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 Forever trusting who we are [SUITE]

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« Hector Vargas »

La Vida Loca


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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Sam 23 Avr - 14:23

Inévitablement, leurs corps dopés à la cocaïne et à la tequila s’étaient à nouveau réclamés et l’accalmie éphémère installée depuis un moment n’avait pas durée très longtemps. Le contact de Dalia sur lui et ce caractère sauvage qu’elle savait prendre l’avait ensorcelé avec la même force et déclenché une montée de désir ravageuse en lui… Débarrassés des sous-vêtements leur faisant obstacle, Hector ne pu se résoudre à faire durer ce martyr plus longtemps et entreprit bientôt de guider sa maitresse sur le siège de sa virilité pour reprendre possession d’elle dans un douce étreinte. Un nouveau déluge de sensations s’abattit alors sur lui et prit possession de tout son corps, rendant l’échange de leurs lèvres plus anarchique et crispant les caresses de ses mains sur son fessier de manière réactive pour guider de premières sensuelles oscillations de son bassin sur lui… Accrochée à lui, ses mains cramponnées à ses robustes épaules, ces premiers remous rythmant les passages de son membre en elle ne firent qu’alimenter ce tourbillon d’exaltations montant progressivement en intensité…

L’appel de la chaire appela bientôt l’appétit de ses baisers à se porter sur le volume de sa poitrine, venant les recouvrir de la langueur de ses lèvres et de sa langue avant d’y joindre la chaleur pressante de ses mains déportées sur le galbe de ses seins…. Dalia lui offrit très vite un peu plus d’espace et se cambra légèrement en arrière, donnant du même coup plus d’ampleur à ses mouvements extasiant qui dansait lascivement sur son corps et plus de profondeur aux forages en son antre à plaisir qui nourrirent la ferveur torride du moment dans laquelle le mexicain s’abandonnait complètement. Les gémissements et les expressions de plaisir bestiales qui s’échappaient des lèvres de la jeune femme renforcèrent son ardeur surchargée de désir et de passion mêlés et poussèrent bientôt Hector à quitter la délicieuse tâche à laquelle ses lèvres s’appliquaient sur ces monts de plaisir pour revenir se saisir de la taille de Dalia, posant alors chacune de ses mains dans le bas de son dos pour l’attirer à nouveau d’un vif mouvement à lui…

Il en voulait toujours plus, jamais rassasié de sa faim physique et sensitive pour Dalia et, tel un prédateur en quête de son repas en proie, renversa alors soudainement la position pour la faire passer sur le dos et se mettre au dessus d’elle… Reprenant instinctivement le relais de quelques mouvements de bassin fondant suavement entre les cuisses brulantes qui l’encadrait, des souffles plus puissants et rauques s’expulsèrent de ses lèvres enfouies dans le creux du cou de sa maitresse… La mécanique bien huilée de ses flux torrides dominant son corps offert et allongé sous la massive stature du sien se débrida rapidement, donnant plus d’impulsions à ses mouvements s’enfonçant inlassablement en elle avec plus de rythme alors que les mains du gangster se posèrent sur chacune de ses longues jambes l’entourant pour y glisser en caresses plus fermes… La nouvelle tempête de sensations créée par son régime soutenu s’emballa bientôt pour le plonger dans une véritable fièvre ivre d’extases ressentie dans la vigueur de ses à-coups et la puissance de sa respiration…

Les mains d’Hector qui jouaient elles tour à tour de caresses et de pressions appuyées sur les douces cuisses qui entouraient sa taille pour se joindre à l’élévation de ses mouvements et en maitriser les turbulences finirent par les quitter avant de venir prendre celles de Dalia dans les siennes… Entremêlant doucement leurs doigts les uns aux autres pour les imbriquer ensemble, il les guida alors lentement à venir se placer dessus de la tête de la belle mexicaine et renforça un peu plus leur prise pour la laisser plus soumises que jamais à ses mouvements dont les engagées suivantes ne furent jamais si franches et appuyées... Dans cette tempête dévastatrice de sensations de béatitude, les secousses de leur corps à corps se firent plus emportantes que jamais et les effusions de plaisirs imprimées par l’allant affutée des ses mouvements de hanches nourrirent ce bouquet de sens de longues minutes durant sans perdre de vigueur...

Ses lèvres quittèrent finalement le cou sur lequel elles faisaient déferler ses vagues chaudes et humides jusqu’à en marquer la peau et revinrent ensuite se saisir des siennes dans un nouveau farouche baiser alors que ses mains se crispèrent réactivement dans les siennes et enserrèrent un peu plus leurs doigts entre eux à l’apogée de son entrain… Cet ouragan faisant virevolter tous leur sens se dissipa progressivement en même temps que le rythme effréné de ses mouvements ne descellera peu à peu avant qu’El Jefe ne relâche doucement l’étreinte de ses mains maintenant les siennes au dessus de son visage et de la longue chevelure brune étalée sur le lit pour finalement les libérer… L’homme pris appuis sur le lit de chaque côté d’elle pour redresser un peu plus son buste et imprimer une nouvelle cadence diligente à ses impulsions viriles, gonflant l’intensité de son effort et la torpeur de son activité…

Les nouvelles traces de transpiration perceptibles sur son visage et les muscles de son torse surplombant le voluptueux volume de sa poitrine attestaient de la démence retrouvée de cette fusion tout aussi avide et passionnelle que la première… Hector retrouvait cet état second et primaire à la fois, instinct animal le transformant en sorte de bête guidée par ses pulsions, son adrénaline et sa testostérone qui ne faisaient que décupler les sensations de plaisir ressenties et transmises à la lionne apprivoisée...
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« Dalia Lucientes »

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Jeu 28 Avr - 18:14

Les caresses, les baisers, les lentes oscillations de leurs corps continuaient, dopés à tout ce qui leur était tombé sous la main. Mais pourquoi elle n’avait pas testé tout ça avant ? L’alcool, elle avait déjà expérimenté, beaucoup même ; mais la drogue, elle ne savait pas que ça avait des effets aussi vivifiants. Bien sur elle en connaissait un petit rayon pour avoir été dans la police et dans la répression des trafiques illégaux mais de là à en savoir le goût, c’était autre chose. Et pour l’instant, ça avait un goût de tequila, de nicotine et de transpiration. Et croyez-le ou non, c’était absolument délicieux. On pourrait comparer ça à un plat que votre grand-mère vous préparait, mais mangé dans un restaurant. On ne s’y attend pas, on pense qu’on va être déçu mais finalement c’est une agréable surprise. Bon les deux choses n’étaient pas franchement comparables, parce que finalement, les lasagnes de la grand-mère semblaient terriblement fades à côté de cette nuit. Et d’ailleurs elle voudrait bien rendre toutes les lasagnes de sa vie pour que ça ne s’arrête pas.

Pour l’instant aucun des deux ne semblaient vouloir mettre fin à leu échange. Si Hector, avec son tatouage du christ dans le dos, devait certainement à un moment ou à un autre penser à dieu la religion et aux choses pas franchement superbes, Dalia s’en foutait carrément. Sa mère avait essayé de lui inculquer un semblant de croyance dans sa tendre enfance mais elle avait déraillé trop tôt pour se rappeler ce qu’elle essayait de faire. Sacré défaite pour Dieu qui est censé pouvoir parler à travers tout le monde. Ben la jeune femme était prête à vous en donner la preuve : il parle à travers tout le monde sauf les malades d’Alzheimer. Et ça l’arrangeait bien avec tout les excès qu’elle faisait. Elle n’avait que sa conscience et sa morale pour venir la titiller les lendemains à coup de leçons à deux francs cinquante. Généralement, elle les repoussait le plus loin possible en se disant que de toute façon, dans quelques années, elle n’en saurait plus rien et se mélangerait les pinceaux. Déjà qu’elle culpabiliserait déjà assez, elle n’allait pas en plus se rajouter une espèce de barbu pour encore plus l’engueuler.

Et on dirait bien que le petit barbu ne semblait pas refreiner une seule seconde les ardeurs d’Hector qui continuait d’embrasser la poitrine de Dalia. Soudain, il la saisit par la taille pour l’attirer violement vers lui. Elle eu à peine le temps de voir le coup venir qu’il la renversa aussi vite sur le dos en se mettant au dessus d’elle. La manœuvre avait semblé ne durer qu’une seule seconde et déjà l’homme avait reprit ses mouvements de reins apparemment totalement maître de la situation. Pour sa part, Dalia avait été surprise et en plus de ça, elle était embrumée par les vagues d’extase déferlant dans son ventre et dans sa tête, elle était dans le flou total et mit quelques secondes avant de finalement vraiment se rendre compte de sa position. Mais en fait, peut lui importer tant que l’homme continuait jusqu’à ce qu’ils n’en puissent plus.

Dans son cou, le souffle de l’homme semblait lui brûler la peau. Elle enroula ses bras autour de son cou et s’accrocha à son dos histoire de l’avoir le plus près possible d’elle et de sentir toute la mécanique sensuelle opérant contre elle. Les coups de bassin se faisaient plus insistants, plus forts, plus rapides et elle combattit les nouvelles envies de gémissements en parant le cou du mexicain de baisers et suçons langoureux, rythmés par sa respiration essoufflée. Aucune parcelle de son corps n’était épargnée. Ses cuisses étaient fermement massées et caressée par l’homme qui s’en servait aussi comme poignés à fin de donner plus de profondeur à son mouvement. Elle le sentit alors bouger ses bras avant qu’il ne vienne saisir ses mains dans les siennes. Il les tira alors pour les amener au dessus de sa tête, dans une position entravée. Les spasmes qui secouaient de temps à autre son corps sous la violence des émanations cinglantes enserrant son bas-ventre lui crispaient régulièrement les mains. Elle se sentit légèrement inconfortable au début, se sentant de plus en plus perdre le contrôle mais la poigne d’Hector s’était resserrée. Elle avait beau être flic, dans une telle disposition, elle ne pouvait pas luter face à ce géant.

Les engagées de l’homme en elle alors qu’elle ne pouvait à présent plus faire aucun mouvement se firent de plus en plus franches pendant plusieurs minutes. Elle ne comptait carrément plus, ses pensées étaient tournées vers les pinacles d’ivresse qui se précipitaient dans tout son corps. Chaque seconde était meilleure que la précédente et elle se sentait presque faiblir à force d’avoir chaque muscle de son corps contracté sous ces assauts. Finalement Hector bougea la tête à fin de capturer ses lèvres dans un baiser intense auquel la jeune femme répondit avec violence. A défaut d’avoir un quelconque contrôle sur la situation, elle mordait quelque fois la lèvre inférieur de Vargas sans lui faire mal et elle se montrait clairement pressante comme un animal insatiable. Derrière son souffle précipité, ses cordes vocales tentaient de lutter contre l’évidence et des grondements, laissant échapper quelques fois des gémissements aigues, ronronnaient dans sa gorge.

Ses soupirs se calmèrent finalement alors que les oscillations brûlantes d’Hector dans son intimité s’apaisèrent momentanément. Il lâcha ses mains à fin de prendre appuie sur le lit et reprendre plus de vigueur dans son élan alors qu’il se redressait, donnant plus d’ampleur à ses pénétrations foudroyantes. Dalia était véritablement bouillante et elle se sentait trempée de transpiration sans se sentir pour autant mal à l’aise. Ses mains étaient toujours libres au dessus de sa tête et elle se laissait bercer par l’homme qui avait reprit les commandes depuis un petit moment. Elle n’avait carrément plus d’abdos et de force pour retenir plus longtemps ses gémissements qui sortaient à présent en soupirs essoufflés. Même ses jambes encadrant les hanches d’Hector semblaient prête à céder à une crampe et lui faisaient de plus en plus mal. Mais c’était un mal pour un bien finalement. En souffrant et en maltraitant son corps ainsi, ce n’était que pour mieux se sentir dans quelques temps.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Sam 30 Avr - 15:52

Cette tempête d’érotisme faisant virevolter tous leurs sens ne semblait pas avoir de fin. La fièvre du gangster alimentant son ardeur physique et le rythme de ses mouvements de bassin ne cessait de monter sans perdre de vigueur pour maintenir et multiplier même toutes les stimulations déroutantes de leur corps à corps endiablé. Abandonné, lâché tel un fauve sur sa proie aux chaires dont il ne semblait jamais pouvoir être repu, Hector était plus éprouvé que jamais au moment où il relâcha ses mains de celles de la señorita pour reprendre une cadence intensive dans ses engagées en elle. Les gémissements échappés par Dalia, les crispations de ses jambes, de ses mains autour de son corps… Ce bouquet de sensations ne fit que renforcer l’endurance de son effort et lui donner toujours plus d’entrain dans ses oscillations jusqu’à le mener tout vers un orgasme dévastateur dans une dernière impulsion de bassin lui tirant une ultime puissante expiration irradiant le creux du cou de la jeune femme de sa chaleur éprouvée…

Transporté dans un univers d’ivresses et de béatitude totale, plus ravageur que toute la cocaïne et la tequila cumulées qu’ils avaient consommés, son corps en transe et toujours vibrant au dessus du sien, ses robustes épaules et son torse dont les mouvements respiratoires ne pouvaient plus se calmer, El Jefe mit de longues secondes à reprendre un semblant d’esprits et de tonus musculaire… Son front transpirant et quelques mèches de ses cheveux noir contre le sien, paupières fermées, il finit par se retirer doucement et découvrit son corps en effervescence et générateur d’une dose de plaisir encore bien présente dans le sien pour se laisser tomber à côté d’elle, à bout de souffles… Cet état second ne l’abandonnerait pas avant un moment cette fois, plus forte encore que la précédente et pas simplement pour les nouvelles doses de cocaïne et d’alcool que Dalia et lui avaient pris. Si son corps et son esprit ne répondaient plus à cet instant précis, il était pourtant presque acquis qu’Hector pourrait répéter l’expérience encore et encore jusqu’à ce que mort s’en suive…

Impossible de savoir l’heure qu’il était précisément à ce moment là mais ils ne devaient être qu’à quelques heures de l’aube précoce du soleil Californien, et donc déjà à demain… Demain ? L’homme ne savait ce qu’il se passerait, pas plus que les autres jours, et ne s’en faisait pas une migraine pour autant. La nuit avait été belle oui, magique même et intense, sans doute plus que la plupart des autres qu’ils pouvaient passer avec d’autres chicas… Et pour lui, l’expérience serait volontiers renouvable. Si ce n’était pas le cas, alors ce ne serait qu’un joli souvenir de plus à ajouter à tous ceux que ses 41 années de Vida Loca lui avait déjà offerts. Il avait déjà héritée d’une belle assistante-comptable et compétente en plus de ça. Pour l’instant, toutes ces projections étaient loin de son esprit, toujours encombré de nuages d’extases comme en attesta bientôt un geste peu commun à sa nature lorsqu’il leva légèrement son bras du côté de Dalia pour venir poser sa grande main sur le haut de sa tête et frotter doucement quelques mèches de mèches de ses cheveux…

Hector le glissa ensuite sous sa nuque pour envelopper sa fine silhouette, l’accueillir et l’inviter à venir se blottir contre lui si elle le voulait. Son contact lui était agréable oui, et d’avantage encore. La douceur et la chaleur de sa peau nue contre la sienne était une sorcellerie moins euphorisante et stimulante que celle de leur fusion physique, mais tout aussi enivrante. Le temps de retrouver une tension et une respiration plus normales et la musculeuse masse du gangster se détendrait une dernière fois pour se laisser guider jusqu’à un sommeil qui se devait d’être réparateur. Pour mieux repartir ensuite ? Qui sait… Même après 20 ans passés à Inglewood, il ne pouvait que constater que chaque jour apportait son lot de surprises et d’imprévus et qu’ici plus qu’ailleurs, on ne pouvait jamais rien prévoir. Pour lui comme pour les autres… Il pourrait aussi bien se faire sortir du lit et arrêter par une brigade d’assaut de la police ou même mourir sous les balles ennemies comme il ne pouvait rien se passer de plus qu’une journée aussi tranquille et agréable qu’aujourd’hui auprès d’une bonne comptable, une sublime femme et une divine maitresse…

Ses dernières pensées conscientes qui précédèrent le long cheminement vers un profond sommeil allèrent étrangement – ou pas – à Esmeralda… Pas de culpabilité ni de nostalgie, aucun sentiments néfastes. Il y a longtemps qu’Hector avait dépassé cela, bien avant Dalia. Mais une sensation étrange de revivre et de retrouver ce petit quelque chose auprès d’une femme qu’il n’avait pas connu depuis elle, des années auparavant avant que sa femme défunte ne se fasse abattre. Ce même quelque chose qui ne l’avait pas quitté de la journée et qu’il ne savait toujours pas expliquer autrement que par une éphémère ressemblance physique et de pédigrée également, même si il n’en savait pas encore suffisamment sur Dalia pour la comparer à la force de la nature si frêle et glamour en apparence qu’était Esmeralda. Demain apporterait un peu plus de réponses à ces questions… Et le jour d’après également. Ici ou dans un garage, autour d’armes ou de poudre et de tequila, seul le temps jugerait d’elle comme celui d’Hector avait jugé de lui et fait sa légende…
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Dim 1 Mai - 11:13

Son cerveau en stand by, Dalia se laissait simplement porter par les mouvements de bassin de l’homme, accompagnant doucement le mouvement du peu de force qui lui restait. C’est que c’était du sport quand même et ses muscles mine de rien entraînés commençaient à fatiguer à cette cadence de fou. Ses pensées coupables et ses calculs moraux à la con s’étaient fait la malle il y avait pas mal de temps déjà et elle s’était totalement abandonnée dans cet échange sportif. Mais ses affaiblissements musculaires ainsi que ses cris de plus en plus forts indiquaient aussi que la conclusion de leur relation approchait à grands pas et à grands coups d’aven de plaisir. Bientôt elle sentit Hector se bloquer dans une dernière engagée en émettant un soupire chaud et soulagé dans son cou. Elle resserra son étreinte sur lui alors qu’elle était secouée de spasmes violents et se laissait allés à des gémissements apaisés.

Une fois de plus son cerveau fut baigné dans une littérale mer de bien être. Ses muscles meurtris ne furent que plus douloureux par la suite mais elle s’en foutait, elle se sentait incroyablement bien à cet instant. Sa tête était en ébullition sous l’onde passionnée qui l’envahissait. Elle était deux fois plus essoufflée que la première fois et sa respiration avait du mal à revenir à la normale. Ses jambes étaient légèrement crispées sous l’effort qu’elle avait effectué et ses abdominaux semblaient anesthésiés et lui promettaient un lendemain matin un peu douloureux. Mais qu’importe, finalement, le jeu en valait la chandelle. L’homme se laissa enfin tomber sur le côté, à bout de souffle. De leurs bouches s’échappait une respiration incertaine et asthénique. C’était la seule action qu’elle était capable de faire sans trop souffrir du revers de la jouissance violente qu’elle venait d’expérimenter à l’instant.

Elle sentit Hector bouger et il lui caressa les cheveux avant de descendre sa main vers sa nuque et la tirer doucement vers lui. Elle ne chercha pas à le repousser et se blottit même contre lui en l’entourant de ses bras. Elle aimait bien sentir cette chaleur tout juste tiède. Un calme incroyablement plat après la tempête qui avait ravagé leurs corps. D’habitude elle n’était pas aussi proche avec ses conquêtes faites vite fait à un bar ou dans une boite de nuit. Elle n’était pas aussi éméchée et droguée aussi il fallait dire. Elle essayait de garder un peu ses esprits histoire d’éviter les accidents malheureux. Elle tirait son coup et une fois l’extase des premières secondes passées elle rentrait chez elle directement mais là, elle préférait rester là et profiter encore un peu du moment.

Mine de rien, ça ne lui arrivait pas super souvent de telles soirées avec quelqu’un. Elle fumait, elle buvait, elle aimait le sexe mais les trois couplés en même temps avec une seule personne, elle avait du mal à savoir si ça lui était déjà arrivé à une dose aussi massive. Et encore, elle ne parlait pas que de la stature physique ou métaphorique de son compagnon de la soirée. En tant qu’officier de la loi, elle avait pensé devoir s’intéresser aux types un peu propres sur soi mais finalement, elle s’était rendue compte que le côté sombre l’intéressait énormément. Vielle frustration du fait d’avoir été la bonne élève toute sa vie ? Peut être…

Vargas n’était pas franchement le type d’homme sur lequel elle se serait retournée en premier lieu. Déjà on ne pouvait pas franchement dire qu’il était un beau gosse. Ensuite il avait l’air (et était certainement) une brute épaisse. Mais à côté de ça, il était assez intéressant avec ses histoires, il avait un côté séduisant, bon danseur… Tout ça lui donnait une aura assez particulière qui avait légèrement attisé la curiosité de la jeune femme. En tout cas, cette soirée ne la laisserait certainement pas de marbre dans l’avenir. Mais il était trop tôt pour y penser.

Pour le moment elle ne voulait que penser à la peau chaude d’Hector contre la sienne et au sommeil qui arrivait doucement l’enfoncer dans un gouffre sombre d’où elle se réveillerait d’une nuit sans rêve. Ainsi, le lendemain matin elle se réveilla, sur le ventre, seule dans la couche. Elle émergea doucement, un filet de lumière du jour lui éblouissant les yeux. Elle tourna la tête sur le côté histoire de reprendre ses esprits à un rythme qui était le sien. Déjà, elle était légèrement ballonnée. L’alcool et la coke devaient y être pour quelque chose certainement. Mais elle ne se sentait pas aussi à l’envers que lors de ses pires soirées de beuveries. Au moins, le mal de tête serait épargné. Aucun signe d’Hector dans les abords immédiats du lit. Par contre les habits jonchaient toujours le sol. La bouteille de tequila, le cendrier, les sachets de coke… Vestiges de la bataille d’hier soir, tel des cadavres à moitiés vidés de leurs sangs, séchant au soleil.

Par contre Dalia n’allait pas se laisser sécher comme ça bien longtemps, elle n’était pas le genre à rester comater dans son lit comme une larve. L’activité, c’était son maître mot (et on pouvait dire qu’elle l’avait bien démontré la nuit dernière). Elle se redressa et s’assit sur le lit, encore un peu ballottée par le taux de toxines que son corps s’échinait à éliminer. Elle posa ses pieds à terre, sur le bord du lit et se passa une main dans les cheveux. Elle les démêla rapidement en balayant la pièce du regard à la recherche de quelque chose à se mettre sur le dos à fin de ne pas se balader à poil. Bon, ça n’aurait certainement pas dérangé Hector mais si elle venait à passer devant une fenêtre, elle n’avait pas franchement envie de laisser une telle image aux voisins.

Elle trouva vite fait une chemise de l’homme sur une commode. Après avoir enfilé un sous-vêtement elle enfila la chemise qui lui arrivait jusqu’à la moitié des cuisses tellement elle était grande. Ça ferait l’affaire pour le moment, ne pas chercher trop compliqué dès le réveil. Elle se leva et sortit de la chambre en tendant l’oreille. Elle n’entendait rien. Elle fit quelques pas dans le couloir, entrant finalement dans l’espèce de salon. Elle passa devant une table et un détail attira son œil : une cafetière pleine de café bien chaud. Ça, c’était une sacré bonne idée histoire de réveiller ses pauvres petits neurones légèrement meurtris. Elle se prit une tasse qui n’était pas très loin et se servit une bonne rasade de café noir bien fort. C’était autre chose que le jus de chaussette que les américains affectionnaient tant.

Puis elle entendit un léger bruit dehors. En levant la tête elle vit que la porte d’entrée était ouverte. Avec sa tasse dans les mains, elle hésita un moment puis finalement se décida à se diriger vers l’extérieur. Après tout, en culotte et en chemise faisant presque office de robe, elle n’était pas indécente. En arrivant sur le pas elle découvrit Vargas en caleçon, dans un fauteuil, une tasse de café aussi dans les mains. Cette vision lui arracha un sourire amusé. Elle s’approcha jusqu’à être à sa hauteur et s’assit sur l’accoudoir du siège en buvant une petite gorgée du liquide amer. Ça c’était sur, c’était pas du café de supérette qu’il avait. Il devait peut être même l’avoir ramené directement du Mexique. De toute façon, pour Dalia, une fois qu’elle avait bue du vrai café, elle n’avait pas pu passer à l’espèce de soupe distillée dans 2 litres d’eau que servaient les cafés de quartier.

Elle se dégagea le visage où ses cheveux tombaient nonchalamment avant de poser sa main en appui sur le dossier du siège. Heureusement qu’elle avait des cheveux raides et faciles à coiffer car sinon elle aurait plus ressemblée à une version féminine du monstre de frankenstein. « Buenos dias… Bien dormi ? » … Passons directement aux familiarités d’usage étant donné qu’ils semblaient avoir passé une sorte de cap la nuit dernière. Après tout, il ne semblait pas s’être offusqué des quelques initiatives qu’elle avait eu à son égard alors ça ne devait logiquement pas le déranger. Elle déplaça sa main sur le dossier pour venir caresser son épaule et son trapèze en disant avec un sourire amusé « Personnellement, j’ai hâte de me remettre au travail. » et hop, un petit double sens. Parce que oui, Dalia aimait travailler, encore plus si ça lui ouvrait des portes dans le gang, et si en plus elle était récompensée plus ou moins comme ça pour chaque grosse journée, ça ne la dérangerait encore moins de transpirer à la tâche pendant quelques heures. De plus, la compagnie de l’homme, autre que dans un lit, n’était pas franchement désagréable et finalement, manipuler des fusils et des chiffres, c’était son domaine. Quoi qu’il ai prévu pour elle pour les jours à venir, ça annonçait forcément un programme alléchant.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Lun 2 Mai - 16:38

Nuit courte et chaude pour Hector après cette petite fiesta improvisée qui avait mêlée alcool, drogue et sexe avec sa nouvelle assistante – comptable – maitresse personnelle. L’homme n’avait pas mis longtemps à s’endormir et son sommeil avait été lourd et profond avant que la lumière du jour ne vienne l’en tirer. Il n’avait pas bougé et Dalia non plus, preuve de leur exténuement physique. Tout comme le fait que la jeune femme blottie contre lui ne se réveilla pas lorsqu’il se détacha plus ou moins délicatement d’elle pour quitter le lit. Hector la laissa dormir, pas forcément pressé de la avoir déguerpir de chez lui ce lendemain matin comme ce pouvait régulièrement être le cas avec d’autres femmes. Il enfila un caleçon et partit directement dans la cuisine pour boire – un grand verre de lait cette fois – avant de faire couler du café mexicain qu’il avait ramené en stock ici de son séjour au pays. Tout dans sa maison était de toute façon un peu made in Mexico et exporté de là-bas.

Le café coulé, il prit une tasse pour s’en servir un, paquet de clopes et briquet et laissa la cafetière sur la plaque chaude pour Dalia au cas où elle en voudrait en prendre un une fois réveillée. Le gangster partit à l’extérieur et ouvrit la porte d’entrée pour aller se poser sur un fauteuil devant, dans sa tenue pour le moins légère. Personne ne viendrait évidemment lui faire un procès pour ça, déjà parce qu’il était Hector Vargas et ensuite parce qu’il n’était pas le seul dans le coin à se pavaner tranquillement ainsi comme sous le soleil du Mexique. Hector avait l’habitude de s’installer sur ce fauteuil de son entrée avec un bon cigarre ou une bouteille de tequila pour observer la rue, les chicos qui y traînent souvent et jouent au ballon sur le bitume ou les mujeres qui étendent leur lingue, et surtout plonger dans de lointaines pensées nostalgiques ou philosophiques sur le quartier qu’il avait pratiquement construit à lui tout seul avec son empire de gang. Vingt ans plus tôt, le paysage n’avait pas vraiment changé mais l’atmosphère elle, était bien différente…

Hector aimait cette population, comme dieu aimait ses fils. Il avait toujours veillé de près à ce qu’Hillcrest Boulevard ne devienne pas un ghetto trop dégueulasse et avait même déjà envoyé des nouveaux membres du gang jouer aux agents de l’urbanisme et balayer les trottoirs des feuilles, mégots et autres capsules de cocaïne lorsque le coin lui paraissait trop sale. Dalia aurait pu y passer si elle ne s’était pas montrée compétente en matière d’armes, et à y penser, El Jefe était presque sûr qu’elle pouvait être aussi sexy avec un balais qu’avec un 45. Mais après avoir vu ce dont elle était capable hier, il préférait largement la voir dans un garage au milieu d’un arsenal que sur le trottoir, sans compter qu’il ne réfrénait pas son contact, loin de là. Contact rompu ou en tout cas mis en veille depuis près d’une demie heure maintenant où Hector buvait tranquillement son café et s’était allumé une cigarette, plongé dans ses pensées sur la petite terrasse de sa maison. Heureusement dans son activité et surtout à son statut, il n’y avait absolument aucun horaire.

Enfin Hector entendit du bruit venant de l’intérieur qui le sortit du nuage de fumée derrière lequel il observait pensif le devant de la maison, signe que Dalia était sans doute réveillée. Elle ne tarda pas à apparaitre dans une de ses chemises et vint le rejoindre en s’asseyant sur l’accoudoir du fauteuil. L’homme la suivit du regard sans la perdre un seul instant des yeux, la trouvant particulièrement à son goût dans une de ses chemises et répondit on ne peut plus simplement à sa question en hochant lentement la tête. « Buenos Dias. Mmh Mmh… Y tù ? ». Le gangster remarqua qu’elle s’était bien servit un café et termina machinalement de boire la dernière gorgée du sien dans la foulée. Sentant l’une de ses fines mains se poser sur son épaule, le visage d’Hector dessina finalement un fin sourire à sa remarque sur le fait qu’elle avait hâte de se remettre au travail. Déjà parce qu’il était content de l’entendre, et ensuite parce qu’il cru presque y voir un petit sous-entendu quelque part.

« Muy bien… Ca tombe bien parce qu’il y a d’autres stocks à compter. » lui répondit-il. Il y avait encore deux garages remplis d’armes et soigneusement cachés dont Dalia n’allait pas tarder à avoir connaissance. Eduardo lui avait par ailleurs dit avoir eu des contacts avec des russes intéressés par leur arsenal de guerre et Hector aurait à traiter cela dans les prochains jours. Du boulot, il y en avait donc… Il y en avait toujours. « Tu as un téléphone mobile ? » lui demanda-t-il, même s’il se doutait bien qu’elle en possède un comme beaucoup de monde. Seulement, à partir d’aujourd’hui, elle n’était plus beaucoup de monde et Hector n’allait pas tarder à le lui faire comprendre… Il n’allait pas s’y remettre tout de suite, aujourd’hui et l’homme allait devoir pouvoir la contacter lorsqu’il aurait besoin d’elle et de ses talents de comptable. Ou autre… Mais ils n’en étaient pas encore là. Il fallait déjà bien une journée de repos à Hector pour se remettre de cette nuit folle.
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Lun 2 Mai - 17:40

Le quartier était paisible à cette heure-ci de la journée. Il semblait de toute façon assez calme toute la journée et la nuit. Vargas n’avait pas choisit un endroit désagréable où habiter c’était sur. La tranquillité semblait même un peu étrange à la jeune femme bien habituée aux bruits de voitures incessants, aux klaxons, au bruit de la nuit et des gens parcourant sans cesse la rue. Elle qui était vraiment une femme de la ville, ça la perturbait presque totalement cette absence de sons. Elle trouvait ça reposant mais elle ne savait pas si elle pourrait durablement rester dans ce genre d’environnement. Pour l’instant, elle n’y était restée qu’environs une dizaine d’heures et ça ne la gênait pas totalement et même, ça la détendait un petit peu.

Parce que oui, les drogues et l’alcool s’étaient estompées dans son organisme et elle n’était plus complètement à l’aise et si peu soucieuse des conséquences de ses actes que dans la nuit qui venait de se finir. Maintenant, elle était plus à l’écoute de ce qui l’entourait et elle faisait un peu plus attention aux gestes qu’elle faisait et au ton qu’elle employait. En fait, elle ne savait pas vraiment jusqu’où elle pouvait aller maintenant. Elle n’allait pas se mettre à dire des familiarités poussées à l’homme ou à s’imposer chez lui comme si c’était chez elle, mais elle allait tâter le terrain petit à petit histoire de voir l’étendu de ses libertés.

Déjà, elle allait certainement travailler de plus en plus, si ce n’est de manière permanente avec Hector ce qui était un bon point si elle voulait encore grimper dans les échelons du gang et être au plus près de l’action. Ensuite, elle aurait une vue en temps réel et en chiffre exacte des activités du gang au niveau des armes. Peut être même qu’elle serait en contact avec les russes et les autres acheteurs du coin. Que des bons plans en perspectives et ça, c’était sans parler des ‘récompenses’ qu’elle se ferait possiblement offrir après un bon boulot. Et mine de rien, ça la satisfaisait aussi. El jefe hocha la tête, tranquillement en la saluant et en lui retournant la question. Elle hocha aussi la tête, un petit sourire au coin des lèvres. « J’ai très bien dormi. » En même temps, avec l’activité qu’elle avait fait juste avant, si elle ne s’était pas écroulée comme une masse il y aurait eu un gros problème.

Elle but une longue gorgée de sa tasse alors que Vargas terminait la sienne. Ouai, c’était vraiment du bon café. Le goût lui restait bien dans la bouche et elle se sentait déjà plus claire rien qu’en sentant l’odeur saumâtre du liquide. A croire qu’elle en avait tellement besoin que la simple vision du mot ‘café’ suffisait à son cerveau pour se remettre en état de marche. Hector sourit doucement à sa remarque, ayant apparemment comprit le double sens apparent, et répondit que c’était bien car il y avait d’autres stocks à compter. Elle sourit « Les mains dans la graisse de fusils, j’adore ça. » sous entendu ? Encore ? Peut être pas cette fois. Ce serait insultant pour Vargas qui était tout sauf graisseux. Enfin… Elle l’espérait du moins. Ou alors on pouvait prendre ça pour une métaphore particulièrement glauque sur un autre type de fusils. M’enfin bon, passons, ce n’était pas ça l’information principale. Le principal c’était qu’elle allait bosser.

Ha, du travail répétitif. Elle adorait ça, surtout après une nuit fatigante. Non pas qu’elle pensait pouvoir se permettre de prendre ça à la légère mais elle aimait ne devoir que penser à des choses très sommaires comme un état des lieux et compter. Ca vidait la tête et inconsciemment, le cerveau travaillait derrière sur des réflexions préoccupantes. Ensuite, quand on avait finit et qu’on se posait, c’était comme si on avait parallèlement fait le ménage dans notre caboche. Et là, elle en avait légèrement besoin. Bien sur, elle aimait aussi les challenges et les choses plus compliquées, mais elle n’était pas le genre à viser tout de suite très haut pour tenter sa chance directement même si elle laissait penser le contraire. Elle préferait assurer ses bases et ensuite essayer de monter petit à petit. Par contre, quand une opportunité juteuse s’offrait à elle, elle ne pouvait pas résister à la tentation de tenter sa chance. Calme et calculatrice mais qui a aussi ses défauts.

Pour l’instant elle venait d’être éjectée bien en hauteur et il lui faudrait un peu de temps pour se remettre sur ses appuis et chasser ces parts d’ombres qui l’entouraient à présent. Car oui, elle ne savait plus très bien quoi faire et comment. Hector finit par lui demander si elle avait un téléphone mobile alors qu’elle buvait deux grandes lampées de sa tasse presque terminée. Elle baissa ses yeux vers lui en hochant la tête. « Oui, je vais le chercher. » Elle se leva en avalant la dernière gorgée et rentra à l’intérieur pour se diriger vers la chambre. Au passage elle déposa sa tasse dans l’évier. Son pantalon… Elle mit quelques secondes avant de finalement le trouver entre les vêtements encore par terre et elle en sortit son téléphone portable.

Ce n’était pas un truc prétentieux du tout. Plus il y avait de blimblim et de trucs high-tech et plus on avait de chance de se faire voler et donc de perdre tous ses contacts. Et mine de rien, même si elle arrivait assez bien à retenir les numéros de téléphone, elle ne pouvait pas non plus tout retenir… Et elle ne le devait pas non plus sinon rien qu’en regardant son téléphone on saurait tout d’elle. Ainsi, elle ne conservait aucun sms en mémoire, envoyé ou reçus, elle n’avait que des numéros avec des initiales impersonnelles et des répertoires d’appel effacés régulièrement. Il était aussi constamment allumé et elle ne l’éteignait jamais. Elle le chargeait les nuits ou pendant les moments où elle restait très longuement chez elle.

Elle ressortit finalement de la maison et tendit son téléphone. Déverrouillé et chargé à bloc. Le genre de portable simple, sans clapet sans trucs coulissants, noir, aux touches noires, sans arrière plan, juste le nom de la marque et c’était tout. C’était un outil de travail, pas un accessoire de mode. Déjà qu’elle ne décorait pas vraiment son appartement, ce n’était pas pour se retrouver avec un gyrophare portatif dans la poche de son jean. De même qu’elle n’avait qu’une sonnerie discrète et préferait le vibreur quand elle l’avait dans la poche. Comme ça, on savait qu’on nous appelait mais les autres n’étaient pas au courant et on évitait une sale crise cardiaque dans les moments stressants.

Elle s’installa ensuite une fois de plus sur l’accoudoir en attendant de voir ce qu’il allait faire avec. Rentrer son numéro et prendre le sien devait être l’option la plus logique mais on ne savait jamais avec ce genre de type… Mine de rien, le fait qu’il n’ai pas simplement demandé son numéro l’intriguait énormément.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Mar 3 Mai - 10:18

Drôle de réveil après une drôle de nuit. Hector ne devait pas avoir vu une señorita débarquer avec l’une de ses chemises sur le dos depuis… Il ne se rappelait même plus depuis quand. En tout cas, cela n’était pas fait pour lui déplaire. Dalia était particulièrement charmante à l’intérieur de ce tissu quatre fois trop grand pour elle, même s’il était à peu près sûr qu’elle le serait dans n’importe quoi, même un bleu de travail. Le travail justement, il y en avait encore pour elle et notamment d’autres planques d’armes dont il fallait faire l’inventaire comme l’homme le lui dit. Une fois de plus, il comprit la réponse de Dalia sur la graisse des fusils à double sens et reporta sur elle un regard mi-interrogatif mi-amusé comme le nouveau sourire qui se dessina sur ses lèvres l’appuya. « Mmmh » se contenta-t-il de vrombir des cordes vocales. Mais cela attendrait. Pour le travail en tout cas. Avant cela, Hector avait un petit détail à régler pour sceller définitivement leur « duo ».

Le mexicain lui demanda si elle possédait un téléphone portable, non pas pour le savoir, pas même pour la contacter dessus mais bien pour le voir. Sans surprise, Dalia lui répondit positivement et partit ensuite le chercher en retournant l’intérieur de la maison alors qu’Hector reporta son regard pensif sur la rue face à lui. La jeune femme ne tarda pas à revenir avec le fameux gadget et le lui tendit avant de se rasseoir sur l’accoudoir de son fauteuil. El jefe prit alors le portable et l’observa un moment comme un truc louche qu’il ne voyait pas souvent avant de poser son autre main sur une cuisse de Dalia pour se lever du siège, attrapant l’une de ses mains dans la sienne pour l’attirer à le suivre alors qu’il se dirigeait à nouveau vers la porte d’entrée. Avant d’être à l’intérieur il balança le portable d’un geste sec dans la rue qui s’explosa en dizaines de morceaux sur le bitume. Geste qui pouvait être pris comme fou au vu du prix de ses appareils mais qui était tout à fait légitime au vu des risques qu’il représentait pour lui maintenant qu’elle était son assistante.

« Plus de ça avec moi… » glissa-t-il simplement en entrant, avançant jusqu’au salon et un meuble où il lâcha enfin la main de Dalia pour ouvrir un tiroir contenant la bagatelle d’une petite trentaine de téléphones mobiles. « Si tu veux bosser avec moi, il va falloir être plus prudente… » reprit-il en en cherchant un qu’il prit pour l’ouvrir et vérifier la puce à l’intérieur et le numéro scotché sur un bout de papier. Parfait… Le gangster le recomposa et se retourna vers Dalia en lui tendant son nouveau téléphone mobile flambant neuf. « 30 minutes de crédit. Pas plus de deux par appel. Et tu viens me voir pour le changer toute les semaines. Entiendes ? » finit-il par lui expliquer en arquant les sourcils pour être sûr d’avoir été clair. Avec les écoutes et les localisations de la police, c’était la précaution absolue à prendre. Un numéro « fixe » et c’était la taule assurée pour lui comme pour elle. Hector lui n’attendait même pas une semaine et changeait même de numéro tous les deux jours.

Il était hors de question qu’elle puisse l’appeler sur une ligne qui pouvait être suivie ou repérable. Beaucoup de types étaient tombés à cause de cela surtout au début des années 2000 et Hector l’avait apprit à la dure. Avant, il avait instauré un principe de bipeurs et de cabine publique mais aujourd’hui, ce n’était plus possible car les autorités s’étaient elles aussi adaptées. Le crime devait lui aussi suivre une voie technologique… « Dernière chose… Pas de prénoms, pas de lieux, pas de noms de marchandise. Parle de « truc » ou utilise des images, je sais que tu sais le faire muy bien… » » finit-il par conclure avec un sourire qui se voulait moins sérieux et grave que l’importance de ce procédé qu’il venait de lui briefer. Ce matin en était la preuve vivante avec les deux sous-entendus que Dali lui avait faits. L’homme la laissa regarder le portable et le ranger puis passa une main sur sa nuque pour se masser et terminer de se réveiller convenablement.

Si quelque chose l’aiderait d’avantage, c’était bien une douche. Et l’idée lui émergeant dans l’esprit, Hector partit vers la salle de bain pour aller. Dalia partie rangée le portable qu’il venait de lui donner, elle était libre de faire ce que bon lui semblait et même de le rejoindre si l’envie lui disait. Après tout, après la chaude nuit qu’ils venaient de passer, une bonne douche n’était pas du luxe. Tout comme sa salle de bain d’ailleurs… Modeste mais propre. La douche tenait en un tuyau de fer un peu vétuste qui ne semblait pas des plus solides si l’on tirait dessus mais tant que l’eau passait à l’intérieur… L’homme retira son bas et se glissa à l’intérieur pour la faire couler, chaude et presque brulante même comme il les aimait. Prenant appui sur un bras tendu contre la paroi en carrelage , il baissa la tête et laissa la cascade couler sur ses cheveux et glisser sur sa nuque, fermant les paupières pour mieux apprécier ce doux réveil qui le mettrait enfin en bonne condition pour le reste de la journée…
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Mar 3 Mai - 11:12

Hector observa le portable comme si c’était une chose affreuse et gênante. Dalia ne voyait pas vraiment ce qu’il cherchait et finit par se lever avec le portable dans la main, et en s’appuyant sur sa cuisse de l’autre. Il lui prit la main, comme la veille au soir, pour qu’elle le suive. Avant de passer la porte il jeta l’appareil du côté et il s’écrasa dans la rue, laissant entendre un joli bruit de plastique cassé en milles morceaux. La jeune femme regarda le vestige de son téléphone avant qu’elle ne fût attirée à l’intérieur par le mexicain. Il dit d’un ton clair et sérieux qu’il ne voulait plus de ‘ça’ avec lui. Au moins ça avait le mérite d’être très clair. Dalia resta silencieuse.

Elle commençait légèrement à voir vers où ils se dirigeaient avec tout ça. Les portables permanents devaient certainement le déranger. Après tout, vu son age il ne devait pas être bien habitué à la technologie et la police faisait des merveilles sur les réseaux électriques à présent. Ils traversèrent le salon jusqu’à un meuble où Vargas lui lâcha la main. Elle resta là, à attendre et observe le manège de l’homme. Il ouvrit un tiroir remplit de téléphones. Ainsi afféré il commenta que si elle voulait bosser avec lui, il allait falloir être plus prudente. Elle hocha la tête, même si le type ne la voyait pas, c’était aussi pour qu’elle le retienne.

C’était le matin après une nuit particulièrement agitée, il lui fallait un léger effort pour bien faire attention à tout. Mais bon, c’était logique de sa part. Maintenant on pouvait pister n’importe qui grâce à son portable. Si il était recherché par des gens assez doués, ils pourraient éventuellement le tracer en se servant des mobiles de son entourage. Il fallait donc faire perdre la trace des gens à fin de ne pas se faire attraper… Il finit par prendre un téléphone qu’il ouvrit pour vérifier quelque chose avant de le lui tendre en lui expliquant qu’elle avait 30 minutes de crédits, qu’elle ne devait pas faire des appels de plus de 2 minutes et qu’elle devait venir le voir toutes les semaines pour le changer. Elle hocha encore une fois la tête. « D’accord. » simple et concis. En même temps, elle n’allait pas se mettre à faire le clown alors qu’ils parlaient sérieusement de quelque chose qui pourrait facilement les foutre dans la merde.

Enfin… Surtout lui. Elle, à la limite, la police elle s’en foutait, mais il était clair que ces mesures étaient aussi pour le protéger lui des flics. Si seulement il savait, il ferait une sacrée tête tout de même. Il rajouta, pour conclure, qu’il ne fallait pas user de prénoms, des lieux ou de noms de marchandise et qu’il fallait utiliser des images. Et il rajouta qu’elle savait apparemment bien le faire. Il afficha ensuite un sourire amusé qu’elle lui rendit bien évidemment. « Compte sur moi… » Ça, il n’y aurait pas de problème. Parler d’une chose en utilisant des moyens détournés, elle semblait être surentraînée de ce côté. Les sous-entendus étaient bien souvent plus amusants pour l’esprit que de dire les choses froidement et sans aucun style ; mais c’était aussi et surtout une assurance que des oreilles profanes n’arrivent pas à décoder ce qu’on était entrain de dire.

Hector se passa une main sur la nuque. Lui aussi avait apparemment un peu de mal à se remettre de la nuit de la veille. Il partit ensuite dans le couloir pour aller dans une pièce que Dalia ne connaissait pas. En attendant, elle alla dans la chambre mettre le dit portable dans son jean. En chemin elle l’observa un petit peu, histoire de repérer les touches et en déboîtant l’armature elle vit le numéro de l’appareil sur un morceau de papier et la puce. Elle hocha encore une fois la tête. Elle entendit alors le bruit d’une douche dans la pièce d’à côté. Ca ce serait une sacré bonne idée et elle aurait bien voulue en avoir une sur le champ plutôt que de devoir faire tout le chemin de retour jusqu’à chez elle pour la prendre.

Puis, une pensée lui traversa l’esprit. Elle eu un petit sourire avant de commencer à réfléchir. Il n’aurait pas un peu marre qu’elle le colle comme ça ? Puis, soudainement, une petite voix prit le dessus sur la première à laquelle elle était habituée pour lui dire de la fermer et d’agir au lieu de se triturer les neurones de manière inutile comme elle le faisait. Elle soupira. Foutue cerveau toujours en ébullition, un jour, elle se chopperait une rupture d’anévrisme rien qu’en réfléchissant. Elle se leva et sortit de la pièce en s’approchant de la porte légèrement fermée de laquelle venait le son de l’eau. Elle la poussa légèrement avant de passer la tête et constater que Vargas se tenait la tête baissée, la main en appuie devant lui sur la paroi de la douche, l’eau dévalant dans son dos et sur ses épaules.

Un peu de vapeur s’élevait de la cabine, l’eau devait être bien chaude. La jeune femme avait une préférence pour les douches froides, surtout avec ces températures, mais elle ne rechignait pas à une douche bouillante avec un homme non plus. Elle se glissa dans la salle de bain sans faire de bruit et laissa la chemise sur un porte manteau et sa culotte se retrouva sur le sol. Elle entra finalement dans la cabine de douche où l’air devenait de plus en plus chaud. Elle s’approcha de Vargas par derrière et glissa ses mains de part et d’autre de ses flancs pour l’entourer de ses bras. Elle se cola à lui, entrant en même temps en contact avec l’eau bouillante qui lui tomba sur la tête. Elle fut légèrement surprise mais finalement, la température lui convenait. Elle croisa ses mains sur le ventre de l’homme en entamant de légères caresses, toujours contre lui. Elle ferma les yeux, surtout pour ne pas se prendre pleins d’eau dedans et aussi pour stopper son cerveau qui cherchait trop compliqué à cette heure-ci. A croire qu’il ne prenait jamais de vacances celui-là.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Ven 6 Mai - 12:24

Les portables étaient dangereux. Des balances témoins à charge électroniques en puissance avec lesquels Hector ne voulait prendre aucun risque. Trop de gangsters étaient tombés à cause de cela. Il pouvait imposer toutes les lois du silence qu’il voulait à ses hommes dans la rue, si les flics avaient des écoutes et pouvaient avoir vent de leurs affaires ou même les localiser, c’était foutu. Et le mexicain avait déjà suffisamment donné en matière de temps derrière les barreaux. Personne dans son entourage n’en possédait de fixes, il ne le permettait pas. Il avait confié à chacun de ses lieutenants des portables jetables comme il venait de le faire avec Dalia et avec lesquels ils le contactaient pour des informations toujours brèves et abstraites. C’est comme ça qu’elle allait devoir fonctionner avec lui en tant qu’assistante. Cela ne sembla pas lui poser de soucis et tant mieux alors qu’elle partit le ranger dans ses affaires. Au moins, il n’y aurait plus ce problème de posé dans leur travail.

Quoi qu’il en soit, l’idée d’une douche qui lui ferait le plus grand bien après cette nuit agitée traversa ensuite l’esprit d’Hector et l’homme partit vers sa salle de bain pour se déshabiller et se glisser à l’intérieur de la cabine. L’eau chaude qu’il fit couler sur sa tête, sur sa nuque lui fit déjà un bien fou, élimant les dernières vapeurs d’alcool et de cocaïne dans celles du déluge bouillant. Un autre moment qu’il adorait dans ses matinées pour la plupart calmes et paisibles, surtout les lendemains de fiestas. Et puis la nudité de son corps, marqué par les épreuves d’une vie de gangster, lui rappelait chaque fois pas mal de souvenir. Le tatouage de son torse déjà et son enfance difficile au Mexique. Les quelques cicatrices de fouets sur ses reins que son père lui donnait en correction. Celles des deux balles qu’il avait prises dans une fusillade avec l’ennemi ou dans une avec la police, le soir de la mort d’Esmeralda… Chaque partie de son corps portait presque un « trophée » de la violence de sa vie, même si l’essentiel résidait dans son esprit et sa mémoire…

Hector n’était pas né gangster, il l’était devenu. Par la force des choses et de son parcours chaotique. Il ne l’avait pas voulu et à vrai dire, s’il pouvait revenir en arrière, il n’aurait jamais quitté sa terre mexicaine bien qu’il n’aurait jamais eu la richesse et le pouvoir qu’il avait aujourd’hui à Inglewood là-bas et n’aurait jamais connu Esmeralda. Ce fantôme le hantait toujours et la fille qu’elle lui avait donnée et qui vivait en ce moment avec sa tante du côté de Nogales, était vraiment la seule chose qui lui restait de cette histoire et qui lui rappelait l’épouse défunte… Jusqu’à Dalia. Bien formée et prise sous son aile, elle pouvait devenir quelqu’un d’important dans le gang et pourquoi pas un des premiers lieutenants de son neveu dans les années à venir si les risques et les balles ne l’atteignaient pas. Quant à lui... Dieu seul sait où il serait mais tant que son héritage et l’empire de gang qu’il laissait était entre de bonnes mains, il pouvait finir dans le couloir de la mort ou au soleil de Mexico, cela importait peu.

Tête baissé et paupières fermées en appui sur un avant-bras contre la paroi de la douche, après quelques minutes l’homme sentit une présence se glisser derrière lui et des bras venir bientôt envelopper sa taille. Des mains d’une telle douceur posées sur son ventre, une silhouette si fine collée à son dos tatoué du Christ, c’était bien Dalia… Voilà qui était définitivement un bon réveil… La jeune femme prenait de plus en plus de libertés avec lui, cette incursion après le premier tutoiement et à vrai dire… Cela plaisait à Hector. Beaucoup de monde à Hillcrest Boulevard et de femmes particulièrement étaient intimidés par son aura, cet espèce de mythe qui se dégageait de lui derrière toutes les histoires de son règne dans le crime à Inglewood et parfois cela en devenait agaçant… Il n’était pas le président mexicain ni un personnage de bane dessiné avec des super pouvoirs après tout. Le respect était primordial et Hector y tenait beaucoup, mais il y avait des limites, surtout avec une femme avec qui ont venait de passer la nuit.

El Jefe releva alors lentement la tête et pris l’une de ses mains sur son ventre de la sienne pour l’attirer à se détacher doucement de son dos, levant ensuite un bras pour la faire passer dessous et se glisser face à lui dos à la paroi de la douche. Ses longs cheveux noirs détachés jusqu’aux épaules mouillés et collés à son visage, il les dégagea quelque peu avant de porter ses mains sur le visage de Dalia pour en faire de même puis les posa en appui sur la paroi de chaque côté de son corps pour encercler la señorita autour de ses bras tendus. Son visage se pencha lentement vers le sien pour venir trouver un placide baiser sous l’eau qui coulait dessus. L’échange dura de longues secondes avant de se rompre alors qu’Hector pencha doucement son visage vers le bas au dessus de son épaule pour laisser la douche couler sur sa nuque et épargner celui de Dalia, plus petite et couverte par sa grande carrure… Là, encore cela faisait de longues années qu’il n’avait pas partagé de douches avec une femme… Mis à part en prison, où on en partageait avec des hommes. Et bien souvent cela en profitaient pour se violer. Pas vraiment une référence.
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Ven 6 Mai - 14:40

Les douches communes, elle avait connue dans la police avec ses collègues féminines, elle avait ainsi légèrement perdu les dernières barrières de pudeur qui lui restait. Car finalement, elle s’était retrouvée adolescente à devoir foutre elle-même sa mère dans le bain pour essayer de la laver. Mais le souci était que la femme réagissait comme un enfant de 5ans et du coup, les douches devenaient légèrement chaotiques et absurdes. Elle s’était même résignée à ne la faire prendre une douche que tous les deux jours tellement cette épreuve l’épuisait. Les douches n’avaient jamais eu comme rôle pour elle, de se laver et de remettre rapidement les idées en place. Elle n’avait jamais vraiment passé des heures et des heures dedans. Le temps de rentrer, se savonner, ses rincer et hop, elle était habillée et prête pour attaquer une journée.

Autant dire que ses expériences de douches avec d’autres personnes n’avaient donc pas étaient fameuses du tout. De plus, les seuls petits amis qui avaient réussis à rester avec elle plus de quelques jours n’avaient jamais eu le temps de se tirer de leurs rêveries pour savourer une seule seconde de douche partagée avec elle. Là, elle se sentait étrangement bien. D’habitude avec un homme avec qui elle avait couchée, elle ressentait l’urgence immédiate de s’en débarrasser, de le faire dégager ou de déguerpir le plus rapidement possible, lui faire comprendre que ça avait été sympa mais que maintenant il pouvait dégager car ce n’était plus intéressant. Mais non, elle se sentait bien dans la tanière du loup, proche de celui qui l’égorgerait en une seconde si il venait à savoir qui elle était vraiment.

A croire qu’elle avait un penchant pour le sadisme et la souffrance psychique. C’était presque de l’automutilation morale qu’elle était entrain de se faire, mais qu’importe, cette peau chaude qu’elle touchait de ses doigts la détendait. Elle sentit une emprise sur une de ses mains et elle releva la tête vers l’homme. Il la tira vers l’avant en la faisant passer devant lui, contre la paroi de la douche. Son dos se crispa une petite seconde au contact froid et dur de la cloison. Mais elle se détendit vite car la fraîcheur de la matière s’était légèrement attiédie avec les vapeurs brûlantes qui s’écoulaient sur le sol. Hector se passa une main sur le visage pour enlever les mèches de cheveux collées par l’humidité puis il dégagea aussi celui de Dalia avant de se pencher et de lui capturer un baiser calme et tendre. Dalia leva ses mains pour les déposer sur ses larges épaules.

Finalement, il rompit le contact et baissa sa tête au dessus de son épaule. L’eau coulait à flot sur sa nuque et son dos et ce calme qui l’habitait à cet instant semblait presque étrange. Elle allait de surprise en surprise concernant son comportement. D’abord plutôt fêtard, bon danseur, bon amant, maintenant calme et détendu. Ce n’était pas un point négatif, bien au contraire. Elle bougea alors ses mains qui étaient restées sur ses épaules. La droite descendit jusqu’à son flanc, passant dans son dos pour s’arrêter sur des marques longues et droites qui parcouraient ses reins. Elle en parcouru la longueur de ses doigts fins. Sa main gauche descendit alors le long de son épaule où elle sentit une marque. Ca ressemblait assez à une cicatrice de balle…

Par chance, Dalia n’avait jamais eu ce genre de grosses blessures. Elle avait par contre eu pas mal de coups dans la figure face à des suspects particulièrement récalcitrants et des coups dans le bide qui vous donnaient la gerbe pendant toute la journée. Mais rien d’aussi grave que de se faire trouer par une arme à feu. Et d’ailleurs, elle espérait qu’elle n’aurait pas à en passer par là dans sa carrière car mine de rien, c’était toujours très dangereux. On avait beau entendre certaines personnes dire que dans les jambes ça ne faisait pas grand-chose, une blessure par balle était toujours mortelle si on ne faisait pas gaffe. Mais cette cicatrice semblait dater de plusieurs années. Des années mouvementées certainement.

Ensuite, savoir si il l’avait cherché ou pas, elle n’en avait pas envie. Même si elle était censée détester ce genre de personnes par principe, elle ne pouvait simplement pas à cet instant précis. Vulnérable malgré ses immenses muscles, sous cette douche, la tête baissée, il ne ressemblait pas à une machine à tuer. La distance c’était bien pour ne pas penser que les criminels en face de soi étaient aussi des humains. Foutue distances qu’elle avait oublié de calculer, il n’y en avait plu aucune entre eux deux. Elle finit par enlacer fortement l’homme en lui déposant de légers et tendres baisers dans le cou qui était à sa hauteur. Pour une femme habituée à plutôt embarquer les mecs dans son lit de manière administrative et impersonnelle, c’était étrange de se mettre à avoir ce genre de gestes envers un type qu’elle ne connaissait que depuis 24 heures. Mais après tout, elle pourrait se trouver une excuse, peut être que toute la cocaïne et tout l’alcool ne s’était pas encore dissipé dans son organisme… Ce serait trop compliqué d’envisager autre chose à cet instant de toute façon.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Mar 10 Mai - 18:32

Les cicatrices laissées dans ses aventures toutes plus dangereuses et violentes les unes que les autres représentaient un petit prix payé à côté de celui qu’il avait risqué à chaque fois. Hector aurait dû mourir une bonne dizaine de fois et être arrêté pour des chefs d’accusation qui lui auraient valus la perpétuité au moins le double. A choisir, il préférait largement la première option et c’st d’ailleurs suite à sa dernière longue peine de prison qu’il avait pris la décision de « raccrocher » et passer le flambeau à son neveu. Si dieu ne voulait pas le rappeler à lui tout de suite, alors autant qu’il patiente en tant qu’homme libre et prenne moins de risque d’être enfermé dans une cellule de 6 m². Il était bien mieux au pays sous le soleil mexicain à siroter de la tequila avec une jolie señorita en bikini sur ses genoux. Mais le fait est qu’il tenait tout de même bien trop à son héritage construit, bâtit durement pendant vingt ans, et ne pouvait pas laisser Los Ojos comme ça sans s’assurer de la pérennité du gang.

Six mois à conseiller Eduardo et à le décharger des trafics les plus délicats comme celui des armes étaient déjà bien. Il n’avait pas le mal du pays, simplement celui des quelques flics du C.R.A.S.H à qui il payait tous les mois son droit de sol et sa liberté. Hector ramenait de toute façon un peu de tout de Mexico, que ce soit en utilitaire, en alimentaire et même jusqu’au vestimentaire et ne risquait pas trop d’être dépaysé dans ce Little Mexico qu’était Hillcrest Boulevard. Et puis, il y avait toujours des surprises et des nouveautés. Des mauvaises… Mais des bonnes aussi. Dalia en était une. Imprévue, et bien sûr agréable, sur tous les plans. Il allait falloir observer comment son association avec Antonio se passerait mais El Jefe comptait déjà sur elle en tant qu’assistante-comptable. Et si Hector l’acceptait à ce niveau, tout le monde l’accepterait. Il pourrait la former et lui apprendre les ficelles du job comme il avait déjà commencé avec cette histoire de portables, au moins pour les six mois à venir.

Mais avant de passer au prochain inventaire, à la prochaine transaction voir même à la prochaine fiesta, le gangster devait déjà récupérer de cette nuit d’ivresse. Ces reins, marqués eux aussi par des cicatrices de fouet, n’étaient plus très jeunes non plus et avaient bien besoin d’une journée pour éliminer toute cette coke et cette tequila consommées hier et se remettre d’aplomb. Et une bonne douche ne pouvait que l’y aider, surtout partagée avec cette sirène du Mexique… Passée devant lui et encerclée par ses bras en appuis contre la paroi contre laquelle elle était adossée, le contact de ses mains lui faisait toujours autant de bien et l’eau brulante dévalant son dos ne faisait que renforcer ces douces sensations tant physiques que mentales. Hector finit par redresser doucement la tête et détacha l’une de ses mains de la paroi pour attraper un flacon de gel douche. Il avait déjà l’impression de connaître son corps par cœur et sous toutes ses coutures mais n’était pas contre l’idée de le redécouvrir…

Son autre main se posa alors sur la hanche de Dalia pour l’attirer un peu plus à lui et libérer son dos du mur avant qu’il ne verse un peu de produit savonneux dans le creux de celle-ci. Le mélangeant ensuite avec l’autre, il repassa ses bras derrière la jeune femme et laissa glisser de lentes caresses qui envahirent son dos et le parcoururent inlassablement de haut en bas de leur douceur savonneuses pendant de longs instants avant de repasser sur ses flancs devant elle… De la même façon, entre leurs deux corps rapprochés, elles remontèrent lascivement et recouvrirent sa peau de savon sous leur lent passage, suivant les courbes généreuses de sa poitrine et gravitant sur ses seins pour continuer jusqu’à son cou et ses épaules où elles se séparèrent pour retomber en glissant le long de chacun de ses bras… Un petit sourire complice au visage, légèrement relevé vers le haut, il reposa une main dans le bas du dos de Dalia pour la coller contre son torse écrasant le volume de sa poitrine et déposa ses lèvres sur les siennes pour retrouver un langoureux baiser…

Sa main posée sur ses reins récupéra un peu de savon et se réactiva alors en lentes caresses qui dérivèrent sur la courbe de ses fesses et se glissèrent finalement sous l’une d’elle pour inciter sa jambe à se surélever doucement et venir se coller contre sa hanche, lui offrant la possibilité de la parcourir et continuer le trajet de sa main le long de sa cuisse au niveau de son flanc… Se laver sensuellement, avec une grosse part de suggestion concernant la fièvre de cette nuit, c’était aussi possible chez les gangsters… L’échange de leurs lèvres se rompit finalement pour laisser son visage plonger à nouveau dans le creux de son cou et y déposer de suaves baisers s’ajoutant aux caresses inarrêtées de sa main sous sa cuisse. Il n’avait pas touché à la température, mais pourtant l’eau coulant sur sa nuque lui semblait bien plus brulante à présent. L’odeur du gel douche dont il venait de recouvrir le corps de Dalia ne lui était presque plus commune tout comme les frissons de chaud qui commençaient à naitre de ses caresses…
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Mer 11 Mai - 9:30

Cet échange sensuel dès le matin n’était pas dans ses habitudes pour tout dire. Déjà qu’elle n’était pas habituée à prendre son temps avec un homme, elle réservait souvent ses matinées à la mise au point. Elle se remettait immédiatement dans le droit chemin et était prête pour attaquer une nouvelle journée de galère. Mais ça faisait depuis 24 heures maintenant qu’elle malmenait ses habitudes et distordait le temps et son rythme. Alors que le matin elle était debout au pied de guerre, là, elle prenait allègrement son temps pour se savonner avec un homme qu’elle connaissait à peine. Cette nouvelle expérience lui plaisait même si elle appréhendait souvent les surprises. A présent elle semblait progresser dans cette échange aussi naturellement qu’elle le faisait avec les armes.

L’homme releva doucement la tête en détachant ses mains de la paroi. Elle était légèrement aveugle de ce qu’il faisait et se concentrait à embrasser son cou alors qu’elle entendit le bruit caractéristique du déclic que fait le bouchon d’un gel douche et qu’une de ses mains se posa sur sa hanche histoire de l’attirer contre lui. Bientôt elle sentit les mains d’Hector revenir à son dos, savonneuses. Elle eu un léger sourire. Ça allait être une très bonne douche, elle le sentait bien. Des sortes de vacances loin de son cerveau et de ses questions morales. Chaque caresse que Vargas lui prodiguait sur sa peau douce était comme un kilomètre rajouté entre ce moment et sa vie habituelle. Et elle n’avait pas hâte de faire le retour.

Elle se cala le visage dans son cou le temps de ses longues caresses. L’eau ruisselait dans son cou et dégoulinait le long de son corps. Elle commençait finalement par avoir de plus en plus chaud et par conséquent, elle ressentait de moins en moins l’eau bouillante lui cramer l’épiderme. Elle ferma les yeux un moment en ne pensant qu’aux immenses doigts du mexicain qui l’envoûtaient littéralement. Ceux-ci dessinèrent la courbe de ses hanches avant de s’arrêter sur ses flancs et de passer devant. Elle se détacha finalement de son amant pour lui laisser le champ libre. C’était simplement pour se faire savonner rien de plus… Non, ce serait un mensonge de penser que tout cela était innocent. Cet air de déjà vu était en fait une sorte de remake de ce qu’ils avaient fait la nuit dernière, mais en plus doux et en plus lent.

Ses caresses remontèrent doucement sur son buste jusque sur sa poitrine. Elle pencha doucement sa tête en arrière alors que l’homme terminait de l’enduire de gel douche sur les bras. Lorsqu’elle rouvrit les yeux et croisa ceux d’Hector elle ne put s’empêcher de lui rendre son petit sourire complice. Il semblait apprécier autant qu’elle, c’était mieux. Il lui posa une main dans le bas du dos alors qu’il l’attirait encore une fois à lui. Décidément, leurs corps semblaient s’accoutumer l’un à l’autre au point que ce contact soit décidément habituel, voir naturel. Il se pencha pour l’embrasser langoureusement. Elle enroula ses bras autour de lui, répandant par la même occasion la mousse qui la recouvrait presque entièrement. Elle passa ses doigts fins dans le haut de son dos pour le masser doucement.

Elle sentit la main de l’homme qui était restée contre son flanc, se détacher pour remettre du gel douche en son creux et lui en remettre dans le dos, dérivant, comme si une sorte d’aimant les attirait inlassablement, vers ses fesses. Il glissa même légèrement plus bas avec l’une de ses mains, redressant sa cuisse contre lui. Elle replia son genou, capturant le flanc de l’homme en calant son pied dans son dos, resserrant leur étreinte. Sa jambe ainsi en hauteur à présent, Hector avait tout le loisir de mettre autant de gel qu’il le voulait. Il rompit finalement le baiser pour baisser sa tête vers son cou. Dalia sourit en penchant sa tête vers celle de l’homme pour y déposer aussi ses lèvres humides. Elle fit passer ses mains sous les bras de l’homme pour continuer ses caresses sur son large dos.

Elle raffermit légèrement le passage de ses mains sur la peau basanée de l’homme. Elle descendit doucement ensuite, elle aussi, vers les fesses musclées d’Hector. Ça c’est clair que c’était pas de la gelée. On disait souvent que le physique c’était pas le truc principal et blablabla fallait pas déconner, avec des fesses comme ça, Vargas venait de rallonger la durée de la douche d’au moins 5 minutes. Elle se pencha ensuite à son oreille, la mordillant légèrement avant de lui souffler « Tu es doué… Je devrais songer à passer prendre une douche ici la prochaine fois que je suis pleine de graisse de fusils… » Même si elle doutait qu’une telle vision d’elle était très sexy. Quoi que, pour un trafiquant d’arme, une nana baignant dans la graisse de fusil qui veut ensuite prendre une douche... Elle n’était pas un mec mais il y aurait de quoi lui titiller le bas ventre avec ça.

Elle se mit alors à s’amuser avec l’oreille de l’homme, mordillant, y passant sa langue alors qu’elle continuait ses caresses sur ses fesses. Ça c’était une très bonne douche il n’y avait pas à en douter. La mousse s’élevait des deux corps l’un contre l’autre, se frottant doucement, une odeur fruitée et de la vapeur bouillante les enveloppait comme pour les isoler de la dureté de la réalité qui les attendait dehors. Ils ne semblaient pas presser d’y revenir et de quitter cette chaleur étouffante et cette douceur inhabituelle.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Sam 14 Mai - 14:15

Beaucoup de femmes avaient passée les portes de cette maison et presque autant celles de sa chambre, mais peu avaient pu rester aussi longtemps et encore moins partager autre chose comme une douche avec lui. Hector n’était pas coutumier de ce genre de matinée, du moins plus depuis une bonne dizaine d’année et sa femme défunte et à vrai dire, il ne pensait pas le redevenir. Pourtant, ses gestes et ses attitudes étaient étrangement libres et naturelles comme s’il avait connu ça chaque jour de sa vie. Et cela n’avait plus rien à voir avec d’éventuels stupéfiants embrumant sa conscience, non, tout était dissipé maintenant. Quoi qu’il en soit, cette douche lui faisait autant de bien que la présence de Dalia pour le moment, qui avait au moins le don de ne pas le déranger. Ce n’est pas pour autant qu’il lui ferait des cadeaux et serait plus indulgent avec elle dans les affaires. El Jefe était on ne peut plus exigeant dans le travail et ne laissait rien passer, pas même une cartouche, pas même une balle…

Sous la douche brulante, l’homme entreprit alors de la laver et recouvrit son corps de savon sous de lascives caresses entre deux suaves baisers. La petite remarque que lui glissa Dalia au creux de l’oreille eu le don de lui tirer un fin sourire, alimenté par ce à quoi ses lèvres et ses mains s’amusaient à faire sur lui. Finalement, après de longs instants à profiter de sa douceur, Hector se détacha doucement d’elle et attrapa le flacon de gel douche pour s’en verser un peu à l’intérieur d’une main. L’homme se savonna et recouvrit son corps avant d’en reprendre pour ses longs cheveux noir, le temps de bien se frotter et se laver correctement, il revient sous le déluge de la pomme pour se rincer et retrouver la chaleur de l’eau, dégageant son visage des quelques mèches tombant dessus avant de rouvrir les yeux pour retrouver le regard de la señorita avec un nouveau sourire complice. Le gangster finit se pencher doucement en avant pour venir déposer un long baiser sur son front avant d’attraper une serviette à l’extérieur de la cabine et en sortir.

Dalia pouvait rester un peu si elle le souhaitait et si elle était adepte des longues douches, au point où ils en étaient de toute façon, cela ne posait pas de problème. Le mexicain se sécha en insistant sur ses cheveux avant d’enrouler la serviette autour de sa taille pour sortir de la salle de bain et se diriger vers la chambre. Un bref arrêt au poste CDs où il mit un peu de cumbià en fond sonore et il fila directement vers une armoire où se trouvaient ses affaires, évidement très… « mexicaines ». Il opta pour un pantalon simple jaune pâle, une chemise assortie sous lesquels il enfila un débardeur blanc et un boxer de la même couleur. Sa petite chaine en or avec une croix catholique en pendentif au cou et sa montre au poignet, il attrapa un peigne et se coiffa brièvement pour tirer ses longs cheveux raides et revint enfin finalement dans le salon en s’intéressant un instant du regard à où était Dalia avant d’aller chercher son paquet de cigarettes. Hector s’en alluma une et prit son portable pour sortir un moment sur le pas de sa porte d’entrée à l’extérieur.

Le gangster passa un coup de fil à l’un de ses premiers lieutenants pour lui dire de passer ici dans l’après-midi dans le but de régler quelques problèmes de stocks et d’approvisionnement en cocaïne de certains secteurs dont Jesus lui avait parlé hier soir, le tout bien sûr en espagnol. Une précaution de plus au cas où, ce portable qui n’avait qu’un jour serait déjà sur écoute, ce qui était quasi-impossible. Mais on était jamais assez prudent… Hector avec rendez-vous avec leur source à la frontière dans dix jours. D’ici là, il faudrait faire avec ce qu’ils avaient et partager entre secteurs car il n’avancerait pas la livraison. Une des règles qu’il avait également enseigné à Eduardo. A peine deux minutes discussion et il revint enfin à l’intérieur où Dalia était sans peut-être sortie de la douche et habillée. Quoi qu’il en soit, elle n’allait pas devoir traîner là très longtemps car il recevait toujours seul, surtout que le lieutenant en question ne devait certainement pas la connaitre. Cela viendrait avec sa place d’assistante… Mais chaque chose en son temps.

L’homme partit s’installer sur un fauteuil avec un cendrier en l’attendant mais n’avait pas prévu que Maria, une femme du gang qui était préposée à venir faire diverses tâches ménagères chez lui allait débarquer. Elle faisait les courses, le ménage, la cuisine et, jeune et jolie morena, couchait accessoirement avec lui de temps à autres.
« Entra! » lança-t-il en entendant frapper à la porte avant de la voir apparaitre. « Aaah Mariaa… Como està ? Fais vite aujourd’hui, je dois recevoir quelqu’un… » glissa-t-il avant de tirer une nouvelle fois sur sa cigarette. Une discussion s’installa alors que la jeune mexicaine aux tresses commençait à ramasser quelques affaires traînant ça et là dans le salon pour les ramener à la cuisine. Elle avait un jeune fils sans père, pas d’Hector ou en tout cas pas à sa connaissance, et c’est notamment pour cette raison qu’il la payait bien pour qu’elle puisse lui offrir tout ce dont il avait besoin.

Parfois elle l’amenait, et Hector se montrait assez paternel avec lui, le chico lui rappelant l’un de ses fils avec sa mère au Mexique. Mais il finissait bien souvent devant des dessins animés le temps que sa mère et Hector ne s’enferme dans la chambre. Quoi qu’il en soit, il avait beaucoup d’amitié pour cette famille même s’il exploitait en quelques sortes la mère. Si Dalia n’allait pas faire la connaissance de son lieutenant, elle allait au moins sans aucun doute faire la connaissance de sa femme de ménage d’un moment à l’autre….
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Sam 14 Mai - 17:47

La douche se poursuivait relativement bien dans une ambiance détendue comme si ce n’était pas la première fois qu’ils faisaient ça et que c’était habituel. Peut être que ça le deviendrait, en tout cas ce n’était pas une expérience désagréable. Finalement, l’homme se saisit du gel douche pour se savonner aussi après s’être occupé de la jeune femme. Il se lava les cheveux et fut vite imité par Dalia. Une douche sensuelle devait avant et surtout être une douche tout court finalement. Parce que ça ne servait à rien de se frotter sous l’eau si on ne se lavait pas aussi. Et puis avec cette chaleur, ses cheveux régressaient vite. Même si elle était pas mal habituée et qu’il lui fallait plus pour la faire suer à grosses gouttes, comme cette nuit, ses cheveux ne semblaient pas être d’accord.

Hector se rinça, yeux fermés, totalement recouvert de mousse avant de finalement pouvoir rouvrir ses prunelles et sourire encore une fois à la jeune femme entrain de se shampouiner. Il se pencha en déposant un long baiser sur son front. Elle posa une de ses mains sur son torse pendant la manœuvre lui offrant ensuite un léger sourire satisfait une fois qu’il fut redressé. Il sortit en se saisissant d’une serviette et s’essuya rigoureusement avant de sortir vêtu sommairement de la même serviette. Pendant ce temps, la jeune femme prit le temps de se laver sa longue chevelure et de se rincer convenablement. Puis, une musique se fit entendre.

Hector avait apparemment un goût prononcé pour la musique espagnole et aimait bien rythmer sa maison de ce genre de mélodie. Pourquoi pas, ça n’était pas déplaisant pour Dalia. Et puis ça devait aussi réveiller après la nuit de folie qu’ils avaient eu. La musique la motiva à rapidement se rincer histoire d’évacuer toute la mousse de sa chevelure. Elle ne prit pas plus de 2 ou 3 minutes à faire tout ça et sortit aussi, prenant une autre serviette en se séchant et essorant ses cheveux bien humides.

De toute façon, elle n’était pas vraiment habituée à se les sécher. Avec le temps qu’ils avaient au Sud, même si des fois des petites tempêtes venaient les perturber, ils pouvaient se permettre de laisser sécher leurs cheveux au grand air. Généralement ça ne prenait pas énormément de temps et elle n’avait pas à s’en faire au niveau de son beau brushing car ses cheveux étaient d’une discipline exaspérante. Pour essayer d’avoir un semblant de structure sophistiqué elle était obligée d’appliquer des baumes et des gels innombrables histoire qu’ils quittent leur forme totalement inerte. Elle n’avait pas le souci de la mèche rebelle qui ne veut pas écouter son maître et s’obstine à vouloir être l’élément perturbateur capillaire. Ainsi, même si elle négligeait de les brosser pendant quelques minutes, elle savait qu’au premier coup de brosse ils tomberaient littéralement lisses sur ses épaules.

Elle termina de se frotter le crâne et remit ses habits de la veille en grimaçant… Elle était rafraîchie mais une fois chez elle, il faudrait qu’elle se change sinon elle aurait la sensation d’être sale toute la journée. Et puis de toute façon, elle n’aurait pas énormément de choses à faire aujourd’hui sauf si son nouveau patron direct en décidait autrement. Mais elle aurait largement le temps d’enfiler autre chose de plus frais une fois rentrée. Elle en profiterait aussi pour se détendre un petit peu et réfléchir posément à tout ça. Ouai, elle savait pertinemment qu’elle n’y repenserait pas posément comme elle l’espérait, mais qu’elle allait possiblement, légèrement, angoisser.

Une fois présentable, elle passa une main dans ses cheveux humides avant de les essorer une dernière fois et de laisser le textile sur le porte-serviettes. Elle sortit, se dirigeant dans la pièce principale d’où deux voix s’élevaient à présent. Lorsqu’elle pénétra dans la pièce, Hector était habillé entrain de fumer tranquillement en papotant avec une femme mexicaine qui devait être la femme de ménage. Elle lui adressa un sourire « Buenos dias. » Que lui rendit la bonne femme. Elle devait certainement faire partit du gang pour venir comme ça nettoyer derrière Hector. En même temps, il n’avait pas l’air du genre à mépriser les gens qui faisaient ce genre de travail. Après tout, presque toutes les bonnes femmes mexicaines du coin devaient faire le ménage.

Dalia sortit un élastique de la poche arrière de son jeans et s’accrocha ses cheveux encore humides en une couette haute. Ainsi toute l’eau n’allait pas lui dégouliner totalement dans le cou et lui tâcher son chemisier. Il n’y avait rien de pire que rajouter encore à l’humidité ambiante inhérente à cette région des Etats-Unis. Elle se tourna ensuite vers Hector. « Je pense que tu as des choses à faire aujourd’hui, je ne vais pas tarder à y aller… » Après tout, en tant que numéro deux du gang il devait avoir d’autres chats à fouetter et elle, elle devait aussi prévenir ses colocataires de ses nouvelles dispositions assez aléatoires qui allaient la forcer à s’éclipser d’une manière anarchique dans le futur. Elle se pencha vers Hector en lui déposant un léger baiser et sortit de la maison en adressant un « Hasta la manana ! » aux deux personnes du salon. Ensuite, elle reprit sa voiture et rentra chez elle, se changer, réfléchir, angoisser et possiblement être embarrassée devant ses colocataires. Un bon programme pour l’après-midi !

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