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 You have to lose to know how to win [Jordane]

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« Dalia Lucientes »

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MessageSujet: You have to lose to know how to win [Jordane]   Ven 13 Mai - 13:09

❝ You have to lose to know how to win

Réveil difficile ce matin, la faute à un réveil trop brutal, à des colocataires trop envahissants, la faute au chat des voisins qui avait passé son temps à miauler, la faute à sa propension trop envahissante à se poser des questions. Les mots de : nouvelles responsabilités résonnaient d’une sonorité dure et métallique dans sa boite crânienne. Elle ne devrait pas être autant effrayée. Elle en avait déjà eu des responsabilités. En tant que petite tête d’intello de la bande au Texas, elle avait dû en rattraper des erreurs… Elle en faisait, comme tout le monde elle avait merdé et elle avait affronté les punitions comme elle le devait. Dire qu’elle les recevaient avec une sorte de plaisir de justice, un genre de comportement de personne toujours juste quoi qu’il arrive, même pour se prendre des baffes dans la gueules, méritées, c’était allez trop loin. Elle n’aimait pas particulièrement merder.

Peut être même qu’elle n’aimait pas merder à un point qui dépassait des fois certaines personnes. Reste à la con de sa mère psychotique qui aurait pu se flinguer à la moindre impair de sa part ? Peut être, mais ça l’emmerdait au plus haut point de devoir sans cesse attribuer ses névroses présentes et passées à sa génitrice qui devrait avoir une place de choix dans sa mémoire : des promenades tranquilles, des instants remplis d’une rassurante banalité. Pas de chance, elle n’avait pas eu de chances en tirant les cartes mais ce n’était que pour mieux se creuser la tête avec une main de merde. Finalement, ceux avec les meilleures bases se reposaient souvent sur leurs lauriers. Et ben dans ton cul destin. Ainsi, elle enchaînait les petits coups de pieds dans les jambes de cette catin.

Elle avait pensé devoir rester au bas de l’échelle du trafique d’armes encore une belle paire d’année à ne faire que refiler des petits flingues dans les commerces habituels, mais il y avait quelques jours elle avait fait une rencontre qui avait tout changé. Après tout, même si ça c’était mal passé ça aurait largement influencé sa place. Mais ça s’était bien passé… Un petit soupire dans son esprit lui susurra même « trop »… Trop bien passé, ouai, peut être bien. Elle s’arrangerait avec ça après. Procrastinons joyeusement avant que ce problème ne lui retombe sur le coin de la gueule avec une force décapante. Assistante comptable de Vargas. Elle n’arrivait même pas à se le formuler dans la tête, alors imaginez la manière dont elle tentait de l’articuler à ses deux collègues. Enfin bon, elle avait juste baragouiner qu’elle avait découchée car elle avait passé une soirée chez des gens du gang et qu’elle avait tapé dans l’œil, professionnellement parlant, à Hector après un petit inventaire dans une cache d’armes… Comme ça, ça à l’air incroyablement simple mais comme tout ce qui semblait lui arriver en ce moment, ça ne faisait que la remplir encore plus de questions.

Chassons la migraine comme il se doit, donc… Avec de l’alcool. Pas trop, ne sait-on jamais, dans sa poche résidait un objet d’une importance capitale et dont le moindre mouvement ou bruit devrait la faire bondir et courir sa voiture. Le fameux téléphone que Vargas lui avait donné et qu’elle devrait changer en fin de semaine pour plus de sûreté. Son double sentiment par rapport à cet objet, la peur et en même temps l’envie d’être appelée, elle s’en défendait en se disant qu’elle était assez contente de travailler avec le numéro deux du gang par pur professionnalisme. Bien sur, on y croit tous… Après l’avoir dragué comme une adolescente pétée, elle arrivait encore à essayer de s’en convaincre. Ainsi, Dalia était assise à sa table de cuisine avec sa tasse de café à la main. Mais elle avait envie d’un bon remontant, inexistant dans cette baraque… Des courses… Pas envie. Solution de facilité ? Le bar.

Elle se leva donc, enfilant sa petite veste en cuir brune et sortit pour prendre sa voiture. Elle n’avait même pas envie de dire où elle allait. De toute façon, ils allaient devoir s’habituer à ses virées à la dernière minute avec ses nouvelles « occupations ». Elle démarra la voiture avec son air jovial de troll sortit trop tôt de sa caverne. Elle s’arrêta au bar bien connu du quartier, ce même bar où elle avait rencontré pour la première fois Hector. Qui sait, peut être qu’il viendrait encore une fois s’aérer et se descendre une bouteille de Tequila aujourd’hui… Elle passa à côté du bar et demanda une tequila, pour changer du jus d’orange de la dernière fois, et alla s’asseoir au fond, une vue sur la porte, sur les vitres, sur l’agitation de cette matinée à peine entamée. Elle but une grosse gorgée de la boisson, écorchant quelque peu sa gorge sèche et encore pâteuse de la nuit encore légèrement accrochée à sa peau. Elle se réveillerait dans quelques minutes, quand elle aurait assez d’alcool agressant ses neurones.

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MessageSujet: Re: You have to lose to know how to win [Jordane]   Ven 13 Mai - 13:57







Se rendre là bas devenait de plus en plus dur. En effet, je ne reconnaissais plus ma mère. Alors que tout cela a commencé par une simple dépression, je découvrais l'état de ma mère encore plus dégradant chaque jour. Ses yeux devenaient fixe, ses traits ne bougeaient plus et sa voix n'existait plus. Ma mère était devenue un boulet de première classe, assise sur une chaise rembourrée de mousse qui se trouvait à proximité de son lit. Elle en oubliait même ses besoins : la faim, l'hygiène et l'envie de se soulager. Elle n'avait pourtant que 50 ans... et la voilà déjà sénior.

J'allais la voir 3 fois par semaine. Le fait d'être à mi-temps me laisser du temps devant moi pour venir lui rendre une visite. Mais plus j'allais la voir, plus je m'ennuyais à mourir. Mes visites étaient des monologues écrasés par des silences sans fin. Je me retrouvais seule face à un cadavre vivant, au visage blanc et aux doigts tremblants. Mes paroles sans réponse devenaient les mêmes et se ressemblaient toutes...

Je finissais toujours par me retirer avec les poings serrés. Mon malheur était le fruit de mes sentiments et de mes émotions. C'était une chose que je ne racontais à personne par honte mais aussi par principe. Je ne voulais pas me présenter comme victime.

Ma vieille caisse m'emmenait toujours là où j'en avais envie, mais l'unique trajet de ma vie était cette route à emprunter pour aller voir ma mère. Il y a des choses qu'on finit par haïr et la mort de mon père m'avait donné l'envie de tout détester. Le cimetière, j'y allais par respect, mais rarement. Je suis bien trop assommée par cette route de merde, il faut en plus que ma mère s'y mette. Mais était-ce vraiment de sa faute ?
Au fond, elle avait sa façon de vivre la mort de mon père et moi j'avais la mienne...

La meilleure façon de me sortir de là était de m'en sortir seule. Alors que je fumais mon pétard sur le vieux canapé de notre salon, l'idée me vint de partir boire un verre dans un bar. Rester enfermée ici ne me servait à rien. De plus, le vieux papier peint de la cuisine me foutait le bourdon. Rien n'avait changé dans cette foutue maison.
J'enfilais une chemise noire au-dessus de mes sous-vêtements en dentelle. Un jean troué avec des petites bottines marrons pour accompagner ma tenue. Je ne cherchais pas à paraître belle, je n'étais pas du genre à me prendre la tête là dessus. Je prenais du temps à tirer deux traits noirs et épais sous mes yeux, mais ce n'était qu'un détail. Je finis par enfiler une veste et claqua la porte de la maison. J'entendis qu'un cadre s'était cassé la gueule, mais je ne m’éternisais pas.

Sans réfléchir, je rentrais dans le premier bar que je vis. Il y avait très peu de femmes, mais je m'en fichais. J'étais surtout là pour boire et fumer. Le genre d'activités qu'un mec n'aurait pas de mal à effectuer. Des télévisions étaient perchées dans les coins de l'endroit, on pouvait y voir du foot. C'est à ce moment précis que je pensais être l'archétype du garçon manqué, et bizarrement ça me fit sourire. Un homme me salua en soulevant son chapeau. Quelle bande de cons ! Certains gueulaient pour encourager leur équipe préférée.

Mon regard se posa sur le barman qui essuyait ses verres avec un torchon. Je tapais un coup sur le bar puis lui passa commande.

" Un whisky s'te plait ! "

Un bon alcool fort ! C'est la meilleure façon de commencer la soirée. Je savais que j'allais la finir avec une bonne bouteille de rouge que j'avais laissé au frigo. Je pris place au hasard, plutôt au fond parce que je n'avais pas envie de fréquenter les gars du bar. Machinalement, je sortis une cigarette et l'alluma. Mon regard se posa sur une des télévisions puis sur les clients qui m'entouraient. Je sursautais à la vue d'une autre femme. Je n'étais apparemment pas la seule à aimer boire un verre au bar. C'était bien rare dans mon quartier !

Quand nos regards se croisèrent, j'entrepris de lui sourire puis me lança :


" C'est bien la première fois que je croise une femme dans ce genre d'endroit, surtout ici, à Inglewood !
Vous n'avez pas peur de vous faire agresser ? "


Je fumais comme homme. Ma cigarette se trouvait entre mon pouce et mon index. Je tirais la dessus comme on tire sur un pétard. Mon whisky arriva plus vite que je ne le pensais. Le gars avait mis des glaçons dedans, cela me fit sourire car il avait pensé à tout...
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MessageSujet: Re: You have to lose to know how to win [Jordane]   Ven 13 Mai - 14:46

Elle n’observait pas tellement les choses à cet instant précis. Elle laissait en fait son âme vagabonder à droite et à gauche, embrumé par les premiers relents d’alcool atteignant son cortex cérébral. C’était une sensation qui lui rappelait un étrange soir, mais elle balaya immédiatement les premières images qui lui vinrent en tête. Non pas qu’elles étaient désagréables, mais elles rendraient le retour à la réalité totalement insupportable. Elle se redressa sur sa chaise au moment où une femme entra. Enfin, ce qu’elle pensait être une femme. Les travestis n’étant pas le genre de la maison et l’air vaguement féminin qui s’en dégageait, elle jugea que ça devait être une nénette. Mais en même temps, elle s’en foutait un peu. Toutes les nanas qui franchissaient ces murs n’étaient pas toutes des prostituées et elle en attestait avec sa tenue aussi banale qu’invisible.

Elle était un genre de Jane Doe mexicaine au milieu d’une nuée d’autre et prenait grand soin à essayer de ne pas trop se faire remarquer. Non pas qu’elle craigne que sa couverture se fasse découvrir mais elle adorait ne pas se faire trop remarquer surtout en affaire, ça promettait toujours des observations intéressantes. Bien souvent les gens n’ont pas idées à quel point certaines personnes se laissent aller quand elles ne se méfient de personne. Et ça, Dalia en profitait allègrement de part son apparence commune et sa discrétion naturelle. Ainsi, lorsque cette femme s’assit au fond, elle n’y prêta pas plus attention que ça, la suivant du regard d’une manière relativement habituelle comme elle le ferait avec n’importe qui. Elle en tout cas, c’était pas une prostituée, ou alors une très mauvaise…

Elle avait un alcool dans els mains et à la manière dont il était servit, ça ne devait pas être une boisson mexicaine. De plus, la senteur amère de la boisson vint lui secouer les narines alors qu’elle passait près d’elle, lui révélant de quel liquide il s’agissait, liquide qu’elle connaissait relativement bien pour en avoir terminer des soirées avec lui. Elle entendit ensuite un petit déclic et une odeur de cigarette commença à embrumer le fond de la salle. Elle allait finir par lui donner envie celle la… C’était bien sa veine. Elle cherchait à bien se réveiller et la cigarette la détendrait bien au contraire. Heureusement qu’elle n’était pas droguée au point de devoir avoir sa dose immédiatement. Et puis elle n’était pas totalement démunie : elle avait sa tequila. Elle en but encore une gorgée. Finalement alors qu’elle faisait un tour de salle du regard, la femme qui s’était installée pas loin en profita pour entamer une conversation.

Elle lui annonça que c’était la première fois qu’elle croisait une femme dans ce genre d’endroit surtout à Inglewood. Cette réflexion arracha un léger froncement de sourcils alors que Dalia se tournait vers son interlocutrice. Elle était nouvelle certainement… Parce que pour louper les prostituées qui faisaient le tapin pas loin il fallait ne pas passer souvent dans cette avenue. Ou alors parlait-elle du bar. Mais là encore, il était assez courant que des filles viennent glaner leurs clients. Saouls ils étaient deux fois plus motivés à s’enquiller une mexicaine et aussi, ils étaient moins regardants sur la marchandise, comme quoi, même les moches avaient leurs occasions en or. La femme, qui devait avoir plus ou moins le même age qu’elle, continua en lui demandant si elle n’avait pas peur de se faire agresser.

Cette petite réflexion lui arracha cette fois-ci un sourire amusé. De toute manière, on ne pouvait pas voir son arme rentrée dans sa ceinture avec sa chemise par-dessus et ainsi installée à sa chaise, mais elle n’avait quand même pas l’air si ingénue si ? Elle détailla pendant une petite seconde la femme habillée relativement sérieusement mais comme une civile. Étrange pour une nénette comme ça qui devrait être ou bien à la maison ou bien sur le trottoir à tailler des pipes. Peut être qu’elle avait égorgé un oud eux malfrat pour le gang pour se retrouver à un tel rang. M’enfin, qu’importe… Elle reprit peu à peu son air neutre et placide pour lui répondre « Tu ne dois pas traîner beaucoup ici si tu n’as encore vu aucune femme dans ce bar… Et No tenga pena, je sais me défendre. » Non elle ne devait pas s’inquiéter pour elle… Elle avait presque eu envie de rajouter que si quelqu’un devait se faire agresser ici, ce serait presque par elle, mais elle se retint. Après tout, les murs ont des oreilles comme on dit.

Elle se cala un peu plus dans sa chaise en portant son verre aux lèvres et le vidant d’un coup sec avant de reposer le verre et de faire un signe au barman qui vint le lui remplir d’une bonne rasade. Impression de déjà vu, passons. Bon, même si elle n’avait pas franchement besoin de plus de relations que ça dans le gang, mieux valait ne pas se faire d’ennemis. Elle s’adressa de son ton toujours aussi calme et plat, ne laissant rien filtrer « Whisky on the rocks… On a des goûts de luxe dit donc, t’es d’Inglewood ? » Oui, des goûts de luxe pour une femme habillée d’une manière aussi simple. A la limite, la tequila était la boisson du peuple, la boisson mexicain… Alors dans ce quartier, ça remplaçait l’eau pour certaines personnes. Heureusement que Dalia, aimant boire, ne se laissait pas aller à ce genre d’addiction. Surtout maintenant, qu’elle piètre assistante elle ferait si elle était constamment sous la table quand on l’appelait pour bosser…

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MessageSujet: Re: You have to lose to know how to win [Jordane]   Ven 13 Mai - 15:43

Je n'aurais jamais pensé qu'une telle rencontre allait se faire. Je ne sais pas ce que ressentait cette inconnue, mais j'avais l'impression de l'agacer. Je buvais et fumais comme une bourgeoise alors que je n'avais pas pour habitude de sortir. En clair, je parlais de quelque chose que je ne connaissais pas. Sur le coup, j'avais l'impression de passer pour un coq qui cherchait à draguer cette petite minette.

J'attendais qu'elle me réponde pour réellement la dévisager. Ses yeux en amande étaient franchement dessinés. Sa fine bouche paraissait sensuelle et ses joues douces. La forme de son visage me plaisait bien et ses longs cheveux noirs aussi. Elle avait tout pour se faire draguer et semblait beaucoup plus féminine que moi. Je n'aimais pas me comparer aux femmes qui m'entouraient, je trouvais ça franchement blasant. Quoi de mieux pour m'ennuyer ?


« Tu ne dois pas traîner beaucoup ici si tu n’as encore vu aucune femme dans ce bar… Et No tenga pena, je sais me défendre. »

Je ne lui répondais pas. Cette phrase m'agaçait. A croire qu'elle commençait déjà à me cerner. En une réplique, j'avais fait fort. Je ne suis pas vraiment une bête pour aborder les gens, surtout que ce n'est pas mon genre à la base ! Avec les camarades de Los Ojos, c'est : tape moi z'en cinq !
Rien avoir avec cette scène.

Je bus une gorge de whisky nerveusement. Zen, zen... Garder mon sang froid n'était pas difficile. J'avais appris à le faire pendant mes premiers cours de tir au flingue. Et puis c'est une chose qui se vit concrètement avec le métier. Vendre, marchander et garder de la came sur soit se fait avec un sang froid. C'est un méthode de travail et je m'en servais pour éviter les problèmes avec cette jolie demoiselle.

Rien qu'en l'écoutant parler, je devinais un caractère fort. J'aurais aimé savoir si elle avait pour habitude de dominer les hommes, parce que si ça avait été le cas, elle m'aurait plus. J'aime les gens qui aiment l'aventure !


« Whisky on the rocks… On a des goûts de luxe dit donc, t’es d’Inglewood ? »

J'étais amusée de l'entendre parler de cette manière. Quand je pense que je prenais le temps de la vouvoyer alors qu'elle y allait franco ! Elle était directe et j'adorais ça.
J'avais bien du mal à lui répondre sur le coup, il faut dire que cela fait bien longtemps que je n'avais pas parlé à quelqu'un que je ne connaissais pas. Ma vie tournait essentiellement autour du gang, ma famille...

Je finis par lui répondre après avoir tiré sur ma cigarette. Il ne fallait pas trop lui en dire, et puis je n'aime pas parler de moi de toute manière !


" Je suis du coin. "

Je bus une gorgé d'alcool tout en ne la quittant pas du regard. Cette situation était étrange. Je ne la connaissais pas, et je lui lançais déjà des regards complices et remplis de défis. L'amusement sans doute ou l'alcool, au choix... J'étais habituée à boire et tenait bien, mais parfois il arrive que l'alcool monte bien plus vite qu'on le croit... Je finis par reprendre la parole pour détendre l'atmosphère.

" Au fait, je parlais de femmes, de vraies. Elles sont rares ici... Tu dois être du coin toi non ? A parler comme une connaisseuse, tu viens souvent ici ? "

J'improvisais totalement, tout en restant calme et posée. Je mis ma main gauche dans ma poche puis regardait la télévision tout en l'écoutant. Je n'avais plus envie de la regarder, histoire de me protéger. J'étais intéressée par sa personne, mais je n'avais pas envie de me jeter dans la gueule du loup car je ne savais pas qui elle était... Bien étrange tout de même... sympathiser avec une inconnue, ça paraissait franchement impossible.
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MessageSujet: Re: You have to lose to know how to win [Jordane]   Ven 13 Mai - 16:35

Dans le genre aussi expressive qu’un légume quand elle le voulait, Dalia était forte à ce jeu, certainement trop. On lui avait déjà dit qu’elle manquait de spontanéité dans ses relations avec les autres. C’était un problème qu’elle arrivait bien à combattre à coup d’alcool et de cocaïne. Mais une fois l’esprit clair, elle ressemblait à une statue, contrôlant même jusqu’au rythme de sa respiration. Une vraie mégère avec un balai dans le cul en bref et ça, elle en avait soupé à l’école de police jusqu’à qu’elle se retrouve dans sa brigade. Mais là, elle se contrôlait un minimum pour coller au décor, et à force, elle y arrivait pas mal finalement. A force de fréquenter les gens du gang et Hector, elle apprenait vite les ficelles de ce milieu. Heureusement qu’elle était bonne élève.

La femme à côté d’elle tira un coup sur sa cigarette. La fumée s’élevait et commençait à embrumer légèrement la lieu. Mais après tout, ce ne serait qu’une question de minutes avant qu’un mexicain allume son cigare pour en foutre encore une couche et rajoute aussi à l’odeur. Cette dernière n’était pas désagréable pour une fumeuse comme elle. Surtout qu’elle était détendue, pour une fois, pas en garde à vue ni testée par un gros bonnet du gang. Et elle parlait avec une nana qui ne semblait pas non plus être en affaire avec Ortega, sinon elle ne serait pas là… Quoi que. Elle était bien en affaire avec Hector et elle traînait là. Mais bon, en affaire, c’était un peu gros pour l’instant car elle n’avait pas encore vraiment commencé à bosser même si elle n’attendait que ça.

Une grosse bosseuse oui. Un peu trop ? Ca, on en faisait jamais assez concernant le boulot. La jeune femme finit par répondre qu’elle était du coin. Elle avait donc apparemment grandit à Los Angeles. Vu sa peau mâte elle devait être mexicaine. Et elle ne devait apparemment pas être née là bas car généralement, les gens du pays répondaient qu’ils en venaient même si ça faisait des dizaines d’année qu’ils avaient débarqué à Inglewood. Et finalement, ce quartier était en quelque sorte un petit bout de Mexique. Elle hocha la tête lentement, attestant qu’elle avait entendu ce qu’elle disait. La nana but un coup de son verre alors que Dalia entamait le second.

Elle sentait sur elle le regard de sa voisine alors qu’elle fit encore une fois le tour de la salle des yeux. Si elle guettait des réactions, elle allait attendre longtemps. Elle s’était bloquée sur l’option : no reaction alors elle n’allait pas voir un sourcillement incontrôlé de sitôt. Bon, ça lui arrivait aussi de s’étonner et d’avoir des actes incontrôlés mais qu’en cas extrême… Comme cette putain d’attaque de Lamar l’autre nuit dans la ruelle alors qu’elle raccompagnait une petite blanche innocente, ça c’était de la nuit de merde. Puis la jeune femme se sentit obligée de se reprendre sur ce qu’elle avait dit.

Alors qu’elle entamait sa phrase pour préciser sa pensée, Dalia tourna encore une fois lentement son visage vers elle pour l’observer. Des femmes, des vraies. C’était quelque chose de très peu précis quand même mais la flic hocha la tête tout de même. La nénette expliqua qu’elles étaient rares dans ce bar et elle lui demanda si elle était du coin vu comme elle était connaisseuse. Elle finit par lui demander si elle venait souvent ici. Sur ce, elle mit sa main dans sa poche et détourna le regard pour le poser sur la télé. Dalia but encore une gorgée de sa boisson. « Je suis arrivée y a pas longtemps en fait… Je viens du pays. » Et voilà, l’application qu’elle se disait un petit peu plus tôt : elle venait du pays. Comme pas mal de gens dans le gang qui avaient passés la frontière de manière illégale, aidés par le gang, ou alors de manière plus ou moins arrangée légalement. Officiellement, elle ne pouvait pas vraiment être sur le territoire, d’après ses papiers. Mais si la police devait tous les renvoyer, ils n’auraient pas finis. De plus, ils avaient besoin d’eux.

Dalia, elle, n’avait pas détaché ses yeux du visage creusé de son interlocutrice. Elle ne savait pas vraiment si elle était dans le gang. Après tout, on pouvait y être sans y être juste par la famille sans avoir eu à faire quoi que ce soit, simplement parce qu’on était mexicain. La jeune femme finit par mettre sa main dans la poche de son pantalon, sortant une cigarette. Elle interrogea la femme du regard avec un léger sourire en coin. « Tu m’allumes ? » Non pas qu’elle lui demandait si elle la draguait, mais elle lui demandait avant et surtout de satisfaire son besoin en nicotine. Finalement, ses fumées passives l’avaient tentées et finalement, ça l’aiderait à supporter son réveil de merde. Après quoi elle but encore une gorgée de tequila avant de demander, quand les yeux de sa voisine furent dans son champ de vision pour allumer la cigarette « C’est quoi ton nom à toi ? »… Fallait bien commencer par quelque part non ?

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MessageSujet: Re: You have to lose to know how to win [Jordane]   Ven 13 Mai - 20:16

J'avais l'impression qu'on jouait au chat et à la souris. J'essayais d'en dire le moins possible sur moi et j'avais l'impression qu'elle essayait de faire de même.

Elle venait donc du pays. Mon regard s’éternisa sur les traits de son visage. Elle n'avait pas la tête d'une mexicaine. Sa peau n'était pas forcément très bronzée. Je gardais ce genre de pensées pour moi tout en scrutant les expressions de son visage. J'étais devant un mur et me demandais si elle n'avait pas quelque chose à cacher. Si ça se trouve, c'était une prostituée.

Je déviais mon regard un instant sur les poivrasses installées au bar. Ces cinglés gueulaient à tu-tète. Je souriais au coin, amusée. Je finis par regarder mon interlocutrice dans les yeux, me laissant observer ses jolis yeux. Elle était belle, mais mystérieuse. C'était plaisant ce côté !


« Tu m’allumes ? »

J'aurais aimé. Je savais très bien que cette question n'avait rien avoir avec le moment que nous étions en train de vivre. Il faut dire que passer ma soirée avec elle ne m'aurait pas déranger. Je cherchais à me changer les idées et je n'avais rien de prévu pour ce soir. J'aurais pu l'inviter à la maison ou même louer une chambre d'hôtel, si ce n'est que pour s'envoyer en l'air... J'aurais plus opté pour la chambre d'hôtel tout de même, à bas prix mais bon.... Je n'ai pas pour habitude d'inviter des inconnues à la maison, surtout des femmes. Ce côté mystérieux cachait quelque chose et lui laisser découvrir mon univers n'aurait pas été sérieux. De plus, ma maison n'est qu'un endroit lugubre et salle.
Même si je n'avais jamais couché avec une femme, cela ne me faisait pas peur pour autant. Revenons aux choses sérieuses, ça n'avait pas l'air d'être son genre même si ça me tentais !

Ma main gauche s'engouffra au fond de ma poche pour saisir mon briquet entre deux doigts. J'allumais l'engin comme on appuie sur la gâchette d'un fusil. Je ne la quittais pas des yeux avec ce sourire au coin. C'est là que s'emballa la fumée qui sortit d'entre ses lèvres. Je tirais de nouveau sur ma cigarette, comme pour l'accompagner.

La situation paraissait tout à fait ambigüe pour moi alors qu'elle devait être tout à fait normale pour elle.


« C’est quoi ton nom à toi ? »


Répondre la vérité ? Je n'étais pas du genre à cacher mon identité. Elle n'avait pas du tout l'air d'être flic. Elle n'avait pas la carrure en tout cas. Et moi, avais-je la carrure d'une Los Ojos ? Cette pensée que j'avais était complètement stupide. Je répondis sans appel :

" Je m'appelle Jordane. "

Jordane pour une femme ? J'avais toujours peur de passer pour un transsexuel avec un nom comme celui là. Mon père voulait à tout prix en garçon, quand il a découvert que j'étais en réalité une fille, il ne changea pas son choix de prénom. Ma mère a finalisé le tout en rajoutant un "e" à la fin de mon prénom.

J'écrasais ma cigarette dans le cendrier, comme pour conclure mes paroles. Mes yeux regardèrent le mégot pour vérifier qu'il était bien éteint. J'aurais bien allumé un pétard, mais je ne savais si c'était une bonne idée face à cette inconnue. Je bus une gorgée de whisky pour m'ôter cette idée de la tête. Mon attention se reposa sur elle.


" Et toi ? Ton prénom ? "

Je la regardais fumer. C'était bizarre mais je la trouvais franchement sensuelle avec une clope au bec. Elle était encore plus mystérieuse avec de la fumée autour d'elle. Je finis par attendre sa réponse sans la quitter des yeux. J'avais envie de jouer à ce fameux jeu : qui osera dériver du regard en premier ?

Tout en ne la quittant pas des yeux, ma main droite se glissa sur la table. Je saisis mon paquet de cigarette et chercha le joint de beuh que j'avais consciencieusement préparé avant de partir et le glissa à mes lèvres...
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MessageSujet: Re: You have to lose to know how to win [Jordane]   Ven 13 Mai - 23:54

La nana sortit son briquet et lui alluma sa cigarette sans la quitter des yeux. Dalia préferait qu’on la regarde dans les yeux. Non pas qu’elle aimait se faire mater. Elle n’aimait pas être reluquée, ou alors par des hommes qui lui plaisaient. Non, ce qu’elle préferait c’était de savoir où les gens regardaient. Tant qu’ils n’essayaient pas de voir si elle avait une arme ou un truc suspect, ce qu’elle avait généralement toujours sur elle, ça lui allait. Au moins elle avait un certain contrôle sur la situation. Le contrôle, ce qu’elle aimait ça… M’enfin, ça dépendait des occasions. Car il y a quelques jours on n’aurait pas pu le deviner. Mais en règle générale, sobre d’alcool et de coke, elle aimait généralement savoir où les choses allaient et comment elle allait les mener jusqu’où elle voulait.

On le lui reprochait beaucoup d’ailleurs. Un balai dans le fion, et une sale propension à vouloir guider le manche exactement comme elle le voulait. Et pour l’instant, la situation paraissait relativement normale et joviale de son point de vue. Elle ne se sentait pas en danger face à cette jeune femme au look légèrement négligé. Mais ça ne voulait pas dire grand-chose finalement, elle pouvait bien la mener en bateau et terminer par la dépouiller à la fin. Mais elle serait déçue ou morte avant d’avoir pu récupérer un bon butin. Mais elle ne lui semblait pas très menaçante, juste très détendue malgré un petit air de méfiance.

Elle finit par lui annoncer la couleur : Jordane. Pas très mexicain comme nom. En même temps, même si Dalia avait la peau bronzée, largement conditionnée par sa vie au Texas et des origines ethniques aussi floues que diverses, elle ne ressemblait pas comme deux goûtes d’eaux à une mexicaine typique. Mais l’Amérique du Sud était aussi soumise au brassage ethnique et des asiatiques en dessous de la frontière des Etats-Unis n’était finalement pas rare, expliquant ses yeux légèrement en amande. Mais qui pourrait la suspecter avec un casier judiciaire mexicain attestant de son séjour en prison à Merida et de sa naissance à Cancun ? Personne car ses papiers étaient des faux officiels et donc normalement indétectable sauf si un faussaire incroyablement vigilant tombait dessus mais elle n’avait pas encore entendue parler de ce genre d’experts dans le gang, heureusement pour elle.

Elle hocha la tête en observant la jeune femme écraser sa cigarette dans le cendrier. Et elle lui retourna la question comme elle s’y attendait. Elle répondit de son ton toujours égal avant de tirer sur sa sèche un long moment « Dalia… Enchantée. » Ouai, elle n’était pas super douée pour se lancer dans de longues discussions surtout qu’elle sentait dans le comportement de la femme en face d’elle une sorte de légère provocation et la raison lui échappait, ça l’intriguait légèrement comme ça l’inquiétait aussi. Elle devenait parano à force. A force de prendre de l’importance, à force d’avoir des informations délicates en sa possession, à force qu’elle se rapprochait de son objectif.

La jeune femme finit par porter sa main à son paquet de cigarette pour en sorte une cigarette roulée à la main dont la nature n’échappa aux yeux de la flic. Elle faisait dans le trafique d’armes au Texas mais les passeurs n’étaient jamais totalement clean comme mecs et elle en avait pioché de la drogue cachée un peu partout dans leurs voitures. A la limite, elle ne trouvait pas ça suspect ou même choquant. Elle était un flic mais avant tout une femme qui aimait aussi s’amuser… Elle en avait taxé des joins quelques fois dans les pièces à convictions pour des types qui tomberaient pour autre chose qu’un peu de cannabis trouvé dans la poche de leurs chemises.

Elle ne sembla même pas relever ce que ma femme avait sortit de son paquet. A la limite, si ça se fumait c’était que ce n’était pas le plus dangereux, sauf si elle avait de la presque pure, mais ça, elle en doutait car elle ne semblait pas être un lieutenant du gang ou quelque chose du genre. « Et qu’est ce qui te pousses à venir boire un whisky aux premières heures du matin dans un bar mexicain, Jordane ? » Elle se retrouvait à faire la conversation… Oui… Mais bon, c’était pas ça être poli ? Elle ne savait pas vraiment après tout, la faute à une mère pas vraiment au courant de ce qu’elle avait été peut être. Ha nan, ne la blâmons pas trop surtout qu’elle se retrouvait au fond d’un hospice de merde, elle devait en voir des horreurs toute la journée. La chance quand même de tout oublier la seconde d’après. Elle tira encore une fois sur sa cigarette avant de boire une autre gorgée de sa tequila qui avait finit par habituer l’œsophage à cette agression matinale. Il allait falloir qu'il s'habitue aussi celui là.

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MessageSujet: Re: You have to lose to know how to win [Jordane]   Sam 14 Mai - 0:30

J'aimais la manière dont elle s'intéressait à moi, j'aimerais cette façon de me questionner. Il ne manquait plus que je passe mon bras autour de ses épaules, et nous aurions pu converser comme des amies de longue date, voir plus... Malheureusement ce n'était pas le cas et c'était bien dommage. J'essayais de savourer le moment présent et de me dire qu'il fallait que je me contente de cette simple discussion. Il faut dire qu'on n'emballe pas quelqu'un comme ça, même si parfois il m'a fallut un simple regard pour une galipette ou deux. C'était courant dans les rassemblements de tunnigs. Hors, j'étais actuellement dans un bar et l'ambiance et vachement plus posée.
Je me plongeais dans ses yeux en amande sans savoir trop pourquoi, et j'écoutais sa voix qui me susurrait des questions.

J'étais vraiment sortie pour m'amuser et je n'avais pas pris le temps de prendre une arme en cas de problème. Même si j'avais un simple poignard caché dans le creux de ma botte, ce n'était pas le meilleur moyen de se protéger.

L'inconnue s'appelait donc Dalia. Je ne répondis pas à ses présentations. Nous nous retrouvâmes face à face alors que mes yeux caressaient ses cheveux bruns, le bout de son nez et les formes de ses épaules. Je n'osais pas regarder plus bas, ça faisait franchement voyeuse.

Je sentais l'alcool qui montait en moi. Ma tête ne tournait pas, mais je sentais que mon esprit avait tendance à se lâcher de plus en plus. J'étais à l'aise et peut être un peu trop. Il fallait l'avouer, je détestais cette position. Je détestais me sentir aller devant l'inconnu. J'étais simplement dans un bar, en train de boire un verre. Je discutais tranquillement avec une inconnue et ma maison se trouvait à quelques rues de là. Je n'avais pas à m'en faire, mais je stressais légèrement. C'était comme de l'adrénaline. J'avais envie de parler avec elle, mais d'un autre côté, j'avais peur de trop me dévoiler...

Ce qu'elle me demandait m'effrayait. J'avais beau allumer mon pétard pour me détendre, sa question était bien présente et mis en suspend. Un silence s'imposa et seul le bruit du briquet scintillait. Quand le joint fût allumé, je posais délicatement mon briquet sur la petite table puis pris la parole. Mentir ou dire la vérité ? J'étais trop méfiante et je ne voulais pas qu'elle le remarque.

" Je suis venue oublier que je vivais seule. Je constate que discuter avec toi est bien plus intéressant que de rester seule chez moi. "

Ce n'était pas de la drague ! Du moins je crois. J'essayais d'être objective et de ne pas me prendre la tête. Les femmes sont parfois beaucoup plus compréhensives que les hommes. J’espérais que cette jolie Dalia le soit. C'était à mon tour de m'intéresser à elle, et je le faisais au plaisir.


" Tu es nouvelle ici. Tu n'es pas trop dépaysée ? Le quartier est particulièrement rempli de mexicains ! Tu ne te sens pas trop perdue ? "


Je me posais des questions sur elle. J'aurais aimé savoir son histoire et le pourquoi de son arrivée ici. Qu'est ce qu'elle faisait ici ? Que pensait-elle des gangs ?
Pourquoi avoir choisit cette destination ? Aller je me lance !


" Tu es venue ici dans un but précis ? Je m'excuse si je suis trop curieuse, autant me le dire tout de suite... "

Je m'arrêtais net. Je savais très bien qu'elle me le dirait si quelque chose ne lui plaisait pas. Je me sentis ridicule pendant quelques secondes. Je tirais sur mon pétard, comme pour trouver un échappatoire à ma connerie.

Perdu ! Mes yeux se posèrent sur autre chose : la cendre que je déposais dans le cendrier. Instinctivement, je les reposais sur ses lèvres, comme pour m'accrocher à la réponse qu'elle allait me dire...
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MessageSujet: Re: You have to lose to know how to win [Jordane]   Sam 14 Mai - 12:41

La jeune femme alluma donc son join et reposa le briquet sur la table. Déjà s’élevait de la fumée de sa nouvelle sèche une odeur exotique et fruitée. Une odeur qu’elle avait relativement bien connue pour avoir été en contact rapproché avec des trafiquants dopés lors d’interpellations. Truc à la con, elle préferait la sentir comme ça avec un peu d’amertume de nicotine que sur la peau transpirante d’individus ayant une notion de l’hygiène aussi lointaine que leur propension à la justesse. M’enfin, dans un quartier comme ça ce n’était pas étonnant. Elle se serait presque plus sentie dans son élément si elle avait sortit un petit sachet de coke pour le snifer sur la table. Elle finit par lui répondre qu’elle était venue ici oublier qu’elle vivait seule. He ben ça c’était de la révélation. Ca ne sonnait pas comme une proposition mais ça aurait presque pu être une invitation à ne pas passer la nuit toute seule… Elle rajouta que discuter avec Dalia était plus intéressant que rester seule chez elle. Elle n’avait pas de boulots ou d’occupations ?

Drôle de vie. A la limite, Dalia traînait dans le coin et se tenait un peu au courant de ce qui se passait dans le quartier, ça servait pour le boulot un petit peu. Mais cette nana semblait un peu étrange. Une impression de déjà vu. Une impression qui marque la limite entre une bonne déconnade entre copines et une drague en règle. Ha mais oui, cette impression de déjà vu elle l’avait eu en repensant à Leticia. Cette nana agissait légèrement comme elle avec son air légèrement charmeur et intéressé. Et le regard lourd qu’elle semblait sentir peser sur elle n’était peut être pas simplement un regard qu’elle soutenait pour jouer à qui décrocherait en premier. Ou alors elle paranoïait à mort et se faisait des idées. Après tout, les mexicains étaient limite les gens les plus religieux qu’elle connaissait alors une lesbienne dans une telle communauté ça ferait tâche quand même…

La jeune femme reprit en lui demandant si elle était pas dépaysée parce que le coin était remplit de mexicain et elle finit par lui demander si elle n’était pas trop perdue. A cette remarque Dalia lui décrocha un air légèrement perplexe. Comment pouvait-elle se sentir dépaysée dans un petit Mexique numéro deux ? Ou alors c’était un trait d’humour assez particulier… Après tout, Toni et Leticia ensemble avaient une manière bien particulière de s’éclater avec leurs blagues vaseuses, un humour légèrement plus ténu ne devait logiquement pas autant lui paraître étrange. Jordane ne s’arrêta pas là et lui demanda si elle était venue dans un but précis avant de s’excuser si elle était trop curieuse. Sur ce, elle s’arrêta net en tirant sur son pétard et en rompant le contact visuel.

Dalia descendit encore une rasade de sa tequila avant de considérer un petit moment la jeune femme dans un silence rythmé par les mexicains jurant en espagnole sur la télé. Elle n’allait pas lui raconter sa fausse vraie vie. Ce n’était pas parce qu’elle devait se fondre dans le paysage qu’elle allait raconter toute l’histoire qu’ils avaient soigneusement fait il y a une bonne dizaine de mois de cela pour le raconter à la première nénette qu’elle croisait. Elle n’était même pas sure qu’elle était une active du gang… Et même si elle l’était, elle hésiterait quand même parce que ce n’était pas le genre d’info à farfouiller un maximum. Il suffisait que la nénette connaisse quelqu’un qui avait été la même année qu’elle à Mérida pour constater que ça jolie petite tête n’avait pas été vue dans les environs. Et même en imaginant qu’elle y est vraiment été, les années de prison, surtout au Mexique, n’étaient pas des histoires incroyablement sympas à entendre.

Elle tira un coup sur sa sèche avant de répondre d’un ton léger et grave « Nan ça va… Ca ne change pas du Mexique, sauf qu’il y a plus de boulots. » Ainsi, elle répondait un peu à toutes ses questions : non elle n’était pas dépaysée, et elle était venue pour le fric… Comme 99% de tous les gens qui avaient traversés la frontière en fait. Ensuite, elle ne la connaissait pas assez pour lui en dire plus. En plus dans un bar, avec des gens inconnus qui pourraient répéter ça. Et Hector lui avait vivement fait comprendre que donner trop d’informations serait possiblement fatal pour sa place et même pour sa vie. Mais comment papoter avec quelqu’un avec une place pareille ? Après tout c’était normal de parler de ça… « Et toi ? T’as une tête de mexicaine mais ton prénom fait américain… Tu bosses dans le coin ? » Après tout, elle pouvait être une simple civile comme elle pouvait être la pire des ordures à buter une personne chaque nuit. Elle ne savait pas vraiment quoi dire de plus en fait… Elle ne la connaissait pas et n’était pas sûre de vouloir plus la connaître si c’était pour la voir morte dans trois jours dans une fusillade. Mais après tout, pour pénétrer le gang dans toutes les couches, même les plus basses, il fallait bien sympathiser avec la population non ?

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MessageSujet: Re: You have to lose to know how to win [Jordane]   Sam 14 Mai - 14:13

Elle semblait mystérieuse. Elle en disait peu ou pas assez à mon goût. Mais c'était bien assez pour que je comprenne qu'il y avait anguille sous roche. Qu'est ce que cette femme foutait ici franchement ? Elle venait du Mexique pour travailler certes, mais sa manière de s'exprimer laissait paraître autre chose... mais quoi...

Je n'étais pas du genre à me prendre la tête sur une personne, surtout pour quelqu'un que je ne connais pas.


« Et toi ? T’as une tête de mexicaine mais ton prénom fait américain… Tu bosses dans le coin ? »


J'avais un père mexicain et une mère américaine. Ils ont eut deux enfants : ma soeur et moi. Mon père a choisit mon prénom en premier et ma mère a choisit le prénom de ma soeur qui est née deux ans après moi. Il était clair que Silvia était bien plus jolie comme nom que Jordane. Steler, ce n'était franchement pas mexicain, mais garder le nom de jeune fille de ma mère n'était qu'une simple question de sécurité. Ce nom de famille me servait de couverture pour mes déplacements ou mes nuits en garde-à-vue.

J'entrouvris la bouche pour répondre quand l'impossible arriva ! Et le mot est faible ! Alors que l'ambiance était au rendez-vous et que chacun restait à sa place, un homme entra dans le bar. Son état était presque indescriptible. On aurait cru que le péché de l'avarice venait de prendre son emprise. L'homme titubait comme un malfrat. Je restais de marbre à la scène, comme refroidie. Mon regard ne lâchait pas cet homme car je le connaissais très bien ! C'était un de mes clients ! J'aurais voulu me fait toute petite pour éviter les ennuis, mais l'homme me reconnut bien avant.


" Jordy ! " Gueula-t-il. C'est à ce moment précis que je déclarais ma soirée foutue. Pour la seule et unique fois que je sortais de chez moi, il fallait qu'un alcoolique en manque de came vienne me casser les pieds. J'avais l'air maline avec mon pétard à la main. Il s'approcha lourdement, et me surpris de nouveau avec son accent mexicain. Tout en parlant, il balança un billet de 50 dollars sur la table.

" Jordy ! Alors, tu dragues la minette toi maintenant ! Tiens, sers-moi donc un bon rail vit'fait. "

La honte ! Je ne vous dis pas dans quel état j'étais. De la sueur froide coulait le long de mes tempes et j'avais l'impression qu'une canicule était en train de s'abattre sur moi. J'étais dans une merde incroyable, avec une jolie demoiselle à mes côtés. Si j'avais pu, j'aurais sortit mon couteau, ou j'aurais simplement essayé de l'assommer. Mais je n'étais pas vraiment motivée pour me donner en spectacle.

J'avais appris à rester calme, mais je dois avouer qu'à ce moment précis, j'étais un peu coincée. Restons calme !


" Angelo... "

Je m'inquiétais vis-à-vis de Dalia. Comment allait-elle réagir ?
La vie de gang ne l'intéresse peut être pas ? Et ce côté qu'elle cache tant ?

Je me levais d'un air grave, gardant le joint entre les lèvres. Je pris une grande respiration puis monta le ton. Je déteste qu'on me donne en spectacle devant tout le monde. Les supporteurs de football me regardaient avec envie. A croire que j'étais bien plus intéressante que ce match. Je me mettais à leur place, et même si j'adorais assister à des combats de chiens, je préférais 100 fois mieux les combats de femmes ! Le must : c'est quand une femme domine un homme !

Alors je regardais ce fameux Angelo avec des yeux franchement froncés. J'étais remontée.


" Primo, quand on se pointe on salue. Secondo, je ne m'appelle pas Jordy. "

Jordy. Le genre de prénom que mes camarades se servent pour m'appeler au service. Ce n'était pas non plus un nom de code ou un "nickname" comme disent les américains. Mais ce surnom était exclusivement réservé à mes amis proches. J'aurais voulu remonter mes manches et lui en foutre une dans sa gueule, mais le fait d'être accompagnée m'en empêchait.

" Tercio... "

Mon regard se posa sur l'inconnue tout en tirant un coup sur mon pétard, comme pour me préparer à dire ce que j'allais déclarer. La fumée s'évacua à la force de mes paroles. Je pointais le bout de mon index sur son torse.

" Tercio, je ne suis pas de service ce soir. "


Il pouvait se le foutre où je pense son rail ! J'avais de la came à deux pas d'ici, mais je n'avais pas envie de bouger ne serait ce que le petit doigt. J'avais franchement mieux à foutre, mais bizarrement j'avais envie de me barrer. J'étais à découvert. La foule éclata de rire alors que le barman semblait s'énerver franchement. J'étais incapable de dire si tout le monde prenait ce gars au sérieux.

Et puis draguer les minettes ! C'était le comble ça ! Je sais que j'avais des airs de mecs et que les femmes m'intéressaient. Mais je ne draguais pas ! Merde alors. Je n'aime pas jouer avec le sexe quand il n'y a pas lieux d'être ! J'ai déjà tué. Je vends de la drogue. Mais je ne force pas les demoiselles ! Et puis merde, il n'y a pas que les femmes dans la vie, il y a aussi les hommes !

Je ne savais pas quoi ajouter. Je n'avais pas envie de commencer une conversation avec lui, car je n'avais pas envie de laisser Dalia de côté. De plus, j'aurais vite été catégorisée.
Je finis par prendre mon joint entre mes doigts. C'est d'un ton calme que je conclus en essayant de clore cette histoire.


" Va boire ton verre ailleurs. "


C'était franc. Je n'aimais pas être violente avec la clientèle. J'essayais de rester juste comme on le ferait avec moi, mais Angelo n'était pas de même avis. Il sentait l'alcool, la Sangria je crois. Cet homme me repoussait franchement rien qu'à l'odeur. Le pire c'est qu'il portait des vêtements sales et sombres, rien de sexy. Il tapa sur la table, faisant sursauter nos verres qui s'éclatèrent sur le sol. Un bruit de verre claqua contre le sol alors que le liquide s'écoula sur le carrelage blanc de la pièce. Je regardais furtivement mon interlocutrice qui venait de se faire asperger par son propre verre.

" Je veux ma came !
- Cierra tu boca ! "



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MessageSujet: Re: You have to lose to know how to win [Jordane]   Sam 14 Mai - 23:14

Alors que la jeune femme allait répondre à sa question sur ses origines et son nom, elle fut interrompue. Enfin, elle s’interrompit plutôt, restant la bouche ouverte comme une truite dans la vitrine du boucher. Ses yeux étaient tournés vers la porte d’entrée où Dalia dirigea du coup ses yeux pour voir ce qui rendait Jordane soudainement muette. Un type assez vieux, mal habillé qui avait l’air de ne plus être de la première fraîcheur, se tenait sur le pas de la porte. Il semblait avoir un peu bu et avait l’air de ne pas bien tenir sur ses appuis. Mais sous-estimer un mexicain bourré pouvait être la pire erreur que vous pouviez commettre car l’alcool, ça leur coule dans les veines ici. Il s’exclama alors un mot que Dalia ne comprit pas tout de suite avant de faire le rapprochement avec Jordane.

Les surnoms, elle détestait les surnoms infantilisants au plus haut point. Un type qui se mettrait à l’appeler par n’importe quel nom n’aurait aucune réponse ou, si il avait été trop loin, devrait s’arranger avec le poing de la jeune femme, fiché dans ses dents. La mexicaine tourna ses yeux vers la dénommée Jordy alors que le type balançait un billet de 50 dollars. Une ancienne dette à honorer ? En tout cas son interlocutrice ne semblait plus autant à l’aise que tout à l’heure. Un problème ? La jeune femme observait la scène tranquillement en attendant que ça se passe ou alors, pour au contraire se volatiliser de cette odeur d’œuf pourri et d’alcool humide.

Le type reprit la parole de sa voix pas très au point et de son accent mexicain pour constater qu’elle draguait une minette. Cette remarque eu pour effet d’attirer momentanément l’attention de Dalia qui lui envoya ses yeux de tueuse avant de décider qu’un poivrot comme ça ne méritait pas autant d’attention. Elle tira sur sa sèche, détendue, au moins, elle n’était pas prise à partit. Il aurait vite ce qu’il voulait et il se barrerait, la laissant savourer sa tequila. Puis le type demanda un petit rail. Dealer donc. En tout cas, ils avaient attirés les regards de presque tous les gens du bar avec ces conneries. Depuis quand on dealait dans les bars ? En tout cas, c’était la première fois que la jeune femme assistait à un truc pareil et cette somme de yeux sur sa figure commençait à la peser légèrement.

Jordane, elle, semblait rester très calme aussi. Elle finit par dire le nom du camé en se levant d’un air grave. Elle parlait, son join toujours coincé entre ses lèvres. Elle avait froncé ses sourcils, la mine légèrement fermée. Elle lui fit rapidement une leçon de politesse en rectifiant aussi le point sur son prénom. Elle continua à parler aussi lentement en tirant un coup sur son join. Elle finit par dire qu’elle n’était pas de service ce soir. Oui, c’était bien une dealer. Etrange d’ailleurs qu’elle n’ai pas eu à vendre ses fesses au lieu de la came dans les rues. Elle avait certainement du faire un coup de maître pour se retrouver à une telle place avec un si joli minois.

Elle finit par lui suggérer d’aller boire un coup ailleurs. Le gars, loin d’être aussi calme que la nana à qui il s’adressait tapa du poing sur la table, finissant d’impliquer Dalia dans cette dispute absurde en faisant tomber son verre à ses pieds, renversant un peu de tequila sur son pantalon. La première réaction de Dalia ? Aucune. Elle resta impassible. Si elle devait péter un câble à chaque fois qu’un drogué la salissait, elle serait déjà en asile psychiatrique. Et puis, on ne disait pas qu’elle avait un balai dans le cul pour rien : certains à la brigade avaient fait des paris pour arriver à l’énerver… Ils devaient d’ailleurs encore être en cours à cette heure-ci. Le type répéta qu’il voulait sa came alors que Jordane commençait aussi à s’énerver.

Dalia eu soudainement envie de leur dire de se calmer et de rentrer chez leurs mères mais ça ne changerait certainement rien. A la place, elle se pencha légèrement en avant pour sortir son pistolet qu’elle posa délicatement sur la table. Le bruit du métal sur le bois attira un instant les yeux du camé qui restèrent posés sur l’objet avant de lever ses yeux vers le possesseur de ce Beretta. Dalia mit ses coudes sur la table, encerclant son arme. « Angelo, on va sortir aller te trouver ta came. » ce n’était pas une question ou une proposition, c’était presque une intimidation. Sur ce, la femme se leva, provoquant un léger recul du poivrot. Elle reprit son pistolet qu’elle coinça dans son pantalon et sortit son porte-monnaie. Elle rendit le billet à Angelo et elle mit quelques dollars pour payer les consommations et les verres cassés et aussi un léger supplément pour le dérangement et le ménage, envoya un léger « Désolé pour la scène » avant de pousser les deux gamins qu’elle semblait avoir devant elle, vers la porte.

Le type opposa une légère résistance pour le principe : un gars contrôlé par une femme, c’était forcément humiliant. C’est pour cela qu’elle ne se montra pas trop autoritaire en public. Mais le poids de son arme semblait assez dissuasif pour que le camé ne bronche pas trop. Une fois dehors, Dalia lâcha un léger soupire agacé avant de regarder Jordane. « Qui est de service aujourd’hui et où ? » Elle n’allait pas servir de chauffeur pour ce drogué mais au moins il n’aurait pas d’excuse si il venait à ne pas trouver sa came. Ca pouvait vite dégénéré si ce mec avait des contacts hauts placés dans le gang, on ne savait jamais. Quand on était une femme, mieux valait régler ce genre de truc à l’amiable plutôt que se retrouver dans la merde dans les jours qui suivent.

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MessageSujet: Re: You have to lose to know how to win [Jordane]   Mer 25 Mai - 11:50

Si j'avais su, je ne serais pas sortie ce soir. Si je m'étais doutée que la situation allait en arriver là, je me serais retirée au plus vite. Malheureusement, j'ai des responsabilités et je dois les respecter. Le fait que ce soit elle qui rembarre mon client me faisait franchement chier. J'avais l'impression de ne pas savoir me débrouiller. De plus, elle faisait ça avec une certaine classe qui m'agaçait au lieu de me plaire. Je m’énervais à petit feu alors qu'elle sortait discrètement son arme sur la table pour l'afficher au grand jour. Elle avait de quoi m’énerver avec ces airs de grande. Je détestais voir quelqu'un s'occuper de MON travail.

J'étais franchement outrée de voir qu'elle s'excusait devant le barman alors que c'était mon devoir. J'étais salie par une femme qui me semblait sympathique au premier regard, et qui pourtant s'impose sans se proposer. Il n'en fallait pas plus pour m'agacer. Je ne voulais pas la vedette, je m'en foutais pas mal. Le seul truc qui me dérangeait, c'était cette manière de me prendre mon boulot et de se mettre en avant devant ma personne. Je suis peut être orgueilleuse, mais je me trouve tout de même assez patiente.
J'étais peut être longue à la détendre, mais je n'aimais pas me donner en spectacle. Sortir mon arme et devoir réciter la tirade ne m'intéressait pas...

Nous quittâmes ce bar lugubre pour un trottoir sale est poussiéreux. La rue était bien présente ce soir. Certains SDF était de sortie pour mendier une bière ou une pièce. Des chiens trainaient ici et là. La nuit semblait aussi fade que ma vie.

Alors que je bouillonnais à l'intérieur de moi-même, j'entendis de nouveau sa voix qui s'imposa un peu de trop.
Mes yeux se joignirent aux siens, et je jure ne pas lui avoir lancé de fleurs dans ce regard en colère. Ma main droite se serra en poing. Je ne l'aurais pas tapé car on se serait bien mis en spectacle à ce moment là. On en avait déjà trop fait dans ce bar miteux.


« Qui est de service aujourd’hui et où ? »


Je finis par répondre sèchement.


" Il n'y a personne ce soir. Je vais me débrouiller. Je connais très bien mes clients. "

D'où elle sortait pour me demander un truc pareil ! Qu'elle me laisse avec mes emmerdes ! Je soupirais d'agacement et alluma une cigarette pour me calmer. C'est à ce moment précis que je regrettais mon verre de rhum qui s'était éclaté sur le sol. Il n'y avait que l'alcool pour me calmer correctement. Alors d'un doigt tremblant, je tirais nerveusement sur ma clope. La laisser prendre les choses en main, et puis quoi encore ! C'était la première fois que je vivais une situation comme celle-ci, mais ce n'était pas une raison pour me laisser dominer par une nana que je ne connaissais ni d'Eve, ni d'Adam.

" La petite dame... là-là. Elle a bien raison ! Elle... elle est où la came ?
- Tu vas me suivre et on va trouver ta C. Je dois vous laisser, j'ai des priorités. Buena tarde señora."


Sa C, sa coc, sa merde, c'était le cas de le dire. Je n'étais pas du genre à prendre des grosses drogues, même si j'adorais ça. Mon père m'avait toujours déconseillé de me laisser avoir par ce genre de substance. Déjà que la bibine fait tanguer comme un matelot, il ne m'aurait pas fallut plus. Pour le moment je n'étais pas bourrée, avec un verre de rhum à moitié consommé, c'était un peu impossible...


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MessageSujet: Re: You have to lose to know how to win [Jordane]   Mer 25 Mai - 16:17

Il y avait des gens comme ça, qui mettaient du temps à se dérouiller. Dalia avait peut être un peu trop l’habitude des gens assistés après tout. Avec sa mère foldingue qui ne perdait pas une occasion de se foutre dans la merde et de se faire mal avec n’importe quoi, elle avait l’habitude de résoudre les problèmes de manière diplomatique et calme. Parce qu’imaginez une folle qui s’emporte et qui est totalement obsédée par une théorie du complot la concernant. Si vous commencez à lui gueuler dessus de manière anarchique, vous pouvez être sur qu’elle va partir en cacahuète. Ainsi, Dalia avait eu recourt à des stratagèmes digne des plus grands éducateurs spécialisés des enfants. C’était assez pathétique à dire mais il fallait l’appâter avec des choses assez puériles pour réussir à la calmer et bien souvent, ça marchait plutôt bien, on était à l’abrit d’une nouvelle crise pendant quelques jours.

Avec les adultes ça marchait un peu moins bien, il fallait ou bien flatter leur ego ou alors les menacer. Et c’est ce qu’elle avait fait avec ce camé. De toute manière, dans cet état là, il ne pouvait strictement rien entendre d’autre que de la violence et des menaces à moins d’avoir sa came, ce que ne semblait pas avoir Jordane. M’enfin, quoi de plus normal pour un dealer qui ne bosse pas ? Après tout ils ne campaient pas devant les maisons à came toute la journée et toute la nuit en ne faisant que ça de leur vie. Généralement ce n’était pas très éloigné de la vérité car ce boulot prenait énormément de temps mais quand même, elle avait bien le droit de venir boire un verre dans un bar. D’ailleurs son absence de réaction disciplinée et stratégique choqua un tout petite peu Dalia. Parler de manière énervée a une personne camée et énervée n’était probablement pas la meilleure des choses à faire aussi Dalia avait voulu épargner la casse en stoppant net le visiteur encombrant. Au moins ils n’allaient pas faire plus de dégâts que ça dans le bar.

Elle pensait bien sur au barman qui devrait tout nettoyer après leur passage. Après tout, il n’avait pas à subir les délires d’un camé alors qu’il avait déjà assez de boulot comme ça avec les gens sobres. Mais cette obligation ne sembla pas effleurer l’esprit de ses deux compères qui restèrent silencieux. Son arme bien dans le pantalon en dessous de sa chemise, elle savait que le camé ne redeviendrait pas violent à part si il était désespéré. Il n’était pas stupide au point d’ignorer que c’était un coin à Los Ojos dans les environs et donc qu’il risquait forcément de tomber sur des gens du gang. La jeune femme avec qui elle était semblait mal le prendre. Elle n’avait qu’à prendre en main la situation au lieu de laisser ses camer ruiner un bar aussi… Mine de rien, avec du calme elle avait réussit à lui fermer le claper pour un petit bout de temps à celui là. C’était pas le tout de leur vendre de la came, il fallait aussi savoir les gérer après ça.

Alors qu’elle demandait juste qui était de service et où, dans le but d’aider la jeune femme, elle lui répondit sèchement une réponse sans appel. He bien la petite demoiselle vexée de ne pas avoir pu gérer une situation elle n’avait qu’à se débrouiller toute seule. Si elle avait pu éviter le scandale dans le bar, elle l’aurait fait mais elle avait passé son tour d’autorité et maintenant elle en voulait à ce qui venait d’éviter une bagarre, pour l’aider. Les gens devenaient tellement ingrats ces temps-ci. Mais si elle voulait se débrouiller toute seule, qu’elle le fasse, c’était la dernière fois qu’elle viendrait l’aider. La prochaine fois qu’un camé renverserait de l’alcool partout et sur les clients d’un bar elle s’en occuperait en gueulant et en étant sèche avec les personnes qui essayeraient de l’aider. Il y un temps où il faut savoir se mettre en arrière pour qu’une situation ne dégénère pas. Dalia haussa les épaules « Ben évite qu’ils fassent des scandales alors… Bonne soirée » et sur ce, elle se retourna lui faisant un signe de la main sans la regarder quand elle lui adressa un au revoir aussi sec que la manière dont elle avait parlé. C’était son camé qui foutait le barouf et c’était elle qui se prenait les remarques. Le monde à l’envers. Il en aurait fallu largement plus pour énerver Dalia mais malheureusement tout le monde ne pouvait pas avoir son calme. Elle espérait juste que sa fougue et son ego trop gros pour accepter de l’aide quand elle semblait en avoir besoin n’allait pas la faire tuer un jour au détour d’une ruelle.

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You have to lose to know how to win [Jordane]

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