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 Quiproquo [PV Jill Osaka] [TERMINE]

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« Sergueï Ivanov »

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MessageSujet: Quiproquo [PV Jill Osaka] [TERMINE]   Ven 22 Avr - 21:09

Quelques jours plus tôt.

Los Angeles Harbor, secteur des docks.


Les docks de L.A. par un beau soir d'été, ces lumières, la douce brise marine qui rafraichit les cœurs et les esprits. Une belle soirée pour discuter avec de vieux amis. Alors, certes, ils vont y discuter affaires. Mais ce sont de vieux amis.

Sergueï était alors encore dans les papiers administratifs pour le Kalinka d'Inglewood, les dernières autorisation de vente d'alcools notamment et les choix de couleurs pour les intérieurs de la boîte mais l'essentiel de ces aventures illégales étaient encore à Los Angeles même et c'était là qu'il lui fallait se déplacer pour prendre des contacts et mettre en place ces marchés, c'était quelques semaines avant qu'il ne prenne définitivement contact avec Los Ojos. disons qu'à l'époque, il préférait travailler la poudreuse plutôt que de s'intéresser au marché des seiche-cheveux. Il avait donc retrouvé son vieil agenda de "célibataire" contenant tout les anciens numéros des personnes avec qui il travaillait alors en Floride. Beaucoup n'était plus sur le marché, un grand nombre hors-circuit et les autres hors-course. Mais il avait encore quelques liens avec les cartels des Ochoa, des fournisseurs dont il avait été le passeur régulier pendant des années. Il avait donc appelé Rocaldo, il l'avait connu alors comme porte-flingue et il était maintenant une sorte de coordinateur à Los Angeles, il ordonnait les répartitions des livraisons sur le territoire de la cité des anges.

Ils s'étaient donnés rendez-vous en hommage au bon vieux temps dans les docks de L.A., non loin d'un immense quai de chargement pour trente-deux tonnes. Sergueï était arrivé le premier à bord d'un gros S.U.V. noir accompagné de son chauffeur et garde du corps ainsi que trois autres hommes de main en costumes-cravate noires au diapason de celui de leur chef qui portait pour signe distinctif une cravate blanche. Il avait bien vieilli depuis cette époque, il avait troqué la chemise hawaïenne pour le complet, la coupe mulet d'époque pour des cheveux plaqués en arrière et une barbe discrète, appuyé sur une canne pour se donner un air plus vieux que visible. Sous son aisselle, son automatique flambant neuf pour ne pas insulter son ami en venant désarmé. Lui et ces hommes attendaient patiemment lorsqu'arriva un duo de véhicules.

Une camionnette blanche banalisée et une voiture type Mercedes classique qui se garèrent en parallèle et dont sortir Rocaldo et ces hommes. Huit en tout, ils avait cette inimitable distinction Colombienne avec leurs chemises larges, leurs moustaches tombantes et les armes apparentes, holster d'épaule comme de hanche, montrer qui à les plus gros muscles. Signe de respect, ils portent leurs armes bien visibles. Rocaldo lui-même n'a pas tant changé, quoiqu'il ait finalement pris un sacré coup de vieux et un peu de poids, ces longues moustaches sont toujours là, son borsalino usé sur la tête et un costume gris anthracite qui lui donne des airs de planteur de canne à sucre. Il marche à la rencontre de Sergueï d'un pas lourd, un brin guilleret avec un large sourire.


-"Sergueï ! Mon ami, cé ouné plésir de té révoir !"

Dit-il en écartant les bras.

-"Rocaldo, amigo, te revoir me fait rajeunir de vingt ans !"

Deux vieux requins aux retrouvailles de leur jeunes prédations. Ils entament une petite discussion sur le thème de la nostalgie, ils vont certainement en avoir pour quelques heures de discussion...



Dernière édition par Sergueï Ivanov le Sam 23 Avr - 13:55, édité 1 fois
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« Jill Osaka »


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MessageSujet: Re: Quiproquo [PV Jill Osaka] [TERMINE]   Ven 22 Avr - 22:03

Quiproquo : mot d'origine latine (latin médiéval). Il proviendrait de quid pro quo (latin classique juridique signifiant « quoi pour quoi ») « une chose à la place d'une autre » ; l'expression appartenait au départ au vocabulaire pharmaceutique : un médicament pris ou donné à la place d'un autre. Aussi, peut vouloir dire "les propos de qui"
Le mot désigne, au sens direct, un malentendu dans lequel on prend quelque chose ou bien une personne pour une autre. Cette technique est très utilisée au théâtre (dans le vaudeville, les pièces de Molière) pour apporter des situations comiques.


Son premier contrat depuis des mois… Pas d’erreur cette fois ou ce serait de sa vie qu’elle le paierait… Cela faisait des jours qu’elle traquait sa proie, prédatrice et féline, guettant l’occasion propice pour faire ce qu’elle devait. D’abord ce n’était qu’un frisson, une tension bien connue qu’aucune drogue ne pouvait égaler. L’attente du meurtre… La chasse…
Bien sûr leurs hommes avaient sécurisé la zone. Elle prit quelques longues minutes pour les observer, les calculer, les dessiner, avant de passer à l’action. Souple, prédatrice, elle s’était hissée en silence à quelque trois-cent mètres en haut des containers avant de se glisser dans le dos du vigile qui était posté là et dont elle prit la place. Son souffle était calme. Son cœur battait une lente litanie sur lequel sa respiration se callait avec souplesse. Méthodique, elle installa son arme avec patience. Précipitation n’était jamais bonne conseillère et Jill en avait déjà par une fois fait les frais. L’assassin s’allongea souplement, amortissant sa position des bras. Un instant il lui fallu réprimer sa première impulsion : d’épauler à gauche pour caller la crosse au creux de son épaule droite. Une autre voiture venait de se positionner en face de sa cible.
Au même instant les portes s’ouvrirent et la jeune femme eut un sourire amusé. Un instant la chevelure poivre et sel de l’homme qui lui tournait le dos vint cacher son angle de tir. Les gens ne pensaient jamais assez en s’habillant le matin que c’était peut-être leur dernier à vivre et que ce serait à jamais la dernière image qu’ils donneraient d’eux… Comme de porter des sous-vêtements dépareillés à l’heure où viendrait sonner la mort.
« Toc… Toc, murmura-t-elle avec un frisson jouissif. »
Son doigt pressa la détente.

La détonation émit un son mat alors que la balle de 7.62 fendait l’air en direction de sa cible. La fenêtre était mince. A peine quelques pouces entre les sbires et l’inconnu pour atteindre sa cible. Mr Ivanov put sentir le souffle et la morsure légère de la balle le long de sa joue alors qu’explosait l’orbite de feu son ancien camarade dont la cervelle alla maculer les gardes du corps qui se trouvaient derrière lui. La balle, elle, alla finir sa course quelque part dans la carrosserie blanc passé.
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« Sergueï Ivanov »

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MessageSujet: Re: Quiproquo [PV Jill Osaka] [TERMINE]   Ven 22 Avr - 22:57

Les vieux amis, même si c'est le genre d'ami qui vous vendraient pour un rail de coke ou quelques doses de crack, restent les vieux amis, les revoir est toujours un moment émouvant, chargé d'histoires, de souvenirs, de nostalgie. En l'occurrence Rocaldo incarnait pour Sergueï le souvenir d'une jeunesse dorée du Rêve Américain, cette époque de sa vie où, âgé d'une trentaine d'année, arrivé de Hong Kong il travaillait comme passeur pour la Floride Connexion. Il convoyait alors la drogue par avion de tourisme et hydravion. Des milliers de dollars chaque fois. La grande époque des Cocaïne Cowboys. Une époque où les choses n'étaient pas aussi compliquées qu'à présent. Aujourd'hui, tout allait trop vite, à commencer par le business. A l'époque, tout était moins puissant, il n'y avait pas d'électronique et encore moins d'informatique, on utilisait de bonnes vieilles radio à ondes courtes et des livres de comptes pour régler le trafic. De temps en temps on brisait un genoux ou on cassait un bras. Mais à présent tout allait trop vite beaucoup trop vite et il était difficile pour les vieux briscards comme Sergueï et Rocaldo de se mettre à la page. A leur époque, un simple petit avion, un revolver et une bouteille de coca suffisait.

Maintenant, la criminalité elle-même s'était modernisée. Voitures roulant à 320 km/heure, fraudes par internet, téléphones portables, fusils d'assaut, logiciel excel, tout allait plus vite. Les gens aussi allaient plus vite, les hiérarchies étaient plus vite chamboulées, les jeunes loups avaient les dents encore plus longues et l'odeur du sang se sentaient encore bien plus tôt. Sergueï avait peur pour sa fille, le monde qu'il lui laissait. Il espérait qu'elle saurait s'en sortir lorsque l'heure viendra pour elle de devenir le Pakhan des Vory. Bah, tout n'était encore qu'à son commencement aprés tout. Et puis, Sergueï s'en sortait finalement, une boîte branchée à la mode en construction des clients toujours plus nombreux pour son caviar importé de la Volga et certainement sous peu quelques kilos de rêve en poudre à vendre dans les rues.

Mais nous vous l'avons dit : tout va tellement plus vite de nos jours. Alors qu'ils discutaient tout deux des derniers potins, un bruit sourd ce fit entendre, en fait, le temps d'entendre la détonation, il était déjà trop tard, tous le savaient mais on a ce réflexes de croire que l'on peut agir. Sergueï sent la balle le frôler de justesse, le rater de juste quelques millimètre creusant une légère entaille dans la joue droite avant de venir percuter de plein fouet l'orbite gauche de son ami, envoyant l'arrière de son crâne se dévider sur les chemises des gardes du corps. Sergueï lui-même n'eut pas trop le temps de comprendre ce qu'il se passait hormis que Rocaldo était à présent à mettre aux abonnés absent et sûrement la filière des Ochoas avec. Se rejetant en arrière, Sergueï atterrit sur le dos et roula sur le côté pour se mettre à l'abri prés de sa voiture cependant que Dimitri venait se placer à ces côtés, automatique au poing cependant que ces deux autres gardes du corps, armes brandies, faisaient feu à l'aveuglette pour couvrir la mise à l'abri de leur patron.

Dans le même temps, les hommes de mains de Rocaldo se mirent également à ouvrir le feu au jugé vers les positions supposées du tireur cependant que l'un d'eux se jetait sur le corps de son chef pour le tirer vers lui et qu'un autre montait au volant de la camionnette.

Un beau bordel.

Et dire qu'il n'avait fallut que cinq minutes.

Tout allait tellement plus vite de nos jours...
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MessageSujet: Re: Quiproquo [PV Jill Osaka] [TERMINE]   Sam 23 Avr - 7:54

Le tir aurait été parfait si elle n’avait pas frôlé la joue du quinquagénaire qui avait tourné son visage tout en tombant. Osaka n’avait eu le temps d’entrapercevoir ses traits burinés et son regard ombrageux avant qu’il ne disparaisse derrière sa berline et qu’une balle perdue ne vienne se ficher à quelques centimètres sous son ventre dans la carlingue du container, signe qu’il était temps de lever le camp. En quelques secondes ses doigts experts démontèrent l’arme qu’elle passa en bandoulière. A une centaine de mètres les hommes qui accouraient dans sa direction pouvaient à présent viser avec plus de précision. Fort heureusement, elle se trouvait en hauteur ce qui rendait l’angle de visée difficile. Accroupie, la jeune femme regarda une dernière fois les deux voitures qui se faisaient face avec un sourire avant de s’éloigner.
Elle courut jusqu’au bord du container, sauta sur son voisin pour se mettre hors de portée des tirs avant d’escalader souplement la façade d’un troisième qui lui permirent cette fois de fuir tout droit à travers la vaste plateforme que formaient les vastes structures de métal. Un gouffre de trois mètre ne l’aurait pas arrêté plus que cela si un homme ne s’était pas trouvé au fond. Peut-être la jeune femme aurait-elle pu prendre le temps de le descendre mais son heure n’était pas encore venue. Prenant le risque et l’élan, elle se jeta dans le vide avant d’atterrir souplement et de reprendre sa course. Elle aperçut par-dessus son épaule un homme se hisser à sa hauteur et ouvrir le feu. Osaka se laissa tomber du haut de son refuge qui n’en était plus un et se laissa rouler à la manière des parachutistes, regrettant à l’impression de l’arme dans son dos de n’avoir prit le temps de la retirer avant. Elle poussa souplement sur ses bras pour se rétablir avec grâce et reprendre sa course sous les tirs qui tonnaient à intervalle régulier… Il prenait le temps de viser… La jeune femme sentit une balle frôler sa cuisse avant qu’elle ne puisse plonger sur sa droite. Plus qu’une centaine de mètres et elle serait tirée d’affaire… Avec un sourire, elle pressa le pas, apercevant au loin la Honda noire de location dont les plaques avaient été soigneusement couvertes.
Elle enfourcha la sportive, mit le contact et prit la tangente avant que n’arrive pour de bon ses poursuivants. La jeune femme prit une profonde inspiration avec un sourire. Dans sa mémoire se repassait en boucle la scène en nuance de carmin. Ses seuls regrets étaient pour le choix imposé de l’arme et cette balafre accidentelle sur la joue du mafieux… Avant Panama ce ne serait jamais arrivé…
Après l’ivresse, la descente, Osaka trouva un endroit tranquille où défaire son arme tout en réfléchissant. Elle préférait de loin les armes blanches à ces encombrants engins, elles étaient discrètes, facile à manier et si l’on se débrouillait bien indétectable au détecteurs de métaux. A nouveau la balafre lui revint en mémoire, inscrivant une moue boudeuse sur ses lèvres. Elle prit le chemin de la maison mère où elle rendrait son arme sur un succès cette fois.
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MessageSujet: Re: Quiproquo [PV Jill Osaka] [TERMINE]   Sam 23 Avr - 9:45

Les jeunes de nos jours, ils allaient trop vite, ils allaient à cent à l'heure et c'était comme ça pour tout, les voitures, la musique, les fas-food et enfin, les meurtres. Encore que, dans ce genre de cas, ce n'était pas un mal même si la génération de Sergueï était de celle à qui l'on avait appris la torture.

Enfin, restait à dire que ces jeunes, ils étaient quand même foutrement efficace avec leurs nouveaux matos. Si Sergueï avait eût à son époque une fusil capable de perforer une voiture de part en part et une moto surboosté, il en aurait fait des choses autrement moins calme que de piloter un Cesna de tourisme au-dessus de la Floride en écoutant les Beach Boys. Dans tout les cas, le tireur en avait semé une belle pagaille. Les hommes de Sergueï s'étaient recentré autour du S.U.V. pour délivrer un véritable tir de barrage pour protéger leur chef mais pour les hommes de Rocaldo, s'était une autre paire de manches. Avec leur chef dans la sciure, ils risquaient gros quand ils rentreraient au bercail et il devaient tout faire pour venger l'honneur du Cartel, ils se sont donc mis à courir dans tout les sens à la poursuite du tireur, quelques-uns, méfiant, restant autour des véhicules pour se montrer menaçant envers Sergueï. Pour eux, c'était clairement un piège mais tirer sur Sergueï serait prendre un risque de bavure qu'ils n'étaient pas encore prêt à assumer.

Jugeant la situation calmée de son côté, SergueÏ rangea son arme pour venir tâter de la pulpe des doigts le sillon laissé dans sa joue par le projectile. Si il n'avait pas tourné la tête au dernier moment, il aurait pris la place de Rocaldo. Qui donc avait tenté de le tuer ? Qui avait mis sa tête à prix ? Il ne voyait pas ou plutôt, il y avait tellement de possibilités que cela lui provoqua un vertige d'autant plus qu'il n'y avait aucune raison particulière. Sûrement une vieille vengeance et il tirerait vite cela au clair. Il s'approcha pas à pas de la camionnette pour voir Rocaldo lorsque l'un des Colombiens s'interposa. Les armes se pointèrent de nouveau de part et d'autres. Sergueï ne cilla pas une seconde et continua d'avancer pour s'approcher de son ami dont la tête n'était désormais plus là. Un bien beau gâchis.


-"Rocaldo amigo, désolé que tu ai pris cette balle pour moi. Promis, ta famille recevra un dédommagement"

Car c'était ainsi que l'on procédait chez les Vory. Les familles étaient sacrés et une veuve ne finissait jamais à la rue et sans le sous.

Sergueï fit demi-tour, ce n'était plus la peine de s'apitoyer, Rocaldo était mort. Il était temps de trouver un nouvel investissement. Il revint au SUV ou l'attendait Petrov.


-"Pakhan, il va falloir trouver autre chose. Et si on essayait ce truc avec les Mexicains ?"

Sergueï le regarde. Ce n'est pas son âme damnée pour rien.

-"Oui Dimitri. Tu as raison. Appel le comptable, qu'il débloque du liquide. On a rendez-vous..."


Le S.U.V. noir se remis en route sous l'oeil courroucé des soldats du Cartel. Les affaires sont les affaires, l'époque à changée. Tout doit aller plus vite.
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