… » glissa-t-il en se mettant en marche vers la porte de la maison. Le mexicain sortit une clef de la poche de sa chemise et l’ouvrit pour entrer à l’intérieur avec la jeune femme et referma derrière eux avant d’avancer à l’intérieur vers le salon où reposait sur cinq tables un arsenal d’armes de guerres encore plus nombreuses que dans le garage de la première planque. Les lieux étaient assez peu meublées en dehors de ce trésor de flingues central mais abritait tout de même le minimum : Canapé, fauteuil, frigidaire, télévision, lits…
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MessageSujet: Re: Segundo Round [Dalia]   Dim 22 Mai - 18:46

A peine avait-elle dit sa dernière phrase qu’Hector afficha un air mécontent voir vexé. Elle avait possiblement merdé. Et ça c’était peu dire aux vues de ce que lui répondit l’homme. Elle préféra ne rien dire pour essayer de se justifier. Elle n’avait que voulu faire référence à la dernière virée en voiture (et seule) qu’ils avaient fait ou elle avait joué les chauffeurs. Elle n’aurait jamais douté de sa capacité à conduire mais mieux valait ne rien dire. Si ça avait été quelqu’un de relativement égal à son rang elle aurait certainement corrigé la méprise mais elle se doutait que si elle essayait d’expliquer exactement la référence de sa phrase Hector le prendrait encore plus mal. On se la fermait et ça passerait certainement. Du moins, elle espérait qu’il ne soit pas trop rancunier sur ce genre de maladresse. D’un signe de tête il lui dit de monter dans la voiture et s’installa à la place du conducteur. Dalia s’assit silencieusement et referma la portière. Ils partirent ainsi vers une destination inconnue sans toute fois sortir du quartier de Hillcrest.

Très vite, el Jefe alluma la radio de sa voiture sur une station Mexicain ou du moins espagnole et commença même à fredonner sur la musique. Apparemment il avait oublié l’affront qu’il pensait que Dalia lui avait fait. Possible, en tout cas, dans le doute, Dalia ne dit rien non plus se contentant de regarder le monde à travers sa vitre et ses lunettes de soleil. Le quartier en ce début d’après-midi semblait assez animé. Des gosses dans les rues, des jeunes ados traînant en bandes, les mères entrain d’étendre le linge dans le jardin pour profiter du beau temps, les hommes qui sortent se reposer en se buvant une bière avant de partir au boulot ou de bosser pour le gang. Tout semblait fonctionner en autarcie avec le monde extérieur comme un petit pays isolé. Ils auraient peut être même pu se proclamer être un mini pays dans une ville, un territoire fermé et indépendant, peut être, dans une autre dimension. En tout cas, la jeune femme pouvait passer des semaines voir un mois entier sans jamais sortir de ce quartier en ayant largement ce dont elle avait besoin.

Ses réflexions furent coupées par la voix d’Hector qui s’éleva au dessus de la musique. La jeune femme tourna la tête vers lui. Il lui désigna un vieux bâtiment qui semblait totalement abandonné et il lui expliqua qu’il avait fait de la boxe dans ce vieux gymnase même si il n’arrivait pas à tenir la longueur à cause de ces petits excès. Dalia sourit en écoutant silencieusement. Elle aurait bien fait une remarque sur le souffle qu’il avait eu il y a quelques soirs de cela lors d’une séance de sport intense mais se retint, préférant le laisser parler et poser les silences. Si il voulait son avis, il lui demanderait, elle préferait économiser sa parole après l’avoir mit une fois en rogne aujourd’hui. Qui sait peut être que la deuxième fois elle aurait autre chose dans la figure qu’une simple remarque désagréable. En tout cas ce vieux souvenir fit rigoler l’homme certainement entrain de penser à ces précédentes années.

Ils roulaient toujours sur l’avenue et finalement ils arrivèrent dans un coin résidentiel. Dalia trouva ça d’abord étrange puis elle repensa à la cache d’armes dans un garage. Après tout, moins c’était voyant, moins ils avaient de chance d’éveiller les soupçons de la police. Ils s’arrêtèrent devant une vielle maison de la rue qui semblait totalement inhabitée en attente d’un éventuel possesseur. Hector sortit et Dalia suivit peu après préférant suivre le chef plutôt que d’attendre des ordres comme un robot. Comme la dernière fois sauf que cette fois-là les places étaient inversées, le mexicain se dirigea vers le coffre pour l’ouvrir. Dalia s’attendit à le voir sortir une autre caisse en métal mais non, ce fut, une bouteille. Il lui adressa un sourire complice qu’elle lui rendit volontiers. Cette bouteille n’allait certainement pas restée entière avant la nuit. Il lui dit ensuite de venir en se dirigeant vers la porte. La jeune femme jeta un rapide et discret coup d’œil au quartier qui semblait incroyablement calme.

Hector finit par ouvrir la porte et la referma derrière eux. Dalia s’avança dans le hall avant de suivre le chef dans ce qui devait être le salon (ou ce qui devrait être le salon) mais qui était plus un entrepôt à armes qu’autre chose. A première vue, il devait y en avoir largement plus que dans le garage où elle avait fait l’inventaire. Il y avait à peu près les mêmes pourcentages de pistolets, de mitraillettes et de fusils. Ils dispatchaient un peu tous les types d’armes pour ne jamais être en rupture si une cache venait à être dépouillée. Il n’y avait tout fois pas seulement des armes mais un minimum syndical de meubles avait été mit en place. En même temps ce n’était pas étonnant. Pour compter ses armes il devait falloir plusieurs heures de boulot. D’ailleurs il était presque sur qu’elle allait bosser là-dessus d’ailleurs. Ce n’était pas pour lui déplaire.

D’ailleurs elle s’était déjà approchée d’une des tables où reposait quelques M4. Elle en saisit un, ils étaient évidemment déchargés. Elle y jeta un rapide coup d’œil pour constater que c’était aussi du bon matériel comme l’autre fois. Tout fraîchement sortit de l’usine presque. Elle l’arma à vide et tira un coup avec, faisant taper la crosse du fusil dans le creux de son épaule. Impeccable. Le glissement avait été impeccable. Dalia était presque un peu perplexe. Les conditions de transport n’étaient pas franchement enviables quelques fois et les canons se retrouvaient des fois déformées. En plus LA n’était pas réputé pour son climat particulièrement sec et l’humidité rouillait et déformait certaines pièces si ils venaient d’usines peu regardantes. Elle reposa le fusil et constata que les autres avaient l’air autant en bonne état que celui-ci. Un arsenal digne d’une brigade des forces spéciales presque… On pouvait presque sentir son envie et sa gourmandise face à un tel étalage juste devant elle. Elle glissa même une petite phrase dit avec le plus grand sérieux « Je constate jour après jour que les fusils du gang sont d’une qualité incontestable… » Dalia tournait aux sous-entendus douteux et aux phrases à double sens. Car mine de rien, les fusils étaient de qualité et sa référence légèrement graveleuse était aussi bonne à prendre. Elle resta près de la table, attendant que Hector lui précise ce qu’elle devait faire. Elle allait certainement devoir se mettre très vite au boulot de toute façon.

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MessageSujet: Re: Segundo Round [Dalia]   Lun 23 Mai - 18:33

Aux origines de Los Ojos, les armes étaient moins utilisées et le gang n’en faisait d’ailleurs pas de commerce. Dans les années 80, les conflits et les guerres se réglaient encore en majorité en rixes et ce n’est qu’au début des années 90 que les flingues ont été banalisés dans le milieu et qu’Hector s’est lancé dans le trafic avec les rebelles de l’armée de l’autre côté de la frontière. C’était hier et pourtant le temps où mexicains et noirs se confrontaient en faction dans les rues et qu’une cinquantaine d’hommes se foutaient sur la gueule à coups de poings, de battes, ou de barres de fer lui semblait bien loin… Il aimait ce temps. Il aimait se battre en corps à corps de nature de toute façon. C’était dans son sang. Et la fermeture de ce gymnase qu’il avait montré à Dalia sur la route n’était pas étrangère à ce changement de méthodes et de moeurs dans le paysage criminel. Heureusement, il avait conservé certaines valeurs dans la formation des nouvelles recrues du gang et exigeait maintenant qu’ils sachent se battre, en allant se frotter aux Niners ou dans des combats de rue illégaux, avant de toucher à un flingue.

Enfin, tout ça n’avait pas que du mauvais, et même pas mal de bon. Si les flingues laissaient plus de cadavres, ils protégeaient d’avantage et surtout, étaient bien plus lucratifs que le reste, même la drogue. D’ailleurs, avant on ne dealait pas comme aujourd’hui non plus. Mais les méthodes avaient elles-aussi changées pour s’adapter à l’adaptation elle-même des flics à celles-ci. Au début du trafic de Los Ojos, des mexicains vendaient encore le coke en jouant de la guitare devant les clients, les doses planquées à l’intérieur de la caisse. Les temps avaient bien changées… El Jefe n’aurait jamais pu imaginé qu’une femme come Dalia s’approche aussi près d’un simple flingue, alors de tout un arsenal à la valeur énorme… Comme quoi, même les gangsters évoluaient dans leur façon de penser. A moins qu’il ne s’agisse que du pouvoir du sexe… Hector n’en savait encore trop rien et à vrai, il ne s’était pas vraiment poser la question. Ce qu’il savait, c’est que la jeune femme possédait de réelles qualités pour au minimum pouvoir l’assister et qu’une étrange ressemblance avec sa femme défunte l’avait troublé.

Aujourd’hui allait être l’occasion de confirmer un peu plus tout cela et peut-être d’apporter un début de réponse aux questions qui restaient en suspens dans son esprit. Le stock d’armes de cette maison planque était plus conséquent que le premier, il faudrait donc plus de temps et de concentration mais cette fois-ci Hector resterait avec elle et peut-être même qu’il l’aiderait un peu, qui sait… En attendant, une fois arrivés à destination et entrés à l’intérieur de cette maison où tous les volets étaient fermés, rendant les pièces éclairées par la simple lumière – heureusement forte avec ce soleil californien – traversant les volets, l’homme traversa le salon et fila directement vers la cuisine partiellement équipée de laquelle il ressortit quelques instants plus tard avec deux verres. Dalia était déjà près des flingues à manipuler un fusil devant une table. Bien, elle était déjà lancée apparemment. Il ne répondit pas à sa remarque et se contenta de poser les deux verres sur une table à côté pour les remplir avec la bouteille de tequila qu’il avait apportée avant d’en prendre un et tendre son bras sur le côté sans la regarder pour lui donner.

Hector attendit qu’elle ne lui prenne de la main et attrapa ensuite le sien pour le porter à ses lèvres et le descendre d’un trait sec, comme à son habitude. « ¡ Salud ! » lança-t-il. Un verre pour se mettre un coup de fouet et se donner du courage, mais pas plus. En tout cas pour elle… Il fallait être encore capable de compter correctement pendant quelques heures. Aussi l’homme revissa-t-il le bouchon de la bouteille de tequila et la prit avec son verre pour se diriger vers un canapé à quelques mètres des tables d’armes où il s’installa tranquillement. « Allez au travail… » lui glissa-t-il. Paradoxe ? Non... Au travail elle, pas lui… Hector l’aiderait peut-être à finir plus tard, mais pour le moment elle allait se débrouiller seul le temps qu’il se charge un peu en tequila et marijuana. Il l’avait suffisamment fait en quinze ans, au tour des nouveaux maintenant et surtout de son assistante comptable encore « stagiaire » avec lui.

« Tu devrais trouver de quoi écrire par là… » reprit-il en pointant du doigt une commode où il devait y avoir quelques stylos et feuilles dans ses souvenirs. Dalia lui avait fait ça très bien la première fois et sur quatre feuilles. Il lui en faudrait peut-être un peu plus cette fois-ci… D’ailleurs en observant le poste avec la pile de CDs installé sur cette commode, une idée lui en tête dans la foulée. « Y tu peux un peu de musique aussi si tu veux, c’est plus agréable… » . En attendant que Dalia ne prépare tout et se lance dans l’inventaire, le mexicain se resservit un verre de tequila et l’avala aussi vite que le premier. Il posa ensuite la bouteille et son verre aux pieds du canapé sur lequel il était confortablement assis et se mit alors à fouiller dans une poche de sa chemise de laquelle il tira un petit sachet d’herbe et des feuilles à rouler. Le gangster se mit alors à confectionner minutieusement un joint, concentré et appliqué à sa petite préhension.

Une fois le pétard fait, Hector le glissa entre ses lèvres et l’alluma avec son zipo pour en recracher un épaisse fumée salvatrice de sensations très apaisantes. Parfait… Ils avaient maintenant tout ce qu’il fallait. Dalia allait peut-être lui faire la conversation pendant son inventaire, bien qu’elle ne semblait pas être très volubile et ce depuis le début. En tout cas, avec un joint d’herbe, de la tequilla et une jolie señorita devant lui, il avait tout ce qu’il lui fallait. D’ailleurs le regard observateur qu’il avait de rivé sur Dalia derrière le nuage de fumée de son joint n’avait déjà plus grand-chose de professionnel… Quoi de plus sexy qu’une femme au milieu de dizaines de flingues ? Les flashs de leur nuit torride étaient toujours bien présents dans son esprit malgré les deux jours qui les en séparaient. Oui, il lui fallut bien se pencher en avant et rattraper la bouteille de tequila posée à ses pieds par le cou et la ramener à lui pour s’en reprendre une bonne gorgée avant d’enquiller avec une latte de joint avant d’apaiser un peu toutes ses idées.
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MessageSujet: Re: Segundo Round [Dalia]   Lun 23 Mai - 20:04

Dalia sortit légèrement de sa léthargie, concentrée sur l’arme qu’elle venait de manipuler quand Hector posa deux verres sur la table. La jeune femme tourna la tête vers lui alors qu’il les remplissait. La flic espérait qu’il n’allait pas la rendre saoul avant de commencer car sinon elle n’arriverait plus à aligner deux chiffres. Il lui tendit le verre qu’elle but d’une traite histoire que ça passe plus vite et qu’elle ai encore l’esprit clair plutôt que distiller lentement ça. En plus le verre sur la table ferait désordre et elle finirait par le paumer par terre si elle venait à devoir démonter un ou deux fusils. De toute manière une fois le liquide descendue, Hector reprit l’objet comme pour dissuader Dalia de se saouler, ne sait-on jamais. Il revissa le bouchon sur la bouteille même et alla s’installer sur le canapé pas loin en disant qu’il fallait se mettre au travail. La femme hocha la tête « No hay problema. » bien au contraire. Ha oui de la graisse de fusils, de la mécanique et des chargeurs, le paradis de notre Dalia…

Elle toisa la dose de boulot qui se présentait devant elle alors que le mexicain lui désigna une petite commode en lui disant qu’il y aurait de quoi écrire. Il rajouta aussi qu’elle pouvait mettre de la musique pour que ce soit plus sympa « Ok » dit-elle sobrement. Ce serait surtout moins chiant pour lui certainement. En tout cas elle se dirigea vers les dis meubles et en sortit quelques feuilles. Elle ne voulait pas en accumuler trop d’un coup et ensuite se perdre dans les différentes pages. Elle viendrait en chercher au besoin. Elle alluma la radio sur une station de radio espagnole comme il y en avait tant dans le sud. Avec une population tout le temps grandissante en émigrés ce n’était pas étonnant que les stations cherchent à se diversifier et à s’adapter. Elle retourna vers la table avec stylos et feuille et commença déjà à tracer les lignes de son tableau ordonné avec toutes les informations nécessaires sur les armes qu’elle avait déjà en tête. Fusils mitrailleurs, de combat, pistolets… Comme la dernière fois en bref.

Derrière elle, elle entendit l’homme se resservir un verre. Il serait peut être rond comme une boule quand elle aurait tout finit. A la limite ça ne la dérangeait pas tant que ça. Tant qu’il ne venait pas la déranger pour ensuite la blâmer de sa lenteur, ça n’était pas un problème. Elle entendit même le bruit de feuilles à cigarettes qu’on plit. Il devait certainement se faire une roulée… Marijuana à en jugé par l’odeur qui s‘élevait à présent dans la maison abandonnée. Il allait la faire passer par toutes les drogues possibles et inimaginables que ce soit de manière passive ou active. Elle allait diminuer sa longévité. Pas que ça la dérangeait, bien au contraire. Si elle pouvait mourir d’une manière violente et soudaine c’était encore mieux. Car voir sa vie se terminer aussi lentement que c’était le cas pour sa maternelle, il en était hors de question, à ce moment là elle se tirerait une balle dans le crâne si le monde n’en avait pas déjà finit avec elle d’une manière ou d’une autre.

Elle s’attacha les cheveux en une queue de cheval haute sur son crâne pour avoir le visage bien dégagé et ne pas être déconcentrée. Elle se mit au plus lourd d’abord, manipulant les armes d’un air mécanique et bien huilé. Elle ne regardait presque plus les pièces qu’elle démontait et qu’elle remontait dans le même ordre qu’elle l’avait fait. Elle faisait le même manège pour chaque arme avant de les remettre à leurs places, faisant sans cesse des allers et retours vers la table. Elle commença à remplir sa première feuille sur la musique, silencieusement. Elle était concentrée, droite comme un I, comme si elle venait de faire totalement abstraction du monde qui l’entourait. Au bout d’une petite heure, alors qu’elle tirait à vide avec un pistolet elle sembla hésiter un instant. Elle réitéra son opération avant de se diriger vers la commode pour couper la musique et se remettre à son plan de travail. Elle arma doucement l’arme en rapprochant l’objet de son oreille. Un faible bruit de rayure qui avait fait légèrement vibrer l’appareil au coup dans le vide. Par contre, les pistolets étaient plus fins et avaient plus de vis que les gros fusils qui s’emboîtaient facilement entre composants. Elle sembla chercher quelque chose dans la pièce avant de finalement apercevoir une boite à outil dans un coin.

Elle la prit et l’ouvrit pour sortir un tournevis assez fin pour enlever les vis qui lui fallait retirer pour voir l’intérieur du pistolet. Elle ôta quelques morceaux et finit par trouver la putain de coupable : une vis qui s’était légèrement déboîtée et se frottait au canon de l’arme. Dit comme ça, ça ne semblait pas catastrophique mais sans réparation elle aurait certainement durée moins longtemps à cause de l’usure et de la chaleur que dégagerait l’objet. Une fois ce problème résolu, elle remit la musique et se remit au travail en replaçant la boite à outil où elle l’avait trouvée, oui, elle était définitivement très méthodique. Elle se replongea dans son boulot, accumulant graisse de fusil sur ses mains et transpiration sur tout son corps.

Au bout d’encore deux heures environs de boulot, elle finit par reposer un énième pistolet sur la table, s’essuya les mains et écrit ses caractéristiques, son état et le comptait dans son compte final d’armes de poings sans mettre de graisse partout sur la feuille et en levant la tête, elle se rendit compte… Qu’elle avait finit. Non, Dalia n’était pas le genre à calculer exactement ce qui lui restait en temps et à tenir des comptes à rebours pour terminer le plus tôt possible. Elle préferait tout bien faire du premier coup et ne pas avoir besoin de recommencer. Sous ses ongles s’était accumulé pas mal du liquide poisseux et noir que les fusils devaient avoir pour bien fonctionner et de la transpiration avait perlé sur son visage. Elle avait aussi quelques traces sombres sur son joli minois des fois où elle s’était essuyé le front, les mains pas franchement très propres. Une vraie travailleuse en somme. Elle finit par se tourner vers Hector en désignant ses feuilles au nombre de 9 bien triées et pas trop dégueulasses, en tout cas, pas assez pour que ce soit illisible, et lui sourit « J’ai terminé… ». Sauf si il trouvait quelque chose à redire sur son inventaire ça allait de soi bien évidemment.

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MessageSujet: Re: Segundo Round [Dalia]   Mar 24 Mai - 17:26

Comme prévu, Dali se lança immédiatement dans l’inventaire après qu’il lui ait donné les indications et ne dit rien pendant les trois heures que lui prit cette tâche. Hector lui continua de boire tequila sur tequila et de fumer son joint durant la première puis s’endormit ensuite littéralement d’ennui, et non pas de conscience au vu de sa faible consommation. La prochaine fois, il se contenterait de l’emmener à l’adresse et de lui laisser la clef le temps qu’elle ne fasse le boulot. L’homme partirait faire ses courses ou autre chose en attendant. Elle se débrouillait suffisamment bien et n’avait apparemment pas besoin qu’il soit là. Peut-être qu’il l’accompagnait un peu trop parce qu’elle était une femme ou pour l’une de ces raisons mystérieuses liées à leur rapprochement de la dernière fois après tout et qu’il devrait plutôt la traiter comme n’importe lequel de ses hommes. Ordre, exécution et inspection. Point final. Il ne croyait pas aux fantômes de toute façon. Dalia n’était pas Esmeralda, c’était bien un soldat comme un autre.

Le petit spectacle qui l’avait distrait et séduit un moment s’était dissipé avec le temps et la musique avec lui. Le mexicain finit par revisser le bouchon de la bouteille de tequila, sortit le 357 coincé à sa ceinture et le posa à côté puis détacha ses longs cheveux noirs pour s’allonger sur le dos sur le canapé où il s’assoupit progressivement… Cela avait au moins eu le mérite de faire passer le temps plus vite et de lui faire digérer le copieux repas partagé ce midi avec quelques uns de ses amis dans ce restaurant. Il veillerait d’avantage cette nuit, tant pis. Pendant ces deux heures de sommeil, il bougea à quelques reprises, se mettant sur le côté puis revenant sur le dos mais cela n’était dû à aucun rêve qui puisse vous être raconté. Hector ne rêvait plus depuis bien longtemps ou ne s’en souvenait pas en tout cas. La dernière fois, dans ses sous souvenirs, c’était en prison. Comme si les barreaux et l’enfermement stimulaient l’éveil imaginatif... Non en réalité, le bruit du bricolage de Dalia le perturbait simplement par moment.

Non en réalité, il n’y avait pas grand-chose à dire sur ces deux heures en dehors du fait que l’homme finit par se réveiller peu avant que Dalia ne termine, même s’il ne le savait pas encore. Resté allongé sur le dos, il joua de ses pieds pour retirer chacune de ses chaussures et les laisser tomber au bord du canapé et plia une jambe pour relever un genou avant de s’enquérir d’attraper la bouteille de tequila et son paquet de clope à côté de lui. Une gorgée et quelques taffes de sa cigarette allumée plus tard, Dalia finit par faire entendre le son de voix pour lui dire qu’elle avait terminée. Il tourna un bref instant la tête vers elle pour juste apercevoir ses feuilles qui, à première vue, ressemblait dans leur présentation à celles du premier inventaire il y a deux jours puis détourna à nouveau son regard sur le plafond au dessus de lui, pliant l’un de ses bras sous sa tête pour faire de sa main un repose tête. Cela lui suffisait. Il regardait les comptes en détail plus tard quand il serait sortit de cette léthargie dans laquelle il était plongé.

« C’est bien » se contenta-t-il de lui répondre avant de retirer sur sa clope et en recracher lentement la fumée. La luminosité encore assez bonne de la pièce éclairée par le soleil passant à travers les volets l’informa sur le fait qu’il faisait encore jour et qu’il n’avait donc pas du s’endormir trop longtemps. Un rapide coup d’œil sur la montre en or accroché à son poignet lui confirma bien qu’il était la fin de l’après-midi, dix-huit heures à peine passées. Après quelques instants, Hector finit enfin par se redresser et se remit assis au bord du canapé pour terminer les dernières lattes de sa clope tirées successivement en la faisant chauffer un maximum. Il attrapa son Magnum dans une main et garda la tequila dans l’autre pour se lever sur ses deux jambes puis avança vers la jeune mexicaine en attardant enfin un regard un peu plus long sur elle, suffisamment en tout cas pour remarquer son état transpirant et tâché auquel il n’avait pas prêté attention quelques instants plus tôt.

En d’autres circonstances moins… soporifiques, cela aurait sans aucun doute stimulé sa surdose de testostérone et mis en éveil un certain appétit sexuel, mais après avoir passé deux heures dans le coltard où il ne s’était juste rien passé, il en fallait sans doute plus. Il rangea le flingue sous sa chemise et le coinça en dessous à sa ceinture avant de s’arrêter face à Dalia « Si tu veux prendre una duche… » glissa-t-il, le temps de tourner légèrement son buste sur le côté et observer les portes de couloirs derrière eux avant de les designer du bras « C’est par là… Ou peut-être par là… J’en sais rien. Tu peux chercher si tu veux mais je suis pas sûr qu’il y ait de l’eau chaude. » reprit-il avant de se retourner à nouveau face à elle. Hector lui prit ensuite les feuilles de l’inventaire des mains et les échangea en lui confiant sa bouteille de tequila à la place avant de passer à côté d’elle, la tête baissée sur ces fameux comptes qui avaient bien l’air d’être aussi sérieusement faits que la dernière fois.

« Gracias » se contenta d'ajouter de façon à peine convaincue en avançant derrière elle. Dalia pouvait boire la bouteille de tequila qu’il lui avait filée et se désaltérer après ce travail, ou bien aller chercher cette douche dans la maison… A vrai dire il n’y faisait déjà pas plus attention que depuis qu’il s’était réveillé et arrêta d'avancer jusque devant une fenêtre aux volets clos mais où il faisait tout de même plus clair pour lire ses feuilles, visage toujours baissé dessus et dos à elle. Finalement, peut-être qu’il avait bien fait de s’endormir et qu’elle ne soit que dans son travail. S’il l’avait faite fumer ou boire avant ou pendant, ces feuilles n’auraient peut-être pas été aussi claires.
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MessageSujet: Re: Segundo Round [Dalia]   Mar 24 Mai - 19:04

L’homme était toujours dans son canapé et Dalia espérait qu’il avait un peu dormit ou trouvé une occupation intéressante car elle n’avait pas été très bavarde dans son boulot. Si il n’aimait pas ce genre c’était assez dommage finalement car la jeune femme avait du mal à papoter entrain de faire un boulot aussi minutieux. Elle aurait pu faire un effort mais l’homme ne semblait pas avoir voulu vraiment engager la conversation sinon elle aurait essayé de mettre un peu du sien. A en voir son visage légèrement endormit elle se doutait largement qu’il avait piqué un petit somme. Il tourna finalement la tête vers elle, la clope dans la main en lui disant que c’était bien. Elle ne répondit pas grand-chose car en fait il ne pouvait pas trop savoir si c’était vraiment bien avant d’y avoir jeté un coup d’œil même si la jeune femme doutait qu’elle ai fait une quelconque bourde.

Il retira sa clope du bec et recracha sa fumée. Il lui donnait bien envie tient, elle s’en enverrait bien une tout à l’heure quand elle aurait le temps. D’une certaine manière, elle avait aussi un peu eu un petit somme. Car quand elle était concentrée sur son boulot comme ça, elle avait presque les mêmes effets qu’un réveil une fois le travail terminé. Elle émergée dans la réalité doucement. Hector regarda sa montre et Dalia fit de même pour constater qu’ils étaient en fin d’après-midi, elle n’avait pas chômé. Le mexicain se redressa et s’assit sur le canapé en terminant sa cigarette à grandes inspirations. Il attrapa son magnum dans une main et sa bouteille dans l’autre en se levant, et en s’avançant vers elle. Il lui décrocha un regard avant de ranger son révolver dans son pantalon.

Il dû bien se rendre compte de son état car il lui dit que si elle voulait prendre une douche ça devait se trouver quelque part dans le coin. En effet il ne semblait pas vraiment trop savoir où ça se trouvait mais au moins, elle savait qu’il y avait des chances qu’il y est de l’eau dans cette maison. Il se tourna ensuite vers elle en prenant les feuilles qu’elle avait dans les mains pour lui refiler la bouteille de tequila avant de s’éloigner vers une fenêtre. Il la remercia simplement. Elle dit un simple « De rien… » et elle but une petite gorgée de tequila pour s’éclairer l’esprit. Ça faisait du bien de des fois se maltraiter comme ça surtout que Dalia aimait particulièrement mettre son corps à l’épreuve. Elle se décida ensuite à se mettre à la recherche d’une salle de bain. Elle poussa la première porte qu’elle trouva mais c’était un placard. En même temps, tomber directement dessus aurait été un trop gros coup de bol quand même. Elle referma la porte et laissa les balais reposer en paix avant d’ouvrir une seconde porte. Bingo. Un lavabo, une baignoire à l’hygiène plus que douteuse. Si elle voulait prendre une douche, elle n’en avait plus envie. Et puis bon, elle n’avait qu’an peu de graisse sur les bras et le visage ce n’était pas la mer à boire.

Elle se mit devant le lavabo et l’ouvrit. De l’eau glacée se déversa et elle grimaça une petite seconde avant de se reprendre. Elle avait connue pire dans la vie. Elle se lava les bras, les mains et le visage ce qui termina de vraiment la réveiller. Elle lâcha un léger soupir de surprise au contact de l’eau glacée sur son visage mais au moins, elle aurait l’esprit vif et détendu. D’ailleurs son petit coup de tequila d’il y a quelques minutes l’avait aussi réveillé. Elle finit de se laver et s’essuya avec une serviette qui avait l’air relativement propre. Elle se sentait de nouveau fraîche et propre et elle s’était aussi pas mal rafraîchie. Elle ressortie en fermant la porte derrière elle et rejoint Hector dans le salon. Il avait la mine baissée sur les feuilles, à la lumière des interstices d’une des fenêtres. Sa carrure et d’après ce qu’elle savait de ses capacités, elle se demandait bien pourquoi il s’était mit aux armes à feu. En corps à corps ça devait être une machine à tuer sans double sens. Alors avec un révolver comme celui qu’il avait à sa ceinture, il devait être encore plus dangereux peut être…

Elle se rapprocha de lui, s’avançant doucement, sans faire trop de bruit comme pour ne pas briser un silence sacré et se mit derrière lui. Elle glissa sa main droite sur son flanc et fit passer sa main sous sa chemise, au contact de sa peau chaude. Elle se glissa à ses côtés en laissant sa main caresser doucement le bas de son dos. « Ça va ? Ça te convient j’espère… » Oui car sinon elle allait certainement passer un mauvais quart d’heure. Elle lui décrocha un léger sourire. Si il était trop endormit, elle pouvait très bien trouver quelques activités revigorantes pour le stimuler un peu. Ses doigts fins, sous sa chemise, se glissèrent le long de sa colonne vertébrale en de douces caresses à peine appuyées. Elle se plaça finalement devant lui, sans se rapprocher tout fois et ne pas risquer de froisser les feuilles. Sa main accompagna son mouvement en glissant sur son ventre.

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MessageSujet: Re: Segundo Round [Dalia]   Jeu 26 Mai - 8:31

Tuer le temps, Hector avait appris à le faire bien après tuer des gens, et notamment en prison où c’était la première des activités. Pour un homme comme lui qui avait passé plus du quart de sa vie derrière les barreaux, il était difficile pour ne pas dire quasi-impossible de trouver le temps long à l’extérieur. Mais il y avait toujours des moments plus calmes que d’autres, surtout depuis qu’il était à moitié retiré du milieu. Là, en l’occurrence, il n’était pas avec la reine de la parlotte et du divertissement, en tout cas auditif puisque Dalia était loin d’être désagréable à regarder. Elle travaillait sérieusement et somme toute correctement et c’était sans doute bien là l’essentiel car c’est ce qui rapportait. Antonio lui aussi était efficace mais plus distrayant dans son genre, en tout cas en ce qui concernait le travail bien sûr… Quoi qu’il en soit, dormir avait au moins pu assurer qu’il avait confiance en les qualités de son assistance et que l’inventaire serait fait sans problème lorsqu’il se réveillerait.

Confirmation deux heures plus tard lorsque peu après avoir émergé d’un sommeil léger, Dalia lui dit avoir finit. Parfait. Le mexicain finit par se relever du canapé où il s’était allongé, une clope à la main, la bouteille de tequila dans l’autre et s’approcha d’elle pour récupérer les feuilles qu’elle lui avait montré en lui confiant son bien d’alcool. A première vue et sans regarder en détails, tout avait l’air aussi bien fait que la première fois. A croire qu’elle avait été secrétaire comptable dans le civil avant d’atterrir dans le gang… Hector n’allait en tout cas pas s’en plaindre. Etant donné son état, l’homme lui proposa d’aller prendre une douche, encore que lui, ça ne le dérangeait pas, loin de là… Mais pour une femme cela était peut-être bienvenue et il sentit bientôt Dalia dans son dos disparaitre dans les couloirs de la maison à la recherche de la fameuse salle de bain. Pendant ce temps là, il regarda ses feuilles de comptes avec plus de précision devant la fenêtre tout en fumant sa cigarette et n’y vu rien d’alarmant.

La transaction avec les russes allait pouvoir se faire comme prévu et peut-être même qu’El Jefe emmènerait Dalia avec lui. Pas pour faire les muscles et porter les caisses mais bien pour voir comment tout ça se traitait verbalement. Qui sait, peut-être que dans six mois lorsqu’il serait repartit au Mexique, c’est elle qui viendrait à négocier avec leurs associés. Pour l’instant, Tonio assumait assez bien l’intérim mais pour Hector, il n’y avait jamais assez de bons assistants. Il finir par se déplacer lentement dans la salle, le regard toujours rivé sur les feuilles en passant devant quelques tables où il observa brièvement quelques fusils bricolés par Dalia avant de repasser devant le canapé où il écrasa sa cigarette. Etrangement il n’entendit pas de douche couler mais ne se posa pas plus de question que ça alors qu’il retournait devant la fenêtre pour finir de lire les dernières feuilles de l’inventaire. Après quelques instants, il entendit la jeune femme revenir et s’approcher de lui dans son dos.

Puis, lorsqu’il sentit ses fines mains fraiches glisser sous sa chemise, Hector eu un petit sourire à ce contact aussi plaisant qu’amusant. En effet, il ne devait pas avoir d’eau chaude dans cette piaule… L’homme ne bougea pas d’un cil et la laissa passer autour de lui, levant finalement les yeux de ses feuilles pour les porter sur elle lorsqu’elle lui demanda si ça allait que tout lui convenait. Les sourcils arqués et le regard déjà plus bas que le niveau de son menton, son sourire se précisa un peu plus avant qu’il ne réponde enfin à Dalia. « Mmm ça me convient muymuy bien… » glissa-t-il, ne laissant que peu de doutes sur ce dont il parlait étant donné étant donné la visée de toutes ses attentions. Le gangster tourna à peine la tête un bref instant le temps de balancer le tas de feuilles par-dessus son épaule sur une table derrière eux avant de reporter son regard sur Dalia devant lui et poser ses deux mains sur ses hanches pour l’attirer un peu plus à lui.

« Perdón, tu parlais de ça? » lui demanda-t-il avec une fausse innocence, appuyant un peu plus sur le fait que lui ne parlait plus de ça et n’était plus intéressé sur cet inventaire depuis un moment déjà. Aussi impitoyable soit-il en affaires et endurci en matière de señoritas, face à autant de charmes et d’attraits, il ne restait qu’un homme… Il pencha légèrement la tête successivement sur sa gauche puis sur sa droite comme pour chercher à détendre un peu plus ses cervicales avant de remarquer un petite trace sombre qui était sans doute passée outre sa toilette... Hector porta alors l’une de ses mains dessus, enveloppant sa nuque, et la frotta doucement quelques secondes avant de la laisser posée contre son visage, son regard toujours concentré sur cette partie du cou avant de le reposer sur ses yeux… Un petit sourire se dessina à nouveau sur son visage avant qu’il ne l’avance finalement lentement du sien pour venir cueillir un baiser sur ses lèvres entre les mèches détachées de ses longs cheveux.

Un échange prolongé quelques longues secondes durant avec un peu plus de passion par ses lèvres, accompagnées par ses mains qui se reglissèrent doucement derrière Dalia pour s’appuyer sur le bas de son dos… S’il y avait encore un inventaire à faire ici, c’était celui des pulsions et idées charnelles qui passaient par la tête du mexicain en ce moment… Inévitable fin et irrésistible faim après leur nuit consommée d’il y a deux jours ? En tout cas, celle-ci était toujours bien présente dans son esprit et même encore inscrite sur le cuir de sa peau par les premières sensations d’un simple baiser retrouvé l’y renvoyant… Il faut bien dire qu’elle avait été une maitresse plutôt… marquante. Et ce malgré toutes les drogues qu’ils avaient pris ce soir là. D’ailleurs, les choses étaient différentes aujourd’hui. Ni coke ni tequila, ou du moins pas en aussi grande quantité. Pas d’excuses et pas d’altération des sens ou de la conscience. Une chose meilleure ou non ? Quelque chose lui disait qu’ils n’allaient pas tarder à le savoir...
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MessageSujet: Re: Segundo Round [Dalia]   Jeu 26 Mai - 19:48

Hector ne sourcilla pas quand elle lui mit ses petites mimines froides dans le dos. Ca aurait été bête quand même de sursauter et de manquer de subir un accident dans une pièce remplie d’armes. Même si elles n’étaient pas chargées ça pouvait toujours blesser ces trucs là. Alors qu’elle lui demandait si ça lui convenait il leva les yeux vers elle avant de descendre regarder d’autres types d’yeux avec un petit sourire pour dire que ça lui convenait très bien. Dalia ne put s’empêcher d’avoir un petit sourire amusé devant la manière dont Hector retournait la situation. Apparemment les feuilles lui convenaient et le boulot était terminé sinon il lui aurait directement dit ce qui clochait dans ses feuilles, et ce n’était pas plus mal finalement, personne n’aimait avoir fait du mauvais boulot. Et Dalia adorait triomphait dans ce qu’elle faisait le mieux même si presque tout le monde s’accordait à dire que c’était un travail chiant. Mais bon, quelqu’un devait forcément le faire. Et les tâches répétitives ça l’aidait à se réveiller la Dalia.

D’ailleurs Hector semblait aussi peu à peu se réveiller à moins que ce ne soit ses doigts glacés sur sa peau chaude qui ne lui ai donné un petit coup de fouet. Mais elle préferait ce Vargas là plutôt que l’autre assez placide et trop calme pour sa carrure. Il déposa les feuilles sur la table, signe que les affaires étaient terminées pour le moment et que probablement tout était en ordre. Dans la tête de Dalia, quelque chose s’était dissipée, son esprit travail, pour laisser place, doucement à la détente. C’était assez long des fois pour elle de passer d’un stade à un autre ; de quitter la concentration des chiffres pour se mettre à penser comme quelqu’un de normal et quelqu’un de détendu. Il se tourna ensuite vers Dalia et lui encadra les hanches de ses grandes mains pour l’attirer contre lui, réduisant le vide entre eux à néant.

Il s’excusa en lui demandant si elle parlait de ça. En fait ça n’avait plus beaucoup d’importance car le registre n’était plus du tout professionnel mais bien charnel en quelque sort. Et si ce n’était pas le cas c’était apparemment amené à le devenir. Cette dualité dans leur relation, le côté travail et le côté un peu plus privé lui plaisait en même temps qu’elle se sentait légèrement piégée. Non pas qu’elle exécrait d’être ainsi emprisonnée, ça lui convenait d’une certaine manière ; mais en flouant la limite entre sa vie sentimentale et sa vie professionnelle elle avait l’impression de n’avoir aucun terrain neutre où se reposer. Mais se reposer de quoi ? Elle en savait trop rien en fait. Elle ne ressentait pas le besoin de se dérober aux mains d’Hector et en même temps c’était ça qui la gênait. Le fait que ça ne la gène pas. Tient, elle aurait bien besoin d’un petit coup dans le nez pour éviter de se trouer la tête avec toutes ses pensées.

Hector se détendit les cervicales en tirant doucement sur son cou avant de sembler voir quelque chose dans le cou de Dalia. Il porta sa main à celui-ci et lui frotta la peau. Elle devait encore avoir une tache qui était passée outre son petit nettoyage au lavabo. Ca ne sembla pas vraiment refroidir l’homme ; certains n’aimaient pas quand les nanas n’étaient pas toujours glamours et toujours propres et bien coiffées. Heureusement pour Dalia, Hector ne semblait pas être de ce genre là. La jeune femme pouvait faire preuve de féminité quelques fois mais seulement pour des occasions très spéciales. Sinon, elle préferait largement miser sur le confort et la bonne tenue en toute circonstance plutôt que faire trop garçon manqué ou trop prostituée. La main ayant finit son mouvement, Hector ne la colla pourtant pas de sa peau. L’eau froide qu’elle s’était mise sur la peau quelques minutes auparavant l’avaient bien refroidis et la main tiède, presque chaude de l’homme lui faisait du bien.

Depuis le temps elle était habituée à la chaleur et elle l’aimait bien. Elle y vivait depuis toujours et il lui arrivait de rigoler en voyant les touristes manquer de faire des malaises à cause du soleil. Et la chaleur n’était pas prête de redescendre. Hector planta ses yeux dans les siens et lui adressa un sourire qu’elle lui rendit avant qu’il n’avance son visage près du sien et l’embrasse. Ha ben c’était pas pareil. Non ça n’avait pas grand-chose à voir avec l’espèce de rêve duveteux qu’était ses souvenirs de l’autre soirées d’il y a deux jours. Elle se souvenait de tout mais ses sensations, bien que très fortes sur le moment, ne lui revenaient à l’esprit que comme de lointaines caresses à peine perceptibles. Là, sans cocaïne et avec à peine deux gorgées de tequila ça semblait plus palpable. En même temps, faire plus palpable qu’une langue qui se baladait dans sa bouche c’était difficile. Et les mains de l’homme qui glissèrent dans le bas de son dos ne donnèrent que plus de réalité à ce qui se passait.

Ainsi, contrairement à l’autre soir, à chaque fois que l’homme la touchait ou lui rendait son baiser, les vagues d’excitation qui lui parvenaient étaient légèrement plus vives. Elle n’était par contre pas aussi pétée pour avoir l’envie directe de conclure ça sur un matelas, mais ça n’était pas loin. En plus avec cette chaleur ambiante et cette proximité, ça ne l’aidait carrément pas pour raisonner. De toute façon, sa raison était partie en vacance alors… Elle se sépara de Vargas sans pour autant s’éloigner, à quelques centimètres de son visage elle lui murmura « Il fait chaud ici je trouve… Faudrait ouvrir. » Non pas qu’elle voulait ouvrir les fenêtres, loin de là… Elle glissa ses doigts sur le torse de l’homme pour venir ouvrir un à un chaque bouton de sa chemise en déposant des baisers dans son cou. Une fois l’habit ouvert elle glissa ses fines mains sur sa poitrine en raffermissant ses caresses au niveau de ses hanches avant de les passer dans son dos pour le serrer un peu plus contre elle. Après quoi elle baissa encore un peu ses mains pour venir les glisser à moitié dans le pantalon d’Hector pour venir doucement lui caresser le haut des fesses seulement…

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MessageSujet: Re: Segundo Round [Dalia]   Ven 27 Mai - 14:18

Chaque jour ici pouvait être potentiellement le dernier de la vie d’un homme comme Hector. Dans ce milieu, il n’y a jamais qu’une seule façon de vivre, mais des centaines de mourir… Il avait vu des traitres et des froussards connaître des fins héroïques et devenir des martyrs, et de vrais guerriers insubmersibles se faire rétamer par des mômes ou des femmes. Tout ce que celui qu’on nommait toujours El Jefe ici espérait, c’était d’avoir une fin digne de son histoire et de son parcours. S’il devait choisir, il échangerait le feu avec des dizaines de flics lui tombant dessus ou se mesurerait à un homme de sa trempe dans la rue comme ce Lamar. Mais personne ne choisit sa fin… Ni quand ni même comment. Hector avait suffisamment profité de la vie selon son propre jugement. Il avait largement dépassé l’espérance de vie moyenne pour un type comme lui, avait connu la richesse, l’amour, la descendance et à peu près tous les plaisirs que cette terre offre. C’est ce sentiment d’être dans le bonus d’un film déjà bien terminé qui le guidait tous les jours.

Il n’était plus aussi exigeant et ne se prenait plus autant la tête pour les différentes affaires qu’il gérait encore avec son neveu, même si tout était relatif car il restait tout de même très minutieux et soigné dans beaucoup détails, plus que la plupart des jeunes recrues ne pouvaient même le comprendre parfois… C’est aussi peut-être ce qui avait aidé Dalia à être ici aujourd’hui et toucher à ce qu’elle touchait. Cinq ou dix ans en arrière, il n’aurait sans doute jamais conçu de pouvoir confier un arsenal en telle quantité à une femme, ni même lui donner la moindre chance. Il n’avait fait qu’une exception avec sa femme et une autre jeune arrivée à l’époque prénommée Sin. Question de feeling. A tord ou à raison, ce qui était fait était fait et les « nouvelles expériences » étaient plus faciles à réaliser une fois les enjeux moindres et avec le vécu qu’il avait. Et puis, pour l’instant, le pari se révélait plutôt gagnant puisque Dalia le satisfaisait dans son petit rôle d’assistante, et pas que d’ailleurs…

Les récents souvenirs de cette première nuit il y a deux jours étaient encore bien présents dans l’esprit du gangster et ne tardèrent pas à se préciser quand elle tenta un contact en glissant ses fines mains sous sa chemise. Dans son époque, il n’y avait jamais eu de diesel aussi il ne lui en fallut pas beaucoup plus pour ressentir un éveil pulsionnel très vite traduit dans un rapprochement exigé par ses mains d’abord, puis par ses lèvres ensuite lorsqu’elles vinrent capturer les siennes dans un baiser tempéré par son retour. Hector eu un petit sourire après ses mots, mais sans doute d’avantage dû à ses gestes plus qu’à sa remarque. Amusé par cette timidité, cette chasteté presque qu’elle avait… Elle n’alla même pas jusqu’à retirer sa chemise, mais simplement l’ouvrir. On aurait dit une vierge les fesses serrées entre deux chaises, prise entre une excitation refoulée et une peur d’être déflorée. Pourtant, il la connaissait bien tout autrement… Rien à voir avec la lionne d’il y a deux nuits. Peut-être était-ce dû à leur consommation de drogues après tout…

Quoi qu’il en soit, si Dalia avait un problème ou un malaise quelconque qui expliquait cette retenue, elle ferait mieux de l’exprimer tout de suite car lui n’était pas du genre à faire les choses à moitié. Chaque minute, chaque seconde désormais le rapprochait d’avantage d’un état primaire et aggravait une soif sexuelle de plus en plus pressante. Ce même sourire aux lèvres en suivant le trajet de ses mains jusqu’à ce qu’elles ne s’arrêtent sur la base de son jean, l’homme l’imita dans un style pourtant bien différent en déportant les siennes sur la courbe de ses fesses où de lascives s’activèrent quelques instants sur leur galbe avec de se glisser sous le haut de ses cuisses où leurs prises se raffermirent sensiblement... Il lui laissa alors à peine le temps de se cramponner autour de son cou et se préparer à nouer ses jambes autour de sa taille avant de la soulever soudainement au dessus du sol pour la porter contre lui. Les mexicains avaient le sang chaud et la légende n’était plus à vérifier, surtout pas sur Hector…

Une fois la jeune femme accrochée à lui et soutenue en apesanteur sous la puissance de ses bras supportant son petit poids sous la courbe de ses fesses, il avança de quelques pas et se dirigea vers une table devant laquelle il détacha une main de Dalia pour faire le ménage et dégager d’un brusque revers de mains quelques armes qui giclèrent en en faisait tomber d’autres au sol... Il la déposa ensuite assise au bord du plan dur dégagé, le bassin encadré par ses jambes et revint trouver ses lèvres dans un baiser tout aussi placide que le premier… Un échange qui ne dura toutefois pas bien longtemps lorsqu’il recula de quelques centimètres son buste pour trouver l’espace nécessaire pour passer ses mains entre leurs deux corps rapprochés et attraper les revers de l’ouverture de sa chemise. D’un geste tout aussi soudain, sec et presque violent il tira alors brutalement dessus avec chacune de ses mains s’écartant à l’opposée l’une de l’autre pour l’ouvrir en arrachant tous les boutons et une partie du tissu qu’il déchira avec…

Contraste saisissant avec le calme échange qui avait précédé ce geste révélant toute la ferveur incandescente et l’intensité du désir qui l’habitait désormais, la façon semblable avec laquelle ses lèvres revinrent ensuite prendre possession des siennes, pleines d’avidité et de sauvagerie, scella définitivement le caractère pressé et pressant de ce besoin physique impérieux… Durant cette tempête de langueur que se rendaient leurs bouches, ses mains terminèrent le travail et firent glisser sa chemise déchirée - ou en tout cas ce qu’il en restait – le long de ses bras pour lui retirer complètement et la laisser en seul sous-vêtement… Les dernières barrières d’Hector ne reposaient déjà plus que sur ses paupières fermées, prête à chuter, à se faire abattre même dès qu’il les rouvriraient et que la vue de ces attraits opulents lui serait donnée. Un maigre fil sur le point de rompre et dont la simple perspective alimentait déjà l’ardeur de ce baiser tout en retenant l’explosion de ses ultimes pulsions.
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MessageSujet: Re: Segundo Round [Dalia]   Sam 28 Mai - 10:57

Comme la première fois, dans sa tête pas mal de questions fusées et malheureusement elle n’avait pas l’aide d’aucun alcool en suffisante quantité ni de drogue pour réussir à les envoyer balader comme ça. Elle avait la sensation que ces interrogations et ses doutes se heurter à sa boite crânienne et essayaient de sortir pour se foutre devant ses yeux histoires qu’elle arrête de vouloir les éviter. Ils frappaient avec un acharnement inhumain et elle avait même fermé les yeux histoire de leur donner moins de matière à se questionner. Mais bien sur cette technique ne marche jamais et si on lui avait envoyé une bouteille d’alcool dans les mains à cet instant elle l’aurait descendue cul sec très certainement. Ce genre de twist scénaristique n’arrivant que dans les rêves, Dalia restait là, bloquée, embêtée, tiraillée entre deux options. Elle avait la nette sensation que plus elle se laisserait embarquée dans ce genre de plans et plus elle perdrait définitivement pied, comme si les morceaux de terrains qu’elle perdait ne pouvaient plus être récupérés.

Pendant une seconde elle imagina l’arrestation réussit de toutes les personnes impliquées dans le trafique d’arme et elle vit l’espace de quelques instants Hector, les menottes au poignet, lui hurler des insultes avec des yeux remplis de rage. Si on pouvait mourir par la force d’un regard, ça devait être par celui là très certainement et elle ressentit un léger pincement. Merde, elle s’était attachée. Et encore, ce n’était pas un attachement placide comme celui qu’on ressent envers son boulanger ou un truc dans le genre, non, ça pourrait tout faire foirer. Ou alors elle pourrait essayer de contourner le truc, essayer d’éviter que Hector soit attrapé mais sa couverture serait fichue. Ca tourbillonnait sans cesse et elle en arrivait à presque se noyer. Elle avait envie de partir soudainement et de courir dans un coin tranquille pour reposer ses pauvres petits neurones maltraités depuis quelques jours. Et surtout loin de cette stimulation qu’elle savait dangereuse pour sa position.

Mais avant qu’elle n’ai pu prendre une quelconque décision ou même essayer de raisonner toutes ses pensées étranges qui polluaient sa tête, les mains d’Hector se baissèrent jusque sur ses fesses où elles s’arrêtèrent un instant pour la caresser doucement avant de terminer encore plus bas et de la serrer. Elle eu à peine le temps de s’accrocher au cou de l’homme qu’il la soulevait du sol pour la porter contre lui. Elle manqua presque d’être surprise mais finalement, avec le recul, ce n’était pas si étonnant que ça. Elle encercla son bassin de ses jambes alors qu’il avançait dans la pièce. Elle ne devait pas être très lourde et d’ailleurs Hector n’eu absolument aucune difficulté à la porter jusqu’à une table où il détacha une de ses mains d’elle pour faire valdinguer tout ce qui s’y trouvait par terre. Les armes tombèrent sur le sol avec fracas mais ne tombèrent pas en morceau. C’était pas de la porcelaine non plus et les fusils étaient fait pour être utilisé pour la guerre, soit quelque chose autrement plus violent que ça.

Après quoi, il la déposa assise sur la fameuse table. Il se pencha pour l’embrasser doucement avant de se détacher d’elle. Il saisit ensuite les ouvertures de sa chemise et Dalia se demanda une seconde ce qu’il allait faire avant que la pensée ne lui traverse l’esprit. Elle se dit dans la tête une rapide prière à l’honneur de sa chemise qu’elle n’avait pas payé très cher de toute façon, qui finit par se faire arracher par Vargas. Bon à la limite, ce n’était pas une chemise particulière. Dalia n’avait pas l’habitude de déverser son affection sur des objets quelconques. Par contre, alors qu’elle se demandait encore ce qu’elle allait faire dans cette situation, le coup de sang de l’homme la décida. Tant pis. Elle allait s’éclater et après ben elle verrait, comme d’habitude. Elle savait que plus elle repoussait l’instant où elle ferait le point et mettrait de l’ordre dans ses idées, plus elle se rapprochait du point où elle n’aurait en fait plus de choix à faire. Peut être que c’était ce qu’elle cherchait, la tête vide et ne plus devoir décider ou chipoter sur des batailles morales qui lui renversaient la tête.

Hector s’avança alors pour venir l’embrasser fougueusement en se débarrassant des restes de ce qui avait été autrefois une chemise. Dalia était maintenant en jeans et en soutient à gorge rouge incendiaire. Elle ne pensait pas qu’il y aurait le « levé de rideau » aussi vite et aussi violent mais elle allait improviser, comme d’habitude. Elle répondit au baiser de l’homme avec violence entourant son visage de ses deux mains. Elle les fit ensuite descendre le long de son cou. Elle tira sur sa chemise pour l’enlever et être ainsi à (presque) égalité et la jeta aussi par terre. Ses mains ne s’arrêtèrent pas là et continuèrent leurs descentes le long du torse musclé de l’homme avant de rencontrer son pantalon. Elles s’attelèrent à ôter avec impatience les boutons de l’habit avant de descendre prestement la braguette d’un geste sec. Elle glissa ensuite sa main droite dans l’espace relativement libéré qu’il y avait à présent dans le caleçon de l’homme. Dalia passa ensuite son autre main dans la nuque de l’homme pour l’attirer encore plus vers elle.

Lorsqu’elle trouva enfin l’objet de son désir, elle commença à appliquer des caresses lentes, augmentant doucement la cadence. En même temps elle embrassait l’homme avec une certaine avidité, mordillant quelques fois sa lèvre inférieure. Elle était loin la Samantha sérieuse et un peu coincée qui était arrivée à Los Angeles quelques mois plus tôt, de même que sa mission et son enquête sur les armes. Pour l’instant elle ne pensait qu’à une seule expertise plutôt indécente. Mais en même temps, dans une cache d’arme avec un Mexicain torse nu, musclé et au charme certain, elle n’était qu’une femme et elle avait des faiblesses. Et elle adorait en tirer partit quelques fois.

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MessageSujet: Re: Segundo Round [Dalia]   Dim 29 Mai - 17:05

Loin d’être partisan de la paix dans le monde, il semblerait pourtant que les armes aient des vertus aphrodisiaques sur les mœurs de deux bandidos. Hector avait déjà vu beaucoup d’histoires de sexe qui menaient aux armes, mais peu d’histoires d’armes qui menaient au sexe… Quoi qu’il en soit, il miserait plus sur les attraits de Dalia et ses performances connues de leur première nuit comme moteurs de ses pulsions implosant littéralement à son contact rapproché depuis quelques instants. La virulence de ses gestes brusques et empressés traduisit on ne peut plus clairement ce feu ardent en train de bruler en lui. Le gangster s’était transformé en une espèce de bête assoiffée de sexe et affamée de sensations, un prédateur de plaisir qui tenait maintenant sa plus belle proie entre ses griffes et ne la lâcherait plus avant de l’avoir entièrement dévorée de ses morsures de luxure. Il avait toujours été comme ça mais étrangement pas depuis un moment avant Dalia.

Il faut dire que sur Hillcrest Boulevard, toutes les putes se ressemblaient et il ne fallait pas longtemps pour se lasser, aussi nombreuses soient-elle. Hector avait été un oiseau de nuit solitaire le plus clair de sa vie et ne s’était bien rangé qu’avec une seule femme et Esmeralda, déjà parce qu’il l’avait aimé et ensuite parce qu’elle aurait été capable de lui couper les corones à la machette s’il l’avait trompée. C’était ce qui animait la vie d’un hors la loi comme lui. Le sexe, la drogue et autres plaisirs étaient très présents dans le quotidien d’un homme qui était susceptible de tout voir s’arrêter brutalement du jour au lendemain. Dans le pire des cas, mourir d’une cirrhose, du sida ou d’une overdose n’était pas pire que de mourir une balle. Cramer la vie avant de se faire cramer, cela avait toujours eu tout son sens pour Hector comme pour la plupart des personnes de son cercle. Et puis, il avait plus est désormais 50% de chance de finir ses jours dans son pays natal, ce qui était déjà un bon accomplissement en soi.

Mais pour le moment, il était à mille miles de Mexico et même d’Inglewood… Son esprit était totalement focalisé sur elle et sur cette quête sauvage d’un amalgame physique qui libèrerait ses désirs et déchaînerait ses pulsions déjà aussi agitées que ses gestes s’affairant à retirer les vêtements qui faisaient barrage aux fruits de ses convoitises… La chemise de la jeune femme retirée – ou plutôt déchirée –, elle entreprit très vite de faire de même avec la sienne qui tomba finalement au sol pour le laisser torse nu où les fines mains de Dalia dévalèrent ensuite le long du volume de ses muscles jusqu’à sa ceinture. Inutile de se demander leur destination finale trop longtemps et ses derniers gestes, détachant les pressions de son jean avant de rechercher le siège de sa virilité sous son boxer, finirent de faire atteindre à tout son corps un point d’ébullition d’où il était déjà impossible de revenir. Son membre se développa rapidement de toute son ampleur et prit toute sa vigueur au gré des caresses que Dalia y opérait alors que ses lèvres lui rendirent un baiser tout aussi affamé dans la fièvre latente du moment…

C’en était trop pour Hector… Il ne pouvait plus attendre d’avantage avant d’abreuver ces besoins en fusion qui le tiraillaient de l’intérieur. L’homme rompit finalement le sulfureux échange de leurs lèvres et de leurs langues au moment ses mains se posèrent sur chaque hanche de Dalia et se fermèrent progressivement en poings pour saisir les bases de son jean qu’il tira ensemble avec la même puissance sèche, faisant du même coup décoller son bassin de la table en emportant son sous-vêtement avec… La mexicaine reposée au bord de la table, il détacha à peine son corps du sien le temps de faire passer le tout le long de ses longues jambes et le jeter avec le reste des vêtements au sol puis revint placer sa massive stature entre la chaleur ses cuisses encadrant son bassin. Dans la fougue d’un nouveau baiser capturé avec une ferveur tout aussi intense sinon plus que le précédent, l’appel de sa virilité devint de plus en plus forte, de plus en plus pressante contre son bas ventre ; aussi le gangster finit-il par user d’une de ses mains pour la libérer complètement du tissu de boxer qui les séparait encore…

A ce stade, chaque seconde relevait presque d’une torture d’impatience physique rendant la suivante plus rageuse que la précédente… Hector pencha légèrement son buste en avant, prenant appui sur une main posée sur la table derrière elle, et plongea sa tête dans le creux de son cou pour l’immerger de sensuelles vagues de baisers recouvrant sa peau et l’imprégnant de leur brulante langueur… Irrémédiablement, ses lèvres ne tardèrent pas à flirter le long de sa jugulaire et à trouver son buste, nivelant lascivement sans quitter le contact de son épiderme parfumé jusqu’à sa poitrine où elles s’arrêtèrent à nouveau avec plus d’appétit… Cette déferlante de sensations toutes plus stimulantes ne le fit bientôt plus attendre plus longtemps avant d’user de son autre main pour se guider doucement aux portes de son intimité où il laissa glisser son membre avant de s’y engouffrer progressivement de toute son ampleur pour prendre possession d’elle. Un soulagement d’un bref instant… Presque comme un sentiment d’accalmie dans l’incendie qui ravageait tous ses sens avant qu’une première décharge d’exaltation ne vienne traverser son corps et en réclamer d'avantage…

Un premier vent de plaisir, à la fois semblable et incomparable dans son intensité présente au précédent d’il y a deux nuits, prit alors possession de lui et ne tarda pas à déclencher de premiers lents mouvements de son bassin s’enfonçant entre ses jambes, ample et torride cycle prenant ses marques dans son hôte féminine retrouvée… Les mains d’Hector glissèrent elles lascivement autour de ses cuisses pour les envelopper autour de ses avant-bras et encadrer ses premières oscillations alors que ses lèvres cherchaient déjà à retrouver leurs paires… Son front glissa doucement contre le sien avant que leurs visages ne flirtent de la même façon jusqu’à que sa tête ne se penche lentement sur le côté pour venir attraper sa bouche de la sienne, mêlant leurs langues et guidant progressivement le visage de Dalia à se relever toujours plus vers le haut lorsqu’il la quitta pour venir embrasser le dessous son menton… Les souffles du mexicain se firent peu à peu déjà plus marquées et plus chauds à la base de son cou, traduisant la source de l’effort naissant que commençaient à rythmer ses passages en elle…

Plus fort, plus soutenu, plus vif… Cette mécanique infernale se débrida progressivement, stimulée par les tornades de sens qu’elles créaient sans relâche et le saisissait toujours plus de l’intérieur à l’image des prises de ses mains plus fermes autour de ses cuisses… Un ouragan commençait à naitre des feux de cette union physique, rendant la température autour de leurs corps irrespirable comme s’il ne laissait qu’une atmosphère propice au plaisir et à l’évasion charnelle. Ces degrés d’érotisme qui ne cessaient de grimper avec le tempo de ses mouvements de bassin, les baisers morcelés de ses lèvres sous son menton et la pression des caresses de ses mains sur sa peau n’en étaient encore qu’à leur genèse mais déjà, les effusions d’extases ressenties l’épanouissaient et le stimulaient de façon magistrale…
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MessageSujet: Re: Segundo Round [Dalia]   Lun 30 Mai - 17:55

Elle pensait avoir travaillé et bien transpiré il y a quelques minutes et quelques heures, mais elle savait que ça n’allait pas être la même chose dans pas très longtemps. Elle se souvenait encore de quelques sensations d’il y a deux jours et rien que la pensée que ça pouvait prendre les mêmes proportions de plaisirs et d’engouement de cette nuit accélérait légèrement son rythme cardiaque. Sa peau qui s’était rafraîchie à cause de sa petite toilette à l’eau glacée, commençait déjà à grimper dans les températures. Le contact avec la peau en ébullition d’Hector l’aidait largement. Elle sentait ses mains et son souffle chaud sur elle, c’était largement suffisent pour faire grimper les degrés de son corps de quelques chiffres. En fait, les chiffres devaient déjà défiler rapidement étant donné que ce qui venait d’être commencé ne pouvait plus se terminer que d’une seule manière explosive. Comme si toute sa peau et son corps savaient ce qui allait arriver, il commençait déjà à tressaillir et à anticiper tout ce qui allait se passer.

Le baiser se rompit alors que Vargas plaça ses mains sur les hanches de la femme, renfermant le tissu du jeans et de la culotte dans sa poigne de fer. Il tira rapidement dessus pour enlever le tout. Dalia souleva légèrement son bassin avec l’aide de ses mains pour faciliter le passage de l’habit sur sa peau. Il se poussa légèrement pour jeter cet amas inutile de textile sur le sol. Il ne restait plus que le soutient à gorge rouge de la jeune femme. Elle en avait chié ce début d’après-midi avec ses habits à la con à choisir quelque chose de convenable et finalement elle se rendait bien compte qu’on s’en foutait largement. C’était bien ce qu’il y avait en dessous qui était plus intéressant. Ce n’était pas pour ça qu’elle irait jusqu’à mettre des sous-vêtements de grand-mère, même si ils étaient très confortables, elle préferait se savoir potable en dessous. Un genre d’inconscient féminin qui rendait les femmes plus confiantes quand leurs culottes et leurs soutiens à gorge étaient sexy en plus d’être assortis.

Elle passa ses doigts dans son dos pour enlever la fermeture du dernier vêtement qui subsistait encore sur la jeune femme. Elle réussit à l’enlever en quelques secondes, force de l’habitude et surtout l’envie épidermique de vite passer à autre chose. Elle réussit à faire passer les bretelles le long de ses bras alors qu’Hector revenait à elle pour capturer un autre baiser. Elle lança le morceau de vêtement sur le sol. Oui, l’ensemble était beau mais malheureusement il n’y avait aucune femme dedans. Dalia ne voulait par contre pas y retourner. Elle rendit le baiser d’Hector avec envie, sa respiration de plus en plus forte. L’homme était entrain d’ôter lui aussi les derniers parcelles retenant la déferlante de tous leurs désirs impatients. Le mexicain dériva sa tête du côté pour envahir son cou de son souffle chaud et de ses lèvres. Dalia en profita pour faire la même chose dans celui de l’homme. A ceci près que bientôt ses baisers ne suffirent plus à exprimer à quel point elle était agacée de la lenteur de tout ce processus, elle se mit à attraper sa peau avec ses dents.

Ses mains s’enroulèrent autour de son cou pour s’accrocher alors qu’elle sentit enfin l’homme rentrer en elle. Elle poussa un gémissement qui sortit plus comme un faible grognement alors qu’elle avait mordu le trapèze de l’homme. Elle n’allait pas jusqu’à lui martyriser la chair mais il aurait possiblement une marque pendant quelques temps. On lui demanderait peut être si il avait été faire une visite dans une cage à lions, ce qui pouvait pas mal être comparable à la situation dans laquelle il était à cet instant, Dalia agrippée à lui. Elle était passée au stade au dessus et si il avait attendu plus longtemps, peut être qu’elle serait devenue folle et lui aurait carrément arraché des morceaux de chair. Heureusement qu’elle n’en était jamais arrivé à cet extrême mais avec un tel morceau de viande présenté à ses crocs acérés sans qu’elle puisse en goûter le sang il était impossible qu’elle puisse y résister longtemps. Ses mains se crispèrent enfonçant doucement ses ongles dans la peau dure et marquée de l’homme.

Il possédait pas mal de cicatrices de guerre et de violence, mais les cicatrices d’amour étaient certainement les plus plaisantes alors qu’elles restaient moins longtemps. Les premiers mouvements de l’homme commencèrent et s’en suivit une augmentation perceptible du rythme cardiaque de la jeune femme. Elle respirait comme une fauve menacé qui se sent prit au piège et qui vocifère. Il manquerait plus que quelqu’un débarque en pensant que Vargas se faisait agresser par un couguar. En tout cas, elle n’était pas encore assez âgée pour être appelée comme ça non mais ! Les mains de l’homme glissèrent finalement sur ses cuisses pour les attraper et refermer ses jambes dans ses avant-bras. Elle était comme piégée dans les prises de l’homme mais n’avait aucune envie d’en sortir. Elle se cambra légèrement, toujours accrochée à lui, pour faciliter les allers et venues de l’homme en elle. Elle continuait d’alterner les baisers et les douces morsures sur son trapèze alors que son visage revint à elle pour l’embrasser encore une fois.

Dalia gémissait doucement, ne cachant pas sa gourmandise pour les lèvres d’Hector, le rapprochant au plus près d’elle, se collant totalement à son torse, resserrant son emprise sur ses mains et en pliant ses jambes autour des hanches de Vargas. Si ils avaient pu fusionner totalement en un seul corps, nul doute que Dalia était bien partie. L’homme baissa finalement la tête pour embrasser son cou, juste en dessous de son menton. Elle releva la tête au maximum, fermant les yeux pour mieux sentir le ballet de sens qui envahissait son bas ventre et lui tiraillait les tripes. Les coups de rein de l’homme accélérèrent de manière significative et ses mains se crispèrent sur ses cuisses. Elle se redressa pour embrasser le cou de l’homme. Elle baissa doucement ses mains dans le dos d’Hector, resserrant quelques fois son emprise en le griffant lentement avec ses ongles. Ils n’étaient pas longs mais sur la peau, les cisailles rouges et fines se dessinèrent. Les gémissements de la jeune femme gagnèrent progressivement en puissance alors qu’elle tentait vainement de les étouffer entre ses lèvres et ses dents. Elle n’avait pas envie de rameuter tout le quartier mais en même temps, sa conscience concernant la probabilité d’être entendu lui passait légèrement par-dessus la tête. Elle finit par rechercher les lèvres de Vargas dont elle ne se lassait jamais et qu’elle aurait pu embrasser constamment si ça avait été possible ; ou alors était-ce la fougue du moment qui lui donnait cette impression. En tout cas son contact avec l’homme semblaient pour l’instant être une nécessitée vitale, la passion avec laquelle elle joignit ses lèvres aux siennes pouvaient presque en témoigner, comme si il lui fournissait l’oxygène pour respirer.

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Dernière édition par Dalia Lucientes le Jeu 9 Juin - 11:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Segundo Round [Dalia]   Jeu 9 Juin - 11:38

Aussi ivre de ce seul désir que du cocktail de stupéfiants avec lequel il s’était chargé il y a deux nuits, Hector avec retrouvé cet état animal qui ne cherchait plus qu’à satisfaire cette faim que savait creusée Dalia… Volontairement ou pas. Cela ne faisait de toute façon aucune différence… Les souffles de l’homme respiraient le désir… Ses gestes transpiraient l’impatience… Tout était en fait trop tiraillant, trop tentant et trop long jusqu’à ce qu’il ne prenne enfin possession d’elle et que cette sensation salvatrice ne le libère de la démence mentale qui commençait à le guetter. L’ébullition de ses sens et cette espèce d’enflammement physique qui faisait grimper la température de sa peau au contact de celle de la jeune femme ne faisaient eux pourtant que commencer... Les baisers que leurs lèvres s’échangeaient devenaient de plus en plus sauvages et anarchiques et les griffures, les morsures de Dalia n’apaisaient en rien l’ardeur du gangster dont l’intensité ne cessait de monter doucement…

Dans ces moments là, il n’y avait plus de place pour la moindre réflexion et le moindre calcul, en tout cas pas en ce qui le concernait. Le sexe comme une fusillade était bien l’une des rares choses qui ne laissait rien d’autre que le côté brut de ce qu’il était, des instincts primaires ne visant qu’à atteindre un seul but et à redécouvrir une extase dont le souvenir ne pouvait plus être que vaguement abstrait à cet instant précis… Hector n’était de toute façon pas très porté sur la réflexion avec ses maitresses et encore moins concernant le passé. Il y avait suffisamment du boulot et des affaires du gang pour ça. Et quelqu’un qui savait bien travailler était également quelqu’un qui savait bien profiter de son temps libre. La seule exception résidait en cette troublante ressemblance que Dalia avait avec sa femme défunte, mais l’homme avait semble-t-il terminé de se torturer l’esprit avec cette chimère depuis qu’elle s’était un peu trop approchée de lui. Vous enleviez – ou plutôt déchiriez – ses vêtement pour dévoiler ses attraits charnels, et là c’en était fini… Il ne répondait plus de lui-même ni plus de rien d’ailleurs.

Cette table serait plus mise à rude épreuves que par le poids de la ferraille de tous ses flingues au milieu desquels ils s’envoyaient en l’air comme des bêtes. Les expressions de plaisir et de désir échappées par la mexicaine ne cessaient d’alimenter ce séisme à la magnitude de plus en plus forte que ses mouvements de bassin créaient… Son régime s’emballa bientôt avec une frénésie grandissante et des à-coups de plus en plus puissants et poussés, multipliant les sensations de liesse ressenties, exaltant ses mouvements jusqu’à leur faire atteindre un train d’enfer et nourrissant l’intensité de son effort… Les souffles du gangster expirés dans le creux de son cou devinrent eux aussi plus haletants, expulsant de manière toujours plus audible une respiration visiblement possédée par des spasmes d’extase dans la fréquence véloce que prenait ce corps à corps… La symphonie de cette fusion endiablée atteint bientôt son intensité la plus démente, abandonnant totalement l’homme à ce rythme soutenu jusqu’à ce qu’il ne se redresse légèrement pour revenir capturer un baiser avide et ne se saisisse des lèvres de Dalia entre les siennes…

Un échange passionné et bientôt un peu plus appuyé lorsqu’il se pencha doucement en avant pour l’inciter à basculer lentement sur le dos, rompant le bal de leurs langues lorsqu’elle fut enfin complètement allongée sur le plan de la table… Une brève pause, accalmie dans la tempête déchaînée d’érotisme qui venait de se créer dans l’amalgame parfait de leurs corps unis et en réclamation l’un de l’autre, le temps que les mains d’Hector ne se glissent sous les cuisses de la jeune femme et ne les enveloppent dans le sens opposé avant de la faire légèrement glisser d’un geste sec un peu plus au bord de la table pour garder la pleine profondeur des passages de son membre en son antre… El Jefe redressa alors lentement son buste pour reprendre un angle perpendiculaire parfait à son corps et reprit ensuite de nouveaux mouvements de bassin s’enfonçant entre ses longues jambes avec une vigueur retrouvée… Son entrain ne tarda pas à retrouver sa pleine cadence alors que l’étreinte de ses mains et avant-bras autour de ses cuisses portées autour de lui se resserra progressivement jusqu’à les soulever un peu plus sur chacune sur ses épaules, plaçant chacune d’elle autour de son visage commençant à laisser paraître de premières traces de transpiration…

Eprouvé comme il l’avait déjà été mille fois avec des dizaines, peut-être même des centaines de señoritas, il était l’homme qu’il avait été il y a deux nuits. Il n’était pas ce monstre des rues ou cet impitoyable ponte du crime local, bien que cela se retrouvait dans le caractère de ses gestes et de ses mouvements. La nature de ses relations était soigneusement choisie ou établie avec évidence et celle avec Dalia n’était nullement liée au libre arbitre. Ils en étaient arrivés là de manière instinctive et naturelle en tout cas de son côté, loin de tout calcul ou volonté de base. Exactement à l’image de son début de fonction dans le trafic d’armes. S’il l’avait trouvée à son gout la première fois qu’il l’avait vue dans ce bar avec son jus d’orange, Hector n’avait pas imaginé ce qui s’en était suivit, ce qui se poursuivait encore aujourd’hui et ce qui continuerait sans doute demain… Sa vie de gangster avait été le fruit de pas mal de rencontres de ce genre. Ses trois amis fondateurs, Esmeralda… Au contraire d’Eduardo dont il avait dû forcé le destin et d’ailleurs continuait encore pour en faire un chef naturel et légitime.

Son torse, son buste entier déjà marqué par la bonne animosité qu’avait trouvée Dalia était à l’abri de ses morsures, de ses griffures mais ne changea pas cette nature pour autant. La folie venait de se réemparer de son esprit et de son corps, de son bassin dont les mouvements ne semblaient jamais avoir été autant vivifiés par le spectacle de la belle latina allongée sous ses yeux et s’extasiant du plaisir produit par la puissance des vagues viriles qu’il imprimait pour forer en elle avec cette même puissance fiévreuse… Les mains d’Hector posées sur le dessus des cuisses de Dalia pour maitriser les remous de son corps liés à la diligence lâchée de ses à-coups finirent par quitter ces chaires généreuses pour aller trouver celles de sa poitrine et venir joindre à la frénésie de son rythme quelques sensuelles caresses embrassant pleinement ses seins… Enchanté par ses effets toujours plus saisissant et transportant tous leurs sens, comblé de sensations de plaisir, les profonds soupirs échappés par l’homme ne mentaient pas sur l’ampleur de ce tsunamis de luxure qui traversait la pièce pour plonger les deux amants sous une pluie de béatitude…
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MessageSujet: Re: Segundo Round [Dalia]   Dim 12 Juin - 11:43

Il y a quelques mois si son patron lui avait demandé où elle se voyait après cette infiltration chez les Los Ojos, elle n’aurait jamais dis : sur une table dans une salle remplie d’armes illégales entrain de faire l’amour avec un mexicain qui se trouvait être le fondateur du dit gang. Et si elle l’avait dit on l’aurait certainement envoyé en asile psychiatrique. Après tout, les bons coups du destin ne se commandaient pas et ils arrivaient toujours à l’improviste. Mais c’était quand même étonnant car jusqu’ici Dalia n’avait eu que de la merde sur les bras. Elle n’avait jamais vraiment été servie et du coup, elle ne pouvait s’empêcher de se dire que ce coup là n’était peut être pas aussi positif qu’il pouvait paraître. Elle qui n’avait jamais eu de chance se retrouvait à apprécier une vie qu’elle aurait largement du mépriser avant. Mea culpa qu’elle ne comprenait pas, elle avait l’impression de sentir venir un piège invisible. Mais en même temps, la parano n’était jamais très loin et elle avait peur qu’en sentant trop venir le retour de chance elle allait se faire avaler par sa propre angoisse. Après tout, les trois quarts du temps quand il lui arrive quelque chose de mauvais, c’était implicitement elle qui l’avait provoqué.

Là, il était évident que cette situation ne s’était pas faite comme ça toute seule. Elle y avait mit du sien, peut être pas autant qu’Hector dans tout ça, mais on ne pouvait pas nier qu’elle n’y était pas pour quelque chose. Ca aurait pu être une épreuve pénible après tout, mais non, c’était incroyablement bon et c’était cette chose incroyablement bonne qui la faisait douter en même temps. Sacré casse-tête. Si elle n’était pas venue ici elle aurait continuée sa routine merdique mais au moins, elle ne se mordrait pas les dents à propos du plaisir qu’elle tirait à être ici et au fait qu’elle devrait mettre fin à tout cet idylle pour faire son putain de boulot. Et pourtant elle était on ne peut plus loyale et intègre quand elle était dans sa brigade du Texas… Mais il avait fallut qu’un mexicain vienne foutre sa merde. Enfin bon, elle ne le pensait pas comme ça. Parce que finalement, Hector, elle s’y était attachée. Il ne lui avait pas fait de mal (encore ?) et faisait carrément tout le contraire. Et c’était le fait de ne pas réussir à s’en plaindre qui la saoulait plus qu’autre chose. Si au moins elle avait une putain de bonne raison pour couler Vargas, autre que le fait qu’il était en partie responsable du trafic… Mais là, elle n’avait pas grand-chose et elle n’était pas encore totalement sans sentiments et sans cœurs pour ne pas y repenser à deux fois, trois fois…

A présent elle était allongée sur une table contre Hector à ne plus réfléchir à aucune chose. Le rythme de son bassin entre ses cuisses accélérait, augmentant par la même occasion les gémissements de Dalia. Il haletait et commençait à transpirer comme sa compagne du moment. Il se redressa en capturant un baiser à la jeune texane. Elle se saisit de son visage pour le prolonger un maximum, goûtant à ses lèvres comme on le ferait avec de l’eau après des heures à mourir de soif. Hector se pencha en avant jusqu’à finir presque allongé sur Dalia. Elle sentit sous son dos le bois froid qui commençait à sérieusement chauffer. Elle resta ainsi alors que l’homme se redressa en saisissant ses jambes pour la rapprocher du bord de la table et ainsi donner plus d’ampleur à son mouvement. Dalia, les mains libres, les approcha du bord histoire de s’accrocher à quelque chose et de ne pas frotter la table froide. Vargas gardait cependant ses jambes entre ses grandes mains pour ne pas qu’elle vacille de trop. D’ailleurs, il finit par lever ses jambes et les placer sur ses épaules, améliorant considérablement l’angle. Il accéléra encore la cadence, libérant des cris de plus en plus fort de la bouche de la jeune femme.

Elle avait fermé les yeux et se laissait bercer par ces mouvements de hanches. Elle brûlait lentement et pourtant son corps lui envoyait des vagues violentes de plaisir qui lui paralysait presque les jambes et les bras. Elle était crispée et ses doigts se contractaient sur le bois. Ses jambes ainsi levées, elle devait luter pour ne pas les laisser tomber tellement tout son ventre l’alimentait de doux pics d’extase. On aurait presque dit qu’elle se débattait. Mais loin d’être au niveau maximum, Hector quitta les jambes de la jeune femme pour venir lui caresser la poitrine, une autre zone terriblement érogène qui ne manqua pas de lui arracher d’autres gémissements aigus et étouffés. Elle ne savait plus vraiment où elle était et ce qu’elle était venue faire ici, plus rien ne comptait à part ce qui se passait en cet instant dans son corps et qui devait trouver sa fin salvatrice. Elle déplaça ses mains sur les avant-bras d’Hector dont les siennes s’activer sur ses seins. Elle les serra et laissa glisser ses doigts sur ses bras.

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MessageSujet: Re: Segundo Round [Dalia]   Mer 15 Juin - 12:19

Ces sensations si particulières connues deux nuits plus tôt commençaient progressivement à renaître de leurs braises, attisées par le désir fulgurant qui possédait Hector et cette intense soif physique pour le corps de sa maitresse… Est-ce que cela allait devenir régulier ? En tout cas, c’était à nouveau improvisé, pulsionnel. L’homme était de toute façon habitué à vivre et à agir de manière spontanée. Dans le genre de vie qu’il menait, il était difficile de considérer quoi que ce soit comme acquis ou même de prévoir du jour pour le lendemain. Et c’était mieux ainsi. Il avait suffisamment connu ça toutes ces années de prison où les jours se suivaient et se répétaient au même rythme pour ne plus vouloir le connaître. Surtout que derrière les barreaux, il y avait moins de facilité pour ce genre d’« activité »… Loin, très loin de ça, la symphonie de leur corps-à-corps venait d’atteindre une intensité folle qui alimentait ce cocktail à la fois extasiant et stimulant dont l’homme finit par s’abreuver après de longues et sulfureuses minutes de torpeur.

Cette ultime sensation qui le saisit le mena tout droit vers un orgasme ravageur et lui fit expulser un puissant soupire de plaisir et d’atonie mêlées. La mécanique de ses mouvements s’arrêta alors que ses mains vinrent se poser en appui en appui sur la table de chaque côté du corps de Dalia, comme pour le retenir de s’écrouler à bout de forces. Le gangster en avait perdu beaucoup, c’était certain, autant qu’il n’avait perdu ses esprits et baignait maintenant dans une douce brume apaisant ses ardeurs et relâchant ses muscles. Penché légèrement en avant sur ses bras tendus, son visage finit par descendre lentement jusqu’à poser son front contre le ventre de la jeune femme quelques instants, le temps de calmer un peu plus les souffles haletants de sa respiration éprouvée, avant de déposer un long et placide baiser au dessus de son nombril. Il lui semblait être à l’intérieur d’un four tant cette intense chaleur le brulait de l’intérieur et semblait faire cuir toute sa peau. Pas besoin de retourner au Mexique pour trouver ça, il suffisait de Dalia.

El Jefe finit par redresser lentement son buste et se libéra doucement des jambes qui encerclaient sa taille non sans de derniers lascives caresses de ses mains glissant dessus avant de rattraper son jean pour le relever et le rattacher. Dans leur passion sauvage, leurs vêtements avaient volés un peu n’importe où autour de la table et Hector réalisa bientôt qu’il avait mis la chemise de son assistante en charpie, ce qui dessina un petit sourire amusé sur son visage. Vu de l’extérieur, on aurait pu croire qu’un combat de fauves venait d’avoir lieu ici et qu’elle s’était faite déchiquetée par un lion enragé. L’homme se pencha pour ramasser la sienne au sol et revint ensuite vers elle au bord de la table, lui passant alors derrière les épaules avant de joindre les revers devant eux sans attacher les boutons pour cacher quelque peu sa poitrine, ce même fin sourire aux lèvres. Il l’aimait bien avec une chemise d’homme sur le dos, elle était encore plus séduisante sans compter l’utilité dissimulé de ce geste.

« Je me réserve le privilège de savoir que je suis un chanceux… » lui glissa-t-il avant de la laisser remettre le reste de ses vêtements seule.

Une façon de lui faire comprendre qu’il n’avait pas forcément envie que tout le monde la voit comme lui pouvait la voir, bien qu’elle était libre… De toute façon et dans l’absolue, il doutait qu’elle ait très envie de sortir dehors en soutien-gorge, mais là n’était bien sûr pas le message… Hector se retourna et partit en quête de la bouteille de tequila qui calmerait une soif bien creusée par ses ébats, l’attrapant et en dévissant le bouchon avant d’en boire une bonne gorgée, tel un sportif qui venait de courir un marathon, dos à elle. « Encore une dure journée de labeur… La vida est parfois trop dure… » soupira-t-il avec une certaine pointe d’ironie, lui qui n’avait fait que manger, conduire, s’envoyer en l’air et boire jusque là… Le regard vissé sur la croix catholique et Jesus accroché au mur, il finit par le détourner et se retourna vers Dalia pour lui tendre la bouteille de tequila au cas où elle voulait elle aussi satisfaire une soif nourrie par leurs efforts lubriques. Dieu leur pardonnerait-il tous leurs pêchés ? Sexe, alcool, crime… Il ne pensait pas. Mais en attendant de régler ça avec lui, autant aller jusqu’au bout et continuer de vivre dedans…
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MessageSujet: Re: Segundo Round [Dalia]   Jeu 23 Juin - 13:28

Leurs ébats continuaient maintenant depuis de longues minutes. Tous les entraînements sportifs qu’elle faisait lorsqu’elle avait le temps ou l’envie ne lui demandaient pas autant d’efforts, mais pourtant elle pourrait continuer comme ça encore pendant des heures et des heures. Seulement, le plaisir montant toujours et encore indiquait clairement que bientôt, ça en serait finit, après qu’ils aient atteint le paroxysme de leur échange. Le calme après la tempête et le soulagement après l’effort. Hector devait être l’homme avec qui elle avait fait le plus de fois l’amour. Elle ne restait jamais avec le même et finissait les histoires avant même que la nuit ne se soit complètement dissipée. Même si elle en avait croisé des canons, les contraintes que cela imposait d’avoir un « petit ami » ça ne l’intéressait pas. Enfin, ça ne l’intéressait pas avant peut être. Vargas avait ce don étrange de la faire se questionner sur toutes les choses relativement fondamentales qu’elle croyait et auxquelles elle adhérait. Comme si sa présence à moins de dix mètres la désarmait totalement et complètement, ironique pour une flic au passage… Mais après tout, elle se disait qu’essayer de régler sa vie comme une horloge, une machine dont les engrenages devaient être parfaitement alignés pour pouvoir marchés, c’était peut être une erreur. Peut être qu’elle devait essayer de se laisser vivre un peu sans forcément essayer de prévoir l’imprévisible.

De légères secousses dans le corps de son amant lui indiquèrent qu’il arrivait doucement à l’orgasme. Et déjà, elle-même sentait son souffle s’accélérait, son corps se contractait totalement et ses muscles des jambes commençaient à avoir de léger spasmes. Elle finit par ressentir cette immense vague de plaisir et ses mains se contractèrent en tenant les bras d’Hector. Elle expulsa difficilement un râle de plaisir avant de relâcher doucement ses muscles sur la table et de laisser doucement son corps de reposer après cet intense effort. Ses doigts entouraient toujours les avant-bras de l’homme et elles ne quittèrent leur position que pour se glisser dans les cheveux en pagaille d’Hector une fois qu’il eu posé sa tête sur le ventre de Dalia. Ils essayaient tous deux de retrouver une respiration à peu près normale avant de faire le moindre mouvement. Quelques secondes passèrent alors que la jeune femme vidait totalement sa tête de tout ce qui aurait pu l’embrumer et perturber ainsi cette lente agonie qui l’avait foudroyé quelques secondes plus tôt. La jeune femme massa légèrement le crâne de Vargas alors que celui-ci déposait un baiser sur son ventre. Il finit par se redresser en laissant doucement partir ses jambes, laissant quelques secondes ses mains s’attarder sur celles-ci. Il remit son pantalon alors que Dalia se passait une main dans les cheveux pour essayer de les ordonner un minimum.

Hector sembla constater que dans la précipitation il avait littéralement déchiqueté le haut de la jeune femme. Il était en lambeau et ne semblait plus pouvoir servir à autre chose qu’à occuper une place bien méritée à la poubelle. Il se pencha et se releva avec sa chemise en main avant de s’approcher de la flic qui s’était assise sur le bord de la table. Il lui passa la chemise autour des épaules pour rabattre les bords sur son torse et ainsi lui permettre d’être plus décente. Elle lui rendit son sourire amusé. Les dommages collatéraux arrivaient souvent après tout. Il rajouta une petite phrase pour ponctuer son geste. Elle n’allait de toute manière pas se balader en soutient à gorge comme ça dans la rue. Elle n’était pas une prostituée et d’ailleurs, elle n’avait personne à qui le montrer (pas pour longtemps) à part lui. C’était surtout qu’elle n’avait envie d’être à personne pour le moment. Hector lui convenait et ne lui prenait pas (encore ?) la tête à propos de choses et d’autres comme les autres hommes aimaient faire. Dîners inutiles, sorties ennuyeuses, partage de tout ce qui était totalement culcul. Au moins le mexicain allait directement là où il voulait aller sans prendre de détours interminables.

Hector s’éloigna et Dalia remit pied à terre en cherchant sa culotte et son pantalon. Elle les enfila rapidement avant de trouver son soutient à gorge et de l’enfiler sous la chemise. Alors qu’elle relevait la tête pour voir où son amant était partit elle le vit à côté d’elle lui tendant la bouteille de tequila. Il rajouta que c’était encore une journée de dur labeur, et que la vie était parfois trop dure. Elle sourit en prenant la bouteille. « Tu as raison… Après avoir autant travaillé il faut se détendre non ? » Elle prit une bonne gorgée de tequila. Le liquide amer se glissa à l’intérieur de son œsophage et la rafraîchit d’un coup d’un seul. Elle venait de se dépenser et ce n’était absolument pas déplaisant. Elle posa la bouteille sur la table et s’approcha d’Hector en passant ses mains autour de ses hanches. « Tu as un programme spécial pour la soirée ? Moi non. Je peux rester si tu veux. Par contre je ne connais pas encore entièrement le coin… » il devait bien y avoir quelque chose de sympa à faire dans le coin, entant que mexicain et entant que gangster. Même boire à un bar, comme lors de leur première rencontrer la tentait. Après tout, ils n’allaient pas que baiser et compter des armes…

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