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 Because the night [Mat]

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« Dalia Lucientes »

Glamorous Beast


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MessageSujet: Because the night [Mat]   Lun 4 Avr - 15:18

❝ Because the night

Quand on était flic, on avait des heures de service relativement clairs même si en théorie on devait être joignable à n’importe quelle heure. Dans la pratique, les policiers se torchaient assez souvent après le boulot et savaient au moins qu’on ne les appellerait pas pour travailler sauf si quelque chose de très grave se passait. Ils sirotaient donc leurs bières et leurs rhums tranquillement, les doigts de pieds en éventails en sachant qu’en rentrant ils allaient se faire gueuler dessus par leur femme. Agent sous couverture on pouvait donc penser que c’était un emploi permanent où il fallait être constamment sur ses gardes… Encore une fois, ça, c’était la théorie qu’on se plaisait à croire alors que dans les faits ça ne se déroulait pas vraiment comme ça. Dalia par exemple n’était pas une femme aux mœurs très conseillées. Elle fumait comme un pompier et elle buvait assez souvent de l’alcool. Encore plus quand elle était stressée et angoissée.

Bon, son infiltration chez les Jos O ne se déroulait pas mal, mais elle était sous la pression constante de faire LE faux pas qui ferait tout foirer de A à Z et qui l’enfermerait entre 4 planches de bois dans un cimetière. Pour ne rien rajouter à ça, ce type du Crash qui était beaucoup trop complexe des goûts de la jeune femme qui n’arrivait pas à le cerner et qui avait peur de s’être fait un ennemi qui allait encore plus lui compliquer la tâche. Et en second plan, ses merdes sentimentales à la con… Et vous voudriez qu’elle reste calme, sobre et totalement détendue comme un paresseux toute la journée ? Bien sur que non, Dalia était comme tout le monde avec des moments où elle allait bien et des moments où elle allait mal. Et là, elle n’avait pas franchement envie de traîner dans le coin hispanique pour qu’on la remarque comme une dépressive chronique. Non pas que ça revenait souvent mais en se bourrant la gueule dans un endroit remplit de Los O elle pourrait laisser filtrer quelques mauvaises informations qui ne seraient pas bon de dire à tout le monde. Ainsi, le plan était simple : elle se bourrerait la gueule dans un bar en centre-ville où elle n’avait pas 100% de chance de croiser un type du gang.

Elle ne s’était pas habillée d’une manière particulièrement féminine et sexy. C’était pas trop son truc à la jeune femme, elle ne cherchait pas à s’attirer les regards des hommes, elle avait d’autres choses à faire beaucoup plus sympas. Elle avait donc mit ses éternels jeans, un t-shirt noir assez cintré et des bottes à hauts talons. Pas féminine mais elle ne voulait pas non plus avoir l’air d’une camionneuse lesbienne. Elle ne s’était pas maquillée d’une manière outrancière : juste ce qu’il fallait, mascara, crayon khôl, far à paupière discret et rouge à lèvre légèrement foncé. Elle était rentrée dans le bar qui lui semblait le plus tranquille du coin. Il y avait un billard et une ambiance assez ‘rock’, tant mieux, ça la dépayserait un peu de ses paysages mexicains. Elle s’installa à une table vers le fond de la salle et commanda une tequila.

Le serveur lui apporta sa boisson et elle regarda vite fait l’heure. 23h02. Il serait légèrement indécent de prétendre rentrer avant une ou deux heures du matin sinon elle aurait l’air d’une pauvre petite chochotte. Pourtant elle n’était en compétition avec personne si ce n’est elle-même. Elle ne cherchait pas particulièrement à être une badgirl mais elle avait ses principes garçonnets qu’elle avait gardé à force de fréquenté des hommes à la police et surtout, de fréquenter des types deux fois pires dans le gang. Depuis le temps, elle s’était habituée à ne pas s’offusquer de comportements normaux dans ce genre de cercle. Les prostituées, les vannes machistes ô combien vulgaires et provocantes, les armes, la drogue… C’était rentré dans le paysage habituel de ce qui passait sous ses yeux et elle devait des fois faire des break avec cette ambiance même si elle espérait qu’il viendrait un jour où elle finirait pas être plus importante et donc plus sollicitée au sein des Los O au point qu’elle ne pourrait plus sortir comme ça. Ca voudrait dire que sa mission touchait à sa fin et qu’elle aurait bientôt été suffisamment à l’intérieur du vice pour tous les coffrés. Mais les paroles de l’inspecteur Mourning restaient dans sa tête et elle se demandait ce qui arrivait lorsqu’elle devrait tuer quelqu’un, torturer même ? Elle préferait largement loger une balle dans le front d’un type que devoir lui couper un à un les doigts jusqu’à ce qu’il hurle l’information recherchée.

N’ayant jamais testé, elle ne savait pas très bien si elle en serait capable mais elle essayait de se familiariser avec l’idée en y pensant quelques fois. Elle pensait aux détails un peu morbides : les os, la manière dont le sang coulerait, les cris, les veines et les artères qui sortent, les boyaux, l’odeur de la mort, les supplications… Pour une flic comme elle, ça avait été compliqué d’y penser au début. Et finalement, elle arrivait à se repasser ses images sans sourciller à présent. Elle espérait juste qu’elle ne prendrait pas goût à ce genre de perversion qui la révulsait encore pas mal. Mais pour l’heure, elle ne souhaitait penser qu’à une chose : mâter les mecs aux billards qui tendaient bien leurs fesses lorsqu’ils visaient avant de tirer et boire sa tequila. Peut être même qu’un beau gosse ou deux la brancherait… Elle ne comptait pas rentrer avec quelqu’un, du tout même, mais ça la ferait bien marrer et ça lui passerait le temps.

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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Lun 4 Avr - 15:44


    Le woody's bar n'est pas un des endroits les plus fréquentés de Los Angeles, mais pour y passer une soirée, sympa et boire jusqu'à plus soif, c'est un des meilleurs endroits du quartiers. Mat le sait, il a un peu fait le tour des troquets du coin. Certains sont carrément craignos surtout dans les endroits où les gangs sont bien implantés. D'autres le sont moins, mais parfois il vaut mieux pas s'aventurer hors des sentiers battus. Puis ici Mat connait un peu le serveur et le patron. Suffisamment pour qu'ils lui resservent la leur fréquemment. Un bon point qui en fait déjà un client assidu les soirs après son boulot.
    Bon, pour lui ça vaut pas un Irish cofee ou la bière de qualité coule à flot et où les couleurs de l'Irlande sont représentée bien haut. Mais qu'importe.
    Après avoir fermé sa clinique, après une énième vérification des système d'alarmes, et après avoir fini toute la compta du mois de mars avec un peu de retard, il s'aperçoit qu'il est un peu tard pour rentrer manger chez lui. Il lui prend alors l'envie de passer au burger king histoire de se commander un bon menu bien indigeste à base de coca trop sucré, de hamburger trop épicé et de frites trop grasses, mais finalement, il opte pour le Woody's Bar. Au moins son estomac appréciera qu'il s'occupe de lui.
    Il entre !

    * Pas foule ce soir ici ! *

    Il s'approche du comptoir et appelle le serveur qui prend son service à cœur et nettoie son comptoir avec minutie. En quelques mots brefs, ils échangent les banalités de chaque jours quand ils se voient, parlant du match de la veille ou bien des touristes qui commencent à affluer et qui se font des frayeurs en s'aventurant trop loin des sentiers balisés.
    Mat commande donc sa Guiness peut-être la seule bière qui en vaille le coup. Bien qu'il ne rechigne pas à en boire d'autres marques bien entendu. Un Irlandais, même d'origine, reste un Irlandais. Il remercie poliment le serveur avant de se diriger vers une table prise.
    Pourquoi une table prise ? Parce que Mat n'a pas envie de ruminer tout seul dans son coin, et qu'il lui est difficile de ne pas résister à partager sa bière avec une jolie femme. C'est ainsi qu'il se dirige vers une jolie brune qui s'est attablée. Elle parait plus jeune que lui, mais qu'importe. Elle ne l'a peut-être pas vu arriver, plongée dans son observation des gars qui jouent de la queue.
    Arrivée à sa hauteur, il pose sa chope sur la table, presque comme s'il s'y invitait et demande tout de même d'une voix douce et accueillante :

    « Ça vous embête si je me joint à vous ? »

    Elle peut toujours refuser si elle le désire, Mat ne lui en tiendrait pas rigueur. On est en fin de journée, et les gens n'aiment pas toujours être dérangés à une heure aussi tardive surtout si la journée a été merdique comme peuvent l'être la plupart des journées des gens de ce monde ...
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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Lun 4 Avr - 19:13

Alors qu’elle sirotait depuis quelques minutes dans le bar elle repéra quelqu’un se diriger vers elle. Elle le remarqua relativement vite parce qu’en fait, il n’y avait pas énormément de gens dans le bar et comme elle s’était bien isolée, une personne qui marchait dans sa direction ça se voyait. En même temps, l’homme aurait pu s’asseoir autre part, logiquement mais non, ses yeux étaient plantés sur elle et elle le sentait. A peine 10 minutes dans un bar et elle était direct remarquée. Ou alors elle ne collait pas du tout au décors et il l’avait repéré à 200 bornes, ou alors elle était plus en beauté qu’elle ne le pensait. En tout cas, l’homme posa sa chope de bière sur la table en lui demandant si ça l’embêtait si il se joignait à elle. Bwarf, vu qu’elle prévoyait de ne pas sortir très souvent, elle pouvait se le permettre une fois de temps en temps et elle n’était avec personne alors aucune crise de jalousie en rentrant… Enfin, même si elle n’était pas officiellement avec quelqu’un, détail… Elle sourit légèrement à l’homme et hocha la tête en buvant une gorgée de sa tequila. « Pas de soucis, asseyez vous. ». Elle le jaugea rapidement du regard avec toujours son petit sourire.

Pas mal même si il n’était pas son genre. En fait, Dalia avait beau être flic et donc normalement préférer les hommes propres sur soi, elle préferait les mecs au look badboy. Un peu sombre sur les bords, pas totalement gentil et conciliant, qui gueule de temps en temps, une sorte de violence cachée, une bestialité qui ne demande qu’à se réveiller. Lui, il était loin d’être moche, on pouvait carrément dire que c’était un beau gosse. Corps parfait, gueule parfaite à se demander si il n’était pas passé sur le billard ou un truc du genre. Il avait l’air sympathique et gentil aussi. Le prince charmant en somme, sous toutes les coutures. Mais pour Dalia, ce n’était pas ça du tout. Elle avait passé depuis longtemps les vieux fantasmes du prince qui viendrait la libérer de toute sa merde. Et encore, si il était vraiment venu, elle n’était pas sure du tout qu’elle aurait choisit de laisser sa mère derrière elle pour une vie de paillette et de châteaux. Carrément pas. Et ce n’était donc pas avec le temps qu’elle s’était améliorée et encore moins depuis qu’elle s’était embarquée dans l’imbroglio de la couverture.

Mais pour ce soir, elle n’avait pas envie de partir à la chasse aux hommes. Déjà, elle n’y était pas très habituée. Ses amies n’étaient pas très féminines et généralement, c’était des histoires sans lendemains… Alors niveau drague, elle était rouillée et fatiguée. Elle voulait juste s’amuser sans se faire des crampes aux méninges pour faire passer des messages et les décrypter en retour. Elle le faisait déjà assez tous les jours dans le gang, alors quand elle sortait au bar, c’était non. Mais ce type avait l’air très sympa et il ne l’avait pas dragué avec une phrase pathétique et totalement débile. Elle en avait vu aussi des lourds comme ça, qui pensaient avoir LA phrase pour draguer les meufs et les mettre dans leurs lits. Généralement c’était totalement stupide, ringard et de mauvais goût. Et pourtant, niveau mauvais goût il fallait y aller pour dégoûter la jeune femme après avoir passé des années dans la police.

Elle s’installa plus confortablement sur sa chaise et toisa encore une fois l’homme. Il avait une tête de businessman. Un genre d’homme d’affaire qui sort du boulot et qui a pas envie de retrouver directement sa petite femme qui va se plaindre encore et encore toute la soirée alors que la veille le pauvre bonhomme se faisait tanner par son patron. Non, pas à cet extrême encore. Il semblait assez cool dans ses baskets. Ensuite, elle posa ses yeux sur sa bière. Noire, bien foncée et qui avait l’air très épaisse. Il aimait au moins les choses de qualités et c’était appréciable. Il se serait pointé avec une merde américaine sans goût qu’elle l’aurait légèrement déprécié. Elle se décida à entamer un peu la conversation. « Alors ? Journée crevante au bureau j’imagine… Besoin de se détendre au bar avant de rentrer retrouver sa petite femme ? »… Elle était certaine qu’elle avait faux pour l’un ou l’autre ou au pire, les deux. Elle n’était pas une as de l’observation et se servir de clichés pour connaître quelqu’un ce n’était pas conseillé. Mais elle tâtait, et elle essayait. Et puis il fallait bien aussi un peu papoter. Ils n’allaient pas se regarder dans le blanc des yeux pendant des heures sans rien dire.

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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Mar 5 Avr - 21:11


    Voilà qui commence bien. Il ne se fait pas refouler et semble même être le bienvenue à sa table. Enfin bienvenue dans la mesure où la jeune femme semble tout à fait en mesure de discuter avec lui, ce qu'elle fait avec une sorte de clairvoyance malhabile. Elle a du en voir de nombreux des mecs qui venus la draguer sont repartis aussi vite, la queue entre les jambes. Mais voilà, il semblerait qu’avec Mat ce soit différent. Pourquoi donc ? Il ne se pose même pas la question. Trop certain de la réponse qu'il peut lui donner. Il l'écoute donc tout en l'observant. Elle semble tout à fait sûre d'elle, dégageant une grande sérénité et un calme somme toute impressionnant. Sans doute sait-elle maîtriser la plupart de ses émotions, mais cela n'échappe pas au beau docteur.
    Certains pourtant, pourraient tout à fait passer à côté de ce genre de réflexions, mais Mat en a gardé une certaine expérience et une certaine acuité depuis qu'il a passé sa thèse et son doctorat sur ce thème là. Sans dire qu'il est capable de lire n'importe quelle émotion sur le visage de quiconque, il sait assez souvent si la personne qu'il a en face de lui se montre attentive ou distante, passionnée ou rebutée, ferme ou maladroite. Question d'exercice pourrait-il dire.

    « Ce serait presque ni l'un ni l'autre ... »

    Le presque s'appliquant uniquement au côté "bureaucratie" de la question. Il est loin de considérer sa clinique comme étant son bureau et il emploie plus généralement le terme de cabinet. Pourtant, lorsqu'il fait de la paperasse bien chiante comme il vient d'en faire la moitié de sa soirée, il convient que les bureaucrates doivent parfois bien s'emmerder et qu'il comprend tout à fait pourquoi de temps en temps l'un d'eux pond un rapport qui presque immédiatement se retrouve sous le coude d'un homme politique désireux de se faire mousser. En déduire que Mat est hostile à tous ces mecs qui se la coulent douce derrière un bureau est un raccourci facile dans lequel il ne faudrait pas se risquer. Cet homme a bien plus de discernement qu'il ne le laisse parfois penser.

    « Je viens pourtant de clore les comptes de mon cabinet pour le mois écoulé ... et ça mérite bien une compensation alcoolisée ! »

    Quid d'une femme ? Rien bien entendu, mais il lui semble qu'il a éludé cette partie là en parlant de son métier. Pour la peine, il pourrait tout à fait lui demander si pour sa part elle n'a pas u petit mari qui risque de rentrer à la maison et de ne pas trouver sa petite femme qui l'attend tranquillement, mais voilà un discours assez misogyne qu'il est loin de penser bien entendu.
    Alors il oublie rapidement cette répartie. autant mettre en avant le côté femme libérée qu'il trouve bien plus excitant et intéressant.

    « ... Mais boire seul c'est souvent pathétique ... avec quelqu'un à ses côtés, c'est déjà plus intéressant. Ça offre des perspectives qu'on est loin d'imaginer tout seul. »

    Il se rappelle ses premiers soirs dans cette ville où il pouvait finir la nuit dans le troquet sans avoir parlé à personne et plein comme une huitre. Pas moyen alors de trouver un quelconque plaisir à ces piètres parties ... même l'oubli lui en était devenu inaccessible.
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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Mer 6 Avr - 21:21

Dalia n’était pas vraiment le genre à s’attarder sur les discussions chiantes du genre qui on est et d’où on vient. On avait tous des trucs très intéressants à dire sur soi mais finalement, ce n’était intéressant que pour soi et nos proches. Avec des inconnus on cherchait autre chose. On cherchait une sorte de proximité avec une personne sans attaches. On voulait simplement tranquillement se libérer pour une nuit et dire ce qu’on avait envie de dire sans se soucier de la suite et de ce que l’autre pourrait penser. Ben oui, on n’allait pas le revoir de toute façon ! Et Dalia se plaisait dans ce genre de relations finalement. Et ce type semblait tout trouvé pour devenir son ami d’un soir. Pas amant, non, pas envie et encore moins envie du réveil embarrassé après une nuit pleine d’alcool. Le type lui dit que ce n’était ni un businessman et qu’il n’avait pas non plus de petite femme qui l’attendait sagement à la maison. Dalia hocha la tête en signe d’écoute.

Maintenant, il avait plus l’air d’un tombeur de bar que d’un type sérieux même si ses habits démontraient une certaine classe. Un peu trop d’ailleurs, il n’était pas débraillé et Dalia, bien qu’elle aimait les choses claires et rangées, préferait les hommes légèrement plus bestiaux. Trop sage à n’en pas douter. Elle but une nouvelle gorgée de sa Tequila. Généralement, quand elle en buvait avec ses ‘collègues’ c’était cul sec et c’était tout. Là, elle savourait pour une fois l’arôme terriblement amère et pourtant très savoureuse de cette boisson. L’homme finit par dire qu’il avait pourtant clôturé les comptes de son cabinet pour le mois et que ça méritait une compensation alcoolisée. Dalia sourit. Un médecin alors ? Ou un avocat ? Quel genre ? Droit pénal ? Ou en médecin… Gynéco tient ? Nan il avait l’air plus classe que ça et surtout, il n’était pas le genre à faire un métier simplement moyen. Il avait l’air d’être du genre de vouloir le top du top à chaque fois dans tous les aspects de sa vie.

Il continua en disant que boire seul c’était très souvent pathétique et qu’avec une personne à côté de soi c’était plus intéressant et que ça offrait des perspectives plus vastes avec l’imagination de l’autre. Cette remarque décrocha un léger rire à la jeune femme qui entrechoqua légèrement son verre avec la chope de son compagnon de beuverie du moment. « Trinquons aux comptes de ton cabinet alors ! Laisse moi deviner ta spécialisation… » Elle se pencha un peu en avant et posa ses avant-bras sur la table en plongeant son regard dans ceux de l’homme. « Alors heu… T’as pas une tête d’avocat alors je vais parier sur le médecin. » Il avait une tête à avoir été en médecine comme un premier de la classe, mais il n’avait pas l’allure d’un mec qui défend les autres devant les tribunaux. Elle le voyait mal plaidoyer dans le milieu pourri de la criminalité, elle le voyait plutôt confortablement installé dans le fauteuil de son cabinet luxuriant. Puis elle leva un sourcil et se risqua. « Je te vois pas en généraliste à consoler les mémés qui viennent se plaindre de leurs névralgies… Je te vois dans une branche peinarde genre… Oncologue ! » Ouai non, il n’avait pas plus une tête de consoler les petits cancéreux mais en même temps, certaines personnes pouvaient se révéler pleines de surprises et ce type pouvait bien être un avocat pour des associations caritatives, sait-on jamais. En tout cas, Dalia savait déjà ce qu’elle allait lui dire si il lui retournait la question. Elle était commerciale, ce n’était pas très loin de la vérité mais ce n’était pas tout à fait vrai non plus et c’était ça qui était bien dans cette explication. Elle était commerciale pour les grandes surfaces, la rue et les gangs concernaient une large surface dans le quartier non ?

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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Ven 8 Avr - 21:07


    Et bien voilà un portrait tout à fait exact. Elle se trompe de branche et ne sait sûrement pas que Mat a officié aux urgences pendant de nombreuses années, mais elle le détaille d'une façon tout à fait extraordinaire. Il l'écoute donc avec attention, souriant aux détails qu'elle donne et approuvant avec une pointe de surprise et d'étonnement devant tant de minutie. Durant tout ce temps, il en a profité pour la regarder elle et sa façon de parler, de se tenir et de communiquer. Elle n'a pas hésité à tutoyer : un bon point pour le reste de la soirée. Pas hésité non plus à se montrer naturelle et spontanée.

    « Joli portrait ... »

    finit-il par dire lorsqu'il a le loisir de reprendre la parole. Il avale quelques gorgées de sa bière avant qu'elle ne réchauffe trop. Il est de ses hommes qui n'aiment pas vraiment lorsque les bonnes choses ne sont pas à leur maximum de perfection. Autant il peut passer sur des détails, autant sur la qualité d'une Guiness, il ne peut pas faire d'impasse. Lorsque c'est fait, il recherche le regard de la jeune femme et lui offre la vérité sur un plateau.

    « ... pas complètement vrai, mais très proche de la réalité. En fait, j'aurais pu être comme ça si la vie en avait décidé autrement ... En fait, j'ai ouvert ma clinique de chirurgie sur Florence Avenue ... ça fait presque deux ans de ça ... Il y a un marché juteux sur L.A. »

    Et c'est le moins qu'on puisse dire. Dans cette ville où l'apparence et la maîtresse des illusions, il a du boulot à n'en plus finir. Il accepte beaucoup de clients pour pouvoir rembourser ses crédits et se remettre à flot, mais il espère toucher une clientèle plus huppée rapidement pour faire monter un peu les prix et diminuer son nombre de clients à satisfaire. Mais tout ça, il évite d'en parler. Voilà bien quelque chose dont elle ne doit pas avoir envie de parler.
    Non, à son tour il tente de jouer à ce même petit jeu. Petit jeu qu'il a commencé avant même de donner sa réponse, mais il est évident qu'il est moins doué qu'elle. Alors il prend cela sur le ton de la plaisanterie. Une plaisanterie qui risque malgré lui de lui attirer quelques soucis, bien qu'il en soit totalement inconscient.

    « Et toi tu travailles pour la police ! »

    Voilà comment balancer un truc de but en blanc sans prendre de précaution. Alors qu'elle est en train de boire une gorgée de téquilla, elle ne manque pas s'étouffer devant cette révélation tout à fait ...

    * Saugrenue *

    Non véridique, même s'il n'en sait rien du tout. Il tente alors de mettre sa voisine plus à l'aise en montant un peu dans le ridicule et dans l'impossible.

    « Vu comment tu as trouvé ma profession sans trop d'hésitations, je te vois bien profiler pour la police .... »

    Mais comme il n'en croit lui-même pas le moindre mot, le voilà qui finit sa phrase dans un rire sincère et presque moqueur de cette idiotie qu'il a bien pu sortir. Ne prêtant aucune attention à la réaction de Dalia. bien que celle-ci lui aurait peut-être apporté quelques réponses.
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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Ven 8 Avr - 22:10

L’homme lui accorda qu’elle avait dressé un joli portrait. En effet, Dalia était une calme, observatrice et organisée. Alors oui, elle avait le don de repérer les détails dans les tenues et les manières d’agir des gens. Mais elle ne l’était pas au point de réussir à miser pile poil le métier de quelqu’un, elle n’était pas médium. Des fois, elle faisait fliper un peu les gens mais rien de grave. En tout cas, elle était presque sure qu’elle s’était plantée sur la spécialité parce que bon, avec toutes les spécialisations qu’il pouvait exister, elle n’arriverait pas, à moins d’un sacré coup de bol, à tomber direct dessus. Dalia n’avait jamais joué au loto ou à ce genre de trucs et même si elle avait du se prendre quelques leçons bibliques pour infiltrer les Los O, elle ne croyait pas vraiment aux coups de chance et pensait dur comme fer qu’on faisait sa propre fortune.

Le type avala quelques gorgées avant de chercher le regard de la jeune femme qui avait balayé la salle des yeux. Toujours autant peu de monde, c’en était presque déprimant à une telle heure de la soirée où, d’habitude, tout était bondé et pleins de jeunes gens entrain de faire la fête. Il finit par dire que ce n’était pas complètement vrai même ce n’était pas totalement à l’ouest. He ben c’était déjà pas mal on pouvait le dire. Il rajouta qu’il aurait pu avoir choisit ce genre de voie dans une autre vie… Ouai c’était comme ça avec tout le monde finalement. Peut être que Dalia serait encore à Austen entrain de siroter un bon thé chaud chez elle, dans ses couvertures bien chaudes et rassurantes, à la place, elle était à LA au milieu des loups. Il finit par avouer qu’il avait ouvert sa clinique de chirurgie sur une rue assez célèbre dans la ville. A ce prix là ça ne pouvait qu’être de la chirurgie esthétique ou un truc du genre.

Et du coup, ouai il avait la tête de l’emploi pour ce genre de truc. Beau gosse qui fait sa propre promotion pour ses services. C’est sur que c’est plus rassurant d’avoir un chirurgien beau et parfait sous toutes les coutures qu’un vieux croulant bien moche. Il rajouta que ça faisait maintenant deux ans. Il devait s’être constitué une jolie petite clientèle et des revenus assez stables ainsi qu’une bonne réputation dans le milieu. Il avait l’air quand même jeune, il avait dû être particulièrement doué dans sa branche pour arriver à ce stade aussi jeune. Le vrai rêve américain dans toute sa splendeur. Il lui dit qu’il y avait un marché juteux dans la ville.

En effet, elle ne comptait plus le nombre de bimbo refaite qu’elle avait vu passer dans les rues. C’était une invasion et ça ne tentait absolument pas la jeune femme. Elle préférait entretenir tout ça à la bonne vielle manière : sport intensif et bonne alimentation (même si elle se permettait des excès comme aujourd’hui). En plus, elle n’aimait pas trop les hôpitaux depuis qu’elle avait vu beaucoup trop de médecins à l’époque où elle s’occupait de sa mère. Elle avait assez donné et ce n’était pas pour devenir totalement accro à la jeunesse éternelle. En plus elle avait d’autres chats à fouetter et l’argent que lui rapportait les trafiques pour le gang ne pouvaient pas être gâchés comme ça.

Le type relança la conversation sur le ton de la plaisanterie en lui disant qu’elle travaillait pour la police. Elle sourit, amusée à cette remarque. Avec sa tendance à vouloir deviner qui était les gens et à poser des questions à répétition, ça ressemblait en effet bien à un interrogatoire en règle. Mais bon, elle n’avait pas l’uniforme et généralement les policiers sortaient souvent en groupes de plusieurs pour ressasser la journée. Ca lui rappelait les soirées au Texas mais c’était bien loin tout ça finalement et il ne fallait pas retomber dans la nostalgie de ses jeunes années. Il finit par rajouter que vu comment elle avait trouvé sa profession sans hésitations elle devait être profiler pour la police et il rigola. Son sourire s’élargit. En effet, profiler ça aurait été marrant comme profession.

Elle but encore une gorgée de sa tequila. « Presque presque ! On va dire que je suis commerciale… Donc je suis pas mal habituée à repérer les cibles potentielles. ». Elle lui fit un clin d’œil et rebut une gorgée avant de constater que son verre était presque vide. Il faudrait qu’elle remédie à ça plus tard tient. Elle rajouta « Mais on est pas venu ici pour parler boulot je pense. ». Non, parce que sinon il serait resté avec ses collègues du cabinet certainement et aurait rigolé sur les liposucions et autres implants mammaires. « Tu parlais d’imagination tout à l’heure, t’es assez alcoolisé pour me faire partager tes pensées ? ». Ca pouvait être marrant là si il s’était un peu éméché même si c’était peu probable avec seulement une bière aussi irlandaise soit-elle. Mais des fois, le simple fait de voir une nana picoler, ça pouvait émoustiller ou alors faire marcher les méninges d’une manière incroyablement vaste. Dalia n’était partie que pour de la parlotte ce soir alors autant bien rigoler.

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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Dim 10 Avr - 10:24




    Commercial !
    Pourquoi pas ? L'idée lui plait bien. Elle s'en justifie en quelques mots avant de vouloir passer à autre chose. Et cela convient aussi à Gregan. Pas qu'il n'a pas quelques anecdotes de boulot à raconter. Pour ça, il peut toujours faire des fonds de tiroir et sortir quelques squelettes à dépoussiérer. Mais vu les circonstances, il préfère passer outre et répondre directement, sans chercher à trop se mettre en avant non plus, bien que pour lui voilà une chose difficile à faire. Sans être surdimensionné, Mat a un égo suffisamment important pour aimé être mis en avant.

    « ... alcoolisé ? Non pas encore ! Je viens juste de finir ma première choppe ! »

    Son sang irlandais ne fait évidemment qu'on tour lorsqu'il s'agit de jeu à boire. Peut-être même peut-il finir la soirée sous la table, ou dessus, ça dépend ! LEs soirées de beuveries, il connait et il sait qu'il tient plutôt bien la bière. Éméché, il peut l'être somme toute rapidement, passé le premier litre de bière ingurgité et les trois premiers passages aux toilettes pour soulager sa vessie. Ensuite, il passe en phase de croisière sur les trois litres suivants. Croisière rythmée parfois par des chants de supporters devant les avancées de la mêlée au trèfle ou les percées des avants en lignes ennemies. Mais discuter avec une inconnue ... pourquoi pas !
    Il se tourne alors vers le serveur du bar en lui faisant un grand geste de la main. Se dernier semble comprendre immédiatement la requête de Mat : leur remettre la même chose !

    « ... mais pas de soucis, les renforts arrivent ! »

    Il finit alors sa première choppe sans trembler. Alors que sa voisine dont il ne sait encore le nom fait de même. Il la regarde faire avec un sourire. Elle lui sourit en retour. [ce genre d'action ? ça peut convenir ?] Il voit en ce sourire de nombreuses possibilités, causes et conséquences. La plupart d'entre-elles sont sans doute fausses et tirées uniquement de son imagination débordante et fertile, mais au moins il lui reste ce côté là pour vivre et vibrer.

    « Je m'appelle Mat ... et d'ici deux ou trois verres supplémentaires tu devrais avoir un aperçu débridé de ma vie trépidante ! »

    Il remercie alors le serveur qui dépose son plateau sur la table de marbre blanc et y dépose à la suite les deux consommations que Mat lui règle immédiatement. D'ici peu, le docteur sait qu'il remettra la sienne et que la nuit pourra alors vraiment s'ancrer dans quelque chose qui sera mémorable ... ou ne sera pas !
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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Dim 10 Avr - 15:04

Le type semblait très bien tenir l’alcool. Un sacré bon point pour la jeune femme qui était beaucoup plus masculine qu’on pourrait le penser. Fumeuse comme un pompier flambé et buveuse lorsqu’elle en a l’occasion, elle en a doublé plus d’un lors de concours de boissons. Mais Dalia n’était pas une espèce de dépravée à se mettre la tête en dedans chaque soir. Elle savait rester digne et partir avant de finir totalement saoul, sous une table, ou dans des draps qui, après réflexion, n’étaient pas aussi bien qu’ils paraissaient au premier coup d’œil embrumé d’alcool. M’enfin ce type devait certainement d’abord bien émécher ses partenaires avant de finir pas mal saoul.

Il releva le mot ‘alcoolisé’ en s’exclamant qu’il venait à peine de finir sa première choppe et qu’il ne l’était pas encore. Dalia n’appréciait pas vraiment la bière en fait. Elle préférait les alcools forts ou les cocktails quand elle voulait avoir l’air un peu plus femme. Elle sourit à sa remarque. Il devait certainement être européen pour avoir une telle soif de bière et apprécier autant l’irlandaise comme ça. Pourtant, il ne semblait pas avoir d'accent irlandais ou européen mais elle n’était pas une experte et il aurait pu perdre son accent comme ça, pas comme beaucoup de personnes voulant paraître riches et bien élevées font. Il paraissait que l’accent britannique donnait un air plus élégant. Mais ce type n’avait absolument besoin de rien pour être élégant, il semblait porter ce trait totalement dans son ADN.

Il se tourna ensuite vers le barman et lui fit un signe de la main avant de rajouter que les renforts arrivaient. « Si les renforts arrivent, je suis rassurée alors ! » Alors là, la soirée s’annonçait bien alcoolisée et certainement très marrante. Il termina sa première choppe à l’aise, comme si il s’en enquillait une bonne dizaine par jour et que c’était du petit lait. La jeune femme fit de même avec le reste de sa tequila et posa le verre vide devant elle. Verre qui ne resta pas là bien longtemps puis que le serveur vint les réapprovisionner en évacuant les cadavres qu’ils venaient d’achever.

Le beau gosse lui envoya un sourire qu’elle lui rendit bien volontiers avant de boire deux bonnes gorgées de son alcool. Il se présenta sous le prénom – ou surnom qui sait – de Mat. Et il rajouta que d’ici deux ou trois ‘verres’ de plus elle devrait avoir un aperçu de sa vie trépidante. Elle sourit à cette remarque « Enchantée Mat… Tu peux m’appeler Dalila… Une vie trépidante alors hm ? La vie de chirurgien c’est comme ce qu’on voit à la télé dans les séries ou alors c’est encore plus juteux en potins ? » Elle espérait bien sur que la réponse soit positive, rien de tel que des discussions pleines d’anecdotes douteuses sur le sang et les prothèses mammaires. Un vrai délice et le fait en plus d’être bien éméchée, ça promettait des souvenirs chaotiques et totalement anarchiques.

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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Mar 12 Avr - 20:06




    Les séries télés !
    Non franchement, voilà qui lui tire un sourire. Les séries télévisées, ne pensent qu'à montrer les facettes les plus people de la profession : les stars, leurs seins ou autres ravalement de façade, mais aucunement on n'y parle des opérations plastiques pour régénération faciale ou pour ce genre de problèmes. Bon, il est vrai que dans sa clinique Mat préfère recevoir des personnalités friquées, question de rapport qualité prix serait-il tenté de dire. Parfois lorsqu'on lui amène un type défiguré qui n'a même plus de papier pour prouver son identité, il sent bien qu'il va faire cela aux frais de la princesse. L’État paye, mais bien souvent, il paye le strict minimum et avec quelques mois de retard, voir plus selon les cas.
    Alors oui, il préfère les people de ce point de vue là. Mais au moins, il sait pourquoi.

    « C'est juteux oui ... faut pas avoir peur de toucher des culs et des poitrines flasques pour en faire durcir la moelle substantielle ... »

    Il est ironique. En tout état de cause, cela lui permet de rembourser ses crédits et de se remettre à flot. En quelques mois seulement, il a déjà remboursé plusieurs créanciers et ses propres économies recommencent à repartir dans le vert après un passage dans le rouge qui avait faillit le mettre sur la paille, mais il s'est relevé ! Pour son plus grand bonheur.

    « ... mais heureusement, il n'y a pas que ça ! »

    Fait-il en souriant et montrant ses dents blanches bien alignées. Et oui car point de sécurité sociale en ce pays ou le capitalisme et le libéralisme est roi. S'il avait pu se payer des soins dentaires de bonne facture, c'est aussi parce que ses factures à lui ne sont pas données non plus. Il peut très bien disserté sur l'argent, il sait que de toute façon il se met dans une position délicate. Généralement un médecin qui gagne sa vie sans sauver des gens, c'est pas forcément bien vu. S'il gagne mieux que les autres alors ...

    « Après ... croire que mon métier ressemble à un épisode de NipTuck ou de Dr house, c'est comme si je comparais le tien à une émission de téléachat où George Foreman vient vanter les mérites d'un auto-cuiseur avec une promo imbattable si on appelle dans les cinquante premiers ... tu vois le topo ? »

    Il se souvient alors de la première fois qu'il a vu ce boxeur mondialement connu se planter devant une caméra avec un tablier de boucher pour parler de son grill. Il avait faillit en étouffer de rire tellement il avait trouvé ça indigeste.
    D'ailleurs pour éviter l'indigestion, il porte sa nouvelle Guinnes aux lèvres, et avec un geste tout à fait maîtrise en avale une quantité somme toute importante pour une seconde pinte seulement. Mais tout cela d'une façon qui reste très sûre et certaine. Ce n'est pas encore le geste d'un alcoolo ni même celui d'un gars qui va rouler sous la table à son prochain demi.
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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Mar 12 Avr - 20:42

Evidemment, Dalia ne pensait pas vraiment que ce type vivait une vie de série télé, en fait ce serait certainement bien chiant. La réalité était toujours moins décevante que regarder une lucarne avec des personnages toujours trop parfaits et trop bien élevés. Elle préferait largement les bonnes vielles histoires totalement véridiques qui avaient leurs parts de vulgarité et de vérité entière qui les rendaient authentiques. Et du coup, ce qu’on voyait ou lisait paraissait bien fade à la fin. Et l’homme confirma que c’était ‘juteux’ comme métier et qu’il ne fallait pas avoir peur de toucher des culs et des poitrines par franchement généreuses pour réussir à en faire quelque chose de sympa. Ha ça, c’est sur, il ne devait pas toujours retaper de la bimbo de luxe avec des seins comme des obus. Elle sourit et but une bonne gorgée de tequila.

Elle ne pourrait pas bosser dans un milieu comme ça. Elle se salissait très souvent les mains mais se retrouver avec des gens faibles comme ça et devoir triturer dans le sang et les graisses, trop peu pour elle. Elle n’était pas une chochotte mais elle se voyait mal prendre un quelconque plaisir là dedans. Bien sur, ce type ne devait pas vraiment adorer tripoter de la chair sanguinolente mais devait aimer le résultat… Possiblement, peut être, elle ne savait pas. Il rajouta enfin qu’il n’y avait pas que ça. Ha ben elle était contente pour lui sinon ce serait légèrement chiant.

Il souriait à pleine dent d’une rangée de chicots totalement alignés et bien brillants, digne d’une pub colgate. Apparemment la bière n’avait pas entamée la jolie teinte claire qu’arborait son sourire. Signe évident qu’il devait en avoir dans les fonds de poche pour se payer du blanchissage régulièrement. Il commenta que croire que son métier ressemblait aux plus grandes séries médicales de la télé serait largement sous estimer ce qu’il faisait et lorsqu’il sortit sa métaphore avec George Foreman, elle ne pu retenir un petit rire. Elle commençait légèrement à se désinhiber apparemment. Elle répondit en terminant son verre « Ouai t’inquiètes pas je vois. », elle l’observa boire de bonnes gorgées de sa pinte avant de reprendre « J’imagine que ça doit être un petit peu plus dégueu que ce qu’on voit sous les spots impeccables de la télé. ».

De quoi provoquer des passions et ensuite la déception une fois qu’on arrivait à l’école de médecin et qu’on se rendait compte que la vie n’était pas aussi belle et pleine de strass qu’on pouvait le voir dans un écran. Un peu comme ce que Dalia avait constaté dans sa carrière de flic. C’était 5% de fierté et 95% de sale boulot et de galère. Mais heureusement, elle ne s’en reportait pas à ses gains et ne faisait que ce qu’elle pensait être juste. Mais tout était relatif. D’ailleurs, sa curiosité fut légèrement piquée. « Mais dis moi, elle vient d’où cette vocation ? Tu l’as choisis pour l’argent ou pour autre chose ? J’ose croire que les médecins dans cette branche ne sont pas que motiver par le fric… ». En même temps, elle ne lui tiendrait pas rigueur si il lui disait aimer l’argent. Après tout, tout le monde l’aimait si on y réfléchissait bien, même Dalia et elle ne cracherait pas sur un joli pécule si il était donné en toute légalité. Elle leva la main vers le serveur pour lui montrer son verre vide. Elle n’allait pas s’arrêter en si bon chemin après tout.

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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Mer 13 Avr - 16:37




    Ça peut paraitre dégueu pour quelqu'un qui n'y connait rien en anatomie ou qui n'est pas habitué à ce genre de pratique. Il est vrai que bien souvent, lorsqu'il y a intervention chirurgicale l'hémoglobine joue un rôle prépondérant dans la qualification que peut porter à un tel acte un être normalement constitué. Mais Mat ne trouve pas ça répugnant du tout depuis qu'il a commencé ses études. Peut-être même n'a-t-il jamais trouvé cela répugnant, même lorsqu'il était beaucoup plus jeune. Aussi loin que ses souvenirs l'amènent, il ne se souvient pas avoir eu jamais peur du sang.
    Alors il se montre partial, cherchant à expliquer que le sang n’est finalement pas si terrible que ça, pas pus que les organes du corps humain. Lorsqu'on sait de quoi il s'agit et quelles sont les conséquences de leur présence sur le corps humain, cela devient tout de suite plus éducatif. Mais il ne va pas se risquer à faire un cours sur l'anatomie du corps humais tout de suite. Il n'a pas envie de voir sa coéquipière d'un soir dégueuler ses premières téquilas sur la table à l'écoute de récits sordides.


    « Le fric oui, j'en avais besoin dernièrement, j'ai du changer de voie après avoir officier de longues années aux urgences. Mais la chirurgie esthétique c'est pas si dégueu que ça ... sauf si on est sujet à ces crises d'angoisses à la vue du sang ou des organes des gens ... mais là on peut rien y faire. »

    Dalia semble vouloir prendre un peu d'avance et termine alors son verre d'un trait. Mat ne compte pas rester en retrait et fait de même. En deux fois cependant, il n'a pas franchement envie de s'étouffer et de commencer sa soirée par une mauvaise envie de tout régurgiter. Les potins par contre c'est autre chose. Il a la vague impression d'être la cible de nombreux paparazzis qui cherchent à s'introduire dans ses comptes et de trouver sa liste de clients potentiels ou avérés. Chose qu'il n'a jamais connu aux urgence mais qu'il découvre dans sa clinique privée. A croire qu'il lui faut coder ses fichiers pour espérer mettre un peu d'anonymat sur ses patients. Pour peu il se croirait dans un monde d'espionnage.

    « ... mais le fric, j'en avais besoin, j'ai fait des mauvais placement et j'ai presque tout perdu il y a une peu plus d'un an ... la crise économique mondiale ... J'ai mis du temps à m'en remettre et autant de temps à convaincre les banques de me faire confiance. »

    Au passage, il y a un peu d'argent sale sans sa boutique et dans ses comptes, mais ç il se le garde pour lui. Même s'il venait à faire confiance à quiconque, ce ne serait pas un truc à divulguer. Il a suffisamment de soucis comme ça. Cette crise, il l'a prise de plein fouet comme des millions d'américains. Certains ont été plus touchés et ont tout perdu. Lui il a su se reconstruire petit à petit.

    * A force de boulot et de courage ! *
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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Mer 13 Avr - 19:20

Le boulot, c’était un sujet qu’il ne semblait pas trop éviter pour le moment. Tant mieux. De toute façon, les discutions de comptoir dérivait inlassablement à un moment ou à un autre. Les confessions et les réflexions qu’on pouvait avoir autour d’un bon verre d’alcool finissait toujours par creuser encore les méandres embrumées les plus profondes de chaque sujet de conversation, dérivant comme le delta d’un fleuve, vers des sujets multiples et divers. Et pour l’instant, alors qu’ils s’étaient dits d’éviter le sujet taboo du travail dans un bar, ils avaient finalement abordés les questions de médecines par rapport à la vocation de l’homme.

Chirurgien esthétique, il portait son boulot en plein dans son visage et dans la fossette de son menton. Il ressemblait presque à un jeune garçon, presque un enfant avec son regard légèrement espiègle. Il aura presque attendrit la jeune femme si ils n’étaient pas entrain de parler médecine. Elle n’était pas franchement sensible au sang ou aux flux corporels, entant que flic elle en avait vu des choses assez glauque et horribles. Mais l’hôpital et ce genre de truc avec l’odeur qui va avec, elle n’arrivait pas pour l’avoir trop fréquenté étant petite. Une sorte de rejet psychologique qui se faisait ressentir quand elle en sentait les effluves par des nausées assez prononcées.

Le type lui répondit que le fric l’avait bien motivé oui et qu’il avait du quitter la voie d’urgentiste pour se tourner vers l’esthétisme histoire de se renflouer le porte monnaie. Dalia hocha la tête en l’écoutant. En effet, si il était en difficulté financière se tourner vers les gens friqués pour avoir de la thune, c’était normal. Tout le monde faisait comme ça mais peu osaient l’avouer. Dalia avait par contre refusé légèrement ce genre de pensées en se foutant un peu volontairement dans la merde. Mais si elle arrivait à survivre à ce monde, elle toucherait certainement un bon pactole et une nouvelle identité pour se protéger sans aucun doute. Mat reprit en disant que la chirurgie esthétique n’était pas si dégueu qu’elle n’y paraissait sauf si on avait une phobie du sang. La femme sourit doucement. En effet il y en avait comme ça qui paniquait pour un rien. Dalia, ça la laissait largement indifférente.

En la voyant finir son verre il termina aussi sa pinte en deux fois. En même temps, les quantités n’étaient pas pareilles. Elle avait un verre assez petit alors que lui avait l’un des plus gros du bar alors oui, il ne fallait pas se noyer dans la boisson en la terminant, la discussion ne faisait que commencer. Il dit ensuite qu’il en avait eu besoin à cause de mauvais placement durant la crise et qu’il avait tout perdu il y a un an. Il avait mit du temps avant de reprendre pied et de convaincre les banques. Ha ça… Dalia ne pouvait pas vraiment en juger. Un flic ça ne gagnait pas beaucoup. Pas assez pour faire des placements en tout cas et là, elle avait carrément repoussé loin sa vie sure et confortable pour se plonger dans la vie au jour le jour. Elle se fit resservir une tequila qu’elle but cul sec directement alors que le serveur n’avait pas fait deux pas. « Ha les banques, c’est toujours la merde avec elles… J’leur fais pas trop confiance. Je garde le pactole avec moi je veux pas tout perdre à cause d’une crise ou d’un trader trop gourmand qui se fait plumer. » Ca aussi c’était la plaie. Pour une nana qui voulait tout contrôler de A à Z les banques étaient souvent son cauchemar. Elle continua. « Mais c’est cool que tu ai réussi à reprendre du poil de la bête ! A ta réussite ! ».

Elle fit clinquer son verre vide contre le sien avant de rappeler encore une fois le serveur. Trinquer à verre vide, c’était pas de mauvaise augure ? En tout cas, mieux valait ne pas prendre de risque. « Et en plus de l’argent tu dois être satisfait des jolies poitrines et culs qui sortent de ta clinique et qui contribuent à rendre ce monde plus esthétique ! » Ben oui, c’était ça l’important aussi, de rendre le monde plus beau… Oui, peut être commençait bien à être un peu éméchée.

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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Jeu 14 Avr - 20:52


    Il peut se contenter de ça oui, rendre le monde esthétique. Mais au fond de lui, c'est tout ce qu'il déteste le plus. Il le sait ! Les poitrines, les fesses, les hanches ou toute autre partie du corps ... C'est pas ça le réel problème. Le problème c'est que les gens ne veulent que ce qui se voit. La possession, ce que l'autre 'na pas, il me le faut. Ce qu'il a aussi d'ailleurs. Et bien voilà qui le débecte en fait. Dans sa profession c'est ça qu'il y a de plus dégueu. Il revient alors sur ses propres paroles. Sur tout ce qu'il a dit, le problème pour lui, ce n'est pas l'acte en lui-même, c'est l'esprit de la personne qui le demande.


    « Bof ... au bout d'un moment, c'est même plus esthétique. Certaines poufs sont tellement connes, qu'elles pensent qu'avec des lolos plus gros que ceux de la voisine elles seront mieux dans leur tête. Ce genre de fille, c'est pas d'un spécialiste en chirurgie dont elles ont besoin ... c'est d'une analyse profonde ... très profonde même, s'il y a quelque chose à récupérer d'ailleurs . »

    Le voilà qui commence à partir dans des faits de société assez probant. Il déteste ce monde où l'argent prend le pas sur le bonheur des gens. Non, cet argent ne fait pas le bonheur, même si ne pas en avoir de nos jour fait le malheur de millions de personnes. Mais en fait le soucis vient de ceux qui ne veulent pas partager le leur.
    D'un nouveau geste assuré, il termine sa choppe à son tour. Dalia semble tenir le coup et imprimer la cadence. A ce rythme là, il se donne pas plus d'une petite heure de répit avant de commencer à voir le monde tourner autour de lui. Mais à poursuivre sur cette voie, il risque fort de s'attirer la disgrâce de cette fille qui bosse dans la vente. Si c'est son crédo, par ses paroles il risque forcément d’aller à son encontre. Mais que risque-t-il de plus pour cette soirée ? Sans doute rien de grave.

    « C'est pas tout mais j'ai soif moi ... parler m'assèche le gosier. »

    Et Marco le serveur n'a pas tôt fait de leur apporter une nouvelle tournée qu'il attrape déjà sa bière à pleine main. Sans en renverser il la porte à la bouche et en vide un premier quart.

    « Tu vends quoi exactement ? »

    Lui a-t-elle dit qu'elle vendait des choses ? Un truc de ce genre alors ? Son cerveau commence à le lâcher un petit peu. Preuve que la Guinness du Woody's est une des meilleures qui soient. Il tente de se souvenir ce qu'elle lui a dit exactement. Commerciale peut-être ... ou alors représentante. Il la voit bien telle un sniper repérer ses proies à l'avance et vendre une assurance sur la vie à une vieille mémé persuadée que ça va la faire vivre plus longtemps.
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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Ven 15 Avr - 10:17

Finalement le jeune homme lui avoua qu’il ne trouvait plus ça esthétique au bout d’un moment et que certaines bimbos étaient tellement connes qu’elles pensaient qu’avec des seins plus gros que leurs copines elles seraient mieux dans leur peau. En effet, c’était surtout comme ça qu’elle voyait les dingues de chirurgie : pleines de problèmes psychologiques irrésolues qu’elles voulaient compenser avec une acceptation physique extérieure. Un truc assez inutile car ça ne résolvait rien aux vues des droguées de la chirurgie qui devaient défiler chaque jour dans son cabinet. D’ailleurs le chirurgien ne fit que confirmer ce qu’elle pensait en disant que ce dont elles avaient surtout besoin ce n’était pas d’un coup de bistouri mais bien d’une analyse si il y avait encore quelques vestiges de leur cerveau quelque part dans leur boite crânienne. Et on avait raison d’en douter quand on voyait avec quelle véhémence elles s’efforçait de mépriser les autres filles avec des regards fusilleurs qu’elles lançaient à la moindre occasion.

Dalia s’en récoltait pas mal car elle n’était pas d’un féminisme à tomber par terre la plus part du temps. En fait, comme elle était dans une branche plutôt crade et sportive, elle n’allait pas s’amuser à se balader en robe à froufrous comme ça, partout. Non, jeans, chaussures pratiques, chemise et hauts assez ample pour cacher son beretta et c’était tout bon. Il lui arrivait de s’embellir lors de soirées où de fêtes mais ces occasions étaient mine de rien assez rares. Et pourtant, sportive comme elle était, elle arrivait à éviter les marques de ses excès sur son corps et avait réussit à en avoir un pas trop mal. Merci aussi aux gênes de mamans qui n’étaient pas mal non plus, quant à ceux du père, on en aurait aucune idée…

Le gars termina sa chope rapidement. Ouai, il avait une sacré descente c’était indéniable. Il ne finirait pas sous la table aussi vite qu’elle ne l’aurait pensé finalement. Mais elle aussi était endurante et elle ne comptait pas se mettre misérable. Pas qu’on l’appelle dans la nuit et qu’elle doive se lever en urgence pour aller elle ne savait où et finir par se faire descendre à cause de son esprit embrumé. La malchance avait aussi le dont de la choisir particulièrement certaines périodes, il ne fallait pas tenter le diable. Le type dit qu’à force de parler il avait la gorge sèche et recommanda une autre tournée qui arriva vite.

Finalement, le bar avait beau ne pas être remplit, ils allaient tous les deux compenser ce manque de clientèle avec une ivresse effrénée qui ne rendrait heureux que le barman vu que les deux piliers de comptoir finiraient certainement avec un joli mal de tête et de ventre le lendemain matin. A peine le verre sur la table que Mat s’en saisit pour descendre une bonne partie de sa pinte. La jeune femme fit pareille avec son verre, plus cher mais aussi moins remplit et le termina à moitié. Dalia observa les gens qui étaient dans le bar autour d’eux… Ouai pas foule, des joueurs de billards qu’elle avait oublié de mater tout ce temps et quelques nanas au bar…

Elle fut ramenée à la table par Mat qui lui demandait ce qu’elle vendait exactement. Oui, car elle était commerciale. Comment ne pas avoir l’air de mentir ? En disant la vérité, c’était une technique vielle comme le monde qui marchait très souvent. De tout façon, ils étaient déjà bien éméchés alors de toute manière, ils s’en foutaient. Il ne voulait pas réellement savoir ce qu’elle faisait, il continuait simplement la conversation pour être poli, ou simplement pour relancer le débat… Dalia haussa les épaules « Je vends des flingues… Très lucratif, les gens aiment tirer sur des trucs, ou des gens des fois… C’est un commerce sans fin. » Il était ainsi, soi tordu pour penser qu’elle était trafiquante et qu’elle l’avouerait aussi facilement, soi il partirait vers la direction habituelle qui le ferait penser à une vendeuse d’arme légale comme il en existait partout et plusieurs fois par ville. Finalement, eux avaient bien comprit la vie : les flingues légaux c’était la voie de la fortune entre les petites frappes, les nénettes qui veulent se défendre et le commerce avec l’état, ils avaient choisis un métier peinard. Et si quelqu’un voulait les dépouiller ? Ben ils avaient de la marchandise à disposition pour plomber des culs. Dalia pouffa de rire à une pensée « En fait moi je m’arrange pour qu’on défigure d’autres personnes et toi tu les retapes… Tu devrais me remercier, je fais marcher ta boutique… Ca mérite encore un coup ça ! » Elle termina rapidement son verre avant de le reposer vide sur la table. Comment ça tout était prétexte à boire ? Meuh non bien sur que non !

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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Ven 15 Avr - 22:20




    Vendeuse d'armes ? Rien que ça !
    Et ben ! Mat n'est pas un fervent supporter des armes à feu. A vrai dire, il trouve cela dérangeant que plus de la moitié de la population américaine possède sa propre arme à feu. C'était complètement impensable et démentiel pour lui. Mais avec des commerciaux à tous les coins de rues et avec les spot que passent les infos en boucle sur CNN il n'est pas étonnant qu'on développe la psychose dans ce pays. Et chacun veut pouvoir se défendre. Mat n'hésite pas à balancer son laïus social d'une façon désespéré. Pour lui le soucis des USA c'est avant tout un soucis d'éducation. Il ne croit pas à ce discours patriotique qui fait la fierté de chaque citoyen de ce pays et pour lequel chacun serait prêt à vendre sa peau. Le soucis c'est que tout cela est cultivé par les médias et les institutions.

    « Si tu veux mon avis ... c'est pas franchement le meilleur métier qui soit ... moi je serais un poil dégouté de savoir que les objets que je vends ont servi à buter quelqu'un. Encore s'il s'agit d'un délinquant, je dis pas ... mais certaines de ces armes servent à buter des gamins ... regarde ce qui s'est passé à Colombine ... »

    Toutefois, il ne lui jette pas la pierre. La pierre elle est pour ceux qui se laissent berner et qui achètent. Il faut bien cependant qu'il se justifie et qu'il lui donne un peu plus de détails sur ce qu'il en pense réellement :

    « A mon avis, il faudrait surtout plus de moyens pour l'éducation et pour les flics ... mais ça coute trop de pognon tout ça ... alors les pontes préfèrent voir les Ricains se fournir en machine à tuer ... sous prétextes de se sentir protégés ... pathétique ! »

    Il sent bien que le sujet risque de les diviser. Il n'y a rien là dedans qui puisse les rapprocher. Même cette histoire d'être défiguré quelque part et que lui joue les pompiers de services ça lé dépasse. Alors pour oublier et passer à autre chose, il ne met pas longtemps à finir sa nouvelle pinte. Sitôt arrivée, sitôt terminée. A tel point même qu'il ne s'en est pas vraiment rendu compte.

    * Bon, celle là elle compte pas ! *

    Mais le fait que Dalia trouve que ça mérite bien un coup à boire n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Il sort à nouveau un billet de sa poche révolver pour payer ce qui doit encore l'être. Il le lève bien haut pour montrer à Marco qu'il est prêt pour la dernière ligne droite, celle qu'il faut bien négocier. Histoire de finir en tête.
    Pour ce qui est du gain, il n'en a aucune idée, ce qui l'intéresse c'est de pouvoir goûter au champagne une fois la ligne franchie. Champagne ou toute autre boisson d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Sam 16 Avr - 9:16

Le jeune homme eu l’air de prendre une grise mine. Ben alors ? Démocrate dans l’âme et entendre parler des armes ça le défroquait un peu ? Compréhensible si on était du bord de l’état et du contrôle tant attendu par les ânes. La jeune femme, elle, était pas mal du bord de l’éléphant. Pour des raisons diverses et variées : déjà, ses collègues du gouvernement venaient souvent jetés leurs nez dans ses affaires quand elle était encore à Austen. Et comme c’était le gouvernement, il ne fallait rien dire et ses chefs de brigades devaient se la fermer car FBI et blablabla… Ensuite, le contrôle des armes elle n’y croyait pas et si ils venaient à totalement contrôler le marcher légal, le marché illégal connaîtrait un essor incroyable, donnant encore plus de boulots aux polices de quartiers. Une mesure à la con qui viserait donc à encore plus emmerder la police. Au moins là, on pouvait sur à 60% que la personne avait eu son flingue dans une boutique et les vendeurs ne refusaient jamais d’aider les flics la plus part du temps étant donné que c’était souvent des anciens agents de police qui arrivaient à avoir le permit de vente d’arme.

En tout cas ce qui suivit fit légèrement sourire la jeune femme lorsqu’il lui dit que ce n’était pas le meilleur métier du monde. Il rajouta qu’il serait dégoûté de savoir qu’un objet qu’il vend aurait servi à tuer quelqu’un. Et que si il s’agissait encore de délinquant qui crevaient ça irait mais là, ça arrivait à des gamins. Puis il prit l’exemple de Colombine. Le sourire de la jeune femme s’agrandit encore et encore. Il fit une légère pause avant de reprendre qu’il faudrait surtout des moyens pour l’éducation et les policiers. Ha ? Peut être pas aussi démocrate que ça… Et il rajouta que ça coûtait trop cher et que le gouvernement préferait voir les ricains se tirer dans les pattes au sens propre du terme sous prétexte de se protéger et que c’était pathétique. Il termina ensuite sa pinte et indiqua au serveur en levant son billet, qu’il était encore prêt pour une autre tournée. Et pendant ce temps, le sourire de la jeune femme ne s’était pas barré mais avait encore grandit. Elle finit par lâcher un rire comme si il venait de lui raconter une super bonne vanne. Elle reprit ses esprits et se frotta doucement les yeux.

Elle reprit contenance en se remettant une mèche de cheveux derrière l’oreille et observa, amusée le jeune homme. « Alors comme ça tu n’aimes pas les gens qui vendent des armes aux gens ? Et les armes par intention ? Les meurtres passionnels se déroulant dans la chambre à coucher sont fait en majorité avec des coussins ou des foulards… Les vendeurs de coussins et de foulards devraient être dégoûtés ? ». Elle se cala, le dos contre le dossier de sa chaise avant de reprendre. « Et je vois que tu as ton petit classement des gens qu’on peut tuer et de ceux qu’on ne peut pas. J’ai retenu que les enfants on ne peut pas, les délinquants oui. Mais quel genre ? Quand il a volé un sac, ça va, il mérite qu’une balle dans les genoux mais si il a tué, il mérite la mort… On va dire ça oui… Et les enfants délinquants ? On tire dans un bras et on voit après si il recommence ? ». Elle secoua la tête, apparemment un peu hébétée par ce qu’elle venait d’entendre.

Lorsque les boissons arrivèrent elle reprit une gorgée de sa tequila avant de rajouter, plus calme et moins guillerette cette fois « C’est pas parce qu’on a une arme qu’on tue des gens. Et c’est pas parce qu’on en a pas qu’on le fait pas… Et Colombine, ils avaient commandés dans des entreprises privées, pas en armurerie. ». Détail de taille car par vente privée tout pouvait se passer. Même une gamine de 5ans pouvait s’acheter un uzi sans qu’on ne lui demande sa carte d’identité alors… Elle se calma ensuite totalement comme si elle n’avait jamais rigolé deux minutes plus tôt. Ce type l’amusait bien finalement. Elle voulu sortir une cigarette avant de se rappeler que la cigarette était interdite dans presque tous les lieux publics en Californie. Rha encore un coup des ânes elle en était sure ! Elle manqua de grogner pour exprimer son mécontentement avant de finir par dire d’un ton égal « Mais bon… Les politiciens j’ai jamais été capable de savoir ce qu’ils pensaient vraiment… Un jour ils disent blanc, l’autre ils disent noir avec un visage plein de sincérité. Je les écoute plus. ». Comme la plus part des américains finalement, elle ne votait que quand elle y pensait et encore, elle ne s’intéressait pas vraiment aux lois et aux modifications législatives, elle se contentait simplement de les faire appliquer.

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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Mar 19 Avr - 15:59




    Il ne peut s'empêcher de rire lorsqu'elle défend sa profession. Après tout, il aurait fait exactement pareil. Il tente alors de se dédouaner et de se montrer moins virulent dans son intervention. Pas qu'il veut vraiment l'être, mais qu'il lui semble être allé trop loin. Il lui semble oui. A moins qu'il ne l'ait réellement fait. Tout cela est un peu brumeux dans son esprit d'ailleurs. Il prend une profonde inspiration pour se montrer plus loquace si toutefois cela est possible. Il lui faut aussi se concentrer davantage sur ce qu'il compte dire. Car les effets de l'alcool sont dévastateurs au bout d'un certain moment. D'ailleurs à bien y regarder sa choppe de bière est à nouveau vide. A croire que quelqu'un s'est servi alors qu'il avait le dos tourné ou qu'il était perdu dans sa tirade.

    « Ahhh c'est pas ce que j'ai voulu dire un oreiller à la base c'est pour dormir ... alors qu'un flingue à la base c'est pour tuer ... »

    Mais nonobstant cette réplique il cherche surtout à ne pas tomber dans un travers qui n'est pas le sien. Lui ne juge pas les gens, il y a des personnes faites pour ça, les juges, les jurés, et s'il a été un jour convié à en faire partie, sa profession a fait qu'il n'a pu s'y rendre. Service à l’État oblige. Il est pour sa part un garant de la vie, pas de la mort.


    « Ce que je voulais dire surtout c'est que personne ne mérite plus qu'un autre de mourir. C'est vrai ça me fait chier de voir des gamins sauter sur des mines en Irak ou des femmes afghanes se faire exploser le caisson par une bombe mal contrôlée. Quand j'étais aux urgences, il m'est arrivé de voir arriver des flics avec un type à l'article de la mort ... et ne pas parvenir à le sauver était pour moi un échec au même titre que de renvoyer une famille chez elle avec un enfant de moins assis à l'arrière de la voiture ... »

    Pour peu il se verrait lâcher une larme. Ces instants, il les a vraiment vécus et aussi orgueilleux qu'il puisse être il a toujours mal vécu les moments où la médecine ne pouvait plus rien pour ceux qui croyaient en elle.
    Il attrape sa bière et la bascule une nouvelle fois en arrière, même après s'être aperçu précédemment qu'elle était déjà vide. Un geste un peu désinvolte, une façon de se donner de la consistance sans doute. Il pourrait poursuivre sur le sujet longtemps, mais il ne le fait pas.
    Il repose sa choppe avec un grand bruit et ferme la discussion :

    « Pas de classement tu vois ... juste une mauvaise utilisation par des personnes irresponsables ... »
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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Mar 19 Avr - 16:42

En tout cas ils avaient beau s’être légèrement rentrer dedans, leurs verres se vidaient dans leurs estomacs et non dans leurs figures ce qui était un point positif. Oui, Dalia s’était peut être un peu emballée, motivée par la mauvaise foi inhérente à l’alcool. Elle était flic et savait jouer sur les mots quand c’était tourné à son avantage. Et s’était presque un réflexe. De plus, la peau mâte de la jeune femme n’était pas factice et ses origines avaient tendance à la rendre un peu électrique, encore plus avec de l’alcool dans la tête. Alors quand un petit démocrate venait parler d’armes et du fait de devoir ôter volontairement la vie à quelqu’un alors qu’il ne s’était apparemment jamais retrouvé devant un homme menaçant avec un flingue dans la main, ça avait tendance à la faire monter sur ses grands chevaux.

Mais en hauteur, un peu saoul, c’était légèrement dangereux. Déjà, elle risquait de se casser la gueule et aussi de gerber partout. Aussi le type calma légèrement le jeu en précisant que ce n’était pas ce qu’il avait cherché à dire. Mais le fait était là : personne ne voulait vraiment dire ce qu’ils disaient. On se retrouver à sortir des mots et des phrases et à se rendre compte après coup qu’on était tombé à côté de la plaque. Il entama alors un petit monologue bien déprimant sur les morts et les urgences. Ha les hôpitaux, pitié non pas ça…

Dalia constata que son verre était presque plein. Ouf ! Si il avait été vide, elle aurait tapé sur la table pour indiquer d’une manière peu aimable au barman que si elle ne voyait pas la coupe d’une tequila arriver sous son nez dans la minute, elle aurait vite fait de renverser la table. La pression montait et redescendit une fois le liquide dans son œsophage, avalé dans un cul sec digne de ses origines brumeuses depuis que sa mère les avait oublié. M’enfin, elle avait presque tout oublié et d’après ce que la jeune femme avait comprit, son nom aux résonances américaines devait venir d’un militaire que sa mère avait épousé. Ou alors ce type l’avait juste engrossé avant de se barrer. Pff trop compliqué et pas envie de parler de ça.

Elle reporta son attention sur Mat alors qu’il reposait sa choppe vide sur la table. Dalia n’avait même pas remarqué qu’il avait bu du vent. La table était encore une fois, rapidement, surplombée de deux verres vides. Il conclu finalement la conversation houleuse en disant que c’était juste une mauvaise utilisation par des personnes irresponsables. Irresponsables ouai, mais mauvaise utilisation, de l’autre côté ils ne devaient pas être d’accord. Mais bon, ne commençons pas sur ce sujet sinon ils allaient se foutre sur la gueule. Quoi que, ça pouvait être marrant. Une bonne bagarre, de temps en temps, ça vous remettez les idées claires. Elle se cala dans son siège. « Ouai bon… Mieux vaut parler d’autre chose tu crois pas ? ». Bon, il n’avait pas de femme, pas d’enfants certainement, était un peu déprimé, chirurgien et démocrate. Un cocktail de choc. « Heu bon… Alors… Les seins de Britney sont refaits ou pas ? … Ouai non attend on doit te le demander tout le temps celle-la ! » Ouai, elle commençait à sécher en matière de conversation et l’entrain qu’affichait son compagnon boutant avec elle ne l’aidait pas franchement. « Tu crois pas qu’il serait temps de rentrer chez toi Mat ? »… L’alcool, quand on le provoquait avec de mauvais souvenirs avait le don de bien vous miner le moral pour quelques jours. La conscience avait le don sadique de vous faire ruminer des idées à la con mieux que n’importe quel psychiatre tordu.

En tout cas, la jeune femme n’était pas super chaude pour parler hôpital. Mine de rien, elle en connaissait un petit rayon pour y avoir passé une sacré partie de sa vie à parcourir des couloirs blancs, des odeurs de désinfectants qui vous colle à la peau, les médecins et les infirmières courant dans tous les sens et les raclements de gorges à l’approche des mauvaises nouvelles. Ambiance de merde. Elle leva la tête vers l’horloge qui affichait 1 heure 15 du matin. Elle commença à se mettre une clope entre les lèvres, prête à partir avant de rajouter : « rien de bon n’arrive après une heure du matin. ». Par expérience elle savait qu’une fois dehors après ces heures, on ne rentrait jamais tout à fait indemne. Elle n’avait plus qu’à marcher vite jusqu’à chez elle en espérant passer entre les mailles de cette loi inébranlable.

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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Mar 19 Avr - 19:31



    Rentrer !
    Oui, c'est tout à fait l'heure de ce genre de chose mais pour être tout à fait précis, Mat n'en a plus vraiment envie. L'alcool ne l'aide pas à prendre de bonnes décisions, c'est vrai mais là au moins dans ce bar, il sait qu'il peut encore prétendre à une bière ou deux avant que la boutique ne ferme. Il trouvera bien quelqu'un pour le ramener. A moins qu'il n'y ait pas âme charitable dans ce bar qui prenne soin de lui. Marco peut-être ?
    Non, même Marco ne peut rien pour lui. Marco une fois son service finit en a pour une heure ou deux pour tout ranger et mettre en ordre pour que le lendemain il n'ait pas à se lever aux aurores. Pas facile la vie de barman, surtout quand des soulards comme Gregan squattent les lieux aussi longtemps en soirée. Mat n'entend donc pas réellement la proposition de Dalia.

    « M'en fous moi ... personne m'attends ... Puis si tous ces cons dehors n'avaient pas de flingues ... et pis t'en a un toi de gun ? ... »

    Il est visiblement plus éméché qu'elle. Une bière de plus ne changerait sans doute ps grand chose à l'affaire. La soirée est terminée, et il faudrait que Mat se décide à quitter les lieux. Il la regarde et essaie de faire la mise au point sur son joli petit minois ...
    Compliqué. Il voit flou et c'est fort dommage.

    « C'est toujours pareil ... les cordonniers sont les plus mal chaussés ... T'as même pas un flingue sur toi pour protéger un honnête citoyen qui prend une cuite dans un bar d'Inglewood ... MAIS QUE FAIT LA POLICE ? »

    Dit-il finalement en se dressant, comme pour montrer qu'il tient encore bien sur ses deux jambes. Ce qui est paradoxalement vrai. En bon Irlandais qui se respecte, Mat tient le choc. Plus trop au niveau de ce qu'il raconte mais au niveau de ses facultés principales, il tient le choc.

    « Ahhh c'est pas toi qui me le dira ce que fait la police hein ? »

    Mais visiblement, la jeune femme n'est pas tout à fait prête à répondre à des questions qui n'ont ni queue ni tête.
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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Mer 20 Avr - 9:58

En tout cas, Dalia semblait mieux tenir l’alcool du coup. Des années d’entraînement qu’elle avait commencé très tôt, des années de sorties avec des collègues qui s’étaient terminés sous la table. En plus, Texane, elle savait s’amuser d’une manière peu recommandable, c’était dans ses gênes, profondément. On pouvait aussi objecter que dans ses pires jours sa mère avait une attitude de personne saoul et éméchée alors oui, Dalia était une femme qui tenait relativement bien l’alcool. Par contre, ça ne semblait pas être totalement vrai pour le type avec qui elle discutait platement depuis quelques minutes. Elle pensait passer une soirée marrante et sympa et ben non, elle le voyait gros comme une maison : elle allait devoir l’assister.

Et rien que cette pensée lui fit grincer les dents. Elle ne s’était pas barrée de chez elle en laissant sa mère dans une institution aux mains d’inconnus pour respirer et vivre vraiment pour se retrouver avec un irlandais bourré qui ne captait pas qu’il était temps d’aller se coucher et de s’étouffer dans son vomi. Il lui sortit un imbroglio totalement anarchique de phrase notamment : personne ne l’attendait, les cons dehors n’avaient pas de flingues et il lui demanda si elle en avait un. Elle fronça les sourcils en l’interrogeant du regard. Pourquoi cette question ? Il avait peur de se faire flinguer ou quoi ?

Mouais, inquiétude justifiée étant donné son état qui devenait de moins en moins supportable et qui réveillait des instincts violents au plus profond des veines de la jeune femme. Il la regarda finalement. He ben au moins c’était rassurant de voir qu’il était encore conscient du monde qui l’entourait. Si il s’était plongé dans des délires à la con comme sa maternelle, ça n’aurait pas traîné, elle lui en aurait foutue une dans la gueule. Quoi que, cette option n’était pas encore écartée pour le moment. A défaut d’une bagarre elle pouvait se mettre à défourailler un chirurgien bourré, ça pouvait être marrant. Elle en avait eu des combats de bars avec ses collègues la tête en dedans. D’autres nanas et types bourrés qu’ils avaient bousculés sans faire exprès et qui l’avait très mal prit. Ca avait terminé en bagarre générale et une jolie remontrance de leur chef de section alors qu’ils pouffaient tous comme des adolescentes. Ha le bon vieux temps. Elle espérait bien revivre ce genre de chose encore…

Le pilier de comptoir reprit la parole en disant que c’était toujours pareil et que les cordonniers étaient toujours les plus mal chaussés. Oui, il divaguait complètement. Il rajouta qu’elle n’avait même pas un flingue sur elle. Ben voyons… Continuons les absurdités… Il finit par se lever en criant, demandant ce que faisait la police. Mais quel couillon. Comment on pouvait laisser un abruti pareil opérer des gens, et même procréer ? Dalia soupira en enlevant sa clope du bec et en observant le type se ridiculiser devant les derniers clients de cette heure avancée. Etonnement, il ne bascula pas et ne s’étala pas de tout son long sur le sol. Dommage, la jeune femme était sure que le style carpette lui allait relativement bien.

Et il reporta une fois de plus son attention sur la jeune femme pour constater que ce n’était pas elle qui lui dirait ce que fait la police. Totalement à l’ouest le pauvre Mat. La jeune femme se décida à intervenir histoire d’alléger le boulot au barman. Elle n’allait pas le raccompagner, ça non, il pouvait se brosser et si il commençait à se montrer insistant il pourrait dire au revoir à son joli visage. Elle se leva doucement et se planta en face de lui. Elle lui chopa le col. « Par contre je peux te dire ce que va faire mon poing à ton joli visage dans 5 minutes si tu te calmes pas, imbécile ! ». Elle le poussa en arrière histoire de le bouscule un peu. Avec de la chance, il tomberait en arrière et se cognerait la tête, mettant ainsi fin à son spectacle ridicule.

Elle se dirigea ensuite vers la sortie de l’établissement. Les assistés, surtout ceux qui avaient l’alcool mauvais et totalement ridicule, ne l’intéressaient pas. Et elle était partie pour faire une soirée sympa au départ et ça ne s’était pas révélé du tout sympa. Au début, oui ça avait été relativement sympa, autant qu’une simple présentation sommaire pouvait l’être. Après ce démocrate à la con l’avait énervé avec ses leçons sur les armes et les morts alors qu’il n’en avait jamais tenue une en main et finalement, il avait l’alcool mauvais et violent. Elle sortit avant de s’allumer sa cigarette. La nicotine, elle au moins c’était sa meilleure amie.

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MessageSujet: Re: Because the night [Mat]   Mer 20 Avr - 13:20



    Elle l'a vraiment mauvaise l'autre gamine. Susceptible au point de ne pas comprendre les intentions de Gregan. Un peu vieux jeu même alors qu'elle est sa cadette de plusieurs années. Le doc la regarde, il ne l'a jamais provoqué réellement, elle a du prendre son laïus sur la police pour elle. Mais pourquoi donc ? ET la voilà même qui se met à le défier. Mat ne peut alors s'empêcher de sortir un petit rire nerveux. Peut-être qu'il est chirurgien, mais il n'a jamais reculé devant une bagarre, et pour avoir été un rugbyman assez solide, il sait combien il lui serait facile de résister à la moindre de ses attaques et de la sécher d'une seule droite. Des beaux gaillards de cent kilos n'y ont pas résister alors pourquoi elle ?
    Mais Mat n'est pas homme à frapper une femme. Alors il se la ferme, bien poliment.

    « Pas de soucis mam'zelle »

    Il la laisse alors partir toute seule au dehors après avoir laissé sur son visage une moue étatique désordonnée. Décidément ces jours-ci ils ne rencontrait que des filles mal baisées qui se croyaient toutes plus fortes que les mecs et qui avaient un putain de besoin de reconnaissance qu'elles en venaient à être plus cons encore que les féministes les plus endurcies.

    * Pathétique ! *

    Oui, voilà qui l'a recadré un moment. L'alcool joyeux tourne au vinaigre à présent. Elle sort, Mat retourne au bar. Il regarde Marco droit dans le yeux. Il hausse à nouveau les épaules d'un air de dire qu'il n'y peut rien. Mat acquiesce avec un sourire et commande une autre bière. Et tant qu'il y est il offre la sienne à Marco qui doit en avoir plein les bottes de cette soirée.

    « On va pas se laisser emmerder non plus ! Allez je t'en offre une ! Y'a pas un match des tri nation à la télé ? »

    Combien de personne avec des airs supérieurs va-t-il encore rencontrer ici ? Sans doute des tas. Cette ville est peuplée de types et de femmes qui se croient les maîtres du monde et qui agissent en conséquence. Maître jusqu'au jour où un autre maître aura raison d'eux.
    L'écran s'allume alors avec un vrombissement malsain qui annonce sa mort prochaine. Marco pianote quelques touches et trouve le canal qu'il cherchait. Finalement la soirée sympa peut enfin commencer.
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