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 La couleur parme sied aux femmes de goût [Issa]

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« Mama Jones »


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MessageSujet: La couleur parme sied aux femmes de goût [Issa]   Ven 13 Mai - 9:22

Il y avait une chose à ne pas oublier quand on avait un contrôle, même minime sur quelque chose : la pression. Qu’importe ce qui se passe il faut toujours la maintenir, quoi qu’il arrive. A n’importe quel prix, il fallait toujours que les autres sachent qui tenait les rênes, qui était dangereux. Et n’ayez pas peur de le rappeler, même si ce n’était pas nécessaire. Quand elle était au plus bas de l’échelle, son macro venait toujours remettre les pendules à l’heure, histoire d’être sûr qu’il s’était bien fait entendre et que ses putes étaient pleinement conscientes de ce qu’elles risquaient. Et Alicia détestait les excuses à la con comme : je savais pas.

Ainsi, elle passait souvent son temps à répéter la même chose. Les gens étaient comme ça : ils ne voulaient entendre que ce qu’ils voulaient. Ils élipsaient totalement les moments les moins agréables d’une conversation mais néanmoins les plus importants. Et donc, on devait se répéter et quand on sanctionnait, les autres avaient des gueules d’ébahis comme si ils venaient à peine d’apprendre ce qu’étaient les sanctions en cas de fautes. Mama Jones, elle, n’aimait pas avoir face à des gens de mauvaises fois. Ainsi, elle faisait souvent le tour de la « boutique » histoire d’asseoir son autorité et laisser planer le doute de sa présence perpétuelle.

C’est ainsi que ce matin, après s’être levée, étirée, lavée, habillée et maquillée, elle se dit qu’un petit tour des cocos de la rue n’allait pas lui faire de mal. Elle appela ses deux petits gardes abrutis qui lui obéissaient au doigt et à l’œil (un peu trop à son goût d’ailleurs) et elle sortit. Elle avait revêtit un tailleur parme avec des boutons dorés. Ses cheveux attachés en une couette strict terminait de dresser le tableau atypique qu’elle allait revêtir dans les rues dégueulasses du quartier. Elle sortit et fit appeler sa voiture par ses deux gorilles et elle monta à l’intérieur à la manière d’une grande reine.

Dans la voiture, elle s’alluma une cigarette. Aaron lui demanda où ils allaient et elle répondit d’un ton énigmatique « Roule, je te dis quand on s’arrête. » C’était plus ou moins comme ça qu’elle fonctionnait habituellement. Elle ne disait de toute façon jamais ce qu’elle avait derrière la tête et ne dévoilait son jeu qu’à la toute fin de la partie, et quand elle était sûre de gagner de préférence. Elle tapota l’épaule de son chauffeur pour lui dire de tourner à droite. Elle allait quand même voir si toutes ses filles étaient là quand même.

Tout était relativement normal dans le coin. Après tout, si une absence avait été constatée y aurait bien eu une ou deux lèche-cul à l’appeler pour dénoncer sa collègue et espérer rentrer dans les bonnes grâce de la Mama. Mais elle ne donnait pas sa confiance affichée à n’importe qui… Rien à signaler chez les putes. Elle refit le même manège avec son chauffeur en lui demandant de tourner à gauche. Un coin à dealer. Elle allait un peu les chauffer ceux-là. Ils étaient souvent entrain de magouiller. Elle était presque prête à en mettre sa main à couper que c’était eux qui avaient déconnés et fait arrêter son mari.

Elle repéra rapidement un habitué du coin. Souvent, ça tournait les dealers, mais lui, il était relativement permanent dans cette rue. La voiture s’arrêta pile devant lui et Crimson, celui avec l’air le plus abruti des deux, sortit de la voiture pour aller ouvrir la porte arrière et laisser la Mama du gang sortir. Cette venue n’était pas si habituelle que ça. Elle traînait près des prostituées toute la journée quand elle n’allait pas dans ses salons de beautés. Elle n’aimait pas les coins à drogués, pas assez distingué. Elle préferait vendre du rêve à coup de jolies jambes qu’à coup de… Heu… Vieux drogués baveux ? M’enfin il fallait bien qu’elle aille voir par elle-même sinon aucun de ces abrutis ne ferait son boulot.

Bien droite sur ses jambes, elle observa d’un tour de tête le quartier avec sa moue légèrement boudeuse et ses yeux qui disaient clairement : on me la fait pas à moi. Puis elle se tourna vers l’objet de sa visite. Issa. Bel homme, c’était indéniable. Bien sapé en plus de ça. Ca la rassurait. Les dealers n’étaient pas tous obligés d’être des épaves comme ceux à qui il vendait. Elle replaça correctement la petite veste parme qu’elle portait avant de s’avancer en levant la tête, son interlocuteur étant particulièrement grand par rapport à elle. Elle lui sourit « Bonjour Issa… Les affaires ça va aujourd’hui ? Pas trop de problèmes ? » Sourire hypocrite, mais sourire quand même quoi que, ça n’annonçait pas forcément quelque chose de bon. Ses deux gorilles attendaient près de la voiture observant tel des pitbulls le jeune homme. Mais il ne devait pas vraiment s’inquiéter car si ils avaient des têtes de chiens, ils en avaient aussi l’intelligence.
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« Issa Kane »


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MessageSujet: Re: La couleur parme sied aux femmes de goût [Issa]   Lun 16 Mai - 20:38

" Les emmerdes, c'est marrant ça arrive toujours quand on en a le moins besoin. Le mauvais jour ou tout simplement pas le bon jour, aujourd'hui Issa avait envie d'avoir la paix. Ce matin il s'était réveillé pépère, il avait émergé tranquillement avant de faire son rituel avant de se saper et d'aller dans la rue. De là, il voyait la journée ainsi.

Au moins aujourd'hui, il espérait avoir la paix que ce soit au niveau des embrouilles habituelles ou autre chose énervantes qui viennent clairement pourrir votre journée. Genre pouvoir dealer sans aucun problème, pas de client chiant qui veut qu'on lui avance le produit et qui donnera l'argent plus tard.

Vous savez ce genre de gars qui n'a jamais la tune au bon moment et qui malgré un refus catégorique insiste encore. Alors là tout s'emballe, Issa s'énerve et on en vient à avoir une embrouille de plus dans la rue. Ou encore dans le genre bien chiant, on a un mec d'un gang rival et qui parfois aime narguer les siens, un inconscient oui ou un con c'est comme vous voulez.

Pourtant ça existe toujours et ça ce fait, et là Issa ne pourrait laisser passer ça et donc devoir réagir. Question de principe. Et puis la dernière chose à quoi on veut éviter et bien d'avoir la visite de quelqu'un tenant un rang supérieur dans le gang. Là malgré que vous soyez l'homme le plus franc du monde, dans un gang, il y a une sorte de respect mutuelle et logique qui est installé.

Donc loin de dire de cirer les pompes, mais on écoute et on interagit différemment de ce que l'on pourrait avoir dit avec un pote. Genre il vaut mieux éviter les barre-toi aujourd'hui je n'ai pas envie de voir ta tronche. Chose qu'on pourrait se permettre avec quelqu'un de plus intime.

Et là alors que la journée s'annonce sans embuche et bien tranquille, une voiture vint rompre cette belle idée de tranquillité. Surtout le moment où elle se rapprocha de sa personne. Pour s'amuser, Issa prit une pièce et joua au pile ou face pour voir si cette voiture lui était destinée. Simple, pile la voiture était pour sa tronche, face la voiture traçait sa route pour quelqu'un d'autre.

Résultat, la pièce tomba sur face et comme quoi, ce truc ne marchait jamais, la voiture lui était bien destinée. La femme qui en sortit ne lui était pas inconnue mais là ce fut en quelque sorte une mini surprise pour sa part. La question que se posait à présent était celle-ci. "


*Qu'est-ce qu'elle vient foutre ici, celle-là. Pas assez de taf avec les filles...*

Pensa-t-il. Car oui, Mama Jones comme on la surnommait dans le milieu, s'occupait principalement des filles et de la prostitution qui allait avec. Elle n'avait aucun lien direct avec la came de quelle que manière que ce soit. Mais enfin surement qu'elle avait besoin de se mousser et de montrer qu'elle avait un oeil partout.

Du point d'Issa, une femme qui occupe un rang aussi important n'est pas normale. Elle devrait être sur le trottoir ou servir de mule pour les dealers. Mais en rien tenir une place qui implique autant de respect. Car même si tous connaissait son caractère bien trempé et qu'elle avait tout à fait les épaules pour son rôle, du point de vue d'Issa, une femme reste une femme.

Enfin, il s'était toujours dit qu'elle avait bien réussi en trouvant le bon filon et tant qu'elle ne venait pas le voir, elle pouvait pavaner comme elle souhaitait. Mais là, aujourd'hui, il semblait que madame s'ennuie et donc vienne rendre visite au dealer de bas étage.


" Salut, Mama. Je sais pas si c'est votre superbe ensemble ou votre nouvelle coiffure, mais aujourd'hui vous êtes resplendissante. "

Et voilà, comme toujours, Issa a beau être un macho affirmé, il aime toujours quand il parle à une femme jeter quelques petits compliments. Il est vrai que là, il le fait pour la remercier de son superbe sourire qu'elle vient de lui offrir mais tout de même, il ne se force pas non plus.

Dans son genre, c'est une belle femme, elle a ce qu'il faut où il le faut. Point de vue d'Issa certes, mais point de vue quand même. Ceci dit, cela n'affecte en rien l'avis toujours négatif qu'il a d'elle, pourquoi elle vient l'emmerder un jour où qui s'annonçait en peu plus tranquille.


" Les affaires ça roule toujours. Et avec moi il n'y a jamais de problème, les rouages sont bien huilés donc tout va pour le mieux. Enfin voilà la journée commence doucement, mais déjà pas mal de billet par-ci par-là. Mais Mama, sans vouloir paraitre insolant, c'est rare de voir votre frimousse dans le coin. Y a une fille qui a déconné et besoin de la redresser ou pire ? "

Issa était bien trop curieux pour se taire et pour laisser venir. En plus il sentait que sa journée allait être gâchée donc il voulait en connaitre la raison. Car franchement oui, qu'est-ce que qu'elle pouvait bien faire dans cet endroit. Un endroit qui lui est totalement en désaccord pour sa personne.

Elle ça doit être plus le luxe et les endroits confortables, alors la voir là dans la rue, au rendez-vous des déchets de tox comme le dit si bien Issa, ce n'est pas banal. Voilà ce qui attise sa curiosité en plus ça, c'est à lui qu'elle s'est adressée en premier. Et ceci est vraiment un mauvais signe.

Le dealer retire légèrement ses lunettes et jettent un coup d'oeil à ses hommes de mains. Comme quoi on ne change pas une équipe, ces mecs-là sont toujours avec elle et surement toujours réduit à l'esclavage. Issa n'aimerait pas être à leur place mais ne les plaints pas pour autant.


" Ou peut être que vous voulez un truc pour des clients qui n’ont pas la forme. Vous savez qui ont du mal à se sentir puissant ? "

Il fallait bien aborder toutes les suggestions possibles pour enfin arriver à lui faire cracher le morceau. Il n’aimait pas parler avec elle mais par respect se devait d’engager la conversation et ne pas l’ignorer. Donc parler pour parler autant essayer de comprendre pourquoi madame Jones était venue le titiller en cette belle journée.
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« Mama Jones »


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MessageSujet: Re: La couleur parme sied aux femmes de goût [Issa]   Mer 18 Mai - 21:45

Issa, il lui rappelait son mari en fait. Bon, c’était pas forcément un compliment quand on voyait le morceau de gras qu’il se trimbalait maintenant. Il avait beau être aussi musclé et avoir un bon coup de poing, il s’était aussi ramolli le bide avec toutes ses conneries en prison. Mais il était indéniable qu’en restant derrière des barreaux, il avait convertit toute cette jolie matière forte et solide en un amas graisseux flasque. Et elle ? Elle ce n’était pas pareil du tout. Elle, c’était de la bonne chaire, de la bonne peau, des rondeurs appréciables. Plus il y en avait, plus on avait à caresser, à embrasser et tout ce que vous voulez. Mama, elle comblait les désirs d’un homme autant que deux de ses filles, en plus elle avait du métier derrière elle des choses, elle en connaît. Mais ces dernier temps Mister Jones, ou le fondateur du gang, avait bien changé.

Il s’était même mit à être d’un mysticisme effrayant à parler de dieu ou de Allah ou un truc du genre m’enfin Mama ne faisait pas trop attention. Elle en avait vu des mecs un peu dérayer après leur sortie de prison. C’était jamais rose là bas d’après ce qu’elle avait entendue. Heureusement pour elle, elle avait toujours réussi à échapper à ce genre de trucs depuis le temps. Mais elle n’était quand même pas à l’abri malgré toutes les précautions qu’elle prenait. On savait jamais, qu’une de ses filles ai l’idée de la dénoncer alors qu’elle prenait grand soin d’elles… Il y avait des ingrats partout, c’était indéniable. Et elle espérait que Issa n’était pas de ces gens qui ne se souviennent pas de ceux qui les ont nourris.

Le petit la salua et la complimenta même sur sa mine resplendissante. Que ce soit de l’hypocrisie ou non, Mama s’en fichait, elle aimait toujours se faire complimenter sur sa tenue ou son corps. Après tout, une femme a besoin de ce genre d’attention. Et si des fois son mari n’avait pas assez de temps pour le faire, elle appréciait que ses hommes de main prennent le relais. Après tout, c’était la Mama du gang, il fallait prendre soin d’elle. Et Issa pour l’instant, faisait très bien. Elle lui répondit avec un grand sourire et les joues légèrement teintées devant autant de flatterie. « Merci mon petit Issa. » ça c’était sur que si elle attendait ce genre d’attention de ses deux imbéciles de gardes du corps, elle pouvait toujours courir. Ils avaient beau avoir de gros bras et des corps imposants pour dissuader quiconque de s’en prendre à elle, des fois elle se demandait si leur stupidité elle-même allait les tuer. Certainement…

Issa répondit que les affaires roulaient toujours et qu’avec lui il n’y avait pas de problèmes car les rouages étaient bien huilés. Il semblait pépère le petit Issa et c’était quand même sympathique à voir. Finalement il alla directement au vif de la conversation, l’objet de sa visite. Une fille à qui il fallait régler le compte ou pire. Il retira légèrement ses lunettes en considérant ses petits chiens. Il finit par lui demander si c’était plutôt du côté des clients. Mama hocha négativement la tête « Nanana Issa rien de tout ça… Chez moi aussi ça roule plutôt bien. » lui dit-elle avec un grand sourire malicieux. Oui, en ce moment ça allait plutôt bien. Il y avait des sortes de saisons dans l’année, où tout allait mal où les clients étaient plus violents que d’habitude et où les filles n’arrêtaient pas de faire chier pour un oui ou pour un non.

En fait, Issa était sa cible aussi bien que les gens qui l’entouraient. Il fréquentait des Niners et elle savait que des fois ça ne se passait pas très correctement lorsqu’il n’y avait pas de gros bonnets autour pour veiller sur le troupeau. Ainsi Issa était autant un petit gars qu’elle suspectait au hasard qu’un possible informateur de débordements indésirables. Elle se rapprocha encore un peu de lui, vérifiant qu’aucun camé ne se pointe dans la rue. « Tu m’as l’air de bonne foi… Et tu es loyal à la famille n’est ce pas ? » il n’avait pas l’air du genre à accepter facilement les embrouilles qui pourraient emmerder le gang. Elle se recoiffa d’un geste de la main. « Tu sais, y en a qui sont moins loyaux que toi hein… Des types qui s’en foutent, ils veulent les sous, les filles et le reste ils s’en foutent. »

Ca oui, ça arrivait quelques fois. Des petits jeunes qui pensent que c’est la bonne vie ici et que c’est des vacances alors que c’était un boulot à plein temps. Et on y laissait souvent des plumes, beaucoup même si on voulait monter dans la hiérarchie, rien n’était gratuit et Mama comptait plus de sacrifices que de bénéfices. Elle reprit, d’une voix plus profonde et plus basse « Tu sais, ce genre de types qui ne font pas attention et qui finissent par mettre les autres dans la merde… » Elle laissa planer un temps. « Ca te dit quelque chose ? » Que ce soit lui ou un autre, elle s’en foutait, elle voulait tâter un petit peu le terrain histoire de voir comment il réagirait. Si il perdait sa contenance, qu’il commençait à se sentir mal à l’aise ou au contraire si il gardait son calme, tout ça l’informerait déjà de potentiels filons à exploiter ou pas.
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MessageSujet: Re: La couleur parme sied aux femmes de goût [Issa]   Dim 22 Mai - 20:17

Comme toujours on a beau poser les bonnes questions, n'en reste pas moins qu'on n'a jamais les bonnes réponses. Issa avait joué la carte de l'interrogation et sans se montrer irrespectueux, lui avait semblé clairement avoir demandé la raison de sa présence. Et pourtant le tout était négatif, le dealer vint donc à se demander une fois de plus qu'est-ce qu'elle pouvait faire à trainer son arrière train dans le coin.

Il avait du boulot lui. Ce n'était pas que ça lui déplaisait pas de discutailler toute la journée avec la Mama du gang, n'en restait pas moins que les clients ne viendraient pas si elle restait là. Il connaissait ça trop bien. La clientèle est très diversifiée dans son boulot.

Il y a ceux qui viendront vous déranger en pleine discussion et peut importe avec qui vous pouvez parler, ils viendront vous voir pour leur dose. Tandis que d'autre, n'oseront même pas vous interpeller. Alors voilà, si madame Jones avait eu ce qu'elle voulait, elle pouvait déguerpir fissa de là. Qu'est-ce qu'il aimerait lui dire, mais bon il ne pouvait pas trop la jouer ainsi.


" Heureux de savoir que les affaires marchent des deux cotés alors... "

Puis elle enrichit de nouveau avec des questions très étranges. Ce n'était pas ce genre de question qu'on demande comme ça pour parler. D'ailleurs sa présence était déjà quelque chose d'étrange aux yeux du dealer. Issa vint à se demander sur qu'elle merde elle voulait avoir des informations.

Tout ce qu'elle semblait insinuer, semblait vouloir dire quelque chose. Du genre, tu sais mon jeune Issa je sais mais j'attends que ce soit toi qui me le dise. Il en avait fait des choses et parfois tout n'avaient pas servi en bon le gang. Mais bon qui peut se revendiquer d'avoir toujours fait que des actions qui sont bénéfiques pour le gang.

Si on est ainsi, alors on est un chien. Il y a le gang puis il y a les frères de gang. Le dealer avait parfois rendu des services pour des gars en galère question de camaraderie. Aller donc expliquer cela à une femme, c'est une peine perdue. Issa savait que jamais Mama ne pourrait comprendre.

D'ailleurs son mari avait aussi dut faire quelque écart sinon, on en vient à perdre tous les gens qui vous entourent et se retrouver seul. Il ne s'en sentait pour rien au monde coupable mais là, apparemment madame Jones semblait vouloir remettre les horloges à l'heure. Le plus important n'était pas vraiment cela, c'était de savoir qui était allé baver à la dame.

Ce connard devait surement penser que cela le ferait grimper dans le gang, il avait tort. Dès qu'il aurait mis la main sur lui, il lui ferait bien comprendre que lécher le cul de la dame est juste réservé à son mari.

Mais bon pour l'instant le problème était de se débarrasser de cette demoiselle qui ne semblait rien vouloir révéler sur sa présence comme elle semblait savoir quelque chose. Le dealer remit en place ses lunettes sur son visage, tout en se frottant un peu la nuque. Il cherchait ses mots pendant un instant.


" 'Scusé ma sale manie, Mama, mais là j'avoue que je commence à ne rien piger. Pourtant je le jure, j'ai le cerveau aussi clair que le cul d'une blanche. Je n'arrive pas comprendre où vous voulez en venir. "

Il se tut un instant, et il redoutait un peu la réponse. Issa était persuadé qu'elle allait finir par lui ressortir l'une de ses casseroles qui auraient servi à couvrir son boss Randall. Putain, il fallait que ce soit toujours lui qui paye les pots cassés pour cet enfoiré de tox.

" J'arrive pas à piger la question là....Vous voulez savoir quoi ? Si je suis réglo ou si y a des gars qui partent en vrille dans le gang ? "

De plus en plus, Issa attendait d'entendre ses quelques mots qui diraient qu'elle était au courant. Mais putain ne pouvait-elle pas comprendre, que des fois il faut aider des potes en galère. Enfin non, elle pensait comme une chef, une soi-disant chef. Elle ne pouvait pas comprendre car elle avait prit la grosse tête tout simplement.

" Si c'est vraiment ça la question, ben j'en sais foutrement rien moi. Pour mon cas je fais mon taf comme vous faites le votre. Et pour les autres...franchement si je perds mon temps à surveiller chaque gars dans le gang je fais couler mon business. Moi ce que je guette ce sont les clients et les belles silhouettes dans votre genre. Donc c'est vraiment ça la question ? "

Issa voulait savoir. Il se frotta de nouveau un peu la nuque, franchement maintenant, il avait assez d'attendre pour qu'elle crache enfin le morceau. Si elle savait vraiment quelque chose à dire, qu'elle l'étale sur la table maintenant qu'on règle cette affaire au plus vite.

Il avait d'autre chose plus importante à faire que de devoir se justifier sur des choses qu'il aurait bien ou mal fait. Il devait se faire de la tune et pas jouer aux devinettes avec la dame.


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MessageSujet: Re: La couleur parme sied aux femmes de goût [Issa]   Mer 25 Mai - 19:52

Rhaa c’était les mecs ça, surtout les jeunes comme Issa. Venez vers lui avec une mine mécontente en le faisait poireauter sur vos intentions et il a l’air d’être coupable de tous les casses du monde. Les hommes faisaient sans cesse des conneries. Déjà tromper leurs femmes c’était une des premières, ne pas écouter leur femme, une deuxième et vouloir toujours être les maîtres du monde et paf vous aviez un gars. Fallait les faire miroiter histoire qu’ils ne se disent pas que leurs gestes resteraient éternellement impunis. Un peu comme si elle jouait une espèce de Big Brother qui fait planer sa présence partout et en tout temps. Des yeux qui furètent ou faire croire qu’on est observé, ça donnait le même effet : on finissait toujours pas apprendre tôt ou tard quand il y avait des problèmes. Bien sur qu’il y en avait qui trichaient et qui s’en foutaient mais pour une bonne part d’entre eux ils commenceraient à se sentir mal à l’aise comme Issa était entrain de le montrer.

C’était un peu triste de le voir dans cet état, sans trop savoir où se mettre, sans savoir si il devait s’offusquer ou pas du comportement intrusif de la Mama, mais à qui irait-il se plaindre ? Si son mari venait l’énerver avec ça elle lui rappellerait bien vite où est-ce qu’il avait passé ses 10 dernières années dans le pif et il ne pourrait pas dire grand-chose. Les trahisons, les bavures dans le gang c’était fatal et voilà qu’il venait à peine de revenir, ce n’était pas pour qu’on l’enlève une fois de plus. Evidemment, on avait garantit sa protection dans le gang, ce n’était pas n’importe qui Alicia, mais ce n’était pas pareil toute cette vie sans son petit bout de gras adoré. Il lui apportait un peu de piquant et comploter avec lui, sa tête nichée sur son décolleté c’était tout de suite plus agréable.

Mais bien sur, il ne pouvait pas gérer tout son gang par lui-même et ainsi minimiser le risques, sinon il ne serait pas aussi riche et respecté. Donc il fallait recruter et pas toujours des gens très clairs et des gens très sérieux. Et pourtant il en fallait du sérieux pour travailler là dedans. Il fallait des tripes et ça, pas beaucoup en avait. Il fallait des couilles aussi. Mama semblait compenser avec son gros décolleté mais c’était pareil. Issa se dit heureux de savoir que les affaires semblaient bien marcher avant de remettre en place ses lunettes. Mais les questions de la dame ne semblaient pas du tout lui plaire. Il se passa une main dans la nuque dans un signe évident de malaise. Depuis le temps, elle savait reconnaître un mec qui avait peur pour sa gueule quand elle en voyait un. Il finit par légèrement chercher ses mots avant de s’excuser et de dire qu’il ne comprenait rien alors qu’il avait l’esprit clair. L’image qu’il utilisa eu le dont de décrocher un petit rire amusé chez la Mama.

Le pauvre. Si ça avait été en d’autres circonstances, pas dans la rue avec des camés susceptibles de se pointer, elle l’aurait gratifié d’une petite tape sur l’épaule pour le calmer mais là, il fallait garder encore un peu la pression, peut être qu’il finirait par lui dire quelques noms si ce qu’ils avaient fait était assez gros ou important pour qu’il ai peur pour sa place. Il se tue un instant avant de vraiment demander ce qu’elle voulait savoir, si il était dans la merde ou si d’autres l’étaient. Elle allait répondre alors que Issa continua de parler. Il répondit que lui faisait son taf comme elle et que les autres il n’en savait rien du tout et il rajouta un petit compliment à son égard auquel elle ne manqua pas de sourire. Elle l’avait peut être assez tiraillé pour la journée. Elle fit une moue, prenant la mine de la réflexion quelques secondes avant de poser ses yeux sur Issa, un air amusé « Ne t’inquiètes pas Issa, je le sais que tu es relativement réglo. De toute façon tu le sais que c’est pas dans ton intérêt de mettre des bâtons dans les roues à ta famille. » Elle ne voulait pas avoir l’air d’une mère qui fait la leçon à son fils mais bon, on ne change pas une femme qui avait prit goût au pouvoir et à son rang avantageux.

Elle se recoiffa sommairement avant de reprendre la parole « Ne panique pas comme ça, je vais y aller et te laisser travailler mon petit Issa. Promet moi juste une chose d’accord ? » Elle laissa planer un petit temps de silence avant de reprendre sa voix douce et affectueuse « Si tu soupçonnes que quelqu’un agit très mal pour nous tous… Je parle pas de petits arrangements à la con hein… Je parle du genre d’affaires qui ont fait que Monsieur Jones s’est barré 10ans avant de pouvoir revenir… He ben si tu penses que quelqu’un fait des conneries, vient me voir tu veux ? Tu peux venir quand tu veux. » Elle lui fit un petit clin d’œil histoire de détendre totalement l’atmosphère. Peut être qu’elle devait sembler totalement gaga mais c’était une machine pas mal huilée. Tant que ça concernait le bien être du gang, on était soudé mais quand il s’agissait de manigancer contre lui, là, elle voulait que les gens se bouffent la gueule et qu’au moins, elle coince le connard qui était à l’origine de tout le bordel. Plus jamais Monsieur Jones 10ans en taule, il n’y survivrait pas même avec sa carrure et son tempérament. D’ailleurs, elle non plus.
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