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 Valky Blackthorn

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MessageSujet: Valky Blackthorn   Jeu 7 Avr - 18:25


Valky Blackthorn



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© Crédits
Feat. Vikki Blows

    Nom : Blackthorn
    Prénom(s) : Valky
    Surnom(s) : Epine / Panthère
    Âge : 26 ans
    Date et lieu de naissance : 3 Mars 1985 à Portland.
    Etat Civil : Célibataire
    Orientation sexuelle : Bi ; avec préférence pour les filles.
    Profession / Activité : Tueuse / Maîtresse dans une boîte SM.
    Groupe : Most Wanted.





It's just me against the World


Chapitre I : Une soirée ennuyeuse.

Il pleut, j’entends crépiter les gouttes sur les tuiles de ma petite maison de lotissement. Une soirée somme toute assez tranquille, un peu trop d’ailleurs. C’est toujours la même chose. On tue pour se défouler, et dans les deux heures suivant le massacre on a envie de recommencer. A ce rythme là j’aurais dépeuplé toute la Californie, que j’aurais encore envie de jouir en jouant à la mante religieuse. Parfois je me désespère moi-même.

Je m’ennuie, alors j’ai décidé d'écrire mes mémoires. Je sais ça fait un peu intello, surtout pour une vulgaire tueuse en cuissardes et corsets, mais ça au moins le mérite de m’occuper. En plus ça me permet de revivre le plaisir de mes derniers meurtres. La magie de l’écriture. Ce sont mes professeurs qui auraient été heureux de me voir aussi studieuse assise dans la cuisine. Bon d’accord, ils n’auraient peut être pas compris pourquoi j’ai les mains encore pleines de sang, une cravache accrochée à la ceinture et mon Katana posé en travers de la table pour que je l’aiguise. Mais que voulez vous, je n’ai pas encore eu le temps de me changer pour retirer ma tenue bondage – aussi appelée tenue de travail, ni même de filer sous la douche pour me débarrasser des dernières tâches de l’autre abruti en train de carboniser dans sa caisse.

Pourtant la soirée avait bien commencé pour lui. C’est juste qu’il n’était pas Russe. Et par conséquent, ne connaissait pas les limites à ne pas franchir. Je suis sur qu’un Russe serait encore vivant à cette heure ci. Mais ces américains, tout feu, tout flamme, il finit toujours par leur arriver des bricoles. Faut dire, que je n’ai pas du tout apprécié qu’il se moque de moi dans la boîte SM. Certes il était client et donc roi, mais ça ne lui donnait pas l’autorisation de me dire avec sa voix haut perché : « Dites moi Mademoiselle, vous vous croyez à la maternelle ? Vous espérez vraiment faire mal à quelqu’un avec vos coups de cravache. Laissez moi rire… » Mon premier reflexe a été de porter la main à ma ceinture, pour chercher un couteau…Que fort heureusement je n’avais pas. Autrement Sergueï m’en aurait voulu de massacrer sa clientèle. Mon second reflexe a été de me tourner poliment vers sa tête de beauf ahuri pour lui demander avec mon sourire le plus lubrique : « Monsieur veut peut-être prendre ma place ? »

Oh le dragueur d’opérette. Je l’avais vu venir de loin. Il a dit : « D’accord, mais on va chez moi alors. Ce que je vais vous montrer est dangereux, et jamais la direction de l’établissement ne nous laisseras… »bref une litanie d’arguments débiles et insipides. J’ai répondu : « Avec plaisir, mais à une seule condition, on va chez Moi ». Il a acquiescé et signé sans le savoir son arrêt de mort. On est rentré avec sa voiture. Une grosse berline, sièges en cuir, plutôt luxueuse ; le rêve américain sur quatre roues. Il m’a tripoté pendant tout le trajet. Certes je suis plutôt jolie dans mon genre brune-féline. Mais de là à me pincer les seins, me caresser les cuisses, où même tenter de glisser son doigt…Au risque de se prendre un camion en pleine gueule, je n’en vaut pas vraiment la peine. Surtout qu’il en faut vraiment bien plus pour m’allumer.

En parlant d’excitation d’ailleurs, il eu beau m’attacher, me fouetter, jouer au violeur dans ma petite chambre de lotissement. Je n’ai même pas eu le courage de simuler, pour lui montrer comme je gouttais à toute cette non-souffrance. Un débutant, se prenant pour un expert. Tellement ridicule qu’il a fini par s’avachir tout essoufflé sur moi, en me mordillant l’oreille ; je cite : « Petite salope, je suis sur que t’en veux encore. ». Pas contrariante j’ai répondu : « Avec plaisir. Mais c’est moi qui commande cette fois. » Je l’ai emmené à la cave ; il a rigolé en voyant le chevalet. Un peu moins lorsque j’ai serré les sangles de cuir. Il ne riait plus du tout lorsque j’ai doublé tout ses liens avec du fil barbelé.

Fil barbelé, épines, thorn en anglais ; vous comprenez mon nom-surnom ? Il m’a supplié trois fois d’arrêter, en me disant qu’il ne voulait plus jouer. J’ai du le bâillonner à coup de poing américain. J’aime pas le bruit, ça m’empêche de jouir vraiment. J’imagine qui si je veux que mes mémoires soient publiées un jour, il vaudra mieux que je passe sur le détail de la mise ne pratique de mes fantasmes. Quoiqu’il arrive, j’ai fini par le détacher. Il n’était vraiment pas beau à voir. Tout tailladé, lacéré…Une horreur…Un vrai chef d’œuvre de psychopathe. Je l’ai forcé à s’agenouiller, les mains ligotées dans le dos. J’ai décroché mon Katana du mur. Un seul coup, souple comme un baiser de vent, et sa tête a roulé par terre.

J’ai porté le corps et la tête dans sa bagnole. Puis j’ai conduit la voiture sur Hillcrest Boulevard. Mon string imbibé d’essence dans le réservoir (j’avais pas pensé à prendre de mèche), un zippo, et le grand boum. La flamme jaune est montée jusqu’au ciel, l’autre abruti est descendu en enfer. Quand à moi je suis rentrée en profitant de la diversion et de la confusion. C’est un chauffeur de taxi qui m’a ramené, je lui ai demandé de me poser à 600 mètre de chez moi. Juste au cas où la Police poserait des questions, et je l’ai payé. J'aurais dut le tuer. Ce latino m'avait proposé de le sucer pour banquer en nature...

Chapitre II : J’ai envie d’avoir une fille entre mes cuisses.

Deuxième soir, il pleut toujours et je suis encore plus excitée que la veille. Ma dernière victime n’est qu’un souvenir calciné. J’ai vu la carcasse de la bagnole en traversant la ville pour me rendre au dojo. Je me suis arrêté pour discuter avec un flic en train d’observer un bout de string –mèche carbonisé ; il m’a dit que c’était surement un coup des latinos. Règlement de compte intra-gang, boum une voiture qui pète ; et me voilà amnistiée. Encore une tueuse en liberté. Dommage, j’aurais presque eu envie qu’il m’arrête, juste pour jouer avec les menottes. J’adore être attachée.

Seule une journée d’exercice physique à pu me détourner de mon stupide fantasme d’aller me dénoncer. Faut dire qu’oncle Do – le sensaï qui gère la salle - m’a mis la pression : Taekwendo, Karaté et deux heures de Kata le matin. Un thé, un bol de riz et c’était reparti pour six heures de Bokken et Aïkido jusqu’à la nuit. J’ai cru mourir. Heureusement sa petite nièce Fleur de Jasmin est arrivée en cours d’entrainement pour me masser. Une vrai beauté : grande, souple comme un roseau, pâle à en faire frémir un vase de porcelaine. Et des mains…des mains en or qui vous palpent les cuisses, vous câlinent les pieds ou vous caressent les lombaires jusqu’à en soupirer d’aise. On s’entend bien toutes les deux. Un peu trop même. A tel point que nos duels finissent toujours de la même manière. Je me couche sur le dos, elle se love entre mes cuisses et glisse sa tête sous mon Kimono. Un vrai délice.

Malheureusement pour nos jeux de langues, Oncle Do est arrivé trop vite. Il s’est excusé et à renvoyé sa fille se rhabiller en me laissant au bord du fantasme. La pauvre, elle avait un avion à prendre. Un long courrier pour Tokyo ; elle va tuer pour un gang de Yakuza. Il est bien sympa le vieux avec sa petite barbiche en pointe. Deux ans que je suis tout ses cours, et il voulait déjà me trouver un job de garde du corps pour un industriel japonais. J’ai refusé ; il aurait fallut apprendre à manier les armes à feu et je déteste ça. Mains nues ou lames, j’ai besoin de savourer la décharge de plaisir, lorsque j’arrache une vie. La poudre ça pue, les flingues c’est pour les faibles. Je me débrouille très bien avec mes seize années d’arts martiaux sous le Kimono. Sans petite culotte. Juste un soutien gorge.

Alors on s’est assis en tailleur et on a discuté. Gentleman l’ancien m’a proposé de finir ce que sa nièce avait commencé. J’ai décliné. Non pas qu’il ne m’attirait pas : j’ai déjà goutté plusieurs fois à toute l’étendue de ses savoirs faire en la maîtrise du plaisir féminin. Mais ce soir j’avais envie d’une fille. C’est idiot mais ça ne se commande pas les désirs. On a parlé de moi, de ma vie, de mes loisirs. Il même levé les yeux au ciel lorsque je lui ai raconté l’histoire du client qui voulait m’apprendre la douleur. Ma folie, mes crimes, mon passé, Oncle Do il s’en tape. Seul importe pour lui la qualité de mes enchainements et la vivacité de mon sabre. Et dans ce domaine je l’impressionne…Vraiment…Pour une petite Russe.

La magie de l’écriture. Si je retrouvais l’abruti qui avait raconté cette ânerie je me ferais un plaisir de l’attacher sur mon chevalet avec quelques mètres de fils barbelés. Moi qui espérais trouver le soulagement au bout de la plume, ça n’a fait que me chatouiller le string. Retour à la case départ. Je vais sortir trainer dans quelques bars ; je trouverais bien une fliquette à lécher. Pourvu qu’elle ai ses menottes sur elle.

Chapitre III : Je peux lécher tes épines ?

Salopard de client de merde. Avec ses questions à la con, il m’a donné envie de le tuer. Ca c’est joué à quelques secondes et sans l’intervention de Clara qui a eu la triste idée d’aller chercher Sergueï, le club aurait pu fêter son premier cadavre. Putain quand je pense qu’il avait déjà les lèvres bleues, les yeux exorbités et la bitte toute dure, à cause du nœud coulant que je refermais impitoyablement sur son petit cou, cran de ceinture après cran de ceinture. Oui je suis une meurtrière. Et alors ? Ce n’est pas moi que ça dérange, et encore moins les Ruskoffs pour qui je remplis consciencieusement des casiers à la morgue. Mais je comprends le Boss Ivanof. Le business avant le plaisir. Les clients rentrent vivant dans le club et ressortent…vivant. Autrement c’est mauvais pour notre réputation. N’empêche que si je le recroise à ce petit fouille merde ; je lui offre ma spéciale : barbelés, chevalet, stylet.

Bon disons le franchement, il n’était pas moche. J’irais même jusqu’à avouer qu’il me plaisait vraiment. Un corps de rêve, pas trop âgé, plutôt résistant, un brin sportif, et tout ce qu’il y avait de plus obéissant. Dommage qu’il ai rajouté le défaut d’être trop observateur. Normalement lorsque je suis à califourchon sur un mec à qui je n’ai pas bandé les yeux, il se contente de regarder, mes seins, mon ventre, mes cuisses entrouvertes, ou même mes pieds s’il est vraiment tordu et fétichiste. Lui, il a jeté à la poubelle tout mon arsenal féminin pour ne mâter que mes tatouages. « C’est marrant cette Rose Noire autour de ton mollet ? Elle signifie quoi ? » Je n’ai rien dit. Une simple gifle toutes griffes dehors pour lui montrer que sa question était déplacée. Coriace le petit, il rattaque : « Et cette Rose Noire à l’intérieur de ta cuisse, elle veut dire quoi ? » « Ca veut dire que j’ai des épines. » Second avertissement. Ni une, ni deux, je lui plante trois aiguilles dans le trapèze. Il gueule, il sourit, il en redemande. « La même que celle que t’as dans le dos, je présume ? Tu me laisses lécher tes épines ? ». J’ai explosé et trouvé la première arme que j’avais sous la main. La ceinture Hugo Boss du gars. Technique d’étranglement classique, je passe la sangle dans la boucle, et je fais un nœud coulant. Imparable…Lorsque Sergueï est hors du club.

Pourquoi j’aime pas qu’on me parle de mes tatouages ? Vous aimez qu’on vous pose des questions sur votre vie ? Alors laissez mes Roses Noires tranquilles.

Ma première Rose Noire, je me la suis faites après avoir tué mon pédophile de père. Sergueï m’a dit qu’au départ c’était un mec plutôt bien. Un Russe, Alexandre Leodinov, qui avait émigré aux States pour faire fortune. Brute avec de l’honneur, il a tout de suite était recruté par la Mafia Ruskoff. Videur, homme de main, trafiquant, proxo…Il a tout fait. Jusqu’à se taper ma Mère une pute tout ce qu’il y avait de plus armeloque. Ils ont eu une fille…Moi. Valky Leodinov. Le cœur aussi froid que son Père ; la chevelure aussi brune que sa Mère. Je vous raconte pas l’éducation reçue. Entre les cours d’arts martiaux pour « devenir comme papa » et les lamentations ma génétrice faisant le tapin pour payer la vodka, le whisky et les casinos. C’était pas beau à voir. Jusqu’à ce que mon Père essaye une première fois de me violer. J’avais douze ans. C’est sa femme qui l’a arrêté en lui tirant une balle à bout portant. Elle a pris la fuite pour échapper aux flics et l’autre pédophile m’a ramené avec lui à L.A. Il a tenu deux ans. J’avais quatorze ans, lorsqu’il a remis ça. Manque de bol, les cours de combat avaient été trop efficaces. J’ai choppé un couteau de cuisine ; quinze bon centimètres d’acier inoxydable et je lui ai tranché la gorge. Presque proprement. Les flics sont arrivés. J’étais déjà plus là. En chemin je me suis fait tatouer ma Première Rose noire ; puis le célèbre : « Ding, dong. Coucou Maman. C’est ta fille chérie. »

Pour la seconde Rose Noire, Maman a payé à ma place. Elle vivait dans un quartier pauvre, à population afro-américaine. Imaginez le tableau, deux blanches sans mecs, au milieu de tout ces noirs. Deux solutions pour survivre : accepter de coucher avec un chef de gang ; ou se faire passer dessus par tout le gang. Ma Mère était une pute. Elle a choisit les deux solutions. Moi j’étais trop jeune, et refroidie par les expériences paternelles, pour me plier à pareilles exigences alors j’ai tenu tête. Une fois, deux fois, trois fois. A la fin j’ai cédé. Il s’appelait Chad je crois. Il s’arrête devant le collège, il ouvre la portière et me dit : « Monte, je te ramène. » Lorsqu’on est partis du parking, on était un mec et une fille dans la voiture. Lorsqu’on est arrivé devant chez moi, il n’y avait plus que deux filles dans la caisse. Je ne sais plus comment j’avais fait pour le castrer. Les dents ou les ongles…Mais c’était pas beau à voir. Les flics sont arrivés : ils ont conclus à la légitime défense. Il y avait même un sergent qu’était bien sympa avec moi. Il m’a dit écoute : « Après ce que t’as fait, tout le monde va vouloir ta peau dans le coin ; il va te falloir une protection. Laisse moi m’occuper de toi. » Payable en nature et d’avance bien sur. Deux jours plus tard il se ramène à la Maison pour encaisser la première mensualité charnelle. Je résiste. Je l’éventre. Je tue un flic. Maman a été plutôt cool, ce jour là. Elle m’a dit : « casse toi, j’irais en prison à ta place. » Elle y est toujours et je me suis fait une deuxième Rose Noire. J’avais seize ans.

La troisième Rose Noire est presque un bon souvenir. De seize à dix neuf, je vous passe les trois années de galère. Un seul rayon de soleil, un dojo dans lequel j’ai continué à m’entrainer avec tout ce qui pouvait couper, taillader, et déchirer. J’avais déjà neuf ans d’art martiaux derrière moi, lorsque je suis allé voir un gang pour vendre mes services de tueuse. Ils se sont tous foutus de ma petite gueule d’ange. J’ai vu le moment où j’allais me faire violer et tuer (surement dans le désordre). Finalement le chef, pas si con que ça, m’a dit : « surprend moi ; et je t’engage. » Il a vraiment été surpris, la semaine suivante lorsqu’il a trouvé devant chez lui, un dealer agonisant que j’avais ligoté dans des mètres et des mètres de fil barbelé. Manque de bol j’avais trop serré et il est mort avant qu’ils aient pu le détacher. Second manque de bol, il était couvert par les Latinos. Mes potes, me lâchent, me balancent, et me voilà poursuivi par des hispaniques tatoués. J’ai juste eu le temps de changer d’identité (grâce à une flic ripoux que je baisais) : adieu Valky Leodinov ; bonjour Valky Blackthorn. Sans oublier de me faire ma troisième Rose Noire.

Vous aimeriez vous qu’on lèche vos photos de famille ? Alors laissez mes tatouages tranquilles. C’est sentimental. Depuis j’ai arrêté de célébrer mes meurtres de cette manière. Trop petite pour trop de fleurs. Mais je les aime bien mes Roses Noires : « Touches mes pétales, respire mon parfum, goutte mon nectar, et je t’égorge avec mes noires épines. »

Chapitre IV : Une lame pour deux corps.

Ecrire ses mémoires dans son bain. Pas vraiment pratique, mais absolument délicieux. Perdue dans les mousses parfumées qui lèchent ma peau dégoulinante, je me sens bien, apaisée. Au calme. J’ai éteint toutes les ampoules, pour ne laisser briller que quelques chandelles à encens. Ca m’apaise, ca me berce. Une jambe tendue et posée sur le robinet de la baignoire, l’autre repliée et perçant la surface, je savoure l’extase. J’ai bien fait de glisser une boule de geisha entre les lèvres satinées de ma féminité. Elle m’aide à rester à éveiller en me distillant de petites salves de plaisir qui enflamment tout mon bas ventre. Langueur et voluptés ; la Panthère se repose.

Mon portable posé sur le porte savon vibre. Sergueï veut savoir si Mémé a bien eu ses fleurs. Je réponds par texto : « Roses livrées. Elle a adoré. » Simple, efficace ; presque amusant de voir qu'un meurtre encore dégoulinant peut tenir sur cinq mots idiots. Bon d’accord, j’ai omis de lui dire que la cible n’était pas seule et que la Police allait trouver deux cadavres au matin. Il va surement râler. Je jouerais à la soumise s’il prend la cravache, à la courtisane s’il sort le fouet, à l’esclave s’il me ligote. Après tout j’ai bien le droit de m’amuser ; et de faire quelques extras tant que cela ne ralentit pas la mission. On me prévient une heure à l’avance que je dois traverser la ville en pleine nuit, pour aller buter un mec. Juste une adresse ; un peu de matériel dans une bagnole ; et la consigne extrême que le corps doit être refroidie pour le passage du livreur de lait le lendemain. Pas de préparation, pas de repérage. Débrouille toi Valky. Et en plus il faudrait que je fasse dans la dentelle comme mon string ?

J’étais au club en train de fesser un couple libertin, lorsque le Tsar est venu me trouver. Il était passablement pressé. Pas la chance de rentrer à la maison, j’ai du faire avec le matos de la boîte. Un masque en velours noir sur les yeux – telle une intrigante du XIXème – et une combinaison intégrale en vinyle. Moulante, souple, vernie comme un ciel d’orage, les clients adorent ça. Personnellement j’évite d’en porter, même si on me le demande. Je suis trop charnelle et je préfère offrir le plus de surface de nudité possible aux plaisirs du jeu. Mais lorsqu’il s’agit d’aller butter un abruti qui marche sur les plates bandes de la mafia…La combinaison est idéale. On ne laisse pas de preuve, et on devient invisible sous faible éclairage.

La cible vivait dans un immeuble décrépi : Huitième étage, deux conards avec des flingues qui montaient la garde à la porte. Je me suis garée hors de vue. La portière qui s’ouvre, d’abord une première jambe gainée de noir qui sort de l’habitacle ; puis la seconde. Valky en majesté, même sans public j’aime à soigner mes crimes. J’aurais du être actrice. Mon Katana est dans le coffre, je vérifie les sangles du fourreau et me l’attache en travers du dos. Il serait dommage qu’il glisse en cours d’escalade. Première constatation : on est au printemps et je crève de chaud sous ma combi moulante. Deuxième constatation : l’immeuble est trop vieux pour avoir des climatiseurs. Conclusion et synthèse comme au collège : la cible qui doit suer comme un porc, a dut laisser sa fenêtre ouverte, en se disant qu’avec un huitième étage et deux gorilles à l’entrée personne ne viendrait l’emmerder.

J’ai toujours une grande corde dans mon coffre. Déformation pro ; nous les SM, on se sent démuni si on a pas de quoi s’attacher à portée de griffe. Je contourne l’immeuble, je prends l’escalier de secours pour grimper jusqu’au toit. Petit coup d’œil au huitième étage : un garde attend dans le couloir devant l’appartement de la proie. Bien trop parano à mon gout. Il devait savoir que la Mafia voulait lui faire la peau. Trois nœuds marins autour de la rambarde du toit ; je balance la corde dans le vide et la laisse se dérouler sur deux étages. Perfecto. J’ai plus qu’à descendre en bénissant les gants qui m’évitent de me brûler les mains. Le gars était en train de baiser. Suspendue devant sa vitre ouverte, je ne voyais que son cul en train d’onduler au rythme de ses coups de reins. Un petit mouvement de balancier, je lâche la corde et rentre dans la chambre en faisant une roulade pour me réceptionner. La fille m’a vu trop tard. Elle a ouvert les yeux au moment ou j’ai dégainé le sabre. Pas le temps de crier. Je les avais déjà embroché tout les deux. Un seul coup ; la lame aiguisée a percé les deux corps l’un sur l’autre. Brochette d’amoureux. J’ai attendu d’être sure que les battements des cœurs s’éteignent ; puis je ressortis comme j’étais entrée. En me hissant le long de la corde avec la classe d’une gymnaste.

Silencieuse, efficace, et dévouée à son job. Franchement, suis-je pas une employée modèle ?

Chapitre V : Encore un peu de Vodka sur vos blessures ?

Je me suis couchée dans mon lit, et réveillée dans la véranda. Le quotidien d’une somnambule au sommeil agité. La première remarque de mon inconscient a été terriblement moqueuse : « Tu n’es pas chez toi, ma Belle. » Pourtant c’était bien ma maison, avec mon alarme, ma pelouse que le jardinier n’est pas venu tondre, et ma voiture garée au soleil de l’aube. Certes tout cela m’appartiens, mais c’est la Mafia qui paye les factures. Où plutôt serait il plus juste de préciser que c’est Sergueï qui m’entretient. Je sais tuer un être humain de 300 façons différentes ; mais je sais à peine remplir un chèque. Alors de là à négocier un emprunt…Je préfère braquer la banque, c’est plus simple.

En fait tout ce qui est vraiment tout à Valky, tiendrait dans le coffre de la Masérati : ma collection d’armes (du sabre au stylet, en passant par l’épée et le couteau papillon) ; et ma jolie Cinna. Une panthère de deux ans que j’ai volé dans le zoo de L.A lorsqu’elle n’était encore qu’une petit boule de poile. C’est pas énorme, mais ça me suffit. Je ne suis pas une gamine compliqué ; un rien pourvu qu’il soit sensuel et douloureux, me comble toujours amplement.

Plus que respirer, manger, acheter ou dormir, j’ai besoin de tuer. Que voulez vous, c’est un besoin vital et prioritaire. Le seul dont j’arrive à me charger toute seule. Pour le reste les Russes me filent un coup de main. C’était les termes du contrat que j’ai signé, plus ou moins officiellement avec Papa Ivanov ; il y a quatre années de cela. Il m’a même dit que je serais protégée. Pas mal, lorsqu’on se rappel que les Latinos voulaient me faire la peau, pour une histoire de dealer et de barbelés.

Pendant trois années de dix neuf à à vingt deux ; ces enfoirés de latinos ont cherché à me coller une bitte dans le cul et un flingue dans le bouche. Au début – l’insouciance de la jeunesse – j’ai cru pouvoir m’en tirer seule. Je me suis dit peu importe le temps que ça prendra ; je me ferais tout le gang à moi toute seule. Quelle conne. Tâche impossible, même pour une génie du crime comme moi. Alors j’ai fui ; je me suis battu ; j’ai entendu siffler les balles ; j’ai fui encore et toujours. Puis un jour je suis allée voir ma Mère en taule. J’ai pleuré, je lui ai raconté ce qui m’arrivait. Elle m’a consolé et m’a remis en tête mes origines Russes. Elle se rappelait du nom du dernier patron de Papa : Sergueï Ivanov. Elle m’a dit d’aller le voir, de me vendre en échange de protection.

J’ai suivi son conseil. Séduisant dans son genre, plutôt sympa, le Tsar m’a proposé une période d’essais : butter un mouchard qui lui collait un peu trop aux basques. J’ai ramené le mec en deux jours, ficelé dans un rouleau de barbelé. Défiguré mais encore reconnaissable. Le boss était assis sur une chaise, en train de fumer silencieusement, lorsque sur son ordre j’ai étranglé la proie. Il a lâché une dernière bouffée de tabac silencieuse, le sang gouttait sur le plancher et j’ai su que j’étais engagée.

On a parlé un peu au début. De moi, de ma famille, de mon sang russe, de mon Père qu’avait essayé de me sauter. De mes crimes ; surtout de mes crimes. La mafia a bougé, négocié, payé ou menacé ; en tout cas les latinos m’ont lâché. « Bienvenue dans la Famille Valky. » Domina SM dans le club pendant mon temps libre ; tueuse à plein temps. Une vie comme une autre. Plutôt jouissive.

Cinna ma panthère vient de rentrer la gueule pleine de sang. J’avais oublié de l’attacher. Les voisins vont râler. Elle a dut bouffer un chien ou un chat. Galère. Je finirais mon chapitre demain…Quand ce ne sont pas les humains qui saignent, ce sont les animaux de compagnie. Une vie noire et rouge. Nuit de sang ; rose écarlate aux noires épines.





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Dernière édition par Valky Blackthorn le Ven 8 Avr - 14:59, édité 16 fois
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« Sean Mourning »


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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Jeu 7 Avr - 18:29

Welcome ! Bienvenue officiel parmi nous Smile

Bon courage pour ta fiche et n'hésites pas si tu as des questions^^ Par contre le groupe ce sera Most Wanted, il n'y a pas (encore) de groupe Mafia Russe, même si, à ce train là ça pourrait vite venir...

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« Sarah B. Lake »

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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Jeu 7 Avr - 18:37

Bienvenue
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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Jeu 7 Avr - 18:37

Bienvenue à L.A.
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« Ornella Di Marzio »


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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Jeu 7 Avr - 19:20

Ouelcome !
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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Jeu 7 Avr - 19:54

Merci pour l'accueil.

Je sens que je vais me plaire sur ce fofo cheers .
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« Dalia Lucientes »

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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Jeu 7 Avr - 20:31

Bienvenue !!

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« DLeylah M. Vasquez »

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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Jeu 7 Avr - 20:32

Valky Blackthorn a écrit:
Merci pour l'accueil.

Je sens que je vais me plaire sur ce fofo cheers .

J'ai pensé la même chose Very Happy
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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Jeu 7 Avr - 20:49

Sans vouloir me mêler de ce qui me regarde pas ...

Je croyais que tu voulais jouer une tueuse à gage au départ.
Là ça ressemble plutôt à une tueuse en série ... pas franchement maîtresse le moins du monde de ses impulsions morbides. En contradiction avec le métier quoi Neutral
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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Jeu 7 Avr - 21:08

Citation :
Salut, salut,

Avant de commencer ma fiche, je voulais savoir si mon idée de personnage correspondait aux critères de votre joli fofo.

J'aurais voulu faire une Psychopate / Mercenaire qui loue ses services aux divers gangs de la ville.

Avec une nette préférence, pour l'utilisation de l'arme blanche voir de la cravache ou du fouet

Je n'avais jamais dit une tueuse à gage Wink . Ou alors j'ai manqué de clarté.

Pour moi Valky suit ses pulsions ; ce qui ne l'empêche pas ; parfois de bosser pour quelqu'un qui arrive à " l'emoustiller/aiguiller " sur une cible.

Elle tue pour elle et par plaisir. Et parfois pour arrondir les fins de mois en joignant l'utile à l'agréable.
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« DLeylah M. Vasquez »

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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Jeu 7 Avr - 21:14

Citation :
J'aurais voulu faire une Psychopate / Mercenaire qui loue ses services aux divers gangs de la ville.

Je pense que c'est ça qu'il a sous entendu comme tueur à gage. Surtout que tu mentionnes qu'elle loue ses services. (oubliez le message que je viens de supprimer, je me suis emmêlée les pinceaux.) Quand tu penses mercenaire, tu penses déserteur, hors la loi. Un assassin répond à des ordres. Et j'avoue que j'avais compris comme ça aussi, en fait !

Citation :
Un mercenaire est un combattant étranger aux parties en conflit, « spécialement recruté dans le pays ou à l'étranger » et qui « prend une part directe aux hostilités ». Ce combattant doit également avoir un « avantage personnel » à participer à ce conflit, qui prend souvent la forme d'une rémunération « nettement supérieure à celle » de ses homologues de l'armée régulière.

Tu vois ce que je veux dire ?
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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Ven 8 Avr - 0:48

Bienvenue
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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Ven 8 Avr - 1:14

Merci pour l'accueil Mister Terry.

Et pour essayer de répondre de manière la plus claire possible.

Valky est psychopathe dans la mesure où elle tue d'abord par plaisir avant de penser à l'argent.

Néanmoins, et j'en ai parlé à Sergueï, une tueuse solitaire ne fait pas long feu. Elle a besoin d'une organisation derrière elle.

La Mafia emploie Valky, en se servant de son besoin de tuer pour la guider vers des cibles intéressantes, en la protégeant en retour. Tout le monde est content. Les ennemis des Russes tombent comme des mouches ; et Valky peut s'en donner à cœur joie sans se soucier de chercher une planque ou de nettoyer ses traces. Cynique mais fonctionnel^^.
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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Ven 8 Avr - 1:16

Mais de rien Miss Blackthorn Cool
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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Ven 8 Avr - 14:57

Fiche terminée cheers .

Vite, vite, vite. Je veux jouer avec vous Razz .
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« Sean Mourning »


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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Ven 8 Avr - 16:02

Bien... Une très jolie fiche et de bien morbides belles aventures que celle de Valky Razz J'ai particulièrement apprécié le passage sur sa descente en rappel meurtrière et le coup de la brochette xD Note perso: Toujours fermer ces volets en bonne compagnie. J'm'attendais à un personnage un peu flippant, c'est servit et chaud Razz Bref, rien à dire, j'aime ton style et tout ça colle parfaitement à l'ambiance du forum, et même au delà.

Tu es validée Very Happy Tu peux désormais aller créer tes fiches de liens et de sujets ICI, faire tes demandes ICI et bien sûr passer faire un tour dans le flood ICI pour mieux faire connaissance si l'envie t'en dit.

Much love

Sean

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« Sergueï Ivanov »

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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Sam 9 Avr - 12:48

Bonjour des lointaines montagnes de Sibérie ma petite Valky. Je promets que je ramènerais petit cadeau pour ma petite panthère...
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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Sam 9 Avr - 13:35

Oh oui Otets, s'il vous plaît : Un cadeau qui tranche et qui coupe pour ma collection agrrr
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« Tia Okland »


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MessageSujet: Re: Valky Blackthorn   Sam 9 Avr - 16:58

Bienvenue à L.A. Very Happy
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Valky Blackthorn

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