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 Forever trusting who we are [SUITE]

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Dalia Lucientes
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MessageSujet: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyDim 10 Avr - 22:38

Après sa petite remarque sur le stock qu’il y avait dans ce garage, l’homme émit un léger rire avant de se tourner vers elle, une fois au fond de la pièce. Il lui dit que c’était pour protéger les enfants dans nos rues et faire des bonnes affaires. Il écarta les bras comme pour présenter toutes les armes. Oui, ils ne comptaient attaquer personne sinon ils l’auraient déjà fait, ils avaient l’air d’en avoir largement les moyens. Elle qui ne faisait que passer du flingue moyen voir pourri, ça l’étonnait vraiment qu’ils aient réussi à se constituer un tel arsenal. Mais finalement, après réflexion, après 20ans à commercer de cette façon, ça semblait normal. Le silence de la salle fut une fois de plus brisé par le rire rauque de l’homme, indiquant qu’il avait peut être un peu trop forcé sur les cigares et l’alcool dans sa vie. A sa question, un nouveau rire en réponse. Décidément, il se fendait bien la poire quand elle était dans les parages.

Pour l’instant, elle prenait ça pour un bon signe. C’était mieux que de se faire gueuler dessus après tout et mieux valait qu’il rigole plutôt qu’il pleure… Même si d’après les plans de Dalia il finirait par la haïr et grogner amèrement derrière les barreaux d’une prison. Pour l’instant, tâchons de ne pas trop penser à ça, elle pourrait avoir un comportement réflexe inhabituel et finir par se faire démasquer. Mais jusque là, tout semblait rouler comme sur les des roulettes d’une manière globale. Impeccable on pourrait même dire. Dalia ne saurait pas quoi raconter d’abord à ses compagnons ce soir. Et tout ça, juste en prenant un bête jus d’orange dans un bar un matin. La chance l’avait à la bonne aujourd’hui, espérons que ça ne retombe pas trop vite.

L’homme se dirigea finalement vers une petite table et commença à farfouiller elle ne savait quoi. Il murmura un ‘peut être’ en réponse à la chose importante qu’il semblait vouloir lui demander de faire. Au moins il ne s’était pas offusqué de sa demande d’information supplémentaire. Il se retourna et se posa contre la table en lui expliquant que son assistant savait parler business et s’organiser mais qu’il ne savait pas compter. C’était embêtant ça. Très embêtant même. Un mec responsable de compter les armes qui ne sait pas compter, ça peut être handicapant en effet. Vargas lâcha même une petite insulte en secouant négativement la tête. Il se redressa et se dirigea vers la jeune femme avec des feuilles et un stylo. Elle sentit le coup venir et tout devint plus clair quand il lui demanda si elle savait compter. « muy bien. ». C’était un peu son boulot et elle ne comptait même plus les nuits blanches qu’elle avait passé au Texas à remplir des formulaires et de la paperasse pour ses supérieurs sur les stocks qu’ils avaient interceptés.

L’homme saisit une feuille et un stylo et écrivit quelque chose dans le coin. Une fois fait il la lui tendit avec les clefs et lui demanda la quantité et la qualité du stock en armes et munitions pour chaque calibre et de venir le soir lui donner les chiffres. Elle prit la feuille et jeta un coup d’œil à l’adresse pour déjà se faire le chemin dans la tête lorsqu’elle sentit Vargas passer sa main dans des mèches de ses cheveux. Elle leva les yeux et croisa son regard alors qu’il lui disait qu’elle allait être récompensée pour son travail. Elle lui envoya un simple sourire et finalement, il s’en alla, remontant dans sa voiture. La jeune femme le regarda partir avant de refermer le volet et de toiser la salle du regard. Ses yeux se posèrent sur la bouteille de tequila presque totalement finit, la saisit et la termina.

Ensuite, elle s’attela à sa tâche. Elle commença par les munitions un peu en bordel et rassembla les quelques balles dispersées de-ci de-là pour les regrouper. Ensuite, elle s’attela aux flingues par ordre de grandeur et fit un tableau en énumérant le nombre de munitions, les nombres de fusils, leurs états, si ils nécessitaient une révision ou non. Elle les vérifia elle-même un par un avec des gestes automatiques, effectués plus d’une centaine de fois. Tellement, qu’elle avait l’impression que son corps le faisait pour elle, sans qu’elle ai à y penser. Au bout d’un moment, elle se rendit compte qu’elle avait finit et qu’il lui avait fallut 4 feuilles pour faire tout ça. Elle rejeta un coup d’œil dessus rapidement et revérifia encore une fois. Dalia était une organisée presque maniaque et puis, il ne fallait pas faire de fautes.

Lorsqu’elle ressortit du garage, les feuilles en poche, elle prit le chemin de la petite maison qu’elle avait dans le quartier. Elle ne rentra que pour se débarbouiller un peu et se laver de la transpiration et de la graisse à fusils. Elle ressortit toute propre, une chemise blanche et un jean légèrement délavé avec des chaussures de ville confortables et prit sa voiture sans oublier les précieuses feuilles dont celle qui contenait l’adresse de Vargas. Elle avait aussi, bien sur, les clefs sur elle, et son flingue, comme toujours. Elle démarra sa camaro et fit route. Elle tourna une ou deux fois avant de finalement trouver la bonne adresse. Elle coupa le moteur et prit une inspiration. Elle n’avait pas vraiment eu le temps de penser à ce soir vu qu’elle s’était plongée corps et âme dans ce fameux inventaire et que quand elle faisait quelque chose, elle le faisait à fond. Elle murmura « On y est… » doucement et se décida à sortir.

Elle referma sa voiture et se dirigea vers la maison qui ne se distinguait pas vraiment du reste du quartier. La jeune femme fut légèrement étonnée d’ailleurs. Elle aurait quand même cru voir quelques signes qu’un ex chef de gang habitait dans le coin, ben apparemment pas. Elle s’avança jusque devant la porte et toqua. Elle était légèrement nerveuse. Ca avait toujours été comme ça avant ses examens ou ses oraux ou ses devoirs à rendre. Là, elle angoissait légèrement mais une fois ‘dans le bain’ elle se laisserait guider par le personnage de Dalia et tout irait bien… Enfin, elle espérait. Des pas retentir derrière la porte et une fois qu’elle fut ouverte elle tendit directement les papiers à l’homme. Rapide, efficace et directe. Les trois adjectifs d’une Dalia au travail.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyLun 11 Avr - 8:28

Après ce bon début de journée et cette rencontre intéressante, Hector était rentré chez lui dans sa maison sur Hillcrest Boulevard, satisfait de ce qu’il avait vu de Dalia et plutôt confiant quant à la tâche qu’il lui avait confiée. Elle semblait plutôt intéressée et volontaire et lui était en tout cas tout à fait charmante et agréable de compagnie. Il saurait très bientôt si elle était compétente et digne de confiance… En attendant, le mexicain s’enquit de sortir une nouvelle bouteille de tequila une fois arrivé chez lui, puisqu’il avait laissée l’autre à Dalia au garage, et partit avec prier avec dans la sorte de petite chapelle qu’il avait installée dans le coin d’une chambre. Voilà tout le paradoxe de sa vie de gangster au fond… Une main sur la bible, l’autre sur le flingue. Devant une statue du Christ et quelques bougies, une prière pour sa mère et ses sœurs, une autre pour Esmeralda et une dernière pour lui et la famille qu’il lui restait. L’homme se signa puis reprit la bouteille agenouillée à côté de lui non sans cette espèce de similitude entre les souvenirs de sa première femme défunte et cette fameuse Dalia lui torturant un coin de l’esprit.

Quelques gorgées de tequila et une cigarette plus tard, il reçu la visite de Jesus… Non pas du messie dans une hallucination liée à sa forte consommation d’alcool non… Jesus était un des lieutenants d’Eduardo à la tête du gang qui s’occupait principalement du trafic de cocaïne et de la prostitution. Un bon gars, un peu ravagé et obsédé sur les bords, mais efficace dans son job et sympa. Hector avait oublié qu’il devait passer aujourd’hui pour faire les comptes de la semaine avec toute cette histoire de la matinée. Jesus débarqua donc avec trois de ses gagneuses, non pas pour s’amuser avec mais pour qu’elle exerce leurs deuxième activité après faire des passes dans la rue, à savoir compter l’argent de la drogue et Hector les fit entrer chez lui. Lui et Jesus laissèrent les putes compter, trier et nouer les liasses de billets par terre autour de la table basse de son salon pendant qu’ils faisaient une petite partie de dominos autour de verres de tequila et de bons cigares avec de la musique mexicaine traditionnelle en fond qui provenait de sa vieille radio.

Les deux hommes parlèrent un peu de tout pendant de longues heures de partie avant qu’Hector n’en vienne au sujet de Dalia et de sa rencontre ce matin. Jesus ne savait même pas de qui il s’agissait, ce qui était somme toute normale pour une nouvelle recrue du gang à peine arrivée et qui n’avait pas dû parler ni même voir un seul grand ponte de Los Ojos avant Hector ce matin. Quoi qu’il en soit, la discussion eu le don de lui rappeler qu’elle n’allait pas tarder à arriver puisque le soir arrivait sur Inglewood et l’ancien chef interrompit alors les dominos pour partir sous la douche. Une fois sorti, il enfila un nouveau jean bleu clair mais pas de chemise, restant torse nu avec sa seule chaîne en or avec une croix en pendentif au cou. Il laissa également ses longs cheveux noir détachés jusqu’aux épaules et revint dans le salon en terminant de se sécher la nuque avec une serviette au moment où on frappa à la porte. Dalia ? Déjà ? Et ben elle n’avait pas chômé la petite…

Hector prit son 357 au cas où comme il en avait le réflexe depuis des années et coinça sa serviette dans la poche arrière de son jean pour partir répondre à la porte, découvrant effectivement la jeune femme lorsqu’il ouvrit. Dalia lui tendait déjà les feuilles qu’il lui avait laissées, comme si elle voulait lui remettre avant de vite s’enfuir. Et l’hospitalité à la mexicaine alors ? A moins que ce soit la poubelle de Jesus garé devant la maison qui ne lui faisait penser qu’il avait du monde et qu’elle dérangeait. Non, non non…

« Aaaaaah Dalia… Entra entra! » dit-il en ouvrant un peu plus la porte et se poussant sur le côté en lui présentant l’entrée d’une main pour l’inviter à entrer à l’intérieur.

Là seulement il prit ses feuilles et ne referma pas la porte avant de partir dans le salon en lui faisant signe de le suivre. « Fuera las putas… » lança-t-il aux trois filles autour de sa table basse pour leur faire comprendre de dégager et leur mac par la même occasion vers lequel il porta ensuite son regard « On doit parler affaires… » reprit-il à son attention. Jesus termina son verre d’une traite puis se leva avant d’enfiler sa veste, laissant comme prévu le fric et un sachet de cocaïne à Hector avant de rejoindre ses gagneuses vers l’entrée. Les putes regardaient Dalia d’un mauvais œil, sans doute jalouses de sa position dans le gang et le fait qu’une nana puisse faire « des affaires » avec lui pendant qu’elles tapinaient sur le trottoir, mais ça Hector en avait l’habitude et ne prêtait pas attention à ce genre de crêpages de chignons. Evidemment cela en resta là et pas un mot ne sortit de leurs bouches à faire du fric. Les hommes du gang hésitaient déjà à adresser la parole d’eux-mêmes à Hector, alors des putes… Il salua Jesus et lui donna une accolade avant de le laisser partir et refermer la porte derrière eux.

L’homme partit ensuite s’asseoir sur le canapé devant la table basse sur laquelle étaient alignées toutes les liasses de billets triées et comptées et invita Dalia à s’asseoir sur le fauteuil en face. Il resta silencieux le temps de se plonger dans la lecture des feuilles devant lui de longs instants, constatant qu’elle avait fait un bon boulot et que c’était bien mieux que les espèces de brouillons illisibles qu’Antonio pouvait bien lui faire. Les chiffres semblaient normaux, les armes bien classées… Un vrai travail de secrétaire, clean et sur lequel il n’y avait rien à redire. Hector finit par acquiescer d’un lent hochement de tête positif avant de plier les feuilles en quatre et se pencher en arrière pour les ranger dans sa poche. « Parfait, parfait… T’as fais du bon boulot. Rapido en plus de ça. » glissa-t-il avant de se relever du canapé pour marcher jusqu’à la table où il avait laissé les dominos, la tequila et la came de sa petite après-midi avec Jesus.

« Il faut fêter ça... Après l’effort, le réconfort comme disent les gringos, si ? » reprit l’homme dans un nouveau rire cassé en prenant la bouteille et le sachet conséquent de cocaïne pour revenir avec les deux en mains vers la table basse. « Restes un peu boire un verre… Tu n’as rien de prévu j’espère ? » lui demandant-il en se rasseyant sur le canapé face à elle, posant le tout au milieu des liasses de billets parmi lesquelles il fit un peu de place, sur un ton qui relevait une nouvelle plus de l’invitation à ne pas refuser que de la réelle question intéressée…
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyLun 11 Avr - 10:45

La personne qui ouvrit la porte ne fut autre que Vargas – étonnant, dans sa propre maison – et parut assez content de la voir ce qui étonna légèrement la jeune femme. Il lui dit d’entrer et ouvrit encore plus la porte en se poussant pour l’inviter à venir. Elle fit un pas alors que l’homme prenait les feuilles. Elle dit un « Gracias. » parce qu’il aurait bien pu la laisser sur le pas de la porte, vérifier les feuilles et lui demander de se barrer. Ca semblait tout à fait son style et elle en aurait d’ailleurs la preuve dans quelques secondes. Il ne referma pas la porte et se dirigea vers l’intérieur en lui faisant signe de venir. La jeune femme le suivit silencieusement, observant du coin de l’œil la décoration. Assez sobre si on considérait l’exubérance des hispaniques comme normal. Il y avait une teinte religieuse un peu partout, ce qui était assez paradoxale en voyant dans quel genre d’activités baignait le propriétaire.

D’ailleurs en arrivant dans ce qui devait être un salon elle constata que 4 personnes y étaient. En fait, 3 nanas dont l’accoutrement ne cachait rien de leur réel métier étaient entrain de compter de l’argent autour d’une table basse. Des prostituées qui comptaient les recettes du jour apparemment et attablé, un homme qui semblait être plus ou moins de la même trempe d’Hector. Elle lança un bref « Buenas tardes » destiné à un peu tout le monde étant donné qu’elle ne savait pas qui saluer comment. Le ton sobre conviendrait certainement. Vargas demanda aux putes de se casser et c’est lorsque celles-ci levèrent la tête vers eux qu’elle croisa leurs regards incroyablement hostiles. Ha en effet, elle aurait dû s’en douter. Qu’elle n’ai pas à se retrouver à faire la tapin devait provoquer quelques jalousies et si en plus elle semblait être dans les bonnes grâces de Vargas, il allait falloir qu’elle fasse gaffe lorsqu’elle marchait dans la rue et qu’elle surveille ses arrières. Surtout qu’elles avaient l’air assez hargneuse. Mais Dalia ne leur rendit aucun retour, elle détourna simplement le regard en les ignorant royalement.

Le chef dit au type, qui devait certainement être un mac doublé d’un dealer, qu’ils devaient parler affaire. Ca allait être assez rapide mais la jeune femme se retint de tout commentaire. Parce que bon, ses quatre feuilles seraient vite survolées. L’autre type termina son verre, enfila sa veste et se leva pour sortir. Hector salua l’homme d’une manière assez amicale et les 4 inconnus sortirent enfin, laissant Dalia seule avec el Jefe. Celui-ci alla s’asseoir sur le canapé devant la table basse pleine de billets rangés et invita la jeune femme à s’asseoir sur le fauteuil de l’autre côté ce qu’elle fit sans rien dire. L’homme qui avait toujours les feuilles en main commença à les lire. Dalia était légèrement stressée. Elle avait peur d’avoir trop bien fait cette liste. Elle avait peur que ça pue le flic habitué à la paperasse et aux inventaires de stocks dans les caisses de la police. Mais bon, apparemment le type ne sourcilla pas et partit certainement simplement du principe qu’elle était organisée. Ca lui convenait bien en tout cas.

Il finit par hocher lentement la tête. Ouf, la pression retomba instantanément dans le ventre de la jeune femme. Elle avait eu une angoisse monstre à la pensée qu’elle ai pu le décevoir et d’anéantir durablement son ascension dans le gang. C’était ça le désavantage quand on ‘travaillait’ directement avec un gros bonnet du gang. On pouvait très vite gagner en importance comme on pouvait très vite se retrouver dehors. Il plia les feuilles en 4 et les rangea dans sa poche en disant que c’était parfait et qu’elle avait fait un bon boulot en rajoutant qu’elle était rapide en plus. Elle sourit, satisfaite, « Ca m’a fait plaisir de vous aider. ». Même si c’était un ex chef de gang qui la félicitait de son boulot dans un stock d’armes illégale, c’était toujours bon à prendre, et si ça permettait de lui donner plus de responsabilités pour rassembler plus de noms et d’adresses et tous les couler à la fin… La fin… Ouai elle n’espérait pas y arriver en quelques mois. En fait, les bonnes couvertures duraient des années avant de donner de vrais résultats. Si on s’y prenait trop tôt, on ne stoppait les activités sur tous les fronts et elles se contenaient simplement de continuer comme avant…

Hector se releva pour se diriger vers la table pleine de dominos. Il rajouta qu’il fallait fêter ça sous le prétexte de l’expression ‘après l’effort, le réconfort’ comme disaient les jeunes. Cette remarque décrocha un petit rire à la jeune femme en même temps que l’homme « En effet. » Elle ne pouvait pas dire le contraire, elle était la première à vouloir sortir les bouteilles pour fêter n’importe quoi dans le cercle privé. Elle avait bien bossé en effet mais bon, le type n’avait eu qu’à survoler 4 petites feuilles et il lui fallait déjà un petit remontant. Mais bon, tous deux savaient que ce n’était qu’un prétexte presque pour s’en enquiller quelques unes. Il prit la bouteille et le petit sachet de cocaïne et revint à la table. Il lui proposa de rester un peu pour boire un verre en lui demandant si elle n’avait rien de prévu ce soir. Elle hocha négativement la tête. « Après avoir passer une après-midi dans un garage étouffant, je pense que je peux bien me détendre un petit peu. ». M’enfin, ne soyons pas naïf. ‘Un petit peu’ et ‘un verre’ allaient certainement se multiplier de manière exponentielle au cour de la soiré. Surtout que l’homme finit par se rasseoir en posant la bouteille et le sachet sur la table en faisant un peu de place au milieu des liasses de billets. D’ailleurs Dalia ne pu s’empêcher de remarquer « Qué padre ! Les affaires semblent bien marcher en ce moment… » En tout cas du côté des prostituées et de la coke. Du côté des armes aussi si on en jugeait sa petite liste. Mais bon, le fait que les russes étaient dans le coin et avaient choisis les Los O pour commercer ne devait pas être étranger à cette bonne santé dans les caisses du gang. Mais pour l’instant, assez parler de boulot. Par contre quelque chose sur la table ne lui inspirait pas grand-chose, c’était le petit sachet. Elle n’y avait pas encore touché. Bien sur, elle s’était déjà enquiller quelques drogues diverses au cours de sa vie ou de son arrivée ici mais elle avait toujours esquiver plus ou moins les drogues dures. Par contre, ce soir, elle n’allait pas refuser devant le numéro deux, ce serait inconvenant.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyLun 11 Avr - 13:51

Des comptes, des comptes, sans arrêt des comptes… C’était une des corvées dont il fallait s’acquitter lorsqu’on dirigeait une organisation criminelle aussi lucrative. Heureusement pour Hector, il avait toujours été le chef de cette entreprise et continuait à en être dans l’un des hauts dirigeants, laissant donc aux ouvriers comme ses trois putes le boulot le plus pénible. Au départ peut-être, avec ses cuatro amigos, il devait en faire d’avantage mais on était loin de l’ampleur qu’avait pris Los Ojos aujourd’hui, tant en nombre de membres qu’en revenus d’argent sale. Quoi qu’il en soit, ce n’était pas aujourd’hui alors qu’il était au bord d’une retraite anticipée qu’il allait commencer. Hector préparait la nouvelle génération et la formait comme il commençait à le faire avec cette Dalia qui pourrait bien grimper les échelons du gang et devenir un visage important du paysage d’Hillcrest Boulevard. Pour l’instant, elle n’était encore personne et n’avait même pas à être présentée à un lieutenant comme Jesus mais qui sait d’ici quelques mois…

En tout cas, elle était plutôt bien partie comme le constata l’homme une fois seul avec elle devant l’inventaire qu’elle lui avait fait sur ces quelques feuilles… Bien, il pouvait apparemment compter sur elle pour ce job. Une bonne chose qui lui offrirait sans aucun doute d’autres opportunités à venir. Mais pour ce soir, la seule opportunité qui comptait était celle de se détendre et s’amuser un peu après le bon travail que Dalia avait fait. Hector partit chercher de quoi se mettre en bonne condition entre tequila et cocaïne et revint sur le canapé en déposant son 357 sur la table avant de lui glisser son invitation à laquelle la señorita répondit positivement. « Muy bien ! » lança-t-il en faisant un peu de place autour des liasses de billets sur la table basse qui les séparait et devant lesquelles Dalia se mit à s’exclamer que les affaires marchaient bien. Hector releva les yeux vers elle en arquant les sourcils avant d’esquisser un large sourire amusé. « Ca ? C’est de la mierdà… Les bénéfices de la dope en même pas une semaine sur un seul secteur. Si tu travailles dur et bien, tu pourras te faire ça en quelques jours… » lui répondit-il.

Vrai. Il devait y avoir quoi… 7 000… Peut-être 8 000 dollars sur cette table. Pas de quoi entrevoir l’Eldorado. Du moins pas dans leur milieu. Un citoyen américain moyen pourrait s’enflammer devant cet argent, mais après tout, Dalia n’était encore que dans les derniers maillons de la chaine et cela devait l’impressioner. « Et puis… Le fric ça va, ça viens… Y a beaucoup à investir entre les armes, la drogue… Et même la policià ! Ces cabrones du C.R.A.S.H à qui je paye ma liberté tous les mois…. Cet enfoiré de Mourning… Hijo de putaPendejo… Un conseil, évite ces sangsues de flics comme la peste où ils trouveront un moyen de te faire cracher tous tes dollars pour s’en mettre plein les poches… » reprit Hector avec une pointe de haine palpable dans le ton de sa voix et la batterie de gros mots pestés à l’encontre de ces flics tout en ouvrant le sachet de came pour en étaler sur la table. Enfin, le thème de ce soir était plus propice à la détente et à la fête, ils n’allaient pas parler de flic ni de business.

Aussi Hector attrapa deux verres sur le second plateau sous la table et les posa côte à côte sur le premier devant le tas de poudre étalé puis prit de la bouteille de tequila pour les remplir en une fois de gauche à droite. L’homme s’empara ensuite du sien et le porta devant leurs visages pour inciter Dalia à faire de même et trinquer avec lui. Les verres entrechoqués, il reposa sa boisson en en claquant sèchement le fond sur la table « Salud ! » s’exclama-t-il comme on le faisait chez eux, à Mexico. Un petit rail pour compléter le tout et la fête serait lancée ! Hector attrapa alors une liasse de billet pour s’en servir comme raclette et se créer une petite ligne de poudre blanche devant lui. Avec ses longs cheveux noirs détachés, mieux valait éviter de les traîner dedans… La ligne tracée, le mexicain se pencha ensuite en avant pour la snifer d’un trait répété trois fois successivement de gauche à droite, preuve qu’il était plutôt aguerrit à l’exercice puis le temps… Lorsqu’il releva la tête et se redressa… Il se sentait beaucoup mieux. Directement au cerveau. Avec ça, il était tout de suite plus détendu…

Hector s’allongea confortablement au fond du dossier du canapé, non sans frotter ses narines du bout des doigts en reniflant puis désigna le tas de cocaïne sur la table à Dalia, au milieu de ce sacré dépotoir criminel entre liasses de billets, bouteille de tequila et flingue. « Sers-toi, c’est moi qui invite ce soir. C’est de la bonne, pure à 70%... Rien à voir avec la saloperie qu’on vend dans les rues. » lui glissa-t-il comme pour vendre son offre, mais après tout elle ne pouvait pas refuser non ? Comment pourrait-il lui faire confiance si elle ne sniffait pas cette came avec lui ?
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyLun 11 Avr - 14:55

Hector fut satisfait de la réponse positive de la jeune femme qui ‘était un peu obligée il fallait bien le dire. Mais bon, elle le voulait bien quand même. Après tout elle était un peu là pour ça, se rapprocher de Vargas pour se rapprocher des affaires et ainsi arriver plus vite à son but. Mais comme disait le tatouage sur son bras, elle n’y arriverait pas sans payer un peu de sa personne et ce soir elle allait certainement payer un lourd tribu. Mais bon, il fallait en passer par là et elle le savait depuis le début. L’homme arqua les sourcils avec un grand sourire alors qu’il lui disait que ce qu’elle voyait là sur la table ce n’était presque rien et que ça ne représentait même pas une semaine sur un seul petit secteur et que si elle travaillait dur et bien elle pourrait se faire ça en quelques jours.

Ce genre de choses pouvait être terriblement alléchante, il n’y avait aucun doute là-dessus. Si vous vous secouiez tout ses billets le nez des bonnes personnes, ça pouvait les rendre malades et capables de tout. Heureusement ce n’était pas du tout le but de la jeune femme – pour l’instant. Le chef reprit la parole expliquant que ce qu’ils gagnaient, ils ne gardaient pas toujours avec les investissements divers que demandait un gang pareil. Ca oui, pour fournir tout le monde correctement, il fallait se séparer d’une bonne quantité. Et il rajouta que l’inspecteur Mourning lui demandait de l’argent pour sa liberté dans le secteur. Oui, elle avait entendu dire que les fédéraux lui collaient aux fesses. Ceci expliquait pourquoi il pouvait se balader tranquillement dans son quartier sans avoir à se cacher. Il lui conseilla d’éviter le plus possible les policiers qui essayeraient de la plumer jusqu’au dernier centime pour s’en mettre plein les poches. Dans sa voix, on pouvait clairement lire à quel point il estimait ces flics. Dalia hocha la tête « Je tâcherais de les éviter comme la peste. » même si elle était déjà censé le faire. De toute façon, les flics normaux ne s’intéressaient normalement pas trop à elle. Une femme déjà, si elle ne ressemblait pas à une prostituée alors elle ne devait pas avoir grand-chose à faire. C’était pratique quelques fois d’être une nana.

Vargas pesta encore alors qu’il ouvrait le sachet pour étaler de la coke sur la table. Il attrapa deux verres sous celle-ci et les plaça l’un contre l’autre pour verser d’une rasade de la tequila. Une soirée typiquement mexicaine apparemment. Il leva son verre et Dalia fit de même avant de trinquer à la manière du pays. Alors qu’il reposait son verre sans y toucher, il prit quelques billets en guise de raclette pour faire son raille. La jeune femme, elle, avait gardé son verre et voyait gros comme une maison ou ça allait partir tout ça. Elle s’avala deux bonnes gorgées d’un coup histoire de déjà s’embrumer la tête. Une première fois pour la cocaïne même si elle avait déjà consommait quelques autres trucs à droite et à gauche. Elle connaissait légèrement les effets pour les avoir observés sur d’autres personnes mais sur soi, c’était carrément une autre histoire. Vargas s’envoya sa ligne alors que Dalia reposait son verre sur la table. D’ailleurs, elle saisit son pistolet placé dans son dos et qui rendait la position assise dans un fauteuil inconfortable et le posa aussi sur la table basse. Décidément, une si forte concentration en matériel illégale sur un si petit table était presque étonnante. L’homme se redressa en reniflant histoire que chaque petite molécule de la poudre pénètre son cerveau et il semblait déjà un petit peu plus détendu. Il lui dit de se servir et que c’était de la drogue plus pure que ce qu’elle pourrait trouver dans la rue. Il était évident qu’elle ne pouvait refuser et d’ailleurs les mots de l’inspecteur contre lequel Vargas avait pesté quelques secondes plutôt résonnèrent encore dans sa tête.

Elle ne pouvait pas refuser une telle invitation, surtout avec un si bon début. Elle sourit en disant « Une première fois aussi luxueuse… Je ne peux pas refuser. » de toute façon, il lui aurait demandé de snifer de la coke de merde couplée avec du solvant nocif qu’elle n’aurait pas non plus dit non cela dit. Elle en avait vu faire et elle savait ce qu’il fallait faire mais quand il fallait qu’on s’y mette soi même, ce n’était pas la même chose. Elle se traça aussi une ligne, à peu près égale à celle qu’avait fait Vargas et la snifa deux fois en relevant la tête, une légère grimace sur le visage en se tenant le nez. C’est que ça arrachait énormément la première fois et elle ne pu se retenir de tousser une ou deux fois car son système respiratoire n’était pas habitué à un tel traitement. Elle réussit néanmoins à renifler un coup histoire de se dégager les sinus et se frotta légèrement les narines. Ouai, la première fois en tout cas, c’était assez désagréable. Par contre, elle ne savait pas si c’était déjà l’alcool qui tapait ou la drogue partie directement dans sa caboche, mais elle sentit sa pression légèrement redescendre. Elle se redressa aussi sur son fauteuil et se remit en place derrière les oreilles quelques mèches de cheveux qui s’étaient échappées pendant l’opération. D’après ses calcules, dans quelques secondes elle allait certainement en ressentir des effets plus prononcés. Elle leva des yeux amusés vers Vargas et lui demanda « C’est la récompense pour tous les comptables qui ont réussis à faire une belle liste des armes contenues dans votre garage ? » parce qu’à cette vitesse là, il n’aurait certainement plus assez de poudre pour tout le monde. Si elle pouvait avoir quelques noms de comptables en même temps, elle ne dirait pas non même si là maintenant tout de suite elle doutait du fait que le lendemain elle se souviendrait de cette conversation.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyLun 11 Avr - 21:28

Les mexicains savaient faire des affaires oui, mais ils savaient surtout faire la fiesta. Hector était un habitué de ce genre de petites soirées et pour n’importe quelle occasion. Après tout, il n’y avait pas grand-chose qu’il pouvait se refuser, de la came à l’alcool aux filles, et en bon vivant qu’il est, tous les prétextes étaient bons pour s’amuser un peu, surtout depuis qu’il était dans cette période transition en préretraite. Les « outils » sortis, sachet de cocaïne et tequila au milieu des liasses de billets et de leurs flingues sur cette petite table, et voilà Dalia et lui partis pour une longue soirée d’euphorie. Un premier verre servit et avalé d’un trait sec puis un premier rail pour Hector avant que la jeune femme ne l’imite et se prépare à son tour une petite ligne. Pourtant, celle-ci sembla passer beaucoup moins bien et de manière moins fluide que le rail de l’homme quelques instants plus tôt, provoquant un nouveau rire cassé chez lui en la voyant toussé et écarquiller les yeux.

Et ben… Elle ne semblait pas très endurcie à cela, ou pas avec une came si pure en tout cas… Dalia allait très vite terminée déchirée comme une vierge à ce train là… Quoi qu’il en soit, ça n’en était que plus amusant pour Hector qui finit par s’arrêter de rire doucement lorsqu’elle lui demanda s’il récompenser tous les comptables qui réussissaient à lui faire des belles listes d’armes. « Naaaaah… Il n’y a pas d’autre comptable pour ça. Il n’y en a plus du moins. » lui répondit-il dans un fin sourire pour lui faire comprendre de manière détournée qu’elle était engagée. Est-ce qu’elle l’avait seulement compris après ce premier rail de coke ? Pas sûr. Au pire Hector lui rappellerait demain car ça n’allait pas aller en s’arrangeant puisqu’il s’empara dans la foulée de la bouteille de tequila pour remplir à nouveau leurs verres. L’homme reprit ensuite le sien et le porta une fois de plus devant leurs visages pour trinquer et le vider d’une traite. « Salud ! » s’exclama-t-il de nouveau en claquant le fond sur la table.

Même cycle, même suite. Hector pris une nouvelle liasse de billet pour racler un peu de cocaïne sur la table et se fit une nouvelle ligne qu’il sniffa ensuite de la même manière dans une succession de passages de gauche à droite la tête penchée sur la table au milieu des mèches de ses longs cheveux. Le mexicain posa ensuite la liasse devant Dalia pour la laisser s’en préparer une nouvelle petite comme lui et se remit au fond du canapé pour digérer cette seconde dose et la pression qui lui montait au cerveau. En attendant et l’observant dans sa nouvelle sniffée, Hector cru vraiment revoir Esmeralda face à lui… L’effet de la coke ? Peut-être que cela aidait mais déjà ce matin, Dalia lui avait rappelé son souvenir. Rien de très sain pour lui aussi s’efforça-t-il de chasser toutes ces pensées et chercha comme souvent dans ces cas-là une petite histoire à raconter. Lui vint alors cette fameuse aventure avec un chien au Mexique qu’il choisit de lui conter. En même temps, cela servirait de test à l’euphorie et l’état éméché de la jeune femme si elle se mettait à rire comme une perdue à une histoire qui ne l’était pas tant que ça.

« Je t’ai déjà raconter la historia de Pedro le chien? » lui demanda-t-il en arquant les sourcils, preuve qu’il était déjà lui-même un peu perturbé par ses consommations de stupéfiants puisqu’il était évident que non étant donné qu’ils ne se connaissaient que depuis ce matin. Et cela n’allait pas se dissiper puisqu’en se penchant à nouveau sur la table en glissant un « No… Bien sûr que no… » , Hector reprit la bouteille de tequila pour leur servir une nouvelle tournée. « Bueno, j’étais à Mexico avec des associés à l’époque… On devait bientôt repasser la frontiera pour transporter une bonne quantité de coke. En attendant, on buvait quelques tequilas sur la terrasse d’un bar qu’Alberto, un amigo possédait. » se lança-t-il avant de prendre son verre, le levant à nouveau pour trinquer et le descendre come les deux précédents. « Salud ! » glissa-t-il avant de reprendre le fil de sa petite histoire après le claquement du fond sur la table.

« Y Alberto avait un chien… Pedro… Et ce jour là, ce coño de chien était particulièrement excité, il n’arrêtait de sauter sur nous assis sur les chaises de cette terrasse… Alors on gueulait, on lui disait de foute le camp, Vès ? » poursuit-il en reprenant la liasse de billets pour se faire une nouvelle ligne. « Et puis, vint le moment où on doit partir et monter en voiture pour quitter le pays y rentrer en America… Alberto appelle el perro… « Pedrooooooo ! »… « Pedrooooooo ! » Alberto il cris, il siffle… Mais nadà… » continua l’homme avec une gestuelle et un faciès très expressif pour ajouter un peu plus de cœur à l’histoire et lui donner une meilleure idée de la situation. Le temps de pencher à nouveau la tête sur la table et sa ligne faite pour la sniffer avec la même dextérité, Hector marqua une nouvelle pause avant de laisser Dalia l’imiter et conclure sur cette histoire.

« On a cherché le chien pendant une bonne heure dans tous le quartier et on a finit par se mettre en retard jusqu’à ce qu’on le trouve… Dans une pièce du fond du bar, au milieu de toute la came, des paquets à moitié déchirés et une bonne partie qui avait disparus… Il les avait avalés et les paquets avaient explosés dans son estomac. Muerto, raide el Pedro ! Alberto débarque fou furieux et prend une machette pour lui ouvrir le ventre et aller chercher les paquets à l’intérieur mais je l’arrête… On est déjà trop en retard pour faire de la cirugía… Finalement on emmène le cadavre du chien et on le met sur la banquette arrière… » glissa-t-il, attendant que la jeune femme n’ait terminé son rail pour mettre le fin mot et s’assurer qu’elle soit bien attentive, malgré son état de conscience qui devait maintenant être plus que douteux, pour l’entendre.

« On roule jusqu’à la frontière… Et là ! Bingo ! Les douaniers nous arrêtent ! On a nos papiers pour passer légalement et… La came est à l’intérieur du bide d’un perro sur la banquette arrière que ces imbéciles de flics ont cru en train de dormir tranquillement… Ce pendejo de Pedro venait de nous éviter une dizaine d’années de taule. » finit l’homme en éclatant de nouveaux rires au timbre rauque et cassée. Sans ce satané chien et avec la came planquée sous les sièges ou dans le coffre comme elle aurait dû l’être, les douaniers auraient sans aucun doute trouvés la drogue et arrêtés Alberto et lui… Quoi qu’il en soit, l’ancien chef de gang mit bien deux minutes à se calmer de son euphorie et commença à reprendre la bouteille de tequila en main pour servir de nouveaux verres lorsque soudain, la musique de fond provenant de sa vieille radio qui tournait du matin au soir l’interpella…





Hector s’arrêta net à l’entente de cette mélodie et leva le visage comme s’il venait d’entendre le Christ en personne lui parler du ciel. « Oooooooooooooh… » glissa-t-il en reposant la bouteille de tequila pour se lever comme un seul homme du canapé et se diriger tout droit vers la fameuse radio où il augmenta le volume du son. Le mexicain revint ensuite vers Dalia et le fauteuil où elle était toujours assise et lui tendit la main pour l’inviter à se lever avec lui et lui proposer une danse. « Vamos a bailar… Vien, vien ! » lui dit-il avec entrain tout en l’entraînant à le rejoindre. En espérant qu’elle ne soit pas trop défoncée pour tenir encore sur ses jambes… Hector allait l’y aider de toute la façon… L’homme l’attira à lui par la main et la calla contre son torse et le large tatouage qui l’ornait, posant l’une de ses mains dans le bas de son dos pour épouser de sa pleine paume et de ses doigts écartés la chute de ses reins tandis que l’autre garda sa main dans la sienne pour entremêler doucement leurs doigts et les imbriquer l’une à l’autre ensemble. Ainsi collée serrée contre lui, il pourrait mieux guider ses pas de fin danseur de cumbià mexicaine...
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyLun 11 Avr - 22:47

Ouai Dalia avait un peu galérée avec son premier rail et le Jefe ne loupa pas cette belle entrée en matière et la conclue avec un rire auquel Dalia s’était habituée en même pas une journée. Il faudrait bien, elle allait encore devoir se le coltiner un bon bout de temps, mieux valait qu’elle s’y fasse. A force, elle ne le relevait presque plus en fait. Et lorsqu’elle demanda si c’était le lot de tous les comptables, il lui répondit que non et qu’il n’y avait plus d’autres comptables pour ça. La jeune femme fronça les sourcils, pas sûr de vraiment comprendre ce que ça impliquait. Elle ne voulait pas se faire de fausses surprises comme ça. De toute façon, ils semblaient déjà tous les deux un peu moins clairs qu’il n’y a quelques minutes. Alors bon, elle pouvait aussi ne rien comprendre comme il pouvait de même dire n’importe quoi, ils verraient ça lorsqu’ils seraient clairs à nouveau. Hector affichait un léger sourire et remplit les deux verres avant de boire le sien cul sec. Dalia le suivit directement sans chercher à réfléchir. « Salud. » De toute façon, avec le premier raille elle avait littéralement fait une croix sur la stratégie pour cette soirée.

Après quoi, ils se refirent tout les deux un rail. Le deuxième coup fut moins raté que le deuxième, largement. Elle était un peu plus assurée – certainement les effets de la première fois – et elle n’avait pas manqué de s’étouffer en le faisant. Tant mieux. Au moins, l’impression désagréable s’était légèrement atténuée. En même temps, elle commençait à ressentir les effets de l’alcool et de la drogue, ce qui lui embrumait un peu ses sens. D’une part, elle se sentait plus attentive mais le trajet de l’alcool dans sa gorge et la drogue dans son nez n’était plus aussi claire qu’avant. Hector brisa encore une fois le silence pour lui demander si il lui avait déjà raconté l’histoire de Pedro le chien. Déjà, ça ressemblait à une histoire pour enfant dit comme ça et la femme était prête à parier que ça n’allait pas du tout être ça. Ensuite, le type devait pas mal être embrumé lui aussi pour oublier le fait que non puisqu’ils ne s’étaient croisés que ce matin.

Ainsi, la jeune femme lui afficha une mine perplexe et alors qu’il se penchait sur la table, il répondit lui-même négativement à sa question. Ouai, ils étaient déjà bien allumés c’était indéniable. « Mais je serais ravie de l’entendre. ». De toute façon, elle n’allait pas lui dire qu’elle en avait marre qu’il parle, déjà ce n’était pas vrai et ensuite elle n’était pas assez allumée pour sortir un tel truc. Mais bien sur, ça ne faisait que commencer et l’homme resservit encore les deux verres qui se vidaient très rapidement, comme la coke sur la table. Il lui raconta qu’il était à Mexico avec des associés et ils devaient bientôt passer la frontière avec de la drogue pour la revendre. Et pour passer le temps, en attendant d’y aller, ils étaient à un bar d’un ami entrain de s’enquiller quelques tequilas. Dalia sourit légèrement. Ca oui, elle pouvait parfaitement se faire l’image, il n’y avait aucun souci. A peine quelques heures passées ensemble et elle ne savait pas si il pouvait vivre sans boire de la tequila. Une forme de diabète mais pour l’alcool. En tout cas, si il ne mourrait pas d’une cirrhose c’était qu’il avait une sacrée chance de cocu. Il but son verre cul sec et reprit alors que Dalia but aussi sa tequila. Il expliqua que le possesseur du bar, Alberto, possédait un chien. Et celui-ci, ce jour là était pas mal excité et n’arrêtait pas d’embêtait les associés à leur table. Ainsi, ils manifestèrent leur mécontentement en lui gueulant dessus. Ca aussi, elle pouvait très bien l’imaginer.

Il reprit une liasse pour se faire une nouvelle ligne. Dalia, elle, attendait la suite de l’histoire qui se promettait certainement très marrante. Ils durent partir pour passer la fameuse frontière lorsque le fameux Alberto se rendit compte que son chien n’était plus dans les parages. Vargas illustra ses propos en donnant vie à ses paroles. Dalia émit un petit rire. Ce type avait un véritable don pour raconter les histoires on ne pouvait pas le nier. Maintenant ce n’était pas des histoires à mettre entre toutes les mains. Il se snifa la ligne en marquant une courte pause. La jeune femme, comme précédemment imita son hôte en se traçant avec plus d’aisance maintenant sa propre ligne. Elle remarqua un détail étrange, ses doigts semblaient la picoter légèrement. Elle sentait aussi qu’elle avait un peu plus chaud et qu’elle se sentait largement plus détendue que le matin où il l’avait abordé. Elle avait presque l’impression d’être avec un ami de longue date et qu’ils parlaient comme ça, comme si ils se connaissaient depuis toujours.

Elle essaya de reprendre ses esprits alors que l’homme continua son histoire. Ils cherchèrent le chien pendant un bon bout de temps avant de le trouver au fond du bar, mort en s’étant ingéré toute la drogue. A l’exclamation de Vargas elle émit encore un petit rire. Elle était vraiment déjà bien entamée si elle rigolait comme ça rien que pour une histoire de chien crevé. Mais ça ne s’arrêta pas là. Le propriétaire, plus entamé par le vol de sa came que par la mort de son clebs, voulu ouvrir l’animal avec la machette avant que Hector ne l’arrête à cause du retard. Ils mirent le cadavre du chien sur la banquette arrière. Il sembla laisser une sorte de suspens et marqua une pause pendant laquelle Dalia s’enfila son troisième rail. Décidément, ça semblait largement plus facile maintenant et elle avait l’impression que les effets ne s’ajoutaient plus et ça devait être une impression fausse.

Hector continua son histoire avec les yeux de Dalia toujours posés attentivement sur lui. Ils roulèrent jusqu’à la frontière et, surprise surprise, les douaniers les arrêtèrent. Ils avaient leurs papiers et surtout la came bien cachée au fond du bide du chien mort sur la banquette arrière. Les flics n’ont même pas pensés à regarder plus attentivement le chien et les laissèrent passer avec toute la came en leur évitant des années de taules. Alors que Hector se paya une tranche de rire, Dalia rigola aussi de bon cœur. Comme l’ancien chef de gang s’est fait sauvé les miches par un chien raide… Ca c’était de l’aventure. « Ça c’est de l’histoire héroïque ! ». En fait, elle le pensait quand même un peu. Les contes étaient toujours embellis et la réalité était moins éblouissante alors qu’elle était tout autant intéressante. Hector mit du temps à se calmer et reprit encore la bouteille de tequila pour les resservir lorsqu’il s’arrêta soudainement. Cette réaction étrange décrocha une expression surprise et intriguée chez la femme. Il se tapait un fixe ou quoi ? Il leva son visage en semblant repérer quelque chose. Il reposa la tequila et se leva pour se diriger vers une radio.

Elle ne l'avait pas vraiment entendue étant donné qu’elle ne tournait pas très fort, comme une musique de fond. Il augmenta le son. C’était une musique hispanique au rythme propice à une danse. Mais non, ça ne devait pas être ça, et pourtant si. Vargas se dirigea vers elle et lui tendit la main. Il rajouta, comme si il avait peur qu’elle soit trop défoncée pour comprendre ce que ça signifiait, qu’il l’invitait à danser. En tout cas, il semblait plein d’entrain et ce n’était pas étonnant vu les quantités d’alcool et de cocaïne qu’il s’était enfilé. Bon, de toute façon elle ne pouvait toujours pas refuser et se leva. Elle manqua de trébucher, ses jambes semblaient légèrement engourdies mais elles se dérideraient certainement après une petite danse. Elle n’était pas totalement saoule et ses mouvements n’étaient pas entravés, presque comme remotivés par la coke. Heureusement sinon elle se serait écroulée depuis longtemps. Vargas n’attendit pas éternellement pour l’attirer contre son torse nu et il posa son autre main dans le bas de son dos pour la maintenir contre lui. Ils entremêlèrent leurs doigts alors que la femme posa son autre main sur l’épaule assez large de l’homme. Ca c’était du muscle, du vrai.

Ca c’était une situation qu’elle n’aurait pas soupçonné ce matin en se levant. Danser avec Vargas après quelques verres de tequila et quelques rails de coke. Elle aurait rigolé à la tronche de celui qui lui aurait annoncé ça. Mais bon, Dalia n’était pas une piètre danseuse. Vu qu’elle aimait bien sortir assez souvent, elle avait apprit sur le tas, dans des boites ou des bars à thème. Elle pensait qu’elle serait un peu rouillée mais pas du tout comme elle pensait qu’elle serait assez gênée de faire ça avec un type comme ça. Pas du tout non plus. La situation prenait une tournure étrange et ce qu’elle avait ingéré n’arrangeait en rien tout ça. Elle sourit, décidément amusée par la manière dont la soirée se déroulait. « On ne vous soupçonnerait pas aussi bon danseur, si je peux me permettre. » Ouai c’était bien d’être un peu plus à l’aise mais il ne fallait pas qu’elle se mette à critiquer l’homme. C’était surtout qu’à le voir comme ça, on l’imagine tout sauf danser. « Mais c’est une bonne surprise. » glissa-t-elle doucement avec un petit sourire en coin. Mais qu’est ce qu’elle disait ? En fait la coke ne lui réussissait peut être pas tant que ça. Mais là, c’était un peu trop tard pour s’en rendre compte.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyMar 12 Avr - 11:14

La petite fiesta était bien lancée. Entre deux rails de coke et verres de tequila, Hector s’était lancé dans le conte d’une vieille histoire remontant à des années du côté de Mexico. Toujours aussi amusé à son souvenir, elle sembla également plaire à Dalia, à moins que ce ne soit les effets de la drogue qui commençaient à se faire ressentir… Il faut dire qu’elle le suivait de bon cœur et que l’homme n’avait de cesse de la pousser à la prise. Ils étaient sur un rythme assez soutenu, même pour un consommateur endurci comme Hector. Alors pour elle… Bientôt Dalia partirait complètement en vrille, c’était inévitable surtout que le mexicain en bon fêtard ne comptait pas s’arrêter là et continuer à s’enfiler ligne sur ligne et verre sur verre. Toutefois, alors qu’il était repartit dans un nouveau cycle infernal, cette musique qu’il perçue en fond attira son attention et le stoppa net. Oh oui, il la connaissait bien et avait beaucoup dansé sur cet air… Il ne pouvait pas rater une nouvelle occasion, et encore moins ce soir.

Hector se releva alors du canapé pour aller monter le son de cette cumbià mexicaine puis revint vers Dalia pour l’inviter à se lever et danser avec lui. La jeune femme n’opposa pas de résistance, sans aucun doute également un peu prise dans l’euphorie de la came qu’elle s’était mise dans les narines. Preuve en est la façon dont elle tituba quelque peu et manqua de trébucher en se levant à son tour. Heureusement, l’homme l’attira vite par la main contre lui et la calla alors contre son torse d’une main solidement appuyée sur le creux de ses reins. Imbriquant lentement l’autre à la sienne pour finir de se placer correctement avant qu’il ne guide de premières ondulations de hanches et quelques pas autour des siens… Dalia l’interpella alors sur le fait qu’on ne soupçonnerait pas qu’il soit aussi bon danseur, mais qu’elle était agréablement surprise, provoquant un fin sourire sur ses lèvres… Il est vrai qu’il pouvait concevoir qu’il était difficile qu’on le sorte du rôle dans lequel la plupart des membres du gang et des habitants d’Hillcrest Boulevard le voyaient à savoir le chef de gang impitoyable et fermé, barbare à la machette sans foi ni loi.

« Je danse surtout à Mexico… Là-bas, ça n’a rien à voir avec ce que je fais ici… » lui répondit-il sans se départir de ce fin sourire. De l’autre côté de la frontière, il n’était qu’un homme, un gangster repenti qui profitait de la vie et du temps qu’il avait avant que son passé ne le rattrape certainement un jour de façon brutale. Ici à Inglewood, il avait des choses à assurer… Des bonnes, mais des sales également… Quoi qu’il en soit, Dalia était encore loin d’avoir tout vu puisque le tempo de cette musique s’accéléra bientôt avec celui de leur bal collé serré… Les pas d’Hector devenaient plus vifs en même temps que ses balancements grimpèrent en cadence… La danse devenait de plus en plus endiablée et frénétique au moment où il la détacha de son torse sans perdre le lien de leurs mains entremêlées pour la faire doucement tourner sur elle-même et l’attirer de nouveau à lui, cette fois dos contre son torse…

Enlaçant ses deux bras autour de sa taille pour passer devant elle et l’envelopper autour de la douceur de chaire de ses muscles, visage niché au dessus de son épaule et mains posées sur le ventre de la jeune femme, son bassin collé au sien ondula de longues secondes durant dans une boucle terriblement sensuelle au gré du rythme enlevé de la cumbià… Hector finit par la détacher de nouveau en déroulant le lien de leurs bras pour la faire une nouvelle fois tourner sur elle-même quelques pas devant lui, l’attirant ensuite une ultime fois contre son torse pour terminer ce corps à corps enflammé face à elle comme ils l’avaient entamés dans des mouvements tout aussi lascifs et au parfum implicitement érotique… La musique finit par se calmer progressivement pour atteindre sa fin en même temps que leur petite danse fiévreuse ne ralentit peu à peu jusqu’à s’arrêter complètement. Moment où il devait bien remercier la señorita pour ce moment.

« Gracías… Tu es très bonne bailarina toi aussi… » glissa Hector dans un nouveau sourire accroché à son visage visiblement marqué par les effets de ce balais tempétueux avant qu’il ne replace quelques mèches de ses longs cheveux noirs déplacées par cette agitation par un mouvement de tête… Etrangement un instant de flottement suivit à cette danse pour le moins suggestive… Peut-être était-ce lié à la cocaïne… Peut-être à cet espèce de fantôme de la première femme mexicain… Quoi qu’il en soit, dans le silence de confusion installé, la main d’Hector quitta doucement la sienne et se porta alors lentement jusqu’au visage de Dalia pour venir se poser sous son menton… Son immense main encadra quasiment toute la fine mâchoire de la jeune femme avec une douceur, presque une tendresse contrastante avec la force que suggérait sa taille, l’incitant alors à lentement lever son visage vers le sien de la hauteur plus grande d’une bonne tête d’Hector… Ce trouble silencieux, un peu plus alimenté par son regard ainsi ancré au sien termina par se rompre lorsque l’homme pencha finalement lentement la tête à son niveau pour venir approcher ses lèvres des siennes et finirent par les capturer entre elles dans un baiser qui n’avait, désormais, plus rien à voir avec la suggestion…
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyMar 12 Avr - 12:55

Alors qu’ils avaient entamés une danse à un rythme assez classique et qu’elle le complimenta, Vargas afficha un léger sourire. Il lui expliqua qu’il dansait sûrement à Mexico car là bas, tout était différent. Sans aucun doute qu’il devait avoir une vie largement plus tranquille de l’autre côté de la frontière qu’en Amérique. Il ne devait pas éviter les coins fréquentés où il pourrait se faire embêter par la police. Là bas, il devait même être une sorte d’icône pour les habitants et on devait le laisser mener son petit train de vie comme il l’entendait. Il devait aussi y avoir plus de femmes pour danser comme ça sur une telle musique. Dalia était habituée à ce genre de danse. Elle les préféraient largement aux autres pratiquées dans les boites de nuits.

Elles avaient le dont d’être sensuelles sans être totalement vulgaires. En plus, elles demandaient un effort particulier aux hommes et finalement, c’était largement plus joli à regarder que des petits dragueurs de bas étages qui se trémoussent de manière anarchique sur de la mauvaise techno. Il n’y avait rien de pire et généralement, ils perdaient toute leur crédibilité au près de la belle. Elle préferait les hommes quoi savaient bien danser et de préférence, des danse comme celles-ci. Comme Hector.

Collés l’un à l’autre, leurs hanches roulées dans un rythme similaires rappelant implicitement une autre danse d’un autre genre. La musique s’accéléra légèrement et le déhanché des deux protagonistes fit de même. La jeune femme ne détachait pas ses yeux de ceux de l’homme, comme hypnotisée. L’alcool et la drogue faisant leurs effets, elle se sentait de moins en moins gênée. De toute façon, ça ne parlait plus du tout d’affaires alors elle avait abandonné la Dalia sérieuse et coincée à laquelle elle ressemblait la plus part du temps. Ca lui rappelait l’ambiance du Mexique où ils avaient été avant d’arriver à Los Angeles. Ils avaient bien passés 6 ou 7 mois à élaborer toute leur opération. Ils avaient prit la température des lieux et avaient aussi jetés un coup d’œils aux villes desquelles ils étaient sensés être originaires. Mais ils n’avaient pas eu le temps de faire du tourisme ou de véritablement tout voir. Le reste, ils le tireraient de leur imagination.

Et pour l’instant, la part laissée à l’imagination dans cette danse était assez énorme, motivée par les molécules de drogue qui passaient dans leurs veines et leurs cerveaux. Hector esquissa un mouvement de la main pour détacher Dalia de lui et la faire tourner. Elle ne manqua pas cette fois là de tomber par terre, la cocaïne lui avait rendu à peu près l’usage de ses jambes et le rythme de la musique la guidait largement. Elle fut ensuite attirée une fois de plus vers l’homme, mais dos à lui cette fois. Il fit passer ses deux bras autour de sa taille pour poser ses mains sur son ventre qui se balançait au rythme de la musique. Elle laissa sa main droite sur l’avant-bras de l’homme et leva son autre main vers le visage d’Hector qui était au dessus de son épaule, pour la glisser doucement contre son cou. Elle se laissait tranquillement partir, oubliant peu à peu pourquoi elle était venue ici, ce qui l’avait poussé à accepter cette danse et elle oublia presque qui était cet homme qui avait son corps collé contre le sien. Comme si son cerveau était légèrement mit en veille parce qu’il ne pouvait que se concentrer sur une chose à la fois.

Vargas la détacha encore une fois et la fit encore une fois tourner. A chaque fois, elle avait la sensation que la drogue faisait plus effet et qu’elle perdait de plus en plus pieds dans la réalité. Elle semblait rejeter les données un peu superflues comme : tu es entrain de danser avec un ex-chef de gang qui te plairait certainement de foutre sous les verrous une fois que tu auras assez de preuves contre lui. Ca aurait été infiniment plus simple de garder ses esprits pour garder cet objectif mais la drogue semblait vouloir à tout prix annihiler son esprit critique sous des flots de pensées toutes plus érotiques les unes que les autres et le fait qu’Hector l’attire encore une fois contre son large torse n’arrangea rien. Ils étaient à présent face à face et ils continuèrent ainsi leur danse pendant quelques instants avant que la musique n’aille decrescendo faisant ralentir doucement le rythme de leurs déhanchés. Par contre, pas sure que la pression des deux hispaniques redescendent de si tôt. Arriva ensuite le moment où ils durent s’arrêter.

Doucement, l’homme remercia la femme pour cette danse en rajoutant qu’elle dansait aussi très bien. Elle sourit à cette remarque. Elle n’était pas une danseuse exceptionnelle mais elle se débrouillait pas mal. Avec quelques cours encore – et peut être plus – elle pourrait concurrencer les danseuses les plus sensuelles de Mexico, mais ça restait encore à prouver. Hector ne s’était toujours pas départit de son petit sourire. Au moins l’alcool et la drogue ne le rendaient pas mauvais ou déprimé, c’était déjà ça à moins qu’une présence féminine n’influence son tempérament. Il replaça quelques cheveux rebelles qui s’étaient nichés devant son visage, d’un mouvement de la tête. Un léger instant de flottement silencieux s’installa. Le cœur de la jeune femme battait la chamade. Certainement un effet de la drogue, mais ça la rendait émotive. Elle détestait habituellement être comme ça, ressentir des trucs qu’elle ne pouvait pas contrôler et qu’elle ne pouvait pas organiser comme tout ce qui faisait partit de sa vie. Mais là, elle s’en foutait carrément. La Dalia maniaque avait foutue le camp lorsque la cocaïne s’était glissée dans son cerveau en la chamboulant.

Et la suite n’arrangea rien. Hector détacha sa main de la sienne pour venir saisir délicatement son fin menton. Autant dire que l’image était étrange avec ce colosse musclé, faisant une tête de plus que la jeune femme. Mais il avait prit son visage avec délicatesse ce à quoi Dalia n’aurait jamais vraiment pensé avant. En étant sobre et pas droguée, elle aurait certainement eu un mouvement de recul, craignant un geste brutal d’un tel géant. Mais pas là. Elle était trop à l’ouest pour ça. Enfin, maintenant elle était plus au nord car Vargas lui releva le visage pour qu’ils soient face à face. La valse endiablée semblait les avoir chamboulés tous les deux mais pas pour les mêmes raisons certainement. Puis il baissa la tête et l’embrassa. Normalement, Dalia n’aurait pas fait grand-chose, lui le big boss, elle la petite nouvelle, elle aurait fait le strict minimum. Mais en ajoutant à ça l’alcool, la drogue et une danse endiablée à peine finie on pouvait dire que ses hormones étaient légèrement agitées. Dalia ne répondait plus et ne pensait plus vraiment à rien d’important et se laissa guider par ses pulsions.

Elle leva sa main droite pour la mettre sur le côté du visage de l’homme avant de la faire glisser dans ses longs cheveux noirs. Ses doigts se glissèrent entre ses mèches de cheveux jusqu’à l’arrière de sa tête et elle maintenue une légère pression au cas ou Hector aurait eu la mauvaise idée de se détacher d’elle. Son autre main qui était restée sur son épaule se glissa le long de son torse musclé pour passer sur son flanc et arriver dans son dos massif. Elle se colla encore plus contre l’homme en le serrant contre elle comme si ses gestes frêles auraient une quelconque incidence sur un tel géant.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyMar 12 Avr - 16:11

Cette soirée les menait décidemment bien loin au point de ne plus savoir ce qui se trouvera au bout de la nuit… Après la série de rails et de verres enfilés comme des perles par Hector et la jeune femme, ils s’étaient lancés dans une danse de cumbià endiablée et terriblement sensuelle qui avaient eu raison des dernières retenues de Dalia. Un balais plaisant et apprécié par le mexicain. Ce qu’il n’avait pas prévu, sans doute pas plus qu’elle, c’est ce qui suivit… Cette espèce d’attirance qui avait désinhibée ses gestes et poussée Hector à l’embrasser, il ne saurait l’expliquer. La drogue était un facilitateur, c’était indéniable. Bien sûr, Dalia était une femme très séduisante et il n’avait pas attendu ce soir pour le remarquer et avoir cette révélation après quelques lignes de coke. Mais il était à priori parti dans un rapport « professionnel » avec elle, sur la voie d’en faire une associée qui l’assisterait dans le business des armes. Enfin, Hector n’était pas vraiment du genre à se formaliser et à s’imposer de ne pas mélanger travail et plaisir…

Dalia avait aussi ce faux-air d’Esmeralda, tant dans son apparence que dans son attirance pour les armes et cela avait sans aucun doute également contribué à ce baiser cueillit par les lèvres de l’homme sur les siennes… Un baiser qu’elle prolongea en passant l’une de ses mains entre ses longs cheveux pour venir la poser sur sa nuque, libérant de manière réactive l’autre main d’Hector qui vint alors réépouser la chute de ses reins pour la rapprocher un peu plus contre son torse, là où elle laissa glisser le bout de ses doigts sur le dessin d’encre de son pectoral pour venir ensuite les balader le long de son flanc et jusqu’à son dos… Sa fine silhouette blottie contre sa massive stature finit de provoquer ses derniers effets enivrant et de pousser les pulsions de l’homme a un degré d’ébullition trop fort, trop saisissant comme la lente dérive de sa main du bas de son dos jusque sur une fesse de la jeune femme où elle se crispa légèrement le traduisit cruellement… Il restait toutefois suffisamment de lucidité à Hector pour ne pas se libérer de ce désir et se jeter sur elle au beau milieu du salon.

L’ancien chef de gang reprit alors sa main dans la sienne et se mit en marche vers une autre pièce en l’entrainant avec elle, la guidant dans son dos sans lâcher sa main en ne laissant à Dalia que seule vue sur sa grande carrure d’épaules et le tatouage du Christ qui recouvrait toute la largeur de son dos… Il les mena jusque dans une des trois chambres que comptait la maison, somme toute simple et qui comptait un grand lit, une table avec une chaise et une croix du Chris au mur. Les fentes des volets laissaient la lumière bleue de la lune entrer dans la pièce et éclairaient quelques parties du lit jusqu’où marcha Hector… L’homme se retourna enfin vers elle puis s’assit au bord du matelas sans lâcher sa main pour la garder debout juste face à lui, ses jambes entre les siennes. Il releva alors son visage vers celui de Dalia – pour une fois plus haut – et ancra ses yeux dans les siens l’espace de quelques secondes pour lui transmettre toute l’expression de désir qu’ils abritaient…


Sa main quitta finalement doucement la sienne et vint alors se poser avec l’autre sur chacune des hanches de Dalia au niveau de sa tête avant de lentement glisser devant elle pour détacher une à une les pressions de son jean face à lui… L’homme fit ensuite dériver ses mains avec cette même lenteur le long de sa taille jusqu’à les passer derrière la jeune femme où elles se faufilèrent alors sous son jean pour descendre plus lascivement sur la courbe de ses fesses et entraîner avec elles son pantalon à glisser le long de ses cuisses, puis de ses jambes… Le bas tombé, Hector la laissa s’en débarrasser complètement en jouant de ses pieds avant d’envahir ses fesses de lascives caresses glissant sur le sous-vêtement noir qui les recouvrait… Son visage se releva une nouvelle fois vers celui de Dalia au moment où ses mains descendirent un peu plus bas et se posèrent derrière chacune de ses cuisses pour les pousser vers lui et les faire le chevaucher pour venir s’installer sur lui, là où il revint capturer un baiser bien plus passionné que le premier en enveloppant la belle autour de ses bras.

Les mains d’Hector passées dans son dos et le parcourant d’inlassables caresses ne s’arrêtèrent pas de longues secondes durant ce baiser enflammé jusqu’à s’arrêter sur le bas du tissu de la chemise blanche qu’elle portait, rompant alors l’échange plus avide de leurs lèvres brulantes le temps de l’attraper du bout des doigts pour finir par le tirer vers le haut et le faire passer par ses bras et sa tête… L’homme jeta la chemise avec le pantalon au sol avant de river son regard sur le sous-vêtement devant ses yeux, assorti au bas et mettant en valeur la volupté de sa poitrine enveloppée à l’intérieure … Hector reprit alors de douces caresses sur chacune de ses cuisses chevauchant son corps, glissant sensuellement de haut en bas sur sa peau avant de remonter le long de ses flancs et repasser derrière Dalia alors que sa tête plongea dans le creux de son cou pour y déposer de nouveaux baiser, plus chauds et plus humides, dérivant peu à peu irrésistiblement vers le galbe de ses seins où ils se déposèrent avec un degré de langueur supplémentaire…

La drogue et l’effet saisissant de ses attraits charnels guidaient ses gestes et ses envies, sans vraiment réfléchir. Hector la désirait, et plus intensément que jamais à cet instant précis où le renforcement de ses pulsions et de sa virilité sous cette créature en sous-vêtements noir à califourchon sur lui ne cessaient de prendre de l’ampleur… La tempête de désir, ouragan d’un besoin physique impérieux qui le ravageait de l’intérieur à son contact n’en était qu’à sa formation avant qu’il n’emporte leurs corps dans une démence déjà nourrie et exprimée sans retenue...
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyMar 12 Avr - 17:45

Il enserra Dalia de son autre bras en passant sa main dans son dos avant de redescendre, attiré par une sorte de gravité sensuelle. Il se posa finalement sur une fesse de la jeune femme qui sourit à ce contact. Malgré l’embrun dans lequel elle semblait perdue, elle se sentait incroyablement consciente et réactive. Le contact fut rompu alors qu’Hector lui reprenait la main pour la tirer derrière lui alors qu’il s’enfonçait dans le couloir de la maison. En faisant quelques pas, la jeune femme reprit doucement ses esprits légèrement plus clairs. Mais plus clairs dans un sens toujours aussi parfumé de poudre blanche et d’alcool mexicain. Ses yeux se posèrent sur l’immense tatouage qui ornait presque complètement le dos de l’homme. Un christ dans une sorte de décor ensoleillé, certainement le Mexique. Ils passèrent devant quelques pièces avant qu’il ne bifurque et entre dans une chambre où se trouvaient un lit, un bureau et une croix chrétienne au mur. A l’extérieur le soleil avait maintenant totalement décliné. Dalia se rendit compte qu’elle ne savait pas depuis combien de temps elle était là.

La notion du temps comme les notions tout court, elle les avait perdue depuis certainement quelques minutes ou bien heures. Leur périple s’arrêta devant le lit lorsque le colosse se retourna et s’assit en tenant toujours la petite main de la femme. Elle était debout, entre ses jambes. Pour la première fois, elle le voyait de haut mais ça n’enlevait rien à sa prestance habituelle qui lui donnait une présence assez impérieuse. Alors que ses yeux s’étaient légèrement perdus dans l’atmosphère pieuse et calme de la pièce, elle vit du coin de l’œil le visage d’Hector se relever. Elle baissa la tête et croisa son regard qui en disait long sur ce dont il avait envie. En même temps, il l’avait conduit dans une chambre après l’avoir embrassé. La femme leva doucement sa main pour la passer légèrement sur la tempe d’Hector. Mais bientôt, il rompu le contact visuel pour se reporter sur ce qu’il y avait en face de lui. Il mit ses mains sur ses hanches et les fit glisser jusqu’à l’ouverture de son jean pour ouvrir les boutons. Il passa ensuite ses mains le long de sa taille jusqu’à son dos et les fit descendre jusqu’à passer sous le tissus. Ses mains continuèrent de descendre, faisant glisser par la même occasion le pantalon jusque par terre. Dalia mit ses mains sur les épaules de l’homme pour se tenir le temps qu’elle se débarrasse de son habit superflu. Elle se départit par la même occasion de ses chaussures pour finir pied nue, plus confortable.

Les mains toujours aussi baladeuses de l’homme convergèrent vers ses fesses pour les caresser au dessus de son vêtement noir. Il releva encore une fois son visage alors qu’il descendait ses mains vers l’arrière de ses cuisses. Il tira ensuite ses jambes vers lui pour qu’elle s’installe à califourchon sur lui. Elle fit passer ses bras autour de son cou alors qu’il l’emprisonnait fermement pour l’embrasser une nouvelle fois. Filtrait, cette fois-ci, une fougue beaucoup plus impatiente qu’il n’y a quelques instants. Dans son dos, les caresses se dirigèrent vers le bas doucement et le baiser s’interrompit lorsque Vargas eut saisit les bords du vêtement pour enlever le haut et l’envoyer aussi à terre. Il s’arrêta un instant pour poser son regard sur la poitrine qui lui faisait presque face. Il reposa ses mains sur ses cuisses et les caressa lentement avant de les remonter le long de ses flancs jusque dans son dos. La jeune femme avait passé sa main droite dans les cheveux de l’homme pour les caresser doucement. Ça contrastait étrangement avec la chaleur qui l’envahissait et l’excitation qui montait de plus en plus, prête à tout moment à exploser véritablement. Elle lâcha un léger soupire lorsque Hector enfuit sa tête dans son cou pour y déposer des baisers qui finirent, comme tout, par descendre, encore et toujours, vers sa poitrine.

La chaleur semblait palpiter dans ses veines et elle commençait à légèrement perdre la tête avec tous ses contacts sur sa peau. Elle ferma un moment les yeux dans la volonté de se concentrer et essayer de reprendre le dessus sur ses pulsions mais cette tentative échoua lamentablement. Ses gestes ne suivaient plus ce que lui murmurait doucement une petite voix dans sa tête : arrête et casse toi. Mais non, impossible, elle n’arrivait pas à briser cette étreinte. Une de ses pensées s’égara un instant vers Toni qui devait certainement être dans la petite maison du quartier à se demander où elle s’était encore barricadée pour boire ou fumer jusqu’au bout de la nuit. Elle se fit violence pour l’oublier. Elle n’avait pas envie de penser à lui maintenant et d’ailleurs, son image se dissipa à une vitesse qui l’a surprit elle-même. Elle reporta son attention sur Hector qui continuait inlassablement à la couvrir de baisers et de caresses. Pour le moment, Dalia s’était faite calme et patiente.

Mais la pression ne cessait de monter à l’intérieur d’elle et la bête fut bientôt lâchée. Elle saisit le visage d’Hector et le toisa du regard avant de finalement le pousser en arrière pour l’étaler sur le dos. Elle se mit sur lui, à quatre pattes sur le lit. Elle se pencha légèrement vers l’homme et passa doucement sa langue sur ses lèvres avant de l’embrasser passionnément, avec une petite pointe de violence bestiale. Sa main droite dériva discrètement vers le jean de l’homme et ses doigts habiles commencèrent à déboutonner l’habit qui deviendrait dans pas longtemps, inutile. Elle sépara ses lèvres de celles de Vargas pour se pencher du côté et offrir plus ou moins le même traitement à son oreille gauche en mordillant quelques fois le lobe de son oreille. Son corps devenait de plus en plus chaud et impatient, comme une lionne entrain de dévorer sa proie et qui est euphorique du sang dans lequel elle baigne. Ce n’était pour l’instant, que le début.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyMar 12 Avr - 20:39

Cette fièvre qui s’était emparée de lui et fait montée une poussée de désir de moins en moins contrôlable ne cessait de monter et de réchauffer le corps d’Hector depuis qu’il était en contact rapproché avec celui de la jeune femme… Ses sens étaient en déroute oui, et pas seulement à cause de sa consommation de cocaïne du soir presque habituelle et régulière. Les attraits physiques de la señorita, un peu plus dévoilés après s’être débarrassé de ses vêtements, l’odeur de son parfum, le goût de ses lèvres… Ce bouquet de sens ne cessait de faire tourbillonner en lui un vent de charme de plus en plus violent et d’alimenter une faim pour son corps sans cesse plus criante. Les caresses de l’homme s’en ressentaient dans leurs cibles comme dans leur nature, de plus en plus appuyées, de plus en pressantes alors que la chaleur déposée par ses lèvres dans les baisers qui colonisaient le galbe de ses seins montait elle aussi en température…

Dalia était assise sur une bombe à retardement, à un fil, un geste de faire exploser les pulsions qui bouillaient dans le sang mexicain, alcoolisé et cocaïné d’Hector… Dans son ardeur toujours plus intense, en appel, en demande, en réclamation même du corps de la jeune femme bien plus extasiant et bien plus vite que n’importe quelle drogue, il détacha une main de son dos et vint la déposer sur l’un de ses seins pour l’y joindre à l’effet de ses baisers… Caressant, pressant sa chaire jusqu’à tirer le tissu du bonnet et le faire glisser sous sa courbe pour en faire ressortir l’entièreté du volume et s’offrir ainsi plus d’espace à envahir sous ses lèvres qui finirent par enfermer la pointe de ce mont voluptueux entre elles… Mêlant sa langue à son suave traitement ciblé pour riper inlassablement de longues secondes durant sur son mamelon sans en quitter le galbe gonflé par la prise de sa main sous celui-ci, sa bouche finit par abandonne le délice de ce fruit pour retrouver celle de Dalia dans un nouveau baiser plus avide…

Un échange rompu pas la jolie brune lorsqu’elle prit son visage entre ses mains pour lui lancer un regard à l’intensité féline qui le subjugua à peine quelques secondes avant qu’elle ne pousse sur son torse de ses fines mains pour le faire basculer en arrière… Allongé sur le dos, Hector releva à peine la tête pour la voir fondre sur lui à quatre pattes comme une lionne et revenir l’embrasser furieusement. Un baiser qu’il accueillit en posant chacune de ses mains sur ses hanches et qui participa, avec la sensation de sa main descendant sur son jean pour commencer à en défaire les boutons, à une nouvelle poussée de désir insatiable chez lui… Son membre encore enfermé sous ses tissus commençait à les déformer et à appuyer avec de plus en plus d’insistance sur son entrejambe en se développant de toute sa pleine puissance à une vitesse creshendo sous l’activité toujours stimulante et enivrante de Dalia au dessus de lui.

Ses main finirent par quitter ses hanches pour revenir envahir son dos de mille caresses dans une lente balade qui finit par se stopper au niveau de l’agrafe de son soutien-gorge qu’Hector entreprit de défaire du bout des doigts pour ensuite l’emporter sur le passage de ses caresses glissant sur les épaules de la jeune femme et faisant tomber ses bretelles avec le reste tissu sur son torse… Le niveau d’exaltation et la folie latente qui le guettait devenaient trop fortes… Hector n’était pas du genre très patient face à un tel arsenal de charmes et ne pu attendre plus longtemps avant de mettre le feu aux poudres et imploser... L’homme glissa alors chacune de ses mains sous le dernier sous-vêtement qu’il lui restait et les faufila sous le tissu pour glisser sur la courbe de ses fesses sans perdre le contact de sa peau avant d’inverser les positions en la faisant basculant soudainement sur le côté pour ensuite se mettre au dessus d’elle…

Fini de jouer… Hector attrapa son bas de chaque côté de ses hanches et referma ses mains sur le tissu pour tirer dessus, soulevant au passage le bassin de Dalia dans la force de son geste pour faire passer le sous-vêtement sous ses fesses et finir par le faire glisser d’un trait sec le long de ses jambes… Dressé droit sur ses genoux devant la sublime silhouette nue de la jeune femme, il jeta la dentelle noir avec le reste de ses vêtements au sol puis passa lentement une main dans sa longue chevelure dont les mèches cachaient presque tout son visage et son regard de prédateur sur le corps divin qu’il surplombait en reportant son regard sur elle… Un peu plus envouté par ce qui lui était offert sous les yeux, le mexicain termina ce que Dalia avait commencé et se pencha alors en avant en prenant appui sur une main posé à côté elle pour capturer un nouveau baiser furieux alors que son autre main libérait enfin sa virilité brulante et se débarrassait du jean qu’il portait et qu’il poussa jusqu’aux pieds du lit dans sa descente…

Les mains de l’homme vinrent se glisser dans la foulée sous chacune des cuisses de Dalia et les enveloppèrent de ses avant-bras avant de se faire subitement plus fermes pour la faire légèrement glisser sur le lit d’un geste sec et l’attirer un peu plus à lui, à la portée de ce que leurs corps s’hurlaient… Hector garda l’une de ses jambes surélevée, supportée au dessus de son avant-bras pendant que sa massive stature se penchait à nouveau sur son corps en prenant appui sur son autre main libérait la seconde jambe de Dalia… Son membre au sommet de sa vigueur caressait déjà les lèvres intimes de la jeune femme avec une langueur torturante avant qu’il ne le guide enfin d’une main à venir s’engouffrer dans les portes de son intimité et s’y enfoncer doucement de toute son amplitude… La sensation de la posséder progressivement complètement provoqua alors immédiatement un profond soupir réactif d’exaltation et de soulagement confondus chez lui…

Ses premiers mouvements de bassin s’enfonçant en elle, terriblement lents, s’appliquaient à leur donner peu à peu plus de profondeur, apprivoisant progressivement cette antre à plaisir dans de torrides oscillations alors que les lèvres d’Hector plongèrent elles dans le creux de son cou pour y expirer des souffles plus brulants et plus accélérés contre sa peau, exprimant le plaisir qui commençait à naitre de cette fusion et envahir son corps pour laisser à Dalia seule vue sur les bosses de ses muscles dorsaux contractés… Ce même mouvement répété de recul et d’avancée que son bassin imprimait et qui creusait les muscles fessiers du gangster à chaque engagé de celui-ci grimpa alors progressivement en rythme, laissant loisir à l’homme de doucement faire monter en régime l’intensité de ce corps à corps et la cadence de ses allers et venus forant en sa zone la plus intime alors que sa respiration s’accentua elle aussi, saccadée entre deux baisers déposées contre son cou et traduisant l’éprouvement de son effort de plus en plus fourni...
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyMar 12 Avr - 22:27

Alors qu’elle était encore assise à califourchon sur l’homme, elle sentit des baisers plus instants sur sa poitrine. Elle avait passé ses doigts fins dans les mèches noires de la chevelure de l’homme. Une des mains dans son dos se détacha pour venir doucement masser un de ses seins. Il finit par faire sortir l’objet de son cocon en dentelle noire pour y prodiguer des caresses plus poussées qui provoquèrent un léger soupire de la jeune femme. Décidément, la petite voix se faisait de plus en plus lointaine et silencieuse au fur et à mesure que le temps passait, comme si Dalia avait embarqué dans un train qui s’éloignait de plus en plus du quai confortable sur lequel elle était jusqu’à présent. Et elle n’avait pas envie de laisser place à l’angoisse de l’arrivée et de l’inconnu. Elle s’en rendrait bien compte une fois arrivé au terminus.

Et là, après son escale de domination en faisant basculer Hector sur le dos, il plaça ses mains sur ses hanches avant de les balader dans son dos vers une autre entrave à leurs ébats. Dalia s’activait toujours dans le cou de l’homme laissant ses mains s’attarder sur ses épaules et son torse, les fesses en l’air. Elle sentit sa poitrine se libérer du carcan étroit dans lequel elle était contenue depuis le matin. Sans se départir de caresses, Vargas fit glisser le vêtement le long de ses épaules et il finit par atterrir sur le sol avec le reste des habits. Ne restait plus que la culotte à la jeune femme. D’ailleurs, son corps brûlant semblait se rebeller lui-même contre un tel vêtement. Elle aurait presque pu le faire partir en fumée tellement sa peau bouillonnait.

Dalia commençait à en avoir marre d’attendre. Elle s’impatientait légèrement et elle était prête à commencer à aller au niveau supérieur lorsque l’homme prit l’initiative de l’action. Il glissa ses mains sous le tissu devenu indésirable pour tout son organisme depuis quelques secondes. Il inversa violement la position pour se mettre au dessus. Ce basculement de situation eu le don de lui brouiller légèrement l’esprit. Elle ne su plus, pendant quelques secondes, où était le haut et le bas. Dans ce moment de confusion, Hector retira rapidement le dernier sous vêtement avec un geste habile. Le Hector délicat qui l’avait embrassé après la danse de toute à l’heure avait totalement disparu pour donner vie à une version plus bestiale et possédée. Ca ne déplaisait pas à la jeune femme qui avait manifesté ouvertement sa volonté d’aller plus loin.

Les relations placides, lentes et tout en douceur niaise ne l’intéressaient pas. Elle avait déjà mit fin à des ébats trop plats à son goût. La calme petite femme qui ressemblait à une maniaque échappée d’un asile à ses heures aimait l’amour violent et sauvage. Elle ne pouvait pas concevoir l’attirance sans une bonne dose de violence. C’était forcément implicite dans tout ce que des individus pouvaient échanger. Et pour une femme qui était flic et en plus sous couverture dans un gang, ça semblait presque naturel.

Vargas, dressé sur ses genoux jeta le dernier rempart de Dalia sur le sol. Celle-ci avait finalement reprit ses esprits et alors que l’homme se passait une main dans les cheveux pour se dégager le visage elle se rendit compte que ce qu’elle attendait était finalement là. Ainsi couchée sur le lit devant l’homme redressé, elle réalisait la taille et la carrure impressionnante du mexicain. Il se pencha vers elle et l’embrassa ardemment. Dalia répondit à son baiser en passa sa main sur sa nuque alors qu’elle entendit un bruit sourd sur le sol. L’homme venait apparemment aussi de se débarrasser du reste de ses habits signifiant ainsi le début d’une autre danse bien plus endurante que celle qu’ils avaient pratiqués quelques minutes plus tôt.

Il saisit ensuite ses cuisses pour l’attirer plus vers lui et ainsi se rapprocher significativement. Il ne lui libéra ensuite qu’une seule jambe pour garder l’autre et la lever légèrement alors qu’il se penchait sur elle. Elle sentait une douce caresse au niveau de son intimité et de légers picotements naquirent dans son bas ventre. Déjà sa respiration se fit plus saccadée. Elle passa une de ses mains sous le bras de l’homme pour la mettre dans son dos alors qu’elle passait l’autre sur l’épaule d’Hector pour l’agripper. Enfin, elle sentit son membre rentrer doucement en elle faisant littéralement embraser tout son corps et ses jambes se contractèrent. Elle bascula sa tête en arrière pour retenir un gémissement étouffé dans sa gorge alors qu’elle entendait l’homme soupirer, comme soulagé.

Elle reprit son inspiration quand Vargas entama des coups de bassins lents et profonds. Il plongea sa tête dans son cou où elle sentit son souffle chaud. Elle resserra son étreinte et planta ses ongles dans les muscles de son dos alors qu’il accélérait doucement. Sa jambe libre finit par emprisonner le flanc de l’homme, améliorant ainsi l’angle de son mouvement. Le gangster augmentait progressivement le rythme, suivant son excitation grandissante en faisant grimper la température et le plaisir de la jeune femme. Elle avait calqué son mouvement de hanche sur celui de l’homme autant qu’elle pu car le colosse était allongé sur elle. D’ailleurs, sa respiration s’accélérait significativement en même temps que son rythme cardiaque et elle ne pu retenir plus longtemps ses premiers gémissements.

A ce moment là ne comptait plus que le plaisir et l’homme avec qui elle était. Sa mission, la police, ses deux coéquipiers et Toni en particulier ainsi que sa morale avaient foutues le camp très loin. Le train s’en allait à vive allure et elle ne parvenait plus à voir le paysage tellement il roulait à toute vitesse. Elle n’aurait pas pu sauter en marche et ainsi stopper tout. Alors, à défaut de ne plus pouvoir et vouloir s’arrêter, elle participa. Elle remonta sa main restée autour de son cou pour ramener le visage de Vargas à elle et lui faire arrêter ses baisers dans le cou. Elle planta son regard dans celui d’Hector pendant quelques petites secondes avant de l’embrasser langoureusement en lui caressant la nuque. Ses soupires de plaisirs filtraient toujours dans sa voix mais étaient atténués le temps que leurs lèvres se joignent dans leur corps à corps qui commençait à devenir de plus en plus sportif.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyMer 13 Avr - 13:26

La température à l’intérieur de cette chambre était subitement grimpée jusqu’à en rendre l’atmosphère suffocante de foudres de désir impérieuses entre leurs corps affamés de contacts entre eux et en réclamant toujours plus. Trop d’excitation nourrie, trop de pulsions alimentées et enchaînées trop longtemps sans qu’Hector ne puisse attendre d’avantage pour les libérer avec toute la furie et l’intensité cumulées depuis quelques minutes… Renversant la position pour prendre le dessus et se débarrasser des derniers vêtements qui l’empêchaient encore d’abreuver cette soif devenue primaire du corps de la morena, l’homme s’empressa de la prendre en possession de sa virilité et engagea alors de premiers lents et profonds remous forant en elle et provoquant de premiers effets saisissants et stimulants qui embrumèrent un peu plus son esprit…Entraînant bientôt les mouvements de son bassin à plus de vigueur et de rythme, déliant une mécanique infernale qui se fit de plus en plus fluide et débridée au fil des secondes et monta doucement en régime dans la fréquence de ses passages…

Stimulé par l’exaltation produite par la torpeur de son activité de plus en plus vive en son antre, encouragé par les premières expressions de plaisir s’échappant de la barrière des lèvres de Dalia et la sensation de ses ongles plantés dans son dos, la cadence de ses mouvements ne faiblit pas et continua même de s’intensifier jusqu’à mener un véritable train d’enfer à ce corps à corps littéralement absorbant… Les souffles d’Hector s’emballèrent eux aussi et suivirent le tempo frénétique de ses oscillations, s’expirant avec toujours plus de chaleur dans le cou de la jeune femme entre deux baisers recouvrant sa peau jusqu’à ce qu’elle ne vienne guider son visage au sien pour ancrer un regard aussi sauvage que le baiser qui suivit et que leurs lèvres s’échangèrent anarchiquement… Dans cette tempête d’extase emportant tous leur sens sur son passage, les à-coups de plus en plus puissants et poussés de l’homme le forcèrent à maitriser d’avantage les effets des vagues viriles imprimées par son basin.

Son avant-bras supportant et surélevant légèrement l’une des jambes de Dalia se glissa alors un peu plus sous sa cuisse pour l’envelopper autour de sa main et la souleva lentement jusqu’à la déposer portée sur l’une de ses épaules… L’homme reprit très vite la diligence de ses assauts et ses à-coups de bassin véloces jusqu’à atteindre une nouvelle cadence enlevée et lâchée et entreprit bientôt de positionner l’autre jambe de sa maitresse de la même façon que la première, venant la poser en équilibre sur son autre épaule pour donner un angle encore plus large à ses passages hyperactifs en elle… Les mains d’Hector posées sur le dessus des cuisses de la jeune femme pour maitriser les remous de son corps liés à la ferveur de ses mouvements finirent par quitter ces chaires généreuses pour aller trouver celles de sa poitrine et venir joindre à la frénésie de son rythme quelques sensuelles caresses embrassant pleinement ses seins…

Le visage du mexicain, entouré par ses jambes et quelque peu masqué derrière des mèches de ses longs cheveux se soulevant devant ses lèvres sous les puissantes expirations des souffles haletant de sa respiration, commençait lui à laisser paraître de premières traces de transpiration, marques visibles de la concentration de ses forces à sa tâche et de l’abandon total de son corps à celui de Dalia soumis à sa virilité brute… L’ouragan déchaîné se calma pourtant progressivement en même tant que l’allant de ses mouvements de bassin ne descellera peu à peu jusqu’à donner une dernière vive impulsion rentrant dans toute la profondeur de son coffre féminin avant de se retirer lentement… Hector se redressa alors à nouveau droit sur ses genoux en détachant les jambes de la belle brune surélevée sur chacune de ses robustes épaules pour les laisser doucement retomber, le temps de glisser une nouvelle fois sa main sur le haut de sa tête pour dégager les mèches de ses cheveux encombrant son visage avant de passer l’une d’elle devant lui pour la faire basculer du côté de l’autre et la guider à rouler sur le ventre…

Ses mains se saisirent de chacune des chevilles de Dalia et la tirèrent alors un peu plus près de son membre dressé et toujours aussi puissant pour l’inciter à prendre appuis sur ses mains et ses genoux à quatre pattes devant lui au moment où sa tête se baissa lentement et posa un regard sulfureux sur ses fesses devenue la nouvelle cible de ses ardeurs… L’homme usa d’une de ses mains pour guider sa virilité entre celles-ci à retrouver l’antre de sa maitresse délaissée quelques instants plus tôt et posa l’autre sur le creux de ses reins pour s’y engager à nouveau de toute son amplitude… Son bassin réentama de premiers lents mouvements qui ne perdurèrent pourtant pas bien longtemps dans la fureur consumée d’Hector et accélérèrent rapidement le rythme des passages de son membre en elle pour stimuler une nouvelle frénésie folle de rudes contacts… Ses deux mains vinrent elles se poser sur la taille la jeune femme pour encadrer ses à-coups dont la cadence atteint son paroxysme, venant chaque fois buter son bassin contre le barrage de chaire de ses fesses avec plus de vigueur dans leur recul et se réengageant avec la même puissance fournie…

La respiration d’Hector ne tarda pas à ventiler intensément de nouveaux profonds souffles traduisant l’inédite montée de plaisir qui envahissait tout son corps et se multipliait au fur et à mesure de ses engagées… Si bien que l’homme dû même détacher l’une de ses mains des hanches de Dalia pour venir la poser avec la même fermeté sur l’une de ses épaules et la retenir ainsi de trop vaciller en avant sous les puissante impulsions qu’il insufflait avec toujours plus de fougue véhémente… Les ondes de secousses, véritables effusions de jouissance créées par ce séisme extasiant repoussaient toujours plus les limites de la conscience embuée d'alcool et de drogue du mexicain... Toutes ses sensations étaient altérées, souvent décuplées mais jamais faussées concernant l'état de profonde béatitude dans laquelle il était plongé.
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyMer 13 Avr - 18:34

Dalia avait atteint cet état de conscience où plus rien n’existait dans sa tête à part la volonté irrépressible de continuer ses ébats d’une manière bestiale et primaire. Les à-coups de l’homme à l’intérieur d’elle ne faisait que l’éloigner de plus en plus du monde et de l’angoisse latent qu’elle ressentait depuis des mois à présent. Non, c’était bien loin et la respiration chaude d’Hector l’envoûtait littéralement dans une brume frénétique. Les mouvements sauvages qui la secouaient pouvaient sembler douloureux mais cette violence qui l’assaillait s’était changée en un désir et une excitation d’autant plus forte en enivrante. Et les gémissements qu’elle peinait à souffler entre ses lèvres et qu’elle ne pouvait plus retenir étaient le témoin d’un abandon total aux bras de l’homme qui était sur elle. Qu’importe qu’il soit un criminel qui avait fait bon nombre de choses inhumaines, il était à présent la source de son plaisir et, plus tôt, la source de son désir. On ne choisissait que très rarement le genre d’homme qui nous séduisait. Et Hector correspondait pas mal aux impératifs de la jeune femme. Plutôt costaud, qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, fort caractère et pourtant un charme certain qui n’en fait pas une brute finie.

Par contre, la femme avait beau avoir l’air calme elle n’était pas en reste question répartie et mauvais caractère à ses heures et un cocktail alliant deux fortes têtes était rarement reposant à en juger par l’échange fougueux auquel ils prenaient part. Le rythme littéralement effréné de leurs corps aurait presque pu en blesser un tellement ils n’avaient plus conscience de tout le reste. Le lit aussi en souffrait, sous les mouvements de ses deux corps – dont un bien plus massif que l’autre il fallait le reconnaître – et les lattes se creusaient au rythme des mouvements de reins de Vargas. Ce dernier n’était apparemment pas près à se calmer. Alors que la jeune femme ne pensait pas que l’échange puisse être plus énergique, il déplaça la jambe qu’il maintenait avec son avant-bras, sur son épaule à l’aide sa main. Il reprit ses impulsions d’une manière toujours aussi décidée.

Il ne s’arrêta pas là et positionna de la même manière sa deuxième jambe, améliorant significativement l’angle de son mouvement et il maintenu ainsi l’édifice à l’aide de ses mains posées sur ses cuisses. Les vagues de plaisirs qui déferlaient dans son ventre gagnèrent en intensité frôlant chaque seconde une sourde et voluptueuse douleur aigue. Elle se cambra encore plus, ne sachant plus si elle voulait aller au contact de ce déchaînement ou si, au contraire, elle voulait le fuir. Ses gémissements se muèrent en de légers cris étouffés portant à confusion sur ses vrais ressentiments. Entre la douleur et l’extase, elle ressentait les deux qui étaient intimement liés et ne pouvaient exister l’un sans l’autre. A présent il était largement trop tard pour faire marche arrière, son corps brûlait de connaître le dénouement de cette liaison ardente.

Cette alliance torride se prolongea dans son ambiguïté de sensations lorsque l’homme entama des caresses suaves sur sa poitrine. Leurs peaux collées l’une à l’autre, Dalia sentait que son partenaire commençait à brûler littéralement et leur transpiration se mêlait doucement sous les heurts de l’homme. Mais alors que la policière pensait que Vargas allait continuer cette cadence jusqu’à arriver à la jouissance, sa vitesse décrue et il quitta l’intimité de la jeune femme non sans lui avoir asséné un dernier coup. Il se redressa sur ses genoux en laissant retomber les jambes de Dalia. Celle-ci reprenait à peine ses esprits, se demandant si il avait déjà terminé. Pourtant, elle n’avait pas sentit les ultimes spasmes de l’homme à l’intérieur d’elle. Elle se redressa légèrement pour se passer une main sur le visage et constater qu’elle était totalement en sueur. Puis Vargas l’incita à se mettre sur le ventre et elle roula sans difficulté avant de sentir des mains lui saisir les chevilles et la tirer en arrière.

Ses intentions ne furent pas un secret et la femme se mit à quatre pattes, aveugle des agissements de son compagnon, qui ne restèrent pas invisible longtemps car bientôt le membre de l’homme la pénétra encore une fois. Elle sentait ses mains au niveau de ses reins et il devait avoir une vue imprenable sur son grand tatouage des armoiries du Mexique. On aurait pu sourire face à cette jolie métaphore par rapport au serpent et à sa forme phallique mais Dalia n’avait pas envie de rire. Son excitation la consumait carrément et elle en souffrait presque. Elle accueillit les coups de reins de l’homme avec des gémissements soulagés. Elle baissa la tête et ferma les yeux pour se concentrer sur les lents aller et venus de l’homme. Mais ça ne tarda pas à s’emballer, comme juste avant, les coups d’Hector se firent de plus en plus violents agitant ardemment la femme. Il tenait sa taille alors qu’il la forait vivement. Elle avait serrait les poings, sentant tous ses muscles se contracter.

Alors qu’elle avait du mal à se tenir correctement sur l’instabilité du lit, il vint lui attraper une épaule de sa main pour la maintenir contre lui. Elle se cambra, creusant son dos et s’offrant plus plantureusement à l’homme, pour rendre le contact plus intense. Ses mains avaient saisies les draps du lit et elle gémissait de plus en plus fort, ne pouvant soustraire l’homme à quelques cris remplit d’extases et de jouissance. Son corps était au bord de l’implosion et de légers spasmes la secouaient de temps en temps, signe qu’elle n’arriverait bientôt plus à mesurer les flots de volupté qui l’envahissait depuis plusieurs très longues minutes. Des gouttes de transpiration perlaient sur son front alors que ses cris gagnaient en intensité.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyVen 15 Avr - 9:34

La véritable tempête nourrie par ces pulsions retenues de trop longs instants durant déferlait dans cette chambre depuis de longs instants maintenant. La ferveur de ces ébats ne tarda pas à annoncer bientôt le renversement de position que l’homme dirigea pour donner une toute autre dimension à ce corps à corps ayant déjà atteint un degré subliminal et une intensité folle dans la fusion brulante qu’ils partageaient. Hector s’était peu à peu laissé transporté dans un état mental d’ivresse et de béatitude charnelle, physiquement éprouvé et vibrant, doux sentiments cumulés de plaisir, de désir et de passion conjugués dans lesquels il s’évadait et se laissait emporté en ne pouvant bien s’accrocher qu’à son envie dévorante pour la jeune femme toujours plus grande et plus forte… La drogue, l’alcool et son penchant pour les attraits féminin et le pêché de chaire… Tout ça cumulé avait créé ce bouquet de luxure dans lequel son esprit tourbillonnait en ce moment.

Son accélération progressive et ses mouvements de bassin véloces s’en était sensiblement ressentis, stimulé par les gémissements, les expressions de plaisirs de Dalia et les stimulations des passages de son membre en elle... Si bien que dans ses assauts puissants la possédant et rentrant dans ses fesses avec toujours plus de vigueur, la véracité de son effort et le rythme tempétueux de ses à-coups, il entraîna dans son allant la jeune femme en avant à s’allonger complètement sur le ventre et encercla alors son corps de chaque côtés de ses mains et de ses genoux en appuis sur le lit pour ne pas se départir de leur fusion… Le mexicain se pencha lentement en avant et glissa une main entre les mèches de ses cheveux pour venir glisser son visage à côté du sien au dessus de son épaule et l’incita à tourner légèrement la tête lui pour cueillir un baiser empli d’avidité sur ses lèvres au moment où son bassin reprit d’amples et profondes oscillations sur elle et fondit sur la courbe voluptueuse de son fessier pour la compresser de tout son poids à chaque engagée…

Une mécanique terriblement sensuel qu’il répéta encore et encore avant de finalement rompre le fiévreux échange de leurs lèvres et se redresser légèrement pour transformer les appuis de ses mains de chaque côté de son corps en poings fermés sur ses phalanges, gonflant ces biceps comme les barreaux d’une douce et puissante prison l’enfermant sous sa massive stature et donnant plus de recul à son cycle torride qui s’accéléra à nouveau graduellement jusqu’à reprendre une cadence soutenue… La tête baissée et le regard rivé sur la cible de ses impulsions viriles et le fessier sous lequel il activait sa virilité, Hector revint déposer de suaves baisers décousus sur l’épaule de Dalia qu’il finit par mordiller pulsionnellement entre ses lèvres dans l’ouragan dévastateur de sensations qui le reprenait… Plus ivre, plus éméché dans ses cinq sens malmenés par les foudres de cet amalgame intensif, les souffles de sa respiration semblaient ne jamais avoir été si rauques et poussés qu’en ce moment de liesse complète.


Ses vagues d’extase folles et ce nouveau séisme d’érotisme qu’il entretint de longs instants pour imprimer des ondes toujours plus exaltantes d’effusions de plaisir ravageuses et irradiantes dans tout le corps de Dalia finirent par le faire vibrer de tout son être et le mena tout droit vers une apothéose de transport dans un orgasme vrombissant que l’homme exprima dans un profond souffle exténué d’effort... Béat de sensations de volupté, abandonné de forces et de lucidité, Hector se retint de tomber en avant sur la jeune femme et de l’écraser sous son corps dans l’affaiblissement des appuis de ses poings pour se retirer doucement avant de se laisser basculer sur le côté… Tombant sur épaule à côté d’elle, s’écroulant presque, complètement groggy et étourdi par les étoiles d’évasion qui possédait son esprit embué d’une sorte d’apesanteur contrastante avec le poids mort si pesant qu’il ressentait de tout son corps, les souffles de sa respiration, faisant gonfler et rétracter son torse tatoué et ses épaules sans relâche, et les battements effrénés de son cœur tambourinant contre sa poitrine, traduisaient on ne peut plus clairement l’extase qui venait de le foudroyer…


La tête tout aussi lourde reposée sur le matelas où il gisait allongé sur le dos à côté de sa maitresse de la nuit et tentait tant bien que mal de récupérer un semblant de respiration, Hector s’y reprit à trois fois avant de réussir à détacher sa tête du lit pour redresser la tête et ouvrir ses paupières fermées avant de la laisser retomber et d’abandonner les dernières forces qu’il lui restait. Le cocktail tequila, coke et sexe qu’il consommait depuis des années et maitrisait parfaitement finissait cependant toujours à avoir raison de lui, et ça commençait bien à être le cas… Plus tout à fait conscient de ce qu’il s’était passé ni même de qui était bien dans son lit, son état d’absence s’estomperait dans les minutes à venir avant de complètement disparaitre demain matin. En attendant, Hector ne cherchait pas à lutter et à se tirer de ce bain de douces sensations euphorisantes créées par tout cette accumulation de stimulants...
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyVen 15 Avr - 11:38

Leur échange durait depuis bien quelques dizaines de minutes maintenant et aucun des deux ne semblait arriver à étancher sa soif qui grandissait de plus en plus. Dalia ne se souvenait pas d’avoir déjà eu autant de fougue dans des ébats auparavant. Déjà, elle n’avait pas toujours des partenaires très portés sur les relations sportives alors elle finissait par s’ennuyer mais maintenant qu’elle y pensait, elle n’avait jamais été aussi brutale au point de presque perdre la tête. Elle n’avait pas honte de dire que lors de certaines parties de jambes en l’air avec des partenaires ennuyeux elle avait pensé à autre chose du genre : ce qu’elle ferait le lendemain ou ce qu’elle allait se préparer à manger en rentrant chez elle, tout ça, en simulant bien entendu. Mais là, ce n’était pas du tout de la simulation et elle était tellement concentrée sur les vapeurs de plaisir qui l’électrisait totalement qu’elle n’avait plus de place dans sa tête pour imaginer penser à autre chose.

Bientôt, le corps de l’homme se colla au sien et commença à peser sur ses épaules, et elle du ainsi se mettre sur le ventre. Elle s’allongea de tout son long sur la couche et elle sentait le corps brûlant de l’homme presque entièrement sur elle alors qu’il continuait ses coups de hanches déchaînées. Puis, elle sentit son souffle près de son cou et il l’incita à tourner la tête pour l’embrasser voracement en effectuant des mouvements de plus en plus sensuels. Le lit tanguait toujours sous leurs ébats et Dalia avait l’impression que ceux-ci ne s’arrêteraient jamais. Pourtant dans le bas de son ventre commençait à grandir une effluence impatiente qui titillait sans cesse un point invisible dans le creux de ses reins. C’était comme si son corps n’existait plus et qu’elle n’était plus qu’une boule de plaisir gesticulante qui allait bientôt finir par exploser.

Le contact de leurs lèvres se rompit alors que Vargas reprenait une position un peu plus élevée en prenant appuie sur ses mains. Le tempo s’accéléra encore une fois allant de paire avec la force avec laquelle l’homme possédait la jeune femme. Celle-ci avait finit par s’accrocher au matelas du lit pour essayer de se stabiliser et aussi pour réussir à mieux maîtriser ses cris sans cesse plus languissants. Elle sentit le souffle humide et exaltant de l’homme revenir dans le haut de son dos et sur ses épaules dans un ballet de baisers lascifs et quelques morsures douces et impatientes.

La femme perdait son souffle et les légers spasmes qui la secouaient indiquaient qu’elle était au bord de la déflagration et ses sens étaient littéralement sans dessus dessous. Elle sentit enfin le corps de l’homme vibrer sur elle et sa respiration bruyante fut cassée dans un souffle beaucoup plus fort et rauque. Au même moment, motivée par les agitations de son partenaire, une vague déchaînée vint frapper son ventre, enflammant littéralement tout son corps et secouant son bassin de crispations doucereuses. Elle lâcha des gémissements soulagés et épuisés en se contractant entièrement histoire de faciliter le passage de tous les flux de plaisirs qui courraient dans ses veines. Ses mains relâchèrent le matelas et le drap et elle sentit une vive douleur s’emparer de ses phalanges. Elle avait trop serrée ses poings pendant l’échange et cette vielle douleur allant de paire avec le plaisir ne fit que décupler cette sensation de bien être qui l’envahissait. Vargas se dégagea d’elle et roula sur le côté pour s’allonger sur le dos. Sa respiration était aussi haletante et il semblait avoir du mal à reprendre son souffle.

C’était pareil pour la jeune femme qui n’avait pas bougée et profitait de la fin de son orgasme pour essayer de se ressaisir. Si elle écoutait tous ses membres, elle ne bougerait pas et d’ailleurs, elle ne bougerait plus jusqu’à la fin des temps, elle était trop bien. Mais un détail vint légèrement perturber son état tranquille : ce fut le froid. Elle avait tellement eu chaud avec la drogue, l’alcool et le corps de l’homme qu’à présent que son plaisir brûlant était passé, même la chaleur humide de Los Angeles lui provoqua un léger frisson. Elle releva doucement la tête, totalement endolorie par ses efforts et son orgasme, et la tourna vers l’homme qui semblait lui aussi baigner dans ses drogues naturelles fraîchement libérées.

Toujours désinhibée et les craintes par rapport à la réputation plutôt violente de l’homme très loin, elle se décida à bouger. D’abord, elle remit en état de marche ses membres qui avaient été plus que délicieusement maltraités et qui auraient bien voulu un peu de repos. Mais trêve de blabla, elle n’avait qu’une seule envie, c’était de retrouver la chaleur de la peau de Vargas. Elle se glissa doucement contre lui avant de faire passer sa jambe au dessus des siennes, de mettre son bras sur son torse et de placer sa tête sur son épaule. Sous sa main, elle pouvait sentir les heurts de son cœur contre sa poitrine comme des coups de poings puissants. Les deux corps en apparence paisibles lutaient pour que leurs organes reprennent un court normal. Les cœurs affolés, les poumons paniquées et les artères folles… C’était une révolution qui tentait de s’apaiser.

Dans une tentative épuisante, la jeune femme leva la tête vers la fenêtre pour voir que l’obscurité avait largement entamée la nuit et à présent seules quelques lumières de lampadaires filtraient. Elle reposa sa tête, exténuée sur l’épaule large de Vargas et lâcha un léger soupire. Dans cette luminosité précaire elle ne discernait que de faibles silhouettes. Elle leva sa main qui reposait sur l’immense torse de l’homme et la remonta doucement pour arriver à sa gorge. Elle fit le tour et finit par lui caresser la tempe et la joue. Sous ses doigts, elle pouvait sentir la peau creusée par le temps et la violence. Ce molosse lui semblait étrangement humain dans l’obscurité…

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyDim 17 Avr - 10:30

Une nuit d’ivresse dans tous les sens du terme. Voilà en quoi s’était transformé ce qui devait à priori n’être qu’un rapport d’inventaire du stock d’armes du gang. Quand il repensait à la Dalia qui avait frappée à sa porte et lui avait tout de suite présenté les feuilles de comptes comme si elle voulait vite repartir, les choses s’étaient bien vite déliées… La drogue et l’alcool y avaient aidé. La musique peut-être un peu aussi. Quoi qu’il en soit, les ébats tempétueux qui avaient suivis avaient atteint un paroxysme d’intensité physique dont Hector portait toujours les traces. Les amples mouvements respiratoires de son torse se gonflant et se baissant sans cesse de la position allongé sur le dos sur laquelle il avait échoué, ses souffles toujours un peu éprouvés et cette impression globale d’atonie complète qui parcourait tout son corps… Aucun doute, la coke était un sacré stimulant dopant… Et les attraits de la jeune femme, encore plus.

Dalia ne tarda pas à venir se rapprocher de lui pour blottir son corps au sien et le mexicain, d’ordinaire peu en clin à ce genre d’attentions, passa machinalement son bras sous sa tête pour l’envelopper et la laisser se reposer contre son épaule. Pas vraiment le genre de choses auxquelles il été habitué, du moins pas depuis une bonne dizaine d’années et Esmeralda… Allez savoir si c’était encore ce faux souvenir troublé par les apparences de Dalia qui réécrivait ses réactions naturelles, mais il ne la repoussa pas. Son contact lui était même étrangement agréable… La caresse que sa main laissa courir le long de son torse et jusqu’à son visage était emplie de douceur, et bien qu’Hector était incapable de rendre ce genre de gestes, il devait bien avouer qu’il appréciait d’une certaine façon. Peut-être un des effets du cocktail drogue-tequila. En tout cas, l’homme ne se détacha pas de cette chaleureuse étreinte et ne desserra pas la délicate enveloppe de son bras qui blottissait sa fine silhouette contre sa robuste masse de longs instants durant.

Au final, Dalia était compétente en armes, bonne buveuse et excellente maitresse. Encore que cette dernière option ne le surprenait pas, les mexicaines étant de toutes façons les meilleures maitresses du monde, du moins aux yeux d’Hector qui en avait connu en paquet et de tout horizons. Pas forcément grâce à son physique certes, mais surtout à son statut de chef et le mythe qu’il avait su créer derrière son nom et son visage. Bien que nouvelles, Dalia avait forcément déjà du entendre quelques versets de sa légende ici et peut-être que cela avait également participé avec la coke à les faire arrivés ici. Peu importe après tout, le pêché de chaire avait été consommé et il ne restait plus à Hector qu’à ajouter cette soirée à la longue… très longue liste des choses sur lesquelles il devrait s’expliquer une fois face à son dieu. Mais le plus tard possible. D’ici là, il comptait bien en rajouter quelques unes de plus, et pourquoi pas avec Dalia encore…

Alor qu’ils étaient là, la señorita serrée contre lui, depuis une bonne dizaine de minute, un bruit assez retentissant se fit entendre de dehors. Pas forcément près dans sa résonnance mais assez intriguant dans sa détonation pour intriguer El Jefe dont la tête se redressa instantanément… Et comme bien souvent dans ces cas là, dans ce cmilieu, même le plus petit des détails devenait une alerte. Si on était légèrement parano dans ce train de vie, on terminait soit entre quatre murs soit entre quatre planches avant d’avoir atteint la trentaine. Hector se détacha doucement de la jeune femme et libéra son bras de sous sa tête pour se redresser et s’assit alors au bord du lit où il se pencha en avant et attrapa un glock caché et accroché sous son lit puis un fusil à canon scié scotché à la latte d’à côté. L’homme se releva et fit le tour du lit en lançant le fusil à Dalia sur le matelas pour aller jusqu’à la fenêtre à côté de laquelle il se colla contre le mur, observant l’extérieur à travers les fentes des volets, visage fermé, les yeux légèrement plissés et concentrés durant quelques secondes… Rien à signaler. Fausse alerte.

Hector recula lentement et finit par se rasseoir au bord du lit, dos à la jeune femme qu’il avait armé d’un fusil pour ne la laisser qu’avec le large tatouage du Christ. Preuve qu’il avait déjà suffisamment confiance en elle ? Peut-être. Qui tirerait dans le dos d’un homme en visant le christ de toute façon ? Il posa le glock qu’il avait en main sur la petite table de chevet à côté se pencha à nouveau en avant pour attraper cette fois-ci le caleçon qu’il avait laissé précipitamment avec son jean dans l’appel criant de ses pulsions tout à l’heure. Maintenant qu’il été levé, autant aller chercher de quoi poursuivre et retrouver cet état de plénitude dans lequel ils nageaient après cette fausse alerte. Le mexicain enfila son sous-vêtement et se releva pour refaire le tour du lit et quitter cette fois la chambre. Le temps de revenir dans le salon et de prendre paquet de clopes, cendrier, bouteille de tequila et cocaïne, il revint ensuite dans la chambre quelques instants après avoir disparu et s’installa au bord du lit du côté de Dalia, cette fois-ci en s’allongeant sur le côté et en se posant sur un avant-bras devant tous les stupéfiants qu’il posa en pagaille sur le lit.

« Je t’ai dis que tu été engagée, hermosita ? » glissa-t-il en se sortant une cigarette pour la glisser entre ses lèvres avant de lui en tendre une à moitié sortie du paquet. « Tù y yo… On va avoir muy muy trabajo à faire ensemble… Y muy fiestas… » reprit Hector en recrachant doucement sa fumée dans un soupir exténué après avoir allumé sa cigarette au zipo qu’il tendit ensuite sans l’éteindre vers la cigarette de Dalia pour l’allumer elle aussi.
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyDim 17 Avr - 16:14

Étonnement, l’homme ne l’avait pas repoussé. Elle l’aurait cru assez du genre à la rembarrer assez vertement pour lui dire de se casser vite fait, de remballer ses affaires et de se mettre au boulot ou de rentrer chez elle, mais non. Il se contenta de faire passer son bras sous sa tête pour l’entourer. Ce geste avait l’air petit mais tant que ce n’était pas une bègne ou un truc du genre, c’était quand même une petite victoire. Peut être que dans quelques jours il lui lèguerait le gang à la place de son neveu… Ouai bon, ok, elle n’était pas aussi droguée et bourrée pour penser ça… En plus une femme à la tête du gang, ce serait une bonne vanne qui en ferait rire plus d’un à commencer par Vargas. En tout cas, ils restèrent ainsi, couchés, Dalia blottie contre l’homme une bonne dizaine de minutes dans un silence rythmé par leur respiration encore un peu essoufflée lorsqu’un bruit résonné jusqu’à la fenêtre de la chambre. Dalia ne s’en formalisa pas vraiment alors qu’Hector, lui, releva immédiatement la tête pour écouter la suite… Qui ne vint pas. Mais bon, en tant que gangster, tout pouvait être suspect en fait. Alors il se détacha doucement de la jeune femme en tirant aussi son bras pour se libérer de son étreinte et s’assit au bord du lit.

Il tâtonna au niveau des lattes de l’objet avant qu’un bruit de scotch se fasse entendre. Dalia s’était redressée et assise sur le matelas, devinant ce que l’homme cherchait. En tant qu’ancien chef de gang elle se doutait largement qu’il y avait bien une petite dizaine d’armes cachées un peu partout dans la maison histoire d’être prêt au cas ou un ennemi viendrait pointer le bout de son joli nez. Il ressortit de dessous le lit un glock et un fusil qu’il lança à la jeune femme. Elle l’attrapa et le chargea immédiatement en se rapprochant légèrement du bord, prêt à se lever à viser un intrus quelconque. L’homme se cala contre le mur à côté de la fenêtre et écouta pendant de longues secondes. Mais rien. Il finit alors par se reculer et aller s’asseoir au bord du lit, dos à la jeune femme. Une occasion en or ? Pas vraiment. Elle le tuerait, et ? Et rien du tout, le trafique n’avait pas besoin de Vargas pour marcher tout seul et le lendemain, le cours normal des actions reprendrait malgré la perte.

Mais en tout cas, le fait qu’il s’autorise à lui tourner le dos montrait qu’elle n’était plus une nouvelle venue dont il fallait se méfier, point positif. Il posa son glock sur la table de chevet et Dalia désarma son fusil, le posant elle aussi sur la petite table qu’il y avait de son côté du lit. Son cœur s’était comme arrêté une petite seconde. Ca aurait été bien con de se faire mitrailler parce qu’elle était simplement dans la maison de Vargas alors qu’elle voulait théoriquement autant sa perte qu’un quelconque concurrent. L’homme se pencha en avant et récupéra son caleçon pour l’enfiler, se lever et sortir de la pièce. La fête était peut être finit. En tout cas, la jeune femme ne resta pas toute nue et commença à chercher à terre au moins ses sous-vêtements qu’elle enfila, assise sur le bord du lit.

Finalement, les pas du gangster revinrent et son compagnon n’apparut pas dans l’encadrement de la porte les mains vides. Cigarettes, cendrier, alcool et coke avaient été invités et la petite soirée ne semblait pas avoir prit fin. Déjà, tant mieux car elle pourrait avoir encore plus d’informations et pourrait certainement encore marquer des points et puis aussi… Dalia était quelqu’un qui aimait bien s’amuser, picoler et potentiellement à partir de maintenant, se droguer, alors elle n’allait pas dire non, surtout pas. Vargas se coucha sur le côté en prenant appuie sur son avant-bras. Il déposa le butin sur le lit alors que la jeune femme s’assit en s’appuyant sur ses mains, au milieu du lit. Il lui demanda si lui avait déjà dit qu’elle était engagée en lui tendant une cigarette à moitié sortit de son paquet. Elle la prit entre son index et son majeur. Il rajouta qu’ils allaient avoir beaucoup de travail et beaucoup… De fêtes… En effet, même si pour l’instant ils avaient plus fait la fête que réellement bossé, elle se doutait que bosser pour lui n’allait pas être de tout repos.

Passer de simple passeuse d’arme, faible maillon dans une chaîne qui continuait bien plus loin que là où son regard pouvait porter, elle les avait escaladé d’une traite pour se rapprocher du bout. Mais elle n’y était pas encore. Pas du tout. Certaines mailles étaient encore bien cachées dans toute la mécanique du gang. Et elle devrait encore faire pas mal d’efforts pour avoir une vue d’ensemble, ce n’était pas encore gagné et une fois la prise de vue parfaite, il faudrait réfléchir au moyen d’action. El Jefe sortit son zippo, s’alluma sa cigarette et alluma celle de Dalia avant de recracher sa fumée dans un souffle légèrement exténué. Son pauvre cœur fatigué par l’age et les aventures ne devait pas pouvoir supporter cette allure pendant plusieurs heures et plusieurs jours… Ou alors au contraire, il avait tellement pratiqué qu’un autre petit coup d’alcool et de coke ne ferait que lui redonner un coup de peps. La jeune femme tira un coup sur sa cigarette avant de répondre d’un air satisfait « Ça tombe très bien, j’adore travailler… No hay atajo, sin trabajo. ». En bref, on a pas ce qu’on veut sans peine et sans travail. Phrase qu’elle s’était faite tatouer sur le bras en étant sûre que ça illustrerait assez bien tout ce qu’elle pourrait faire, surtout pour une femme bosseuse et perfectionniste comme elle.

Elle se passa sa main libre dans ses cheveux légèrement décoiffés et les ordonna en faisant glisser ses doigts entre ses mèches. Elle tira encore profondément sur sa sèche en lâchant un soupire apaisé. D’habitude elle fumait après avoir eu un mauvais coup histoire de ne pas gâcher entièrement sa soirée, mais finalement, une bonne cigarette après un bon coup, c’était meilleur. « Je n’arrive pas à croire que vos précédents comptables n’aient pas été motivés à faire un meilleur boulot aux vues des récompenses que vous offrez. » En même temps, ses anciens comptables devaient sûrement être des hommes assez vieux, alors bon, si ils pouvaient avoir de la coke et de l’alcool, pas sur qu’ils soient passés par la case lit. Heureusement… Enfin, elle espérait du moins et si c’était le cas, il cachait bien son jeu. « A moins que ça, se soit seulement pour vos comptables qui savent danser… » Et hop, un petit sous-entendu à peine voiler qui parlait aussi bien de la danse de tout à l’heure dans le salon que celle qui venait d’avoir lieu sur le lit. Après tout, avec la drogue qui flottait dans sa tête, elle ne se rendait plus compte qu’elle était entrain de papoter tranquillement, en sous vêtement, dans le lit de Vargas.

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyLun 18 Avr - 17:40

Cette nuit était définitivement excitante dans tous les sens du terme. De l’alcool à la drogue au sexe, en passant par cette fausse alerte qui lui fit sortir des armes planquées sous le lit, l’adrénaline d’Hector ne chômait pas. Aussi était-il temps pour un – voir plusieurs – petits remontants que l’homme partit chercher dans le salon et revint apporter sur le lit où se trouvait sa maitresse pour créer un nouveau petit environnement criminel haut de gamme autour d’eux. « Sex, drug, guns & tequilas ». Elle est pas belle la vidà ? Quoi qu’il en soit, ce n’était pas les deux amants sacrés qui allaient dire le contraire ainsi allongés l’un à côté de l’autre sur ce lit au milieu de tout cet attirail. Hector se sortit une cigarette et en proposa une à Dalia avant de les allumer tour à tour. Il lui rappela au cas où un ultime doute subsistait qu’elle était bien engagée et qu’ils allaient donc avoir pas mal de travail à faire ensemble et pourquoi pas… de fiestas comme celle-là.

Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres à la réponse de la jeune femme au moment il recracha sa fumée d’un seul souffle court. « Si… J’ai déjà cru lire ça quelque part y a pas si longtemps… » glissa-t-il sans perdre son sourire, référence au tatouage qu’il avait vu sur son épaule pendant leurs ébats enflammés. Détail qu’il appréciait particulièrement. Hector aimait beaucoup les señoritas tatouées, et évidemment, encore plus celles tatouées de leur appartenance à Los Ojos. Esmeralda en comptait beaucoup… Elle s’était même fait écrire son prénom sur la fesse droite et celui de leur fils sur le sein gauche, à l’endroit de son cœur. Elle lui manquait oui… Mais quelque part ce soir, il avait l’impression de la faire revivre à travers Dalia puisqu’il n’avait eu ce genre de moments et de partages avec aucune autre femme. En général, cela s’arrêtait au sexe et, une fois abreuvé, les putas viraient vite fait de chez lui sans avoir le droit ne serait-ce que de regarder la came ni autre chose.

La remarque de Dalia qui suivit l’amusa tout autant. Elle n’entrait pas exactement dans la même case que ses prédécesseurs au poste de comptable, rien que par le sexe d’une part. C’était bien la première fois en vingt ans d’existence qu’une femme occupait une place comme celle-ci. Esmeralda avait d’avantage été un électron libre touche-à-tout en son temps. Enfin, même l’esprit « old school » et conservateur plein de machisme d’Hector pouvait s’ouvrir devant de bonnes compétences et… d’autres choses aussi que la jeune femme avaient. « Ah ça… C’est un privilège qu’il t’appartient de garder… Mais je ne me fais pas trop de soucis pour toi. » lui répondit-il dans un petite rire discret en lui adressant un regard complice. Elle savait danser, boire, s’enfiler des lignes et faire l’amour comme une reine. Aucun risques qu’elle ne s’entende pas avec le roi et ne bénéficie pas des avantages qu’il pouvait offrir donc, si bien sûr le travail était au rendez-vous. Mais là-dessus non plus, Hector ne s’inquiétait pas trop étant donné ce qu’il avait vu ce matin.

Un petit détail toutefois attira son attention parmi le bazar de stupéfiants devant lui : il n’avait pas de plan pour se faire une ligne de coke. Un problemo ? Pas le moins du monde. Hector n’allait se relever aller chercher une plaque ou un plateau alors qu’il avait un corps de rêve à portée de main… Ou plutôt de narine. L’homme redressa son visage vers le sien et tendit une main à la jeune femme assise en face de lui « Ven… » murmura-t-il avant de doucement l’attirer à se rapprocher un peu plus de lui et la guider à s’asseoir près de son torse, le corps allongé sur le côté du mexicain posé sur un avant-bras collé au sien. Son visage juste en face d’une des cuisses de Dalia, il prit un peu de poudre et l’étala alors sur sa peau. Il créa avec beaucoup de minutie et de concentration une petite ligne le long de celle-ci avant de pencher légèrement son visage et la sniffer en trois traits de gauche à droite. Hector redressa la tête en dégageant quelques mèches de ses longs cheveux noir puis se tourna légèrement sur l’une de ses robustes épaules pour s’allonger complètement et poser sa tête sur la cuisse de Dalia en guise d’oreiller.

Bien et posé comme un prince… Comme quoi il n’était pas si fuyant de contacts physiques que ça. En tout cas, sniffer de la coke sur une plastique aussi généreuse et attrayante que la sienne était encore plus agréable… Allongé sur le dos, la tête reposé sur les jambes de la jeune femme, il attrapa la bouteille de tequila et la porta à ses lèvres pour en boire une gorgée puis leva les yeux vers le plafond pour trouver le regard de Dalia au dessus du sien et la lui tendre. Tequila et si elle le souhaitait, il lui prêtait son torse ou n’importe quelle autre partie d son corps pour le suivre avec la cocaïne. Mains jointe sur sa ceinture abdominale, le regard perdu devant lui, il finit par tirer une nouvelle fois sur sa cigarette et en recracha doucement sa fumée, des souvenirs pleins la tête. « Il y a longtemps que je n’ai pas passé ce genre de noche, pour dire vrai… Les autres chicas ici c’est… Tsss… Diversión. Je ne passe pas beaucoup de temps avec elles depuis la mort de mi esposa… Esmeralda… » glissa-t-il le visage fermé.

L’homme finit par soupirer profondément et abandonna peu à peu ses airs nostalgiques qui s’estompèrent pour reprendre avec un peu plus d’entrain. « Enfin… C’est le passé tout ça. Tenemos El futuro! » glissa-t-il en retrouvant un fin sourire. Le futur leur appartenait oui. Cela avait toujours été sa philosophie, surtout durant ces longs séjours en prison. Il appartenait à Dalia aussi, si elle parvenait à se montrait aussi loyale et compétente envers le gang qu’elle ne semblait déjà l’être sur le long terme. Quant au leur… Il était de toute façon déjà lié par le trafic d’armes, non ? Et plus si affinités – et stupéfiants – comme ce soir...
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyLun 18 Avr - 21:07

La coke qui désinhibait Dalia semblait aussi détendre un peu plus Hector. De toute manière, vu comment ils étaient partis, les familiarités ne seraient pas mal vues. Bon bien sur elle n’allait pas se pointer en plein milieu d’un bar où était Hector pour le saluer vulgairement en l’appelant ‘Totor’. Ou alors ça voudrait dire qu’elle était trop droguée et proche de l’overdose et il vaudrait mieux pour elle qu’elle meurt directement d’ailleurs. Mais non, elle n’en était pas à ce point. En tout cas, le chef eu un sourire amusé en relevant le fait qu’il avait déjà vu cette phrase quelque part. Ha ça, le travail c’était sacré pour la jeune femme qui en connaissait un rayon sur le sacrifice de soi et le dur labeur.

Elle en avait croisé des culs bénis dans la police qui sortaient de familles riches aux sourires colgate. Ils étaient imbus d’eux même et considéraient que tout leur était dû et que l’échec était quelque chose d’anormal. Ainsi ils restaient moyens et étaient contents tant qu’ils n’étaient pas mauvais. Mais Dalia voyait ça d’une manière plus pessimiste : elle était en bas de l’échelle et devait grimper toujours plus haut. Moyen ce n’était pas être bien, et à partir de là il fallait faire des efforts. Comme toujours. La force de l’habitude l’avait forgée à toujours bosser et à se forcer à s’améliorer sans cesse. Sans perdre son sourire l’homme reprit en disant que c’était à elle de savoir garder sa place mais qu’il ne se faisait pas de soucis. Elle sourit doucement en tirant sur sa clope, observant du coin de l’œil l’homme en caleçon qui riait doucement en lui envoyant un regard complice.

Il sembla ensuite regarder les choses sur le lit sans trouver ce qu’il voulait. Dalia tourna la tête vers lui en fronça les sourcils. Puis il tendit une main vers elle en lui disant de venir. Elle se mit la clope dans le bec et se rapprocha de l’homme qui l’attira délicatement à côté de lui, ses cuisses au niveau de sa tête. Elle comprit vite ce qu’il voulait faire lorsqu’il se mit à étaler de la coke sur sa cuisse en dessinant une ligne du mieux qu’il pouvait. La jeune femme avait un grand sourire devant l’étrange de la situation. Il sniffa sa ligne trois fois, comme d’habitude et redressa la tête en se libérant le visage de quelques mèches de cheveux qui s’étaient rabattues. Puis il s’allongea sur le dos en prenant la cuisse de la jeune femme comme oreiller.

Elle passa les doigts de sa main libre dans les mèches de ses cheveux qu’il avait mit en arrière. Elle faisait quelques fois passer son index le long de sa mâchoire. Finalement, il prit la bouteille de tequila qu’il avait ramené un peu plus tôt et en but une bonne gorgée avant de la tendre à la jeune femme qui la saisit bien évidement, mettant fin à ses légères caresses. Elle but bien deux gorgées étant donnée qu’elle était quand même plus ‘allumée’ que son compagnon. Elle reposa la bouteille, sur le sol à côté du lit cette fois histoire de ne pas la renverser et qu’elle imprègne la couche. Elle tira une nouvelle fois sur sa sèche alors qu’elle entendit la voix d’Hector s’élever. Il venait de souffler sa fumée et avait les mains posées sur son torse et le regard légèrement dans le vide. Il lui confia que cela faisait un bout de temps qu’il n’avait pas passé ce genre de nuits. Cette réflexion arracha un regard un peu étonné de la jeune femme.

Un homme comme lui devait normalement passer des soirées de folies comme ça tous les soirs. Une soirée entre potes, à se droguer, à se saouler, à déconner grassement avant de retrouver une prostituée pour une nuit aussi agitée que celle là. Ben apparemment non… Il lui dit que les autres femmes ici n’étaient que de la distraction et qu’il ne passait pas beaucoup de temps avec elles depuis la mort de sa femme Esmeralda. Dalia ne pu se retenir de dire, l’air pensive « C’est un très joli prénom… », Accompagnant le visage légèrement fermé de l’homme. Hector soupira profondément. Dalia laissa passer sa main sur son épaule et son cou alors qu’il semblait reprendre un peu d’entrain. Il conclut que tout ça c’était du passé et qu’ils avaient l’avenir. Il eu un petit sourire et mine de rien, ça raviva légèrement la flic aussi. Mais légèrement.

Le futur, au-delà de l’opération, elle n’y pensait pas vraiment. Elle évitait histoire de pousser toujours plus loin l’angoisse de la maladie. Après tout sa mère n’avait eu alzheimer qu’à 45ans… Elle n’était pas très éloignée de la trentaine et bientôt elle ferait le décompte avant de devoir surveiller les premiers signes de la dégénérescence de son cerveau. Le médecin avait bien insisté sur le fait qu’elle pouvait ne pas l’avoir, mais voilà, le risque était là et avait à présent dressé une barrière sur son futur. Elle savait qu’elle avait une chance sur deux pour débloquer totalement et finir par s’enterrer dans son monde et dans le passé en ressassant sans cesse et en rendant la vie impossible à sa famille. Elle avait conclue d’un pacte avec elle-même, se promettant de se buter si elle venait à repérer les premiers signes de son déclin inéluctable si elle venait à avoir un semblant de famille. Mais restait à savoir si elle aurait le courage ou même encore la conscience de son état et de le faire. Être une espèce de boulet pour tout le monde et finir par être morte en étant vivante, sans reconnaître ses proches ou en confondant les membres de sa famille… Non. Un bébé de 50ans était la plus terrible abomination qu’on pouvait connaître après l’avoir connu digne et responsable et une telle vision d’elle-même était littéralement insupportable.

Elle combattit cette pensée en reprenant la bouteille et en buvant une autre gorgée. Il lui fallait encore un peu de cocaïne aussi tient. Elle reposa la bouteille de côté et se pencha un peu sur l’homme pour lui voler un baiser. Elle se redressa à peine, laissant son souffle chaud sentant la tequila près de ses lèvres. « Et pour l’instant… Te tengo… ». Elle redéposa un léger et rapide baiser avant de se faire une ligne de cocaïne sur le torse de l’homme. Enfin… Aussi bien qu’elle pouvait faire une ligne après avoir commencé il y a quelques heures, et qu’on pouvait le faire sur un torse musclé. Elle aspira trois fois sa ligne avant de lécher la poudre qui restait encore sur sa peau. Puis elle se redressa en passant sa main de son ventre à son torse pour ensuite la poser contre sa joue. Elle passa son pouce délicatement sur ses lèvres avant de se pencher encore une fois et de l’embrasser tendrement, mêlant le goût de nicotine, de tequila et de cocaïne au ballet de leurs langues. Puis elle se sépara encore une fois de lui pour tirer la dernière inspiration sur sa cigarette avant de l’écraser et de la laisser dans le cendrier.

Le regain de cocaïne commença à une fois de plus lui faire travailler la tête. A croire que ce que l’alcool s’occupait à noyer, la drogue s’acharnait à le réanimer. Elle fit glisser sa jambe sous la tête de l’homme pour se libérer et s’installa à califourchon sur son torse. Elle se pencha en regardant intensément dans les yeux Vargas. Elle ne faisait pas les choses à la va-vite. Elle les faisait pleinement même si des fois elle ressemblait à une bête déchaînée. Pour l’instant, elle était dans sa phase calme et maîtrisée. Elle finit par l’embrasser langoureusement, presque totalement collée à son corps avant de rompre le contact. Elle descendit un petit peu pour lui déposer de légers baisers et de petites morsures dans son cou. Elle se recula encore pour arriver sur le haut de son torse qui reçu le même traitement que son cou alors que ses mains se glissaient sur ses flancs. La soirée était apparemment loin d’être finie…

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyMar 19 Avr - 18:22

Le futur nous appartient oui… Et si ce n’était pas le cas, alors il ne tenait qu’à eux de le prendre et de se l’approprier. Quel futur Hector était censé avoir à son arrivé ici, immigré avec une poignée de dollars en poche et pas un mot d’anglais dans la bouche ? Sans doute celui d’un ouvrir payé au noir la moitié du salaire minimum par un exploitant blanc sans scrupule… Mais il avait vu plus loin. Il avait plus grand. Ce que l’oncle Sam ne voulait pas lui donner, alors il était allé le chercher. Quelques amigos, un bon coup de chance lucratif pour commencer et vingt ans plus tard, il avait créer un empire criminel chiffré en millions de dollars annuel. L’homme avait fait fortune au prix du sang, du malheur… et de quelques années de prison également. Beaucoup de ces proches étaient morts ou emprisonnés à vie, sa femme s’était fait abattre par les autorités et lui… Lui restait. Pour le moment. Les balles et les mandats n’avaient encore réussit à l’avoir jusque là. Sa dernière peine de prison l’avait poussée à considérer une retraite anticipée ou en tout cas à prendre un peu plus de distance…

… Mais pour faire quoi ? Ces six mois qu’il passait « tranquillement » au Mexique étaient bons et lui servaient à profiter un peu de toute la fortune qu’il s’était créée au fil du temps mais le temps finissaient toujours par devenir long loin de l’action. Le crime coulait dans ses veines, autant si ce n’est plus que la tequila et Hector ne savait rien faire d’autre que faire parler la poudre. On vit comme une brute, on meurt comme une brute. Et on s’expliquera devant dieu plus tard. Enfin, pour l’instant il était loin d’imaginer une quelconque fin dans ce futur. Le pendejo qui pourrait avoir sa peau n’était pas encore né selon lui. L’essentiel était de profiter du présent et des moments de répits qui lui étaient offerts, comme cette nuit d’ivresse avec Dalia. La jeune femme apprendrait très vite elle aussi qu’ils étaient précieux, même à un âge moindre que le sien. Les balles ne choisissaient pas leurs cibles en fonction de l’expérience ou du rang. Il se sentait bien avec elle, mieux qu’avec les autres chicas qui passaient sous ses draps et d’ailleurs quelques détails chez lui ne trompaient pas.

Tranquillement installé sur ses cuisses, allongé sur le dos, entre deux bouffées de cigarette et deux gorgées de tequila qu’il transmit ensuite à sa maitresse, l’homme profitait de la douceur de ses caresses le long de son visage et dans les mèches de ses cheveux. Voilà bien longtemps qu’il n’avait pas pris le temps d’essayer d’apprécier cela. Depuis Esmeralda… Un joli prénom oui. Mais un prénom qui n’avait plus sa place nul part aujourd’hui, si ce n’est sur la pierre d’une tombe dans un petit cimetière de Mexico. Son image restait dans les mémoires et le cœur d’Hector, mais la vie continuait… Encore qu’un étrange paradoxe possédait ses idées en cet instant précis. L’homme n’y pensait à la fois plus du tout au contact de Dalia, et la retrouvait quelque part à travers elle… Ses paupières se fermèrent doucement pour répondre au baiser languide qu’elle vint lui donner avant de se rouvrir pour lever les yeux vers les siens au moment où elle lui dit qu’elle l’avait à elle.

Un nouveau fin sourire empli de charme et d’amusement mêlés se dessina sur ses lèvres alors que Dalia entreprit de se faire une ligne de cocaïne sur le volume de son torse tatoué avec au final, plus ou moins de réussite. Hector passa l’une de ses mains dans les mèches de ses cheveux le temps qu’elle ne se penche sur lui puis d’un nouveau baiser emprunt de langueur auquel ses lèvres et sa langue répondirent avec la même passion. Sans qu’il ne s’y attende vraiment, la señorita le surprit et grimpa sur lui pour chevaucher son corps et le mexicain l’accueillit en posant chacune de ses mains sur ses cuisses l’entourant. Une initiative appréciée surtout avec sa gestuelle féline terriblement sensuelle et ce caractère sauvage qu’elle pouvait avoir et qu’Hector appréciait particulièrement. Son regard plein d’acquisition rivé sur la volupté de sa silhouette au dessus de lui le traduisit on ne peut plus cruellement avant que Dalia ne revienne saisir ses lèvres dans un baiser encore plus avide…

Les mains de l’homme posées sur ses cuisses glissèrent lascivement jusqu’à ses fesses où elles ne restèrent pourtant pas bien longtemps alors que l’échange sulfureux de leurs langues se rompit et que la lionne sur lui n’entame une sensuelle descente le long de son cou puis de son torse, provoquant de manière réactive un vrombissement conquis de ses cordes vocales, vibrant tel un moteur de cylindrée ou un doux rugissement de fauve commençant à entrer dans un état de chasse… « … Me Vuelvo Loco … » souffla-t-il de manière à peine audible. Il devenait fou oui. Si Dalia cherchait un second round, il était bien son hombre et jusqu’à ce que le soleil californien du petit matin n’entre à travers les fentes des volets de la chambre… Pas vraiment son habitude non plus avec les autres señoritas mais y-avait-il vraiment besoin de repréciser qu’elle n’était déjà pas « les autres señoritas » ? Non. L’effet ensorcelant qu’elle avait sur lui était bien unique et des plus stimulants…

La drogue y participait sans doute un peu aussi, surtout pour Dalia étant donné qu’Hector avait l’habitude d’être ainsi rodé avec d’autres, mais jamais autant en désir charnel et en appel physique qu’il ne l’était à son contact. Son expression, à travers ses gestes, était on ne peut plus criante... Les mains d'El Jefe posées sur la chute de ses reins s'activèrent en lascives caresses envahissant bientôt tout son dos... Son buste se redressa ensuite lentement avec le sien à la verticale pour lui permettre d’abreuver une partie de cette nouvelle soif naissante, plongeant sa tête dans le creux du cou de la jeune femme pour y déposer de nouveaux brulants baisers, laissant traîner sur sa peau l’humidité de leur langueur sous leur passage avant de peu lentement niveler vers le galbe de ses seins où ils se déposèrent irrémédiablement avec plus de faim…
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyMar 19 Avr - 21:25

La soirée dérayait complètement, c’était à peine un euphémisme aux vues des rails qu’ils s’étaient enfilés et du nombre de fois que le goulot leur était arrivé aux lèvres. On aurait pu aussi parler des autres choses qu’ils s’étaient portés aux lèvres, et ce qu’ils avaient portés à leurs doigts. Elle était partie au départ du simple fait qu’elle était obligée de le faire et qu’elle ne l’avait fait que pour sa couverture. Qu’elle n’y avait prit aucun plaisir mais dans ces cas là, elle n’aurait prit aucune initiative et n’aurait fait que le strict minimum en faisant l’espèce de potiche inanimée comme il lui était déjà arrivé de le faire. Etrangement, si elle redoutait la drogue, ce n’était pas tant par son côté nocif que par son visage attrayant. Elle y trouvait son compte. Elle y trouvait plus ou moins ce qu’elle cherchait à tâtons depuis pas mal de temps. Une sorte d’alternative à une route à présent incertaine. Elle avait quitté l’immense autoroute en béton de la police, bien encadrée et claire, allumée de centaines de lampadaires… Et elle avait débarquée sur un sentier de terre boueux où la mélasse s’accrochait à ses mollets et l’attiraient sans cesse. Vers le bas ? Non, plutôt à sortir du sentier et d’aller voir un peu mieux dans la forêt si effrayante ce qui s’y cachait. Elle sentait la terre battue disparaître doucement sous ses pieds.

Avait-il totalement disparu ? Non, bien sur que non. En fait, elle essayait de rester aux abords de celui-ci sans y aller pleinement. Elle frôlait du bout de ses doigts les troncs sombres des pins ombrageux qui bordaient un monde qu’elle n’avait pour l’instant aperçu que de loin. Et si ces immenses arbres n’étaient en fait qu’une parure qu’on l’avait forcé à orner la représentation qu’elle se faisait de cet univers. C’était mauvais. Ce genre de pensées était très mauvais pour son objectif. Et cet homme était mauvais pour sa mission. Dalia était habituellement une femme claire et parfaitement consciente de ses objectifs mais là, ça s’embrouillait et elle avait beau battre frénétiquement des mains dans de molles tentatives, ça ne changeait rien. Elle voulait les deux parts du gâteau. Goûter un peu de ce que lui offrait cette soirée et en même temps sauter à pied joint juste après dans ses convictions si profondément encrées dans ses tripes.

Mais elle venait d’y goûter, juste quelques minutes plutôt, pourquoi ressentait-elle cette irrésistible envie de continuer ? Dalia avait de nombreux vices qui compensaient son sens aigue du travail et de l’application. Comme si quelque chose en haut avait décrété qu’elle était trop douée pour ne pas devoir souffrir d’un attrait particulier pour les choses communément mauvaises. La cigarette dès l’age de 14ans et ensuite l’alcool beaucoup plus tôt que ce qu’autorisait la loi. Et pourtant elle était bonne élève et disciplinée sans être totalement inconsciente de son talent. Dans un élan d’utopie qu’elle animait entièrement à son entrée dans l’école de police, elle avait peut être aussi cherché un échappatoire à sa vie légèrement merdique. Elle avait pensé se faire violence sur elle et sur les autres histoire qu’elle ne soit pas la seule à souffrir. Ensuite elle s’était sentie attirée par les armes et la balistique d’une manière étrangement naturelle comme si la peau dure et froide de ces engins serait une compensation à son cœur malade et pourrissant.

Et la voilà il y a quelques mois, acceptant une mission d’infiltration pour un trafique d’armes, acceptant par la même de quitter tout ceux qu’elle connaissait à part deux visages qu’elle connaissait trop bien. Elle avait lu des rapports sur le quartier qui ne l’avaient pas enchantés. Mais une fois à l’intérieur, elle avait sentit l’envie irrépressible de continuer et de creuser ce monde. D’abord légèrement angoissé, elle se rendait compte que son angoisse s’était envolée depuis le début de cette soirée. La drogue et l’alcool y contribuaient largement mais à la fin, elle se doutait que ce n’était que des choses qui l’avaient encouragée simplement. Ha mais non, ce n’était jamais aussi simple. Ca ne l’était pas et elle sentait qu’en continuant dans cette voie elle allait encore plus s’emmêlait et encore plus perdre pieds.

Et les mains chaudes d’Hector sur ses cuisses, remontant doucement vers son fessier ne l’aidaient pas à avoir les idées claires. Alors qu’elle faisait passer ses lèvres et sa langue sur le torse de l’homme, elle sentit une vibration naître et qui se traduisit par une sorte de ronronnement guttural ponctué par une phrase espagnole du chef. Il devenait fou… Au moins elle n’était pas la seule. Elle aussi commençait à s’étioler en deux parties totalement opposées. L’une hurlait littéralement sur la première, essayait de la tirer vers elle. Elle s’était accrochée à sa manche et la secouait. Pour l’instant la deuxième essayait de la calmer, lui disait d’arrêter et d’attendre parce qu’elle allait bientôt revenir. Mais aucune des deux ne savait quand l’autre reviendrait. Revenir d’où ? Même ça elle n’arrivait pas à le savoir et en fait, elle ne le cherchait pas. Ne comptait plus que la peau brûlante de Vargas sous ses lèvres. Ses mains parcourant ses côtés et son dos ne faisaient que l’enflammer de plus en plus. Et elle ressentait encore une fois cette agitation dans son bas ventre qui la ferait littéralement péter un câble. Elle sentait doucement se glisser en elle de petites vagues de chaleurs.

L’homme se redressa pour se mettre assit sur le lit et ensuite embrasser son cou et descendre doucement vers sa poitrine qui était retournée dans son soutient à gorge un peu plus tôt. Foutu réflexe à la con. A cet instant là, elle était horriblement en colère contre ces morceaux de tissus qui lui entravaient ses idées et ses envies. Et en même temps elle avait envie de reculer et de partir de cette chambre. Elle savait que plus elle y passait du temps et plus il lui serait difficile de faire marche arrière ou alors, elle le ferait à contre cœur. Dalia était à présent redressée, contre le torse d’Hector à retenir ses soupirs de plaisirs en sentant ses lèvres sur sa peau. Un ressentiment violent et impétueux semblait se rebeller contre se bien être. Dans la logique des choses elle ne devrait pas aimer ça. Elle devrait être totalement écoeurée de se faire ainsi tripoter par un gangster qui avait tuer des dizaines et des dizaines de personnes. Ses mains étaient sales, il avait un gang, il était injuste et inhumain. Mais elle n’arrivait pas, son corps n’arrivait pas à reléguer l’information pourtant naturelle il y a quelques jours plut tôt.

Elle n’en pouvait plus de ce déchirement qui la secouaient dans sa tête et dans son ventre. Elle n’arriverait pas à continuer comme ça longtemps sans en avoir presque des nausées. Elle cogitait trop et bientôt de la fumée sortirait de ses oreilles. Elle était peut être pas assez saoul ? Non, il fallait qu’elle passe à un niveau largement plus supérieur que celui-la. S’abrutir à l’alcool ne lui servirait qu’à avoir un mal de tête du tonnerre le lendemain et surtout, elle ne voulait pas s’arrêter là. Comme un train qui démarre lentement d’abord avant de prendre son vrai rythme, la machine était partie et elle ne freinerait plus qu’à l’arrêt où elle devait aller.

Où ça allait les conduire ? Aucune foutue idée et d’ailleurs ce n’était pas pour ça qu’elle prenait ce train. Elle le prenait pour le service, le wagon restaurant et pour le paysage. Elle voulait s’asseoir et savourer pleinement sans les problèmes habituels qu’on croise dans les trains. Pas de contrôleurs chiants ou de jeunes écoutant leur musique trop fort. Non, rien qu’elle et les images défilant derrière la fenêtre, le plateau repas succulent et la petite lueur d’aventure qui résidait dans son ventre. Un genre d’appréhension quand on ne savait pas vers quoi on s’engageait mais qu’on était convaincue que ça n’allait pas être si angoissant que ça.

Elle en avait marre et comme si ses gestes étaient cette fois-ci parfaitement en accord avec ses pensées, elle poussa violement Vargas en arrière. Elle affichait une mine presque énervée et sauvage. Ouai, elle en avait marre là. Déjà, y avait ces morceaux de tissus qui l’énervaient atrocement. Elle se redressa pour enlever en un coup de main son soutient à gorge qu’elle lança de l’autre côté de la pièce. Un peu comme ce que le chef avait fait un peu plus tôt, elle en avait marre d’attendre et de laisser trop de places à ses questionnements stériles. Elle verrait ça demain, après une douche ce serait largement suffisant. Elle se pencha ensuite pour rapidement enlever sa culotte qui n’était pas restée longtemps sur sa peau. Dans la foulée elle tira le caleçon de l’homme avant de retourner au dessus de son torse et de le toiser. Elle se pencha ensuite, s’abaissant doucement, contrastant avec la violence avec laquelle elle les avait dessapés. Elle se colla à son corps pour lui voler un baiser doux et passionné.

Parallèlement, elle glissa une main le long du torse de Vargas, de son ventre pour venir finalement se poser à son entrejambe et commencer un massage lent. Elle pencha ensuite la tête pour parsemer le cou de l’homme de baisers, de coups de dents et de coups de langues. Elle ne voulait pas tout laisser passer rapidement. Elle était un genre de lionne, prudente et réfléchie lorsqu’elle avait la proie en vue. Elle s’approchait ensuite discrètement du bout de ses pattes, derrières les fougères, se faisant confondre dans les fougères avec une pierre. Mais quand elle se lançait, elle était déchaînée et seule sa propre perte pourrait l’arrêter dans ces moments là. Aussi dangereuse pour les autres que pour elle…

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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyJeu 21 Avr - 11:05

Comment tout ça avait commencé déjà ? Une jeune femme aperçue seule dans un bar de gangsters en train de commander un jus de fruit. Près d’un tour de pendule plus tard, Dalia et lui en étaient à tout autre chose, bien loin de ce jus d’orange… Tequila, cocaïne et sexe, le tout à rythme intensif depuis quelques heures maintenant. Hector avait bien l’habitude de ces consommations régulières de stupéfiants et des fiestas également, à fortiori puisqu’il revenait tout juste de six mois passés au Mexique. En revanche pour ce qui était du sexe, un coup par soir avec une señorita qui repartait aussi vite qu’elle s’était couchée lui suffisait largement depuis la mort de sa femme. Ce soir, cette nuit était différente… Et pas simplement parce qu’il avait un rail ou un verre de trop dans le nez. Dalia avait un charme et des attraits particuliers, peut-être proches des souvenirs que l’homme avait d’Esmeralda, peut-être simplement uniques… Mais quoi qu’il en soit, il était loin d’y être insensible et le simple fait que la jeune femme se trouve toujours dans cette chambre en attestait déjà.

Après la ferveur tempétueuse de leurs ébats, une accalmie s’était installée dans la pièce et la pression était quelque peu retombée dans l’atmosphère alors qu’Hector était allé chercher de quoi s’adoucir un peu plus l’esprit ou, au contraire, le recharger d’adrénaline et se redonner un coup de fouet. Cigarette, coke puis quelques gorgées de tequila autour d’une petite discussion avant que la lionne ne reprenne possession de la jeune femme après une nouvelle ligne de poudre sniffée sur son torse et ne revienne ensuite le chevaucher félinement. Intrigué, amusé et charmé à la fois, le mexicain sentit très vite la température de son corps grimper au contact du sien et sous les baisers plus sauvages qui commençaient à coloniser son cou. L’appel de la chaire se fit bientôt trop fort, trop puissant et, dans une poussée de désir, Hector se redressa pour venir satisfaire cette faim devenue critique, recouvrant le cou de Dalia de suaves baisers dérivant peu à peu irrésistiblement vers sa poitrine pour la dévorer de langueur…

La tension sexuelle montait à nouveau en flèche et rien ne semblait plus pouvoir la faire descendre alors que les caresses, les baisers de l’homme se faisaient de plus en plus pressant sur la volupté du corps de sa maitresse. Dalia finit par le pousser brusquement en arrière pour se séparer au plus vite des bouts de tissu des sous-vêtements qu’elle avait remis et il redressa à peine la tête de sa position allongée pour lui adresser un regard acquis et tout aussi empressé à la fois… Il ne voulait ni ne pouvait plus attendre non plus, et encore moins devant ce caractère de fauve qu’elle lui rendait et qui ne faisait qu’attiser les braises de ses pulsions en ébullition... L’aidant à retirer le sous-vêtement qu’il lui restait en se redressant légèrement, lorsque la señorita revint à califourchon sur lui et que leurs deux corps nus se retrouvèrent à nouveau en contact, ses lèvres prolongèrent le placide baiser contrastant avec la sauvagerie de ces derniers gestes que Dalia vint ensuite lui donner et l’imprégna même d’un peu plus de passion en mêlant sa langue à l’échange…

Le trajet d’une de ses mains glissant le long de son torse tatoué pour descendre jusqu’à son entrejambe déjà en alerte et la stimuler finit de faire déborder ce trop plein de désir en lui et de développer toute sa virilité au paroxysme de sa puissance et de son désir… Hector se redressa alors une nouvelle fois de son buste, furieux d’envies bien trop impérieuses et urgentes... Ses bras se saisirent d’elle et l’enveloppèrent complètement pour se croiser lentement au dessus de sa fine taille alors que ses lèvres capturèrent les siennes plus ardemment au moment où il l’incita à se surélever légèrement pour se placer correctement au dessus de son membre en effervescence… Desserrant ensuite doucement son étreinte pour la laisser lentement redescendre et prendre complètement possession d’elle, la sensation lui fit l’effet d’un choc électrique et il mordilla réactivement du bout des dents la lèvre inférieure de Dalia alors que les muscles de son torse se contractèrent et que les mains de l’homme nivelèrent lascivement jusqu’à ses fesses pour s’y presser en caresses appuyées…

Guidant et accompagnant son bassin à de premiers remous sur lui, sensuelles ondulations se réactivant et cherchant à rythmer de lents forages maitrisés en quête de retrouver la même torpeur torride sous cette nouvelle dimension, Hector se sentit à nouveau transporté dans un océan d’extases qui commençait doucement à submerger tous ces sens et à les mettre irrésistiblement en déroute… Cette nouvelle symphonie naissante dans la danse de son corps sur le sien en réclamait déjà toujours plus. Ses mains ancrées sur le fessier de Dalia se montrèrent de plus en plus inquisitrices et pressantes alors que les sulfureuses lèvres de l’homme se défirent des siennes pour repartir à l’assaut de son cou dont il dégagea quelques mèches leurs faisant obstacle le temps de détacher une main de son bassin… Dévorant sa peau de langueur brulante, sa poitrine opulente maintenant libérée de tissu inutile et collée aux muscles de son torse, l’appétit de ses lèvres et de sa langue se tourna naturellement à nouveau vers ces monts de plaisir…

Le visage du gangster plongea lentement sur son buste sans que ses mains ne relâchent leur guide sur la taille de Dalia et se créa un espace entre leurs deux corps rapprochés pour atteindre le volume de ses seins qu’il enferma bientôt entre sa bouche… Ses sensations multiplièrent l’exaltation de leurs cops à corps et firent monter en puissance la fièvre d’ivresse d’Hector, possédé de spasmes jouissif toujours plus saisissant. Ses mains se détachèrent finalement doucement de leurs ports de chaire derrière elle pour en retrouver d’autres entre eux et vinrent alors sur poser sur chacun de ses seins pour en gonfler le galbe déjà soumis à la chaleur de ses baisers et l’agitation de sa langue, laissant Dalia seule maitresse et pilote du régime de leur fusion… Evadé dans un nouvel univers, dédié à combler chaque parcelle de sa peau, chaque partie de sa divine silhouette, les abysses de plaisir dans lesquelles Hector sombrait doucement ne semblaient pas connaître de fond à l’instar des passages de son membre en son coffre féminin…

Partis pour une nouvelle démence mentale et de nouvelles foudres déflagrantes physiques, l’appétence du mexicain ne connaissait définitivement plus de limite pour elle. Le lendemain apporterait son lot de nouvelles aventures mais cette nuit serait quoi qu’il arrive scellée de la ferveur et de l’immortalité du moment. Les armes, les stocks et tout ce qui s’était passé aujourd’hui n’avait plus aucune importance, pas plus que les 41 dernières années ne subsistaient dans l’esprit d’Hector conquis et focalisé sur le corps de sa maitresse. Demain, au petit matin, elle serait sans doute redevenue sa comptable, son assistante jusqu'au soir ou au prochain inventaire où son corps redemandait inéluctablement le sien parce qu'il était déjà admis que, si une femme était largement tatouée sur son torse haletant d'effusion d'extase, il avait également désormais cette Dalia dans la peau...
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Dalia Lucientes
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MessageSujet: Re: Forever trusting who we are [SUITE]   Forever trusting who we are [SUITE] EmptyJeu 21 Avr - 13:36

Les deux visages de la jeune femme se mélangeaient à présent de manière anarchique. Finalement il était stupide de penser qu’on pouvait séparer tous les aspects de sa vie sans jamais les mêler les uns aux autres. Ceux qui y arrivaient étaient ou bien des robots ou alors des menteurs. Même si elle avait la gueule d’une entité légèrement maniaque quand elle se mettait au boulot, Dalia était loin d’être quelque chose de froid et totalement équilibré. D’ailleurs elle était pas mal le contraire quand on y regardait de plus près. Mais de toute manière, personne ne voulait jamais regarder de plus près. Toni avait légèrement essayé mais le fait qu’elle le connaisse en ami la décourageait plus qu’autre chose. Et aussi le fait qu’il soit un collègue l’embêtait légèrement. Les mauvaises relations entre camarades dans une mission aussi périlleuse… Ouai une mission périlleuse où elle prenait son pied d’ailleurs. Et c’est là qu’on se disait que ce truc sur la séparation des sentiments pour arriver à s’imprégner du vide à fin d’entrer dans un gang, c’était que du n’importe quoi. Comment on pouvait faire semblant d’aimer quelque chose ? Il fallait avoir un attrait naturel pour les mauvaises choses pour réussir à faire ce genre de truc. Quant à trouver la limite à ne pas franchir… Pour l’instant Dalia était tellement confiante qu’elle ne pensait pas devoir s’arrêter. Et de toute façon, elle n’avait aucune envie de s’arrêter. Les limites, ce serait pour plus tard.

Plus tard, demain, après-demain… Ouai parce qu’il faudrait bien réfléchir sur tout ça et mettre des mots dessus. Faire attention surtout. Car toutes les informations n’étaient pas toutes bonnes à dire et surtout pas aux mauvaises personnes. Elle allait certainement mentir, envelopper légèrement ce récit en omettant quelques détails et rajoutant peut être quelques trucs histoire de ne pas passer pour une… Pour une… Pour une vendue ? Une salope ? Peut être les deux en même temps à ce point là. Ce ne serait pas étonnant. D’ailleurs, elle n’était pas très loin de se penser elle-même comme ça. Mais comme tout le temps, tout le monde, elle se trouvait des excuses : oui mais, oui mais. Sans cesse. Et pour le coup, ben… Elle chercherait ses excuses plus tard, demain après une bonne douche et une remise au clair de ses neurones. Car là, ils étaient tous partis en vacance ou alors ils s’étaient noyés sous le flot d’alcool et de coke depuis le temps. Elle mettrait ça sur le coup du manque de sobriété et comme ça ce serait parfait. Un coup de ‘je sais pas’ et ça marche tout seul… Par contre ce qu’elle savait parfaitement c’était que Hector n’en avait pas finit avec elle, et elle avec lui.

Il se redressa encore de toute son imposante carrure. Il enveloppa doucement mais fermement la fine silhouette de la jeune femme alors qu’elle l’entoura aussi de ses bras. Elle laissa ses jambes pliées s’étendre devant elle, encadrant la taille d’Hector. Ils échangèrent un nouveau baiser ardent et passionné alors que l’étreinte des bras du mexicain se fit plus fort pour la soulever un petit peu et la placer contre lui juste au dessus de sa virilité dressée. Dalia replia ses jambes contre lui et quand il desserra lentement ses pinces immenses pour faire doucement descendre la femme et la pénétrer elle laissa échapper un petit gémissement entre ses lèvres scellées et ses mains placées dans son dos se crispèrent légèrement. Elle sentit Vargas lui mordiller doucement sa lèvre inférieure alors que ses muscles semblaient se contracter. Elle déplaça ses mains sur ses larges épaules à fin de mieux se tenir dans cette position inhabituelle tandis que celles de l’homme se baissèrent à fin d’atteindre ses fesses.

Il entama alors un mouvement de bassin relativement lent. En même temps, la position ne lui donnait certainement pas autant d’amplitudes que précédemment. La chaleur qui l’avait quittée un peu plus tôt revenait doucement lui chatouiller le bas ventre. Dans cette position active, elle semblait mieux ressentir les flots de plaisirs qui l’envahissaient. Les caresses d’Hector se faisaient plus pressantes alors que leur baiser gagnait en intensité. La jeune femme releva une de ses mains pour la faire passer dans les cheveux et le masser doucement alors que l’autre se tenait fermement aux épaules du colosse. Alors qu’il rompit le baiser langoureux qu’ils s’échangeaient, il baissa la tête, séparant légèrement leurs deux corps brûlants pour aller embrasser son cou et descendre au niveau de la poitrine, libérant légèrement Dalia de l’étreinte de fer dans laquelle elle était enfermée. De la même manière, les mains de l’homme quittèrent ses fesses pour se diriger vers ses seins.

La femme se pencha légèrement en arrière pour donner une plus grande liberté à l’homme et détacha ses mains de lui pour les poser derrière elle. Sa respiration commençait à se faire plus forte et plus saccadée alors qu’elle entamait des mouvements du bassin. S’aidant de ses bras et de ses jambes, elle oscillait sur le corps de l’homme dans une danse sensuelle et lente. Elle fit ainsi pendant plusieurs secondes avant de finalement s’appuyer sur les jambes d’Hector qui encadraient sa croupe, donnant plus d’énergie à son mouvement. Elle aurait dû être totalement lessivée après toute cette soirée mais apparemment, elle ne semblait que reprendre encore plus de force et d’excitation chaque seconde. Ses gémissements sortaient d’entre ses dents qu’elle serrait histoire de ne pas réveiller tout le quartier. Elle ressemblait à une espèce de fauve entrain de s’énerver et de vociférer. C’était presque ce qu’elle était entrain de ressentir. Elle n’en avait pas assez et même les caresses soutenues que lui prodiguait son partenaire ne parvenaient pas à l’embraser autant qu’elle le voulait. Ses mains se crispèrent et finirent par retourner sur les épaules de Vargas pour s’y agripper et accélérer le rythme de la cadence effrénée qu’elle tentait de maintenir. Ses jambes s’étaient repliées et s’était contractées tout autour de la taille de Vargas pour se maintenir fermement et les rapprocher le plus possible.

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I'm gonna fight 'em off
A seven nation army couldn't hold me back


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